Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 07:03

Dans les griffes de la Hammer  revient donc sur cette belle aventure, que celle de Midi Minuit Fantastique, mais également sur l’accueil de cette vague de films en France, et le moins que l’on puisse dire était que ce…difficile.

 

Conspués, ces films n’étaient que très rarement défendus car toujours considérés comme du sous-cinéma. Ainsi, les films de cinéma de quartier de cette époque étaient certes florissants mais ils étaient systématiquement considérés comme du sous-cinéma, pour tout dire même, parfois du non-cinéma.

 

L’amateur de film devait alors découvrir ces petits films au petit bonheur la chance, en regardant des mauvais pour enfin trouver la pépite.

Et des pépites, il y en avait quand même quelques unes parmi les films de Fisher, de John Gilling ou encore de l’Italie, jamais en reste jadis pour reprendre les succès d’alors et les copier, parfois avec talent et inspiration.

 

De nos jours, nous avons l’impression que seul le cinéma américain serait en mesure de pouvoir reproduire ce phénomène de viviers de talents et de brassage de styles. Mais soyons honnête, ils appartiennent à un passé révolu et Dans les griffes de la Hammer  nous y replonge avec déléctation.

 

Outre les chiffres de fréquentation, Dans les griffes de la Hammer revient avec bonheur sur la  portée sociologique de ces films, qui demeurent quelque part des défis à la chape de plomb de l’époque d’alors. Je rappelle quand même que, outre la Hammer, il y eut les films du fameux Jésus Franco, mais aussi ceux de Roger Corman (de belles réussites, bien que diffusées après 1968 pour la plupart).

 

Ce courant de pensée dominant était alors représenté par Télérama, qui a largement conspué ces films les considérant comme médiocre, dans le meilleur des cas, et que leurs réalisateurs étaient tous sauf des cinéastes. Nous avions alors un combat quasi idéologique soutenu par une petite poignée de pionniers (Michael Caen, Jean Boullet, Jean-Claude Romer puis Alain Schlockoff…) qui nous ouvrirent véritablement la voie.

 

Dans les griffes de la Hammer revient sur leurs combats en donnant la parole à ces gens, nos aînés, qui actèrent d’abord à leurs échelles puis qui pércérent un trou dans un mur pour finir par faire tomber un pan entier.

Dans son entretien, Alain Schlokoff relate avec humour qu’il avait vu la superbe affiche du cauchemar de Dracula et qu’il pensait alors que Dracula était en réalité la jeune fille poursuivie par le monstre !

Norbert Moutier revient également sur son parcours et nous livre quelques petits secrets de l’époque, toujours savoureux.

 

Bref, Dans les griffes de la Hammer demeure une œuvre de phare sur l’impact qu’eut ce cinéma à l’époque. Une œuvre complète, sérieuse et indispensable.

Ce fut un choc pour ma part de découvrir qu’il fut écrit par une personne née en 1978/79 et qui était déjà capable de concevoir un livre aussi marquant.
L'auteur n'a pas connu les films de la Hammer en salles !
 Décidément, Nicolas Stanzick a à la fois pondu un fort bel ouvrage incontournable, à fort bien su retranscrire l’ambiance de l’époque tout en rendant un bel hommage à nos prédécesseurs.

Vivement son prochaine ouvrage !


Bonus : une interview de Nicolas Stanzick sur Critikat.
 
Second bonus : un excellent dossier de Emmanuel Denis sur le très bon site Evil Dead, qui est suivi d'une interview de Jean-Claude Romer.

 

Repost 0
Published by Bastien Ayala
commenter cet article
4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 08:00

Pour Kingdome Come, Alex Ross a fournit un travail titanesque en ce qui concerne, en plus de l’histoire, des personnages qu’il a remaniés ou réinterprétés. Alex Ross a livré une quantité assez fabuleuse de sketchs et de dessins de personnages secondaires qui, pour certains, n’apparaissent que fort brièvement (par exemple lors de la séquence du bar dans Kindom Come #2). Une œuvre magique, dont la paternité entre Alex Ross et Mark Waid demeure un sujet de conflit, mais qui est l’une des rares œuvres qui permet de séduire des néophytes au monde des comics.

 

Mais revenons à notre Blue Beetle premier du nom.

Alex Ross a conçu en 2007 un projet audacieux et novateur : il a repris une large partie des personnages oubliés de l’age d’or pour les animer de nouveau dans une série nommée Superpouvoirs.

Une idée géniale, qui est appelée à être imitée, mais qui permet au public de revoir les versions d’origines de personnages aux potentiels assez intéressants comme Daredevil, the Flame, Salomon, The Green Lama, The Black Terror et The Scarab !

 

Or, The Scarab est bel et bien une nouvelle mouture du premier Blue Beetle qui ne peut clairement exploiter son nom d’origine ! Il reprend donc les designs high tech qu’avait conçu Alex Ross pour le Blue Beetle de Kingdom Come !

Comme Dardevil qui est obligé de se renommer celui qui ose défier la mort, le premier Blue Beetle est totalement revisité !

