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12 novembre 2008 3 12 /11 /novembre /2008 08:00

5ème partie 

Les épisodes se succèdent, avec au début un David Finch assez inspiré. Intéressant que le parcours de ce enfant de Top Cow. Certes, Marc Silvestri l’a formé mais il l’a quitté pour mener sa propre carrière qui le mène à ce comics de premier plan. Il a avoué récemment qu’il était miné par des doutes quant à son art, ce qui est à mon sens un lapsus d’artiste qui ne pourra que progresser et nous surprendre par la somme de talents qu’il est prêt à déployer. Je gage qu’il va nous surprendre. 

Pour en revenir au titre Vengeurs, c’est un succès majeur de Marvel puisque pour la première fois depuis les années 70 le titre passe devant les X-Men, un succès historique qui ne se dément pas !
Mais le titre est contesté, on reproche aux histoire de ne pas présenter grand chose et de diluer l’action et les enjeux. Il est vrai que le titre n’est pas la JLA de Morrison, mais il reste agréable à lire, les personnages sont maîtrisés et ils gagnent même un regain d’intérêt, de caractérisation. Ainsi, en ce qui me concerne, Spider-Man est plus intéressant et amusant dans ce titre que dans USM !  Brian Michael Bendis a même quelque éclairs de génie en remodelant des menaces. Ainsi le Brother Vodoo est régulièrement inquiétant lors de sa venue pour neutraliser Doc Strange dans Civil War.  

La série est si appréciée et si convaincante, en termes d’impact pour le lecteur tant que pour le respect des personnages, que certaines idées de grands événements à venir prennent leurs germes dans cette série. Ainsi l’intéressante idée des Illuminati rencontre un certain écho dans les pages des Vengeurs. Mais la saga World War Hulk s’apprécie comme une conséquente indirecte des actions de nos illuminati. Brian Michael Bendis sait jouer de la continuité ou plutôt de l’historique de Marvel : ses idées permettent un nouvel éclairage et l’histoire de Marvel n’en demeure que plus intéressante, plus enrichie. IL s’agit là-encore d’une autre facette des dons de scénariste de Brian Michael Bendis : là où d’autres, John Byrne par exemple, alourdissent inutilement jusqu’à l’amphigouri l’histoire de la firme, Brian Michael Bendis trouve des idées astucieuses qui permettent de la rendre plus intéressante. Pour une fois qu’un scénariste revisite le passé sans le dénaturer ! 

Brian Michael Bendis n’a pas participé au grand crossover Civil War.
Voilà un « évènement » qui  beaucoup plu, tant mieux, mais il s’agit bien d’une idée qui vient de éditorial. Le but est juste de lancer une nouvelle série, voire plusieurs pour l’occasion, mais la série en question se nomme « Mighty Avengers ». Mighty Avengers bénéficie quand même du talent graphique de Frank Cho, avouez qu’il y a pire !
Frank Cho avoue volontiers que Brian Michael Bendis demeure très réceptif à ses idées, ce qui est un signe de tolérance et d’ouverture d’esprit.   

Le gros morceaux, en tant que crossover, de Brian demeure donc le fameux House of M.
Grand crossover 2005 en 8 parties, House of M bénéficie des dons graphiques de Olivier Coipel, mais il conclut surtout une vieille histoire qui traînait quelque peu et qui doit beaucoup au talent, d’alors, de John Byrne. On sait depuis un peu moins de 30 ans que la Sorcière rouge avait un versant maléfique (tiens, comme Phénix !). Il y a 20 ans, l’histoire progresse à grands pas, John Byrne dans les Vengeurs de la côte ouest la rend maléfique pour un temps seulement. Maléfique et surtout bien redoutable. Il avait notamment monté une grande intrigue qui aurait spécifiait les pouvoirs de la Sorcière Rouge : elle avait bien le pouvoir de modifier les probabilités à son avantages mais elle courbait en fait les réalités des autres univers parallèles pour n’en retenir qu’une. L’éditor en chef ne laisse pas Byrne, malgré un premier accord, finir cette histoire et John Byrne claque la porte. L’intrigue sera reprise par Roy Thomas, qui hélas a perdu lui-aussi de sa superbe, et l’intrigue aura beaucoup moins d’ampleur.

Sauf que les éléments scénaristiques demeurent en jachère, et qu’il fallait bien que quelqu’un, au nom de la sacrée continuité, fasse quelque chose…un jour !

Brian Michael Bendis continue donc sa prestation sur Avengers et sa série dérivée, Mighty Avengers, et il ne semble pas à court d’idées. Il est rejoint par des dessinateurs de haut calibres, comme Lenil Yu ou Frank Cho, et  il a pleinement prouvé qu’il était capable d’œuvrer dans le genre super héros avec une grande aisance, une facilité naturelle pour caractériser les personnages qui demeurent ou traversent la série et renouveler les menaces.

Du bon travail pour un auteur extrêmement capable qui est doué pour tous les genres qu’il aborde : la marque des très grands en somme !

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10 novembre 2008 1 10 /11 /novembre /2008 08:00

4ème partie 

Mais le titre a quand même vécu de belles périodes : la première de Lee/Kirby, la guerre Kree/Skrull de Neal Adams et Roy Thomas, David Micheline/John Byrne/George Perez mais surtout, sur la plus grande période du titre Roger Stern/John Buscema.

Bien sûr, cette liste m’est personnelle et vous pouvez à loisir ajouter votre tandem créatif préféré.
En tout cas, une période qui était assez affreuse et plate question histoire était celle de Bob Harras avec ses personnages extrêmement peu intéressant. La reprise du volume 3, ou 2 si je m’égare, par Kurt Busiek/George Perez est convaincante, et nous vîmes avec bonheur se déployait une équipe de premier plan : Geoff Johns et notre gloire nationale, Olivier Coipel (espérons qu’il soit le premier d’une vague qui inclut Paul Renaud et Guile).  

Chuck Austen a suivi pour reprendre les rênes du titre d’un Goeff Johns en partance pour DC mais il n’a pas fait long feu non plus. Un cas unique ce Chuck Austen : il a joui d’un crédit immense de la part des éditeurs mais ce capital s’est assez vite envolé. Il est vrai que son style était assez verbeux et il privilégie plutôt les relations entre personnage que l’action. Bref, on croirait parfois lire du Chris Claremont, celui des mauvais jours.
Chuck Austen s’est donc vu retiré ce titre ainsi que toutes autres commandes chez les deux grands, bizarre comme carrière…

La révision commencera donc par un tournant spectaculaire où il va y avoir des morts.
On connaît cette formule, elle a déjà servie dans d’autres occasