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29 décembre 2008 1 29 /12 /décembre /2008 08:00

Les comics n’ont jamais bénéficiée de reconnaissance médiatique en France, quasiment jamais.
A la rigueur le seul événement de premier ordre qui a été couvert par les journaux télé fut la mort de Superman en 1993 ! Pas grand-chose, un bref flash sur les journaux de 20 heures du soir et à un article dans télé 7 jours !
Donc pour obtenir des infos, il était préférable d’être parisien et de se rendre dans les premiers comics shop !

Même si il y avait eu dans les années 70 le remarquable fanzine Phénix, les fans de comics ont dû attendre...
Mais pour avoir une info traitée, documentée, analysée et centrée uniquement sur les comics, il nous a fallu attendre Scarce en 1982  crée par un trio composé de Yvan Marie, Jean-Pierre Jennequin et Frédéric Blayo!

Scarce est un fanzine grand format de plus de 50 pages (72 en moyenne voire le double des fois) c'est-à-dire une revue non professionnelle confectionnée par des amateurs (des gens qui aiment donc) et qui réunissent leurs efforts pour fabriquer et éditer cette revue. Mais amateur ne signifie pas indigence qui ferait pâle figure en comparaison à des revues professionnelles, loin de là !

 

 Et des efforts pour parvenir à assurer une stabilité financière et une pérennité, il en faut. D’ abord il faut coordonner tous les articles, leur assurer une périodicité (second point fort), puis proposer le fanzine à des points de vente, ceux-ci doivent jouer le jeu en rétribuant par pourcentage les exemplaires vendus.

 

Enfin, il faut s’assurer qu’un diffuseur collabore loyalement et là, c’est difficile. Bref, il doit en falloir une volonté et de la ténacité pour entamer puis continuer un fanzine et le maintenir sue 25 ans relève de l’exploit.

Mais la qualité du fanzine, que vaut-elle ?

 

Et bien c’est à mon sens excellent !
Scarce traite des comics américains, mais  pas seulement du mainstream (en gros super héros), et  beaucoup de facettes différentes nous ont été présentées durant cette longue publication qui nous ont permis, petit à petit d’ouvrir notre esprit à de multiples comics (donc univers artistiques différents) puis à donner la parole à beaucoup d’auteurs (qui.ont souvent des choses passionnantes à partager). Des articles divers et variés, des interviews, il y en a eu à foison et des très remarquables : Dave Sim, Vertigo, Charles Burn, Ohama, Badger, Black Kiss, John Woorkman… entre autres ! Donc il y a un sacro saint principe qui a toujours été respecté : la variété et la diversité !

 

Personnellement, l’interview de  George Pratt  m’avait permis d’apréhender une définition de l’art qui m’a beaucoup plu. De plus, il raconta que travaillant un temps dans les bureaux de Dc que Bill Sienkiewicz  disait à John Byrne de laisser tomber ses instincts forcenés de dessinateur répétitif et de se mettre véritablement à dessiner !

 

De multiples et divers contributeurs ont participé au fanzine, et il y a toujours un solide niveau de compétence et d’exigence. Les plumes qui ont le plus  retenu mon attention ?

 

 C’est assez indélicat de ne citer que quelques uns mais je ne peux pas être trop fastidieux ! Bravo à Jean-Marc Lainé, Franck Fickinger, Egon Dragon (intransigeant mais juste et fort clairvoyant), Jean-Paul Jennequin, Yvan Marie, Elisabeth Campos, Mrs Darras, Xavier Lancel parmi tant d’autres…En outre, Scarce bénéficie d'un pillier émérite, Francis Saint Martin dont tous les articles sont excellents, véritablement.

 

Scarce n’a jamais hésité à appliquer une intégrité critique face aux comics, leurs modes et leurs cycles que les rédacteurs ont su nous décrypter.

 

Ainsi devant l’effondrement créatif de Marvel en 1993 et la surmultiplication des titres maisons, Scarce a prédit une implosion qui s’est bien produite. Quel esprit d’analyse acéré ! En outre, j'ai souvenir d'un interview peu formelle avec Grant Morrison, excellente, et le membre de Scarce disait à G.Morrison que ses Invisibles étaient trop peu accessibles. Je ne sais pas si cela a eu une répercussion, mais le run dessiné par Jimenez se présente comme un modèle de clareté. Etonnant !

 

De plus, vous pourrez trouver dans ce très bon fanzine des articles qui traitent fort bien des multiples maisons d’éditions américaines qui ont profité du boom du marché et qui se sont plus tard effondrées : Vaillant avec une truculente interview de Jim Shooter, Continuity comics qui mérite amplement d’être lue, Malibu comics qui s’est fait rachetée par Marvel ). Bref, il s’agit d’excellentes archives que tout lecteur exigent peut consulter à loisir mais qui conviendra également à tout nouvel esprit curieux.

Devant le spectaculaire succès et l’engouement d’Image, qui ont privé certains (dont moi) d’une saine analyse, Scarce est resté froid et a systématiquement mis en exergue le gouffre, parfois abyssal, de leurs comics et la viduité des histoires, les délais aberrants entre deux numéros ainsi que la probable fin de leur règne.

Ainsi, dans le courrier des lecteurs toujours fort sympathique et détendu, des nerds venaient se plaindre que leur auteur de référence à été maltraité. Chose heureuse, le nerd en question avait le droit à une réponse bien sentie et les choses en restaient là !

 

J’ajouterai enfin que Scarce respecte bien son nom de baptême : faire la démarche de trouver ce qui est rare, enrichissant, et continuer à avoir l’esprit ouvert. C’est à mon sens la meilleure définition de la culture.
Scarce existe toujours et encore, l’abonnement est préférable pour le trouver, le prix en est plus avantageux. Attention, le site n’est plus réactualisé et que le prix de l’abonnement pour 4 numéros est de 25 euros, croyez-moi, ça les vaut. Ce sera plus facile pour l’économie du fanzine et vous recevrez confortablement les numéros chez vous, je n’ai moi-même jamais eu de retard ou d’erreur, mieux que des « professionnels » !

 

Je ferai juste deux petites critiques à ce vénérable fanzine :
Il y a mon sens trop peu d’articles sur DC post-Crisis, puis un numéro fut consacré à Jack Kirby avec une interview. Or ce numéro 31 fut vite épuisé et je n’ai jamais pu le trouver pour prendre connaissance d’une des très rares interviews françaises (2 en tout ?) du grand Jack! Le numéro 70 est sorti et son programme est très, très mais alors très intéressant.

Ainsi Scarce s’est définitivement gagné un label après plus de 25 ans d’existence : le journal  au goût américain. J'ajouterai, de référence !

 

 

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26 décembre 2008 5 26 /12 /décembre /2008 08:00


Le premier Nuit des morts-vivants est le fruit d’une collaboration entre aspirants professionnels soucieux de réaliser un film qui permette de lever des fonds afin de faire leurs preuves.  Romero et Russo ont donc pris une histoire classique d’horreur mais ils ont en quelque sorte maximisé les enjeux. Ainsi les morts se lèvent et personne ne sait comment réagir, ni surtout identifier comme il convient la menace ou encore l’enrayer.  La thématique qui importe, à mes yeux, demeure que les morts commencent à former une vague qui semble néanmoins être endiguée à la fin de cet opus. La Nuit demeure un excellent exercice de genre, une bonne mécanique de la terreur qui entraîne le spectateur dans une spirale.


En 1978, George Romero s’associe à Dario Argento afin de produire LA suite. Est-ce que le premier était le fruit d’un heureux hasard ? Ou alors l’alchimie d’une savante addition de talents ? Est-ce que Romero était bien le démiurge de l’œuvre et pouvait-il faire aussi bien ?
La réponse est oui, mais il a augmenté les enjeux, de façon dramatique.
La vague des morts-vivants est en train de monter, de tout ravager. Elle est en train de traverser toute l’Amérique et ses décideurs ne peuvent l’enrayer.
Ainsi, le génie du film demeure de montrer en arrière-plan la société qui est en train de s’écrouler, pouce après pouce. Les meilleurs scènes qui illustrent ce propos demeure le départ de l’hélicoptère lors d’un plan des building. Toutes les lumières de ces édifices s’éteignent les unes après les autres. Mais le summum est atteint avec la partie de chasse des réservistes, militaires et chasseurs qui vont taper le carton sur des Zombies. Passons sur le fait que ceux-ci étaient des humains il y a peu. Les militaires font preuves d’une inconscience qui frise la folie !

Le Jour des morts-vivants demeure à mon sens mon préféré de la trilogie. La caractérisation des protagonistes demeure de premier ordre. Les survivants paraissent crédibles et ils personnifient chacun, de manière latente ou évidente, une psychose due à la situation. Là encore, George Romero a augmenté les enjeux de manière drastiques : les morts ont gagné !
1 humain pour 400.000 zombies, quel espoir reste-il ?
Ainsi la vague qui est apparue, puis qui a atteint son zénith, a submergé les humains. La civilisation, pire le genre humain, est annihilé.

Aussi, j’attendais logiquement Twilight of the dead, le crépuscule des morts donc. Ce qui était vaguement annoncé aurait dû être, à mon sens, la résurgence du genre humain qui serait parvenu, en toute dernière extrémité, à endiguer le fléau des morts-vivants. Est-ce que l’humanité serait repartie de ses cendres ? Quelle société aurait-elle rebâtie ? J’attendais ce point final avec impatience, comme la dernière pièce maîtresse d’un artiste qui livre l’œuvre de sa vie. 


Pour le dernier opus en date, le Diary of the dead, nous n’avons pas non plus une poursuite de l’œuvre mais à une sorte de suite/remake du premier. Le point de vue intelligent, Romero est réellement créatif, demeure de remmettre en perspective l’apparition de la vague des morts-vivants. Le film demeure incroyablement performant du point de vue technique, une splendide réussite de la part d’un réalisateur qui va atteindre ses 70 années !


Enfin, un détail important qui ne m’a pas échappé. Lors du remake de la nuit des morts-vivants (bon film par ailleurs), un hélicoptère apparaît lors de la chasse aux zombies. Il survole la scène où les zombies sont chassés comme des animaux. Or, cet hélicoptère ressemble énormément à celui dans lequel évolue nos quatre héros de zombie ! Encore un détail, intéressant du point de vue de la rationalité, qui aura échappé à pas mal de monde !


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24 décembre 2008 3 24 /12 /décembre /2008 08:00

Atomic cyborg est un film intéressant, un bon petit film qu’il convient de considérer sans prétention et qui vise à nous divertir. Il s’agit en l’espèce d’un des derniers représentants descends du cinéma de genre Italien, bien qu’il s’agisse d’une copie de Terminator, ou plus exactement d’une réplique. Retour sur un chouette petit film qui est susceptible de vous procurer beaucoup 


 

 



Ce film s’est fait beaucoup éreinté, notamment pour la performance d’acteur de Daniel Greene qui est pourtant convenable. Tout les personnages sont traités et plusieurs rencontrent leur destin finale. Il y a en filigrane une anticipation de la pollution qui demeure judicieuse puis, enfin l’action est omniprésente. Certains trouvent beaucoup de plaisir avec de grosses productions comme Bad Boys, où les personnages, les situations, et les explosions sont totalement irréelles, certes mais pas du tout plausible. 

 

 

Pour l’anecdote, James Cameron a regardé ce film et il l’a trouvé fort convenable, bien qu’il ait rappelé que le Terminator était néfaste. Daniel Greene tourne de temps à autre, notamment dans les films déjantés des frères  Farrely (Dump et dumper ou Mary a tout prix). Sergio Martino s’est reconverti dans la télévision italienne, beaucoup plus dynamique que la notre, ce qui en soit est un gâchis. Il a sorti, au début de l’année 2008, la suite d’une comédie italienne (très leste) dont le premier opus avait fait un succès incroyable en 1983. Fort sympathique, Sergio Martino garde un bon souvenir de Daniel Greene, avec lequel il a tourné un second film. Notons enfon que la musque de Claudio Simonetti est une des ses meilleurs en solo et qu'elle reste, contraiement à d'autres de ses productions, scandaleusement inédites en CD (on parle d'une innodation de sa cave où il a rangé tous ses masters). En tout cas, elle booste les séquences d'actions du film et souligne les séquences d'émotion.

 


Notes : vous pouvez lire d’autres critiques dans Psychovision ou Nanarland (qui étrille le film). Pour le trailer du film, vous assisterez à un match de bras de fer !

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23 décembre 2008 2 23 /12 /décembre /2008 08:00


Coup de maître au service de sa majesté, qui joue astucieusement d’une relative homonymie avec Au service secret de sa majesté, n’a pas encore rencontré la reconnaissance critique de la génération actuelle de cinéphiles. C’est à la fois regrettable et injuste tant ce film demeure à la fois le meilleur de Richard Harrison comme celui de la splendide Margaret Lee. Avant de lire ou de relire cet article, je vous invite plus que volontiers à aller voir sur Nanarland le génial documentaire/interview que le site a monté sur cet acteur, au parcours époustouflant et à la carrière abyssale.




L’histoire commence par une parodie de western, un acteur de second plan nommé Lang (Richard Harrison), est choisi par de mystérieux personnages aux allures louches. L’acteur demeure raté, il enchaîne des rôles miteux et a même commis quelques larcins. Il reçoit une belle somme dans le but de rencontrer le commanditaire. Il rencontre donc Bernard, joué par Adolfo Celli (considéré en Italie comme un Jean Gabin), qui l’engage pour une mission insensée : il demeure le sosie d’un directeur de banque de la Brink ‘s et il doit participer à un casse.



La réalisation demeure impeccable, elle est signée par Alberto Lupo, un cinéaste capable dont il s’agit de la meilleure œuvre connue. La musique signée Fransisco De Masi participe au rythme du film en le dynamisant, le générique de début demeure innovant. Bref, il s’agit d’un film qui se permet des audaces et cela lui permet d’atteindre une réelle qualité. Il s’agit de l’exemple même du film oublié qui mérite pourtant d’être redécouvert.

Mais l’essentiel du film demeure le scénario lui-même, qui est un scénario dit « à tiroir » où tous les personnages ont une part sombre, lequel trahi les autres ? Coup de maître au service secret de sa majesté vous permet de passer un bon moment, grâce au travail de solides professionnels et il permet même de considérer les capacités d’acteur du héros incarné par Richard Harrison, que je pensais être un acteur des plus médiocres.

Or, il se révèle être très convainquant dans le film et même, il livre une prestation très soignée. Je vous suggère d’aller consulter les archives de Nanarland pour découvrir la carrière des plus pittoresques de cet   acteur qui symbolise à lui-seul l’effondrement du cinéma B italien. De plus, il y a Margaret Lee, une bombe qui fut la doublure de Marylin Monroe un temps et qui fit sa carrière en Italie. Elle travailla beaucoup pour un producteur singulier, Harry Allan Towers, où son compagnon de tournage était Klaus Kinski, à qui elle fut liée (dans sa biographie suréaliste, Kinski racontait justement qu'il aimait se lier avec tout ce qui portait un jupon !). Elle connut une sombre affaire de meurtres qui la conduisit en prison. Quel destin ! 

 Le film demeure hélas un grand inédit des DVD. Il fut édité par Proserpine en k7 avec, bonus somptueux, une présentation de Michel Drucker qui se fend d’un réel effort pour nous parler de séries B de cette collection !

Enfin, l’excellent Norbert Moutier a édité des fanzines de grandes qualités dont certains qui traitent de Richard Harrison, Margaret Lee et sur l’épopée de l’espionnage italien. Son site se trouve ici. Un must !

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21 décembre 2008 7 21 /12 /décembre /2008 16:00

Cela fait beaucoup, je sais, mais j’ai depuis quelque temps du mal à tenir le rythme. Depuis les dossiers Brian Michael Bendis, Mark Millar ainsi que Jean-Pierre Mocky.

Bien que je sois assez content du résultat, dans la mesure où il s’agit bel et bien d’un hommage et d’une célébration à leurs travaux, je peux dire que je suis maintenant, fatigué, très fatigué…


Le royaume des avis est maintenant ouvert depuis mars et le moins que je puisse dire, c’est que je n’ai pas chômé. Au début, j’ai fait des articles tous les jours (5 jours/7 ) puis je me suis stabilisé à 3 par semaines puis, tout récemment, à deux en ce qui concerne les films. Le total accompli demeure quand même de 150 articles, que d'autres appeleraient ici ou là des dossiers.