Une belle incongruité de plus pour ce personnage de légende qui revient de manière officieuse ! Superpowers est une mini-série en 8 épisodes qui offre un superbe écrin à ces personnages que la mémoire moderne a quelque peu oubliés. Qu’importe, sous le travail de Alex Ross, Jim Kruger et Stephen Sadiowski, des super héros basiques reviennent avec un éclat neuf et une fort belle allure.

 



Ainsi, Blue Beetle est  personnage qui a connu une destinée singulière et pittoresque dans le monde des comics. Il est né lors du golden age où il a été adapté en daily strips et en show radio puis il s’éteint. Sa seconde ère le voit revenir sous un second concept qui le dénature totalement. Puis après un hiatus, il revient sous le crayon d’un des plus grands faiseurs (Dikto) pour enfin être racheté une seconde fois puis finalement mourir pour une ultime réincarnation.

Le Blue Beetle est donc un personnage à la destinée unique car nul autre ne peut prétendre à une carrière aussi rocambolesque. Il a connu des arrêts, des avatars fort différents, des morts violentes et même des resucées hautement spectaculaires !

Alors entre nous : est-ce que vous verrez dorénavant ce personnage réputé secondaire de la même manière ?

 

 


*L’excellentissime Francis Saint Martin nous a gratifié d’un passionnant dossier sur Dick Giordano dans Scarce no 50 qui relate, entre autres choses, l’épopée éditoriale des « actions héroes » chez Charlton. Un must !

 

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by Bastien Ayala
commenter cet article
2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 08:00

L’abandon de Giffen porte un coup fatal à la série et au concept de super héros comiques mais attachants. Ses successeurs seront moins capables, si ce n’est moins inspirés. Un aspect du personnage qui était fort intéressant demeure à retenir : Ted Kord a un problème cardiaque qui le condamne à terme.

 

Bob Layton et Dick Giordano, tous les deux très attachés à ces personnages, parvinrent à faire publier en 1999 une mini-série de 6 épisodes sur une équipe composée de ces « actions heroes ».

Ce sera  Living Assault Weapons aka L.A.W qui, c’est un grand regret, ne sera pas mémorable pour ses qualités en terme d’histoire ni de dessin trop « old-school ».

Le scénario voit la JLA se faire exiler dans les limbes par un ennemi mystique nommé Avatar. Le même menace l’ordre mondiale et nul ne paraît être en mesure de le stopper. Chance pour le DC Universe, les six héros de la Chalrton (Captain Atom, Blue Beetle, Judo Master, Nightshade, The Peace Keeper et Sarge Steel) répondent présent pour aller contrer cet implacable ennemi.


La bonne idée aura été les 6 couvertures que forment ces personnages dessinée par Bob Layton ainsi que le revamping de Nightshade qui demeure bien plus intéressante que sa précédente incarnation. Hélas, quelques fausses notes sont à relever : la dynamique qui unit les 6 héros est banale, le vilain est quelconque même si son origine est liée à un des six membres. Outre le scénario, la partie graphique est assurée par Dick Giodano, tout semble dater des années 70 et demeure de fait suranné lors de sa  parution. Dommage car le concept était alléchant…

 

Le trio de haute tenue Giffen/De Matteis / Maguire reprendra le ton et la plupart des personnages de leur Justice League pour deux mini-séries : Formerly knows as the Justice League et JLA Classified # 4 à 9. La magie reprend et les personnages passent leur temps à se chamailler, à se déchirer mais surtout à s’aimer de manière fraternelle. A leur tête se trouve encore et toujours le milliardaire/bonimenteur Maxwel Lord. Ces deux mini séries sont hilarantes, de grands moments du comics que nous n’avons malheureusement pas eus en France. Elle réunit les principaux membres de l’ère Giffen (1986-1992) pour une joyeuse réunion sous l’égide de Max Lord. Gros inconvénient : cette mouture de la JLA est toujours aussi incompétente ! Elle suscite davantage les problèmes qu’elle ne les résout : le groupe de super-héros dysfonctionnels par essence ! Ces deux mini-séries plaisaient autant au publique qu’aux critiques. Keith Giffen, Jean-Marc De Matteis et Kevin Mac Guire (surnommés la cohorte de la Justice League) étaient tout à fait disposés à reconduire le groupe au-delà de ces deux mini séries mais les événements qui va suivre va les en empêcher.

 

DC a toujours un peu flotté par rapport à Marvel en terme d’agressivité commerciale. Dan Dido va venir puis il décrète un grand chambardement pour un nouveau Crisis qui fait suite à un Identity Crisis fort réussi. Dans ce genre de saga, il faut un élément marquant (soyons bref, tuer quelqu’un) et Dan Dido indique que Nightwing et Blue Beetle sont à surveiller. En clair, il veut les tuer !

 

Blue Beetle III y trouve son sort funeste lors du prologue Countdown to Infinity Crisis par les mains de Maxwel Lord. C’est à la fois regrettable pour l’intérêt que l’on porte à ce personnage mais aussi à la destruction de fait de l’ère de la Justice League de Keith Giffen que le trio venait de reprendre avec bonheur…En tout cas, si Dan Dido s’intéresse encore de cette manière aux personnages de DC, on va assister à une hécatombe ! Rappelons que ce héros se savait condamné suite à de graves problèmes cardiaques…

 

La saga Infinity Crisis qui, ressent une direction éditoriale très forte, introduit le nouveau Blue Beetle, le IV du nom. Jamie Ryes trouve le scarabée  lors de la destruction du rocher de l’éternité et la mort du sorcier Shazam. Le scarabée bleu est une fusion des deux approches des Blue Beetle en mixant la technologie et un héros diablement humain. Il jouera un rôle décisif dans la découverte de Big Brother, une des menaces de ce Crisis et ce sera tout.

 

Il s’en suit une série continue avec Keith Giffen, Cully Hammer et John Rogers. Il s’agit d’un ton proche de Spider-Man dans l’approche mais Invincible est déjà passé par là, et il a fait mieux. Le titre descend dans les profondeurs des ventes, il est peu intéressant et il s’agit d’une tentative loupée. La série s’arrête au numéro 36. Dommage d’avoir tué un grand personnage pour générer un nouveau qui n’aura pas l’aura de son prédécesseur : il s’agit clairement d’un échec créatif !

 

Enfin, le Watchmen de Dave Gibbons et Alan Moore rend hommage aux deux premières incarnation de Blue Beetle à travers les deux personnages des  Hiboux qui entretiennent des liens de maître à élève. Il est à noter que la première intention de Moore fut de reprendre ces personnages de Charlton mais Dick Gordiano aurait un peu frémi. Mais il est avéré que DC avait des plans pour les « actions heroes » de Charlton (titre en solo pour Captain Atom, Blue Beetle puis la Question, Sarge Steele inclus dans Suicide Squad ). Mille fois hélas, le Blue Beetle et ses confrères sont donc passé à côté, très près en fait, de rentrer définitivement dans le panthéon des légendes des comics puisque Watchmen est l’œuvre la plus aboutie des comics !

Dommage pour ces héros qui auraient de fait pu être adaptés au cinéma…

 

Repost 0
Published by Bastien Ayala
commenter cet article
28 octobre 2009 3 28 /10 /octobre /2009 08:01

2ème partie.

 

Midi Minuit Fantastique demeure à mon sens la meilleure revue du genre, bien que le genre de cinéma fantastique recèle de grands titres, autant dans les revues professionnelles que dans les fanzines.

 

 Midi Minuit Fantastique fut à la fois une revue, mais aussi une salle de cinéma à Paris, située en sous-sol dans la rue du grand Rex qui diffusait jadis des films érotiques et de l’érotisme. Ne serait-ce qu’y aller, selon des témoignages du livre, permettait déjà de ressentir quelques exquis frissons d’interdits comme si l’on pénétrait dans un autre univers.

 

Ce fut ce nom qui fut donc choisi par des précurseurs, auxquels nous devons beaucoup, dont Michael Caen et le fameux Jean Boulet (entre autres, bien entendu).

Sous l’égide des éditions du terrain vague, un éditeur franc tireur, cette bande de jeunes étudiants se livrèrent donc à des études ou des analyses de grandes qualités sur des films jusqu’alors ignorés, conspués voire honnis.

 

Ils eurent même le talent de convaincre la Hammer du sérieux de leur entreprise, si fait que celle-ci leur envoya quantité d’informations et de visuels !

Mais une petite parenthèse s’impose, pour revenir sur le grand Jean Boullet.

 

Jean Boullet fut quelqu’un en avance sur son temps, c’est plus qu’évident.

Fils de commerçant, grand amateur des arts et lui-même graphiste, Jean Boullet tint un temps une boutique dédiée à tout ce qui est cinéma, art et contre culture naissante. Personnage complexe,  Jean Boullet s’habillait en cuir, bien avant tout le monde, et il avait eu recours à la chirurgie esthétique. Jean Boullet était bel et bien un avant-gardiste, un précurseur.

 

Un des grands talents de Jean Boullet était d’ailleurs de parler de films avec une force de conviction et une prose incroyable sans ne les avoir jamais vu ! Un cas unique !

Un livre raconte d’ailleurs le parcours de cet homme  incroyable, qui connut hélas un triste destin…

 

Midi Minuit Fantastique fut donc une belle aventure qui, avant l’Ecran fantastique ou Mad Movies, dura 24 numéros. 24 numéros où des interviews de grands noms du cinéma furent publiées, ce qui constituent donc un legs inégalé. Nous pouvions donc lire les entretiens de Terence Fisher, Barbara Steele (l’égérie de cette génération) ou encore Inoshiro Honda.

Pour avoir eu la chance de les avoir lus, je peux certifier que la qualité de ces Midi Minuit Fantastique demeure très élevées et ils se lisent encore de nos jours avec un intérêt renouvelé.

Même si cette aventure prit fin, elle ouvrit à la fois la voie à beaucoup d’autres revues, auteurs ou encore fanzines (de très haute qualité en France).

 

Midi Minuit Fantastique représentait alors un oasis sous la chape de plomb gauliste, où la conformité des mœurs et des goûts était étouffante.

La première génération de cinéphiles fantastiques était née et Midi Minuit Fantastique constitue toujours son triomphe.