Certes, j’ai encore du matériel d’avance, beaucoup de matériels, en ce qui concerne les comics dont Teens Titans, Crisis, Aquaman… Mais je tente en quelque sorte d’épuiser un cycle relatifs aux années 70 et j’aimerais encore traiter de quelques séries, à découvrir, à retenir, ou encore des comics incongrues avant de passer à la décennie supérieure !


Pour les films, je dois reconnaître que la difficulté réside dans les œuvres elles-mêmes :

J’ai jusqu’ici traité ou parlé de films qui n’ont jamais été considéré, même par les médias qui étaient sensés les défendre et je pense leur avoir fait honneur. Mais d’une part ma connaissance connaît quelques limites, et d’autres part, le stock de bons films n’est pas inépuisables. Mais j’ai encore quelques sujets ou thèmes qui devraient être amusants.


Pour les 4 semaines à venir, donc, je vais vous proposer des rediffusions d’articles.

Il s’agit davantage d’un procédé de la télé, mais cela me permettra de corriger 2 ou 3 petites choses ou encore de les commenter par un petit chapeau introductif et même d’ajouter des bandes annonces ou des liens que j’aurais découvert plus récemment.


Les sujets qui viendront après ?

Il y en aura plein mais nous allons revenir plus longuement sur la splendide Lilli Carati, la sexy star italienne qui a connu l’enfer mais qui était si canon. Je vais vous faire découvrir Wang Yu, le concurrent le plus sérieux de Bruce Lee. Roger Moore, un des mes acteurs préférés, aura lui aussi le droit à son hommage.

Pour les comics, je vais me pencher sur les histoires de zombies de Marvel, avec Brother Vodoo (qui sont de qualité, réellement), La Marvel Way, une petite charge contre la "Maison aux idées" et j’espère enfin entamer un cycle d’interviews dont certaines sont sous boîtes depuis longtemps, d’autres en attentes de traduction, ou encore en cours de réalisation.


Bref, j’ai besoin de temps, de repos mais j’ai une tonne de sujets en cours !

 



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18 décembre 2008 4 18 /12 /décembre /2008 08:00

La dame rouge tua 7 fois demeure un très intéressant giallo, film à suspens dont le but demeure de deviner qui est l’assassin. Non qu’il soit parfait, hélas, mais parce qu’il parvient à distiller une intéressante légende de type médiévale et, là est l’exploit, il demeure si bien mis en scène qu’il réussit à nous faire croire, un temps, à cette légende quelque peu tirée par les cheveux. Retour sur un film un rien obscur qui mérite pourtant la pleine lumière.


Le prégénerique de La dame rouge tua 7 fois demeure très réussi. Deux petites filles, une blonde et une brune, jouent à la poupée mais soudain, l’une d’entre elle s’empare de la poupée de sa sœur et il s’ensuit une dispute.

Elles parviennent dans le bureau de leur grand-père, un homme paralytique, et elle demeure sous l’influence d’un tableau qui montre une dame noire tuer une dame rouge, avec un poignard. Sous l’aura du tableau, l’une des deux devient comme possédée et elle saisi un poignard dans le but d’occire sa sœur. Le grand-père arrive à temps, il les sépare et la petite fille redevient normale. Elle dit qu’elle s’est sentie comme habitée par la personnalité d’une autre. Aussi, leur grand-père leur raconte leur raconte la lègende de la dame rouge qui est liée à leur famille.


Il y a des siècles, la dame rouge était une méchante femme qui prenait un malin plaisir à empoisonner la vie de sa sœur, la dame rouge. La dame rouge fut tuée par la dame noire. Mais la revanche d’outre-tombe de cette dernière consista à revenir d’entre les morts pour tuer 6 innocents de l’entourage de la dame noire puis la septième fut la dame noire elle-même. Or, cette légende se serait vérifiée lors des générations suivantes et les petites filles seraient les suivantes.


Une vingtaine d’années plus tard, l’une des deux filles Evelyn est partie pour un long voyage aux USA. Le grand père est sous la garde de sa troisième petite fille tandis que notre héroïne, jouée par Barbara Bouchet, demeure une styliste dans un journal de mode. Elle demeure la maîtresse d’un jeune directeur d’entreprise, dont la femme demeure internée à l’asile. De plus, il demeure en violente contradiction avec son PDG.


Une nuit, le grand-père reçoit une visite pour le moins singulière puisque l’incarnation de la dame rouge elle-même vient rendre visite au grand-père qui meurt d’un infarctus. Sa petite fille ainsi que son gendre ont la conviction d’avoir entendu une sorte de ricanement féminin d’outre-tombe. Le testament va être ouvert, mais il manque encore Evelyn, dont l’argument d’un long voyage aux USA ne semble être qu’un argument dont la véracité craquelle.

Pendant ce temps là, le PDG va voir les prostituées pour des jeux vicieux. Il demeure lui aussi assassiné par la Dame Rouge, dont la présence a glacé d’effroi tous les témoins du crime. La police vient à enquêter plus étroitement dans les affaires de cette famille qui semble cacher des secrets, dont la fameuse question : où est Evelyn ? Est-elle réellement aux USA ? Qui se cache derrière les apparitions spectrales de la Dame Rouge ?