Repost 0
Published by Bastien Ayala
commenter cet article
26 octobre 2009 1 26 /10 /octobre /2009 07:59

Certes, l’ouvrage dans les griffes de la Hammer est déjà sorti il y a quelques temps mais il n’est jamais trop tard pour analyser un livre, à fortiori si il est bon, et il est très bon !

Dans les griffes de la Hammer a paru au premier semestre de cette année. Des livres sur la Hammer, ou sur un réalisateur ou alors un genre, il y en a de temps en temps, mais jamais un autre livre n’a aussi bien balayé son sujet et démontrer si bien les répercussions d’un genre de film sur la cinéphilie française.

Un grand livre donc, qui restera à mon avis un étalon du genre.

 

Dans les griffes de la Hammer traite donc de la Hammer film. La Hammer est cette firme anglaise qui donna jadis de si beaux films gothiques avec Peter Cushing et Christopher Lee dans de nouvelles versions de Dracula ou Frankenstein qui sont devenues, c’est indéniables, des classiques du genre.

On peut même considérer qu’il y a deux grandes vagues pour ces mythes :

-la première est bien sûr celle de l’âge d’or d’Universal avec les prestations de Bela Lugosi ou de Boris Karloff.

-La seconde demeure celle de la Hammer, petite firme qui eut un rayonnement inégalé et qui revitalisa littéralement un genre.

 

Bref, des films inestimables, bien qu’ils appartiennent tout de même à un courant suranné mais qui ont en quelque sorte proposé des versions définitives, ou du moins incontournables, de ces figures de l’horreur qui furent de fait incroyablement popularisées.

 

Mais le grand intérêt du livre Dans les griffes de la Hammer  ne fut pas de revenir une énième fois sur la qualité de ces films ou de les sanctifier à nouveau, non. Dans les griffes de la Hammer revient sur un fait majeur qui a presque toujours été ignoré : comment ces films furent-ils perçus en France.

 

En effet, en France, avant la pornographie, il y avait l’érotisme et l’horreur.

Les deux courants furent longtemps voisins, en terme de considération, et ils subirent de fait la même opprobre. Un ami cinéphile qui a vécu cette période m’a raconté qu’il fallait littéralement se cacher pour aller voir ces films, un peu comme un vice honteux. Voilà l’ambiance ! Être cinéphile dans ces années-là relève du chemin de croix.

Pour bien situer l’ambiance, Première n’avait quasiment rien consacré comme article à la Guerre des étoiles et ce film fut à peine considérer comme un film pour enfants ou adultes un peu benêt.

 

Ces films se firent donc fracasser par la critique, de presque tous bords, qui n’avait alors yeux que pour la nouvelle vague (quelque peu usée d’ailleurs, depuis le temps).

 

Toutefois, l’intérêt de la Hammer demeure d’avoir enfin ouvert le premier courant de la cinéphilie française, initiée par des esprits curieux, avides de savoir et de découvertes, mais probablement heureux de transgresser des interdits si puissamment ancrés dans les bonnes mœurs. Notons qu'il y eut aussi la vague des krimis allemands, un genre très intéressant quoique trop méconnu en France.

 

Ainsi, il n’y eut pas de première vague de cinéphiles de l’âge d’or d’Universal !

Ces films étaient quelque peu connus, mais rares étaient ceux qui les avait vraiment vus.

Dans ces conditions, écrire un livre ou mieux, éditer une revue relève du parcours du combattant.

Ce fut pourtant ce que firent une belle brochette de passionnés, pour certains des étudiants du quartier latin, qui mirent tous leurs efforts dans une revue qui fit date : Midi Minuit Fantastique…

 

 

Repost 0
Published by Bastien Ayala
commenter cet article
21 octobre 2009 3 21 /10 /octobre /2009 08:00

En effet, DC recrute une vague d’artiste en 1967 dont Steve Dikto, Steve Skeates, Dick Giordano, Denny O’Neil et Pat Boyette. Ils s’envolèrent pour renforcer les troupes de DC qui est malmenée par le petit poucet en passe devenir l’ogre des comics : Marvel.

Ces créateurs donnèrent de beaux moments et des histoires absolument fabuleuses qui permettront à DC de répondre qualitativement à Marvel.

 

Le personnage échouera et il ressortira de temps à autre, sans éclat particulier.

Bizarrement, il suscite quelque admiration chez des passionnés issus du fandom (le milieu du fanzinat américain) et certains, devenus professionnels lui rendent hommage en le ressuscitant pour un temps, quelques numéros au plus. Le dernier baroud d’honneur se produit dans une fort belle collection de la Charlton, nommée le Charlton bullseye. Il s’agit d’une anthologie de plusieurs numéros qui reprend les grands héros ou personnages de la firme. Notre Blue Beetle a le droit à des aventures en compagnie de la Question et du Captain Atom dans un style qui rappelle quelque peu ce que produisent  alors DC et Marvel.  Charlton se porte mal en cette année 1983 et elle vend au terme de l’année sa licence « action héros » à DC, pour finalement s’éteindre en 1986…

 

Mais voilà que notre Ted Kord /Blue Beetle est dans les limbes, une fois de plus.

 

3 Morts en série…

 

Nous sommes dans les années 80, au début. Dick Giordano est un éditeur bien installé chez DC. Il est même un poids lourd de la direction éditoriale. Charlton est en demi sommeil depuis quelques années et DC négocie les droits du pack « action héros » qui comprend Blue Beetle, la Question, Captain Atom, Peacemaker, Sarge Steele, Judomaster et  Nightshade ! C’est en 1983 que les droits sont vendus mais les personnages dorment quelques temps, pour être finalement intégrés de force dans l’épopée Crisis en 1985.

 Crisis on infinite earth est véritablement un brassage  pour les super héros de DC mais aussi des autres personnages rachetés à d’autres firmes successives telles Quality, Fawcett (la famille Shazam qui est louée pour être rachetée définitivement en 1991) et Charlton.  D’ailleurs les versions Charlton de ces héros vont être intégrées tel quel et il est clairement établi qu‘ils sont les originaux. Qu’en sera-t-il pour notre Blue Beetle ?

 

Il participe à Crisis où il est plutôt mis en valeur, mais c’est bien la version Ted Kord que l’on retient. Son retour officiel, c’est-à-dire son intégration, se produit dans Secret Origins 2, écrit avec talent par Len Wein. Il reprend le passage de flambeau entre les deux Blue Beetle, Garett et Kord. Le premier est le professeur/super héros du second, le jeune technicien Ted Kord, qui tombe dans un piège sur une île. Dan Garett meurt héroïquement en passant à Ted Kord la source de ses pouvoirs, le fameux scarabée bleu.

Cette histoire est plutôt bonne, de haute tenue et la charge émotionnelle est bien présente. En outre, c’est Gil Kane qui dessine cet épisode fort recommandable.

Il s’agit d’une transition en bonne forme et le Blue Beetle  II (ou III si on compte l’original) débute dans sa série continue avec Len Wein aux scénarii avec Paris Curis aux dessins.

 

Il s’agit d’une série convenable, sympa et légère où le caractère pas toujours finaud de Ted Kord est affirmé. Celui-ci est loin des stéréotypes du super-héros commun puisqu’il n’utilise que des gadgets dont son vaisseau nommé Bug.

Il se rapproche plus d’un Spider-Man adulte avec le manque de chance et de panache. Si Kord est un génie de la technologie, il ne s’est pas en revanche approprié les pouvoirs de son fétiche, ce qui est ironique car on pourrait comprendre qu’il n’est pas assez futé !

 La série ne va pas marcher longtemps, 24 numéros en tout, ce qui est dommage pour le personnage.

Mais sa grande chance demeure son intégration réussie dans la Justice League. Si le personnage met quelque temps pour fonctionner, son association avec Booster Gold sera une des grandes réussites comiques de la série, car ces deux super héros, qui ne sont pas vraiment à la hauteur des calibres en présence, restent terriblement attachants et forment une grande paire de copains.

Leurs éclats de rire, leurs tentatives pitoyables de draguer Wonder Woman, leur relative utilité lors des combats ou encore leurs gags en firent un duo très appréciés par les lecteurs. Ils ont été fort bien personnifiés par Keith Giffen et celui-ci s’est révélé pendant 6 ans un maître d’œuvre comparable à Chris Claremont sur les X-men.

 

Repost 0
Published by Bastien Ayala
commenter cet article
19 octobre 2009 1 19 /10 /octobre /2009 08:00

Comme précédemment expliqué, le Blue Beetle a connu une grande notoriété quoique fulgurante. Mais son sillage a laissé des souvenirs, et les éditeurs se sont rappelés de cette icône qui, sans rivaliser avec le Superman (la série avec George Reeve connaît alors un bon succès à la télé), permet aux comics de super héros de conquérir une nouvelle génération.

 

En 1954/1955, Charlton acquit de nombreux droits de personnages issus des cessations d’activité dues à l’effondrement du marché des comics. La croisade du Parlement Américain, qui suivait alors les thèses du Dr Wertham, fit beaucoup de mal au marché ! Des compagnies mirent la clef sous la porte et il y avait alors un cheptel tout neuf à reprendre, clef en main !

 

On reparit donc avec un Brand new Blue Beetle en 1955 et celui se nomma aussi Dan Garrett, avec un T en plus, mais il n’était pas tout à fait le même !

L’éditeur qui chapota son lancement se nomme Dick Giordano*. Artiste, éditeur avisé et fin connaisseur des comics. Il finira sa carrière avec talent chez DC tout en épaulant Neal Adams dans son studio d’encrage. Dick Giordano reprit donc le personnage, qu’il bouleversa quelque peu.

 

Désormais le Blue Beetle vole, il est super fort, voit à travers les murs et il ressemble à …vous savez bien ! Curieuse redéfinition mais le look est le sensiblement le même !

Il s’agit cet fois d’un Égyptologue qui trouve un talisman sacré. Celui-ci lui confère des pouvoirs magiques. La ritournelle est bien connue ! Mais le titre ne va pas rencontrer le succès escompté. La petite poignée de numéros a la réputation de ne pas être de grande qualité, aussi le titre s‘arrêta.