La dame rouge tua 7 fois fait fort, très très fort même. Dès le générique, le ton, l’ambiance nous font enter de plein pot dans cette nébuleuse histoire de spectre et de vengeance d’outre-tombe. La réalisation de Emilio Muraglia demeure si réussie qu’on se laisserait presque prendre à cette légende de la Dame Rouge et envisager très sérieusement que la tueuse, la Dame Rouge, demeure bel et bien un fantôme. Ce doute va nous habiter au long de toutes les péripéties, adroitement conçues par son réalisateur, qui nous entraîne adroitement dans cette histoire de crimes, de complot et de vengeance que l’on suppose d’outre-tombe.


De plus, la dame rouge tua 7 fois nous propose quelques meurtres réellement stupéfiants, comme la séquence qui concerne la femme folle du « héros ». Elle communique avec la dame Rouge depuis sa cellule et un soir, elle va s’évader grâce à son concours. Lorsqu’elle monte l’échelle pour enjamber les grilles, la Dame Rouge coupe une marche et la pauvre femme s’empale au niveau de la gorge. Le grand guignol des meurtres imaginatives en quelque  sorte !


L’intérêt de la dame rouge tua 7 fois demeure quand même l’intrigue. Elle est très ingénieuse et elle contient le grain de folie qui permet au film de se hisser dans les meilleurs des gialli.  La scène où tout bascule pour Evelyn demeure un joyau d’ingéniosité, une perle scénaristique qui fait que les Gialli demeure un genre aussi abouti. Toutefois dans le même temps, la grande faiblesse de la dame rouge tua 7 fois demeure que ses personnages ne nous demeurent pas assez bien présentés et cela gâche un peu les révélations…


la dame rouge tua 7 fois demeure l’œuvre de Emilio P. Muraglia, un excellent cinéaste à la carrière courte et quelque peu obscure (la dame rouge tua 7 fois demeure son film le plus accessible, c’est à dire assez confidentiel). Pour la ressortie de la dame rouge tua 7 fois, tous les intervenants du film ont participé sauf lui, dont personne n’avait la trace ! L’actrice principale demeure la fort belle Barbara Bouchet, une femme qui a connu une grande misère et qui a mené sa barque dans le cinéma italien populaire. Elle non plus n’a pas du participer au Dvd de la dame rouge tua 7 fois. Elle considère cette partie de sa vie comme finie et elle demeure une des seules qui refuse catégoriquement de revenir sur sa carrière (alors qu’elle conserve quelque aura).


Enfin, la dame rouge tua 7 fois bénéficie de la splendide musique de Bruno Nicolaï. B.Nicolaï demeure en quelque sorte le grand collaborateur d’Ennio Morricone avec lequel il travaillait beaucoup dans l’orchestration par exemple. C’est bien simple, si un producteur n’arrivait pas à avoir Morricone, il se rabattait sur Bruno Nicolaï. Ce grand compositeur, mort en 1998, a composé de bonnes et de moins bonnes b.o, mais la dame rouge tua 7 fois demeure l’une de ses meilleures. Elle participe amplement à la distillation de la peur et elle nous convainc que la Dame Rouge demeure bel et bien un spectre assassin qui peut nous frapper au grés de sa folie !


Note : Je vous propose d’aller consulter la critique de Psychovision, qui vous présente la dame rouge tua 7 fois sous un autre angle que le mien. Vous aurez donc une pluralité d’avis.

Enfin, voici le maigre trailer que je suis parvenu à saisir sur Youtube !

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15 décembre 2008 1 15 /12 /décembre /2008 19:07

Personnellement, j’adore les films d’horreur comiques de la mouvance de Bad Taste, Meet the Feebles ou encore Brain Dead. Toutefois, il y en a un qui peut se comparer sans problèmes aux autres. Il est oublié des critiques car il est certain qu’il n’a pas eu une grosse diffusion, juste en vidéo dans nos contrées : il s’agit de Blood Dinner. Et il est tonique !


Blood dinner traite de deux frangins dégénérés, les frères Tutman. Leur pedigree familial est quelque peu compliqué : leur oncle était un illuminé religieux qui voulait le retour sur terre de la déesse Shitar, plus forte que Superman. Il a péri quelques années plus tôt après avoir troussée une victime plutôt que de la tuer. Pour expier ses fautes, il s’est coupé ses précieuses et il se dirigeait avec elles dans sa main pour aller voir ses neveux. Bien qu’abattu par la police, il continue à subsister dans un bocal, ses yeux rattachés à son cerveau et il dirige ses neveux.


L’ambition de la petite famille consiste donc à faire revenir la déesse Shitar dans cette époque. Or pour cela, il faut suivre un procédé magique qui implique de lui fabriquer un corps parmi plein de jeunes filles, puis de suivre un rituel bien contraignant. Pour réussir leur entreprise folle, les frangins et l’oncle travaillent dans un restaurant nouvelle cuisine, qui n’en est pas vraiment un !


A y regarder de plus prés, le succès incroyable du restaurant vient en fait des recettes de cuisine du culte, qui ne sont pas végétariennes contrairement à leur publicité, loin de là ! Les frangins vont donc tenter de trouver les éléments pour le corps de la déesse (la bonne conjonction des astres est proche), échapper à la surveillance d’une police dont les membres masculins sont vraiment peu doués, se débarrasser d’un concurrent qui suspecte des irrégularités dans leur recette, les inspecteurs des fraudes et de la consommation…Comment vont-ils faire, surtout qu’ils sont un  brin crétin !