 

Son repreneur est un très grand des comics, Steve Dikto. Il travaille avec Charlton depuis longtemps et il a crée un succès majeur avec Stan Lee que vous pouvez porter en chaussons, en pyjama ou en casquette : Spider-Man !

 Steve Dikto appréciait Charlton car il aavit une relation de confiance avec l’un de ses éditeurs et, malgré un salaire parmi les plus bas du marché, il revint avec la volonté de bien faire.


Il reprit donc le Blue Beetle, dont sa version se reprocha un peu de Spider-Man. Après la version Superman, il s’agit cette fois de Ted Kord, un petit génie de la technologie qui décide de lutter contre le crime avec ses armes non-violentes et son engin en forme de Scarabée volant !

Il le reprit avec Joe Gill, dont il faut regretter que le récent décès nous ait rappelé qu‘il était un grand de l‘écriture, en tout cas l‘un des plus productifs et des plus capables. Un gars très intéressant ce Joe Gill, une machine à pondre des scripts et une grande facilité pour écrire dans tous les domaines, que ni Marvel ni DC n’auront eu le nez de récupérer durablement. Quel dommage ! Sa collaboration d’alors avec le débutant John Byrne donna Doomsday+1, une très bonne série de SF qui n’a guère vieilli depuis sa création, il y a plus de 30 ans.

Le troisième Blue Beetle commença en  Novembre 1964 en back up (histoire de complément) dans Captain Atom, l’icône de la firme dont Dikto a donné de fort bonnes aventures dès 1959.

Le terme Blue Beetle était dans l’ère du temps, ou plus exactement depuis que les Beatles triomphaient sur la scène pop rock. Le scarabée est un animal à la réputation sympathique, en tout cas davantage qu’une araignée !


Ces aventures sont plaisantes car Dikto est un maître de la narration et de l’action, un art qui tend à disparaître. Il excelle dans la profondeur des champs, la variété des ennemis qu’il est capable de créer, tout comme les expressions de ses personnages font de Dikto un très grand du comics. S.Dikto n’a pas son pareil pour les scènes d’action et ses personnages semblent danser dans une  chorégraphie parfois brutale mais toujours grâcieuse. De plus, il a un storytelling parfait et l’histoire peut se comprendre si on enlève les dialogues.

Blue Beetle a enfin son titre mais celui-ci est de courte durée puisque le titre en solo n’a que… 5 numéros !

Repost 0
Published by Bastien Ayala
commenter cet article
14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 08:00

Second film sur les Bermudes, second film honorable s’entend, le mystère du triangle des Bermudes est un film mexicain qui réunit des moyens honorables. Il fut en effet réalisé pour une visée internationale et il s’agit donc à mon sens du meilleur film proposé sur le sujet. Retour sur une œuvre qui n’est pas assez reconnue à sa juste valeur bien qu’elle mérite le détour.

 

Le mystère du triangle des Bermudes est une réalisation de René Cardona Jr. La famille Cardona est une illustre famille du cinéma mexicain, son père a réalisé pas mal de Santo (le catcheur illustre) et son fils a développé une carrière des plus intéressantes.

René Cardona Jr s’est en effet lancé dans le marché international en produisant des films assez bien ficelés qui sont des perles de vidéo club. Citons Survivre, le premier film sur le célébre crash de l’avion dans les Andes, Guyana sur la folie du révérend Jim Johns ou encore Cyclone qui voit le périple de survivants d’un avion en pleine mer et qui auront à affronter tous les dangers dont les requins. Du bon cinéma populaire, efficace, que les américains ne parviennent guère à égaliser avec leur grosses productions actuelles.

 

Le film débute quand un voilier de plaisance est loué par une famille aisée qui traverse notre triangle des bermudes. Il y a donc le patriarche, son épouse et ses enfants ainsi que leurs coinjoints. Tout se déroule bien jusqu’à ce que la fillette repère une poupée qui flotte sur l’eau, mystérieusement. Les membres de l’équipage la repêche et, à partir de là, tout semble aller de travers. Il s’agit d’abord de petits incidents sans gravité mais ils s’accumulent et ils deviennent de plus en plus dangereux.

 

Des membres de l’équipage sont blessés, tués, la météo déraille et même les instruments de bord deviennent défaillants. Tout va mal, la cohésion de la famille se désagrège et les marins n’y comprennent plus rien. Une seule personne à bord est heureuse : la petite fille qui s’occupe de sa poupée, celle-ci révèle d’ailleurs son visage qui est clairement démoniaque.

 

La situation devient de plus en plus désespérée tandis que les chances de regagner terre s’amenuisent de plus en plus. Les morts s’accumulent, ainsi que les disparitions et une tentative désespérée de regagner la terre en pneumatique échoue : ses occupants se sont volatilisés !

Les quelques survivants tentent donc de jouer le tout pour le tout mais Le mystère du triangle des Bermudes semble leur réserver une surprise finale…

 

Le mystère du triangle des Bermudes est un film qui peut captiver autant qu’il peut décevoir.

J’ai entendu toutes sortes d’avis sur ce film mais le mien demeure excellent.

Non content d’avoir un casting de prestige (John Huston, Marina Vlady, Gloria Guida, Claudine Auger, Andrés Garcia et notre fameux Hugo Stiglitz), le mystère du triangle des Bermudes prend le temps de poser les bases d’une bonne histoire, bien que l’argument de la poupée semble un peu poussif. Nulle explication finale n’est donnée à ce mystère, mais la pirouette finale semble évoquer une rupture dans l’espace temps.

Un bon film, de bons personnages, une action qui va en crescendo, le mystère du triangle des Bermudes demeure à mon sens le meilleur film sur le sujet bien que l’œuvre définitive sur ce sujet n’est toujours pas venue.

Mais que font diable les américains ?

 

Deux petites anecdotes, en prîmes.

Hugo Stiglitz est un acteur sans grand talent au physique banal mais il eut curieusement sa petite carrière au Mexique. D’ailleurs, il continue toujours de tourner.

Nous n’avons plus entendu  parler de lui jusqu’à ce que Quentin Tarentino nomme un de ses Basterds comme lui, en hommage à cet acteur. Un sacré choc pour cet acteur qui n’avait  jusque là jamais rencontré de consécration par la critique.


Enfin, il existe bien un autre film sur les triangle des Bermudes, Shrak ‘s cave qui est très mauvais à mon sens mais qui distille suffisamment de mystère pour marquer durablement les esprits de ceux qui l’ont vu jadis.

Un mauvais petit film mais qui recèle lui aussi des éléments qui frappent l’imagination quoiqu’il ne propose pas l’ombre d’un indice sur ce mystère des Bermudes, que nous refermons aujourd’hui.


Bonus : la bande annonce  du triangle de l'enfer ! 

Repost 0
Published by Bastien Ayala
commenter cet article
12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 08:00

Le triangle du diable est un téléfilm qui fait figure de légende dans le landernau des amateurs de films d’horreurs. Il s’agit en effet d’un modeste téléfilm qui fut diffusé en 1979 à la télévision et qui a marqué bien des esprits.

En effet, nombreux furent ceux qui restèrent marqués par le potentiel horrifique de ce petit téléfilm et ce pendant longtemps.

Or, le triangle du diable a curieusement ressurgi et il confirme pleinement sa réputation : il s’agit bien d’une perle horrifique.

 

Tout d’abord, les films traitant du triangle des bermudes sont assez rares, certainement plus rares que les documentaires sur le dit triangle. Aussi chacun d’eux constituent une curiosité et se doit d’être vu.

Or, le triangle du diable vient de la télévision américaine, ce qui sous-entend un budget assez limité et des ambitions modestes. Toutefois, le résultat demeure très efficace.

 

62453109.jpg


L’histoire commence par une alerte qui déclenche l’envoi de secours, deux hélicoptères des gardes côtes américains. Les deux hélicoptères se rendent sur le lieu de l’appel, situé dans notre fameux triangle des bermudes. Le héros, joué par Doug Mc Clure, se plaint de devoir se rendre sur cette zone si bizarre, où de trop nombreux accidents se sont déroulés, des accidents inexpliqués. En se rendant sur zone, ils passent devant un phare où son occupant a lui aussi disparu. Le second hélicoptère est appelé sur une autre zone, notre héros et son copilote se retrouve seul.

 

Satans_Triangle_-M-.jpg


Ils arrivent sur le lieu de l’accident où un voilier semble en perdition, un voilier qui ressemble d’ailleurs à un bateau fantôme. De visu, ils ne trouvent aucun signe de vie mais ils distinguent un petit mieux en se rapprochant et ils voient qu’un homme est pendu par les pieds, qu’un autre semble mort à l’avant. Ambiance…

 

 


Notre héros se rend donc à bord, à l’aide d’un panier métallique et ce qu’il trouve vaut plutôt le coup. Il découvre un homme qui semble flotter dans une cabine puis il découvre une survivante, plutôt mutine, comme traumatisée.

Alors qu’il procède à son évacuation, le filin du panier cède et les voilà obligés de revenir sur ce bateau, que la raison et le bon sens obligeaient alors à quitter au plus vite.

L’hélicoptère devant repartir, notre couple d’infortunés doit donc attendre les secours toute la nuit. Une question cruciale se pose : que s’est-il vraiment passé ?

 

sat3.jpg


Scénario intelligent, réalisation à la hauteur, le triangle du diable repose sur une diabolique intensité puisque les enjeux sont rapidement bien balisés : qui voudrait rester sur ce bateau toute une nuit malgré tout ce qui s’est déroulé ? Quelle est la signification de ce diable dont on parle tant et qui paraît avoir recraché ce bateau ?

le triangle du diable fonctionne donc en trois temps avec d’abord la découverte du bateau  puis un développement du mystère, la nuit sur le bateau et le comportement rationnel du sauveteur et enfin la résolution du mystère, celle qui est restée dans toutes les mémoires.