Blood dinner est réellement divertissant, surtout amusant. En fait, il aligne les belles séquences comiques avec de belles moments mémorables. Les gags sont nombreux : les hommes sont vraiment crétins, les flics ramassent les morceaux de corps dans des sacs poubelles, l’inspecteur réfléchit en se grattant instinctivement son flingue sur la tête et le coup part...

Et ce n’est pas finit : la Déesse Shitar n’est pas du genre aimable, un des frères manque de se faire tuer par une victime, femme, qui lui en remontre particulièrement alors que son petit ami est K.o…

Le tout finit dans un joyeux foutoir finit en apocalypse total où les frères, des zombies, la déesse Shitar et les flics s'affrontent !


Blood dinner est une relecture du premier film gore de l’histoire, Blood feast.

Le papy des films d’horreur, qui date de 1963 par Hershell Gordon Lewis, demeure un film poussif et baclé. Il fut tourné en vidéo, en une dizaine de jours avec des effets spéciaux rudimentaires. Pour comprendre le lien de parenté entre les deux films, Blood dinner serait une suite officieuse, l’oncle serait le tueur de Blood feast et il tue également pour célébrer le festin de cette fête sanglante. Film hautement oubliable, Hershell Gordon Lewis fera beaucoup mieux avec son second film, 2000 maniaques, qui parvient réellement à mettre mal à l’aise.

Hershell Gordon Lewis en fera quelques autres, inédits en France, puis il explora d’autres domaines qui n’ont rien à voir avec le cinéma (dont directeur d’une clinique d’avortement !).


Blood dinner est quand même dû au talent de sa réalisatrice, Jackie Kong, qui a fait preuve d’un vrai talent pour la mise en scène ainsi qu’un sens certain pour l’humour transgressif et anti-macho, ce qui est somme toute assez rare.

Dommage que sa carrière ne s’est pas poursuivi pour connaître le succès que Blood dinner laissait présager.

Blood dinner demeure presque son dernier film, ce qui est réellement un gâchis. Blood dinner fut produit par Vestron, une des boîtes qui s’est effondré dans les années 80 mais dont le succès majeur était le Dirty Dancing, deux films aux antipodes l’un de l’autre !


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12 décembre 2008 5 12 /12 /décembre /2008 08:00

2ème partie


Ainsi, le numéro 2 de Golden Comics va nous emmener dans un endroit exotique, avec les filles de la jungle (comme les premiers Tarzan de Johnny Weissmuler mais en plus appétissant ) ! Si les plus érudits d’entre nous ne se souviennent guère que de Sheena, reine de la jungle, il y a eu une cohorte d’autres déesses qui ont même peuplé les aventures médiévales, les western ou encore le polar ! Toutes réunies dans un seul fascicule !

Il s’agit d’un genre riche, un peu oublié aujourd’hui, qui a fait rêver des centaines de milliers d’enfants en les emmenant dans les destinations les plus lointaines !

De la variété, de la diversité qui nous fera voyager dans un genre qui m’est relativement inconnu. A découvrir au plus vite !


The Weird Science Tales nous promet un voyage dans un autre genre, mon préféré je crois, sur les histoires stupéfiantes de voyages dans le temps, de civilisations imaginaires, d’anomalies temporelles… Rappelons quand même que ce type de récits a fait le bonheur de bataillons de lecteurs américains comme français ! Ce fut en effet dans des revues comme Cosmos, Big Boss ou encore Sidéral que nos respectables aînés ont pu appréhender la Science Fiction, un genre incroyablement riche où les seuls limites sont celles de l’imagination. Mine de rien, ces récits qui dérivent des pulps ont anticipé une somme incroyables d’avancées technologiques !

Les ont-elles influencées de manière indirecte en insufflant ces idées dans l’inconscient collectif ?

Il s’agit d’un sujet qui m’intéresse particulièrement !


Enfin, il est à noter que Marvel/Atlas, avant d’exploser en 1961 avec les super héros, de nouveau, exceller avec ses histoires de monstres et de SF, une vraie mine d’or !

The Weird Science Tales va donc nous montrer les meilleurs histoires des autres firmes…

A ne pas manquer !


Golden Comics continue le voyage avec une destination fantômes !

Le genre est lointain et il s’est partiellement développé depuis les débuts des comics, mais il a aussi eu une raisonne chez Marvel, les histoires courtes d’Altas, mais surtout DC qui a publié jusque dans les années 80 House of Mystery !


Si vous avez été attentif aux publications d’Arédit, vous pouvez sans peine vous souvenir de ces fascicules comme Névrose, Spectral (avec Swamp Thing d’Alan Moore !)mais aussi le manoir des fantômes (les premiers numéros contiennent Sandman, Demon, OMAC de Jack Kirby !).


Bref, une belle épopée et un pan entier de l’histoire des comics, qui a stimulé l’imagination de Neil Gaiman pour Sandman et qui a indirectement généré Vertigo ! L’histoire des comics suit quand même des voies détournées !


Le 5ème Golden Comics nous livre quelques récits de guerre.

Là encore, il s’agit d’une composantes des comics qui a eu beaucoup de lecteur, il n’y a qu’à voir les éditions françaises de ces petits fascicules, ne serait-ce que les Mon Journal, pour constater qu’il y a quelques décennies, ce genre avait son public régulier et avide de ces récits.

Encore une fois, c’est DC qui tenait le haut du pavé (alors qu’on l’envisage généralement comme l’éditeur des seuls Batman & Superman).

Le meilleur artiste est, considéré de l’avis de beaucoup, Joe Kubert qui suit les récits de Bob Kanigher que furent le Sergent Rock, ou encore le Soldat Inconnu.