 

sat1.jpg


Car le triangle du diable, œuvre des plus réussies et abouties a en effet marqué de nombreux esprits. Nombreux sont ceux qui s’en souviennent avec délice près de 30 ans après et pour qui cette œuvre est synonyme de frissons et d’angoisse. Il est vrai que ce téléfilm est diablement efficace, qu’il est très efficacement réalisé et que son scénario est fort bien construit.

Aussi je reproduis les propos éloquents du site retro still alive, qui a ouvert un post à propos du triangle du diable. Un de ses participants, Arven, en a fait un éloge intéressant.
 Aussi je reproduis ici ses propos : « 
Je rejoins sur ce forum le liste des traumatisés de ce funeste dimanche de 1979. J'avais 8 ans. Je viens de revoir le film.

Je le cherchais depuis deux ans pour une raison précise : il y a deux ans j'ai fait un cauchemar, presque exactement les deux dernières minutes du film (lorsque le
diable passe du corps d'un noyé à l'autre). Dans mon cauchemar, la scène était encore plus terrifiante : il y avait quatre ou cinq corps qui flottaient, dont celui d'une femme ; le diable s'amusait à passer de l'un à l'autre ; un sourire diabolique apparaissait aux lèvres d'un noyé, puis il se mettait à nager ; ensuite il redevenait inerte et un autre corps s'animait de la même façon.

Incroyable ce que l'inconscient peut garder dans l'ombre pendant 30 ans ; car j'avais oublié ce film et n'en avais reparlé avec personne. Je pensais m'être souvenu du titre et j'ai cherché un film s'appelant "le triangle des Bermudes". Il existe, il date de la même époque, il y ait aussi question du diable et d'un bateau en perdition, mais le diable se manifeste à travers une poupée retrouvée dans une chaloupe, une poupée au visage terrifiant. J'étais persuadé avoir vu le bon film et j'en ai conclu que j'avais imaginé une autre fin dans mon cauchemar.

Il y a quelques jour, je discute de ce film avec un ami. Il me dit avoir aussi été traumatisé, mais que dans son souvenir, le diable avait pris le corps d'un prêtre. Des images me sont revenues aussitôt. Il m'a donné le titre exact... et voilà. La confusion entre les deux films est troublante. Suis-je le seul à les avoir confondu ? »

 

Merci à Arven pour ce brillant hommage.

J’ajouterai pour ma part le mot de la fin : connaissez-vous beaucoup d’autres œuvres qui ont laissé une telle emprunte ?

 

 

 

 

Repost 0
Published by Bastien Ayala
commenter cet article
7 octobre 2009 3 07 /10 /octobre /2009 08:00

Mais le personnage connaît un certain succès après ses débuts en 1939 dans Mystery Men Comics. Un succès relatif mais il parvient quand même à être transposé dans d’autres médias. Il connaît un show radiophonique de 4 mois.

Qu’est-ce que le show radiophonique ?


Il s’agit d’un art qui nous est totalement étranger maintenant mais qui captivait une large audience à l’époque. Le show radiophonique consistait à jouer les aventures de personnages dont les scénarii étaient écrits spécialement pour ce média. De grands acteurs se livraient à cet exercice et leur capacité d’évocation, couplée parfois à de solides scripts. Ils faisaient de ces shows un divertissement très populaire qui faisait rêver une audience familiale (souvent toute la famille se trouvait devant le poste). Pour mémoire, le personnage du Shadow doit sa notoriété à un show qui était perçu comme le meilleur du genre quoique assez impressionnant pour les jeunes enfants.

Mais revenons à Victor Fox.
 

Le délai du show de Blue Beetle est seulement de 4 mois car Victor Fox oublie de payer convenablement la chaîne radio. Mais le personnage est aussi publié dans les strips avec à la plume de Charles Nicolas, une pointure de l‘époque. Une belle anecdote à retenir établit que le débutant Jack Kirby officie en dessinateur non crédité, occupation que le on qualifie de « nègre » ou de « ghost » selon votre humeur du moment. La même bande a été adaptée en France sous le nom du « fantôme d’acier » ! Ainsi, ce premier Blue Beetle franchit l’atlantique ce qui constitue un fait notable.

Mais la plus grande anecdote, qui ne demeure toujours pas clairement établie, demeure la suivante : pendant la seconde guerre mondiale, un navire de combat américain a même pour nom de baptême The Blue Beetle !

 

Mais la mode des super héros passe. Le personnage termine sa publication en 1948 et Victor Fox, criblé de dettes, revend ses personnages dont le Blue Beetle. Aussi, ce héros somme toute stéréotypé qui a quand même connu des adaptations en shows radios et en daily strips rejoint les limbes des comics. Mais comment diable a-t-il parcouru les époques pour parvenir jusqu’à nous ?

 

2 L’ère Charlton !

 

Charlton est une modeste compagnie de comics basée dans le Connecticut qui navigue dans l’édition. L’édition de comics n’est qu’une de ses activités et pas la plus importante. Elle tira sa notoriété actuelle de ses « actions heroes » qu’elle a revendus à DC en 1983 et qui peuplent avec plus ou moins de succès les comics de la firme.

Mais le Blue Beetle n’est plus édité depuis un bon moment. Comment va-t-il faire son retour ?

 

Repost 0
Published by Bastien Ayala
commenter cet article