Certes, Marvel avait produit  Fury et son commando d’hurleurs, mais entre les deux, quels titres étaient intéressants ?

Ce Golden Comics va nous en donner la réponse.


Le 6ème numéro de Golden Comics se penche sur les monstres indescriptibles qui peuplèrent les comics. Lovecraft, le maître de l’indescriptible, a donc eu un écho certain dans ce type d’histoires qui ont permis à des générations de lecteurs de se « familiariser » avec ce type de manifestations surnaturelles. C’est ironique de constater comme la littérature a clairement influencer les scénaristes de comics et que ceux-ci, en retour, ont sensibilisé des bataillons de jeunes esprits à appréhender ce type de lecture, qui se retrouve également transposé de temps en temps au cinéma, comme The Mist de Frank Darabont d’après Stephen King !


Voilà un vrai panorama de la diversité des comics telle qu’elle a existé.

Combien de collections nous l’ont proposé jusqu’à maintenant ?

Quel autre éditeur a tenté auparavant ce pari ambitieux et ô combien prometteur ?


                                                               (le maître surpris en pleine réflexion !)


Ma foi, je ne vois que Fréd Tréglia qui a eu la poigne pour le faire.

Il est à prendre en compte, que je l’ai déjà écrit, il faut que nous adhérions en masse à ce projet afin que Fréd continue sur sa lancée qui nous promet enfin le meilleur dans un pays où, finalement, il ne se passe que trop peu de choses !

De plus, quand on sait combien cotent ce genre d’initiatives éditoriales, quelques années après, il serait peut-être bon de faire de réelles affaires en ces temps de crise.


Où commander les Golden Comics? Cliquez ici .


 

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10 décembre 2008 3 10 /12 /décembre /2008 08:00

1ère partie


J’essaye toujours de vous intéresser à la pluralité des comics, que l’on a tendance à systématiquement associer aux super-héros. Hors, on ne le sait que trop peu, les super-héros ne sont qu’une composante de cette grande famille américaine de la bd US. Ainsi, je parie que les meilleurs et les plus gros tirages actuels sont les comics de Walt Disney et les mangas.

En ce qui concerne nos super héros, en tout cas les firmes qui les ont produites et créer, ils n’étaient qu’une composante parmi d’autres genres : les comics de guerre, les comics d’horreur, les comics exotiques ou encore ceux de SF.

Ceci demeure difficile à appréhender car peu de traductions sont disponibles aujourd’hui.

Il y a donc un large de pan de culture à redécouvrir, et personne ne s’est lancé dans l’aventure, jusqu’à maintenant !


Je considère que la France est un pays, un beau pays, où les lignes bougent peu, où il y a peu de progrès. Pour cela, il n’y a qu’à voir l’état consternant des chaînes de télévision, où le monde de la presse qui n’est pas aussi pluridisciplinaire que cela.

Aussi, quand il y a quelque chose de nouveau, quelqu’un qui tente une nouvelle aventure, il convient de ne pas la manquer !

Fréd Tréglia est quelqu’un doué d’un flair éditorial certain.

Il a des brillantes idées, il ose, il tente et il a une vision assez élevée du marché et surtout, de ce que lui-même peut apporter.

Certes, Fréd Tréglia est un micro éditeur : il agit avec une structure légère, dans le Limousin, mais qui est prometteuse, très prometteuse. Il sait à chaque fois trouver des friches intéressantes, des aventures éditoriales innovantes, dont Golden Comics !


Golden Comics va donc nous chercher et nous sélectionner les meilleurs perles des comics de l’âge d’or. Âge d’or qui date sensiblement de 1965, la date du premier comics book jusqu’au second Flash dans Showcase # 4, sauf erreur de ma part. Entre les deux dates, des millions de fascicules avec des tirages qui flirtèrent le million d’exemplaires mais aussi une quantité incroyable de titres, de genres, de concepts et de talents.

Pour nous français, ces comics paraissaient désespérément loin, inaccessibles et surtout obscurs.

Mais Fréd Tréglia et Jean Depelley se sont retroussé les manches et ils nous ont sélectionné le meilleur, la crème de la crème, dans chaque « genre » qui était disponible. Le premier numéro contient une sélection des titres d’horreur. Un genre qui eut un certain retentissement, qui connut également un fleuron, les EC comics, mais qui généra hélas un mouvement de réprobation qui se hissa jusqu’au Sénat américain, alors occupé à chasser les Rouges, les idées subversives et à protéger la jeunesse (au détriment des problèmes raciaux et de la mafia).

Je vous renvoie au blog de Fréd Tréglia car il a écrit avec l’excellent Jean Depelley un article fort instructif à ce propos !


Vous n’aimez pas particulièrement les comics d’horreur mais vous êtes quand même curieux ?

Cela tombe bien car Fréd Tréglia va nous montrer qu’il dispose d’une palette très large de genres !

Mais ces autres Golden Comics, que proposent-ils au juste ?

 


 

 

 


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8 décembre 2008 1 08 /12 /décembre /2008 08:00

Je vais maintenant traiter d’un collègue que j’apprécie pas mal, à titre privé, Fred Tréglia !

J’ai rencontré Fred lors de la petite convention de Mandelieu en 2007 et l’homme m’a tout de suite été sympathique.

Mais qui est Fred Tréglia ?

Pour ceux qui ne le connaissent pas, Fred Tréglia roule sa bosse depuis 10 ans dans le milieu des « fanzines ». Je ne cesse de le rappeler, ou je le rappellerai ici même, les fanzines français relatifs aux comics sont pour les plus remarquables, de haut niveau.

Des exemples ? Il y a eu Phénix, Scarce, Back-up, Kirby, SWOF, les éditions de l'hydre ou encore Direct importation/Heroes.

J’ajoute volontiers Univers Comics à la liste.


Fred Tréglia s’est lancé dans l’aventure vers 1998, quoique je ne soit pas certain de l’année, et il est parti d’une idée simple : il n’y a pas de référence stricte pour les côtes des comics en France. Certes, il y a bien le fameux BDM, mais les professionnels ainsi que les acheteurs conviennent depuis longtemps qu’il est imparfait, qu’il ne semble pas refléter une réelle tendance. Donc il y avait un espace vide, une brèche, et Fred Tréglia s’est courageusement  lancé dedans. Les premiers numéros avaient déjà une fière allure, avec l’amusant portrait de Fred lui-même en médaillon et il fut bien accueilli dans l’ensemble.


Mais le fait de ne proposer que des côtes, bien que réactualisées, pouvait paraître limitatif, alors Fred a fait progresser Univers Comics puisque ce domaine semble en expansion. D’abord, le rédactionnel devient un peu plus fourni, j’y reviendrai, puis les côtes de jouets sont abordés et on apprend là, c’est une saine curiosité, qu’il y a des produits dérivés dont on ne connaissait même pas l’existence !

Facile d’accès, avec une belle mise en page, Univers Comics s’adresse à pas mal de monde.

Pour les plus exigeants, ceux qui connaissent tout, ils ont enfin un outil sérieux qui leur permet d’avoir une idée de la tendance du moment.

Donc, Univers Comics convient à tous les lecteurs !


Fred Tréglia a varié les sujets en allant plus loin, notamment le guide des X-Men, encore quelque chose qui n’avait pas été fait jusqu’alors, et qui nous permet là aussi d’avoir quelques informations précieuses sur nos albums LUG, Semic et bien sûr Panini. C’est ça Univers Comics, une aventure très intéressante qui ne demande qu’à s’épanouir, à prendre de la voilure.


Pour preuve le petit frère d’Univers Comics, j’ai nommé Comics Culture.

Comics Culture traite tout particulièrement du merchandising, ce qui est un sujet infiniment vaste et qui remonte à bien des années. Là encore, Univers Comics demeure une perle sur le sujet puisque les proders ou autres produits dérivés sont légion, et ils correspondent chacun à un souvenir, ou alors à un personnage que l’on aime ou enfin un coup de cœur relatif à un de nos moments préférés dans les comics.

Comics Culture est mon petit chouchou pour le moment. J’ai acheté ce numéro-ci, et je dois dire que je ne l’ai pas regretté ! Outre les articles sur Superman (qui connaît les rochets en kriptonites vendus aux kids américains il y a quelques dizaines d’années? ), Comics Culture contient aussi du rédactionnel de premier choix.

Ainsi, j’ai été réellement ébloui sur un article de premier choix, exhaustif qui plus est, sur le grand créateur des comics : Jack Kirby !

Cet article revient avec force de détails sur la carrière du King Kirby dont ses débuts, son association avec Joe Simon (15 ans, plus qu’avec Stan Lee), son passage chez DC (qui n’ont pas compris alors quel talent avait le King), puis encore son arrivée chez Marvel/Atlas, qui menaçait de fermer et de mettre une bonne fois pour toute la clef sous la porte !

Et encore, cet article ne contient qu’une partie de la longue carrière du King !

C’est Jean Depelley qui a écrit cet article et, très franchement, c’est un des tous meilleurs que j’ai jamais lu. Je vous le recommande vivement car il mérite à coup sûr une place de choix dans votre bibliothèque tant il est érudit, pasionnant et accessible à tous.


Mais revenons à ma rencontre avec Fred Tréglia à Mandelieu.

Je dois l’avouer, j’ai fait alors mon nerd de service puisque Univers Comics, avec ses côtes, m’avait joué un sale tour : un gros vendeur que je connais l’avait ouvert devant moi afin de tirer un prix à la hausse en prenant le prix maximum. Je me suis donc énervé contre Fred.

Fred, qui manifestement en a vu d’autres, a à peine sourcillé, il a nettoyé ses lunettes et il m’a expliqué, patiemment, que Comics Culture était un élément de référence pour une négociation et qu’il devait nous servir à être exigeant sur le parfait état d’un exemplaire pour que la néogication se fasse... à notre avantage !

Voilà encore un intérêt d’Univers Comics : il permet d’être très exigeant envers le vendeur et l’état peut servir de modérateur dans les prix. Simple mais efficace lors d’une transaction !


Ayant revu Fred Tréglia depuis lors, et un peu honteux de mon comportement (alors que lui est bien au-dessus de cela), nous avons sympathisé et, parce que je pense que Univers Comics est une fort belle aventure qui va compter dans les années qui viennent comme une référence, je lui ai proposé des articles beaucoup plus élaborés que ceux que je vous livre ici. Aussi, je ferai un long article sur les voitures de super-héros de Corgi Toys ! Ce sera dans Comics Culture.


Mais pour le reste, je vous incite fortement de vous procurer un Univers Comics, de vous rendre compte par vous-même de quoi il en retourne, et de participer à l’aventure. Pour cela, cliquez dans les liens sur son blog.  Car Fred Tréglia fourmille d’autres projets, des plus intéressants.


Justement, je vous vous en relater un qui mérite toute votre attention…




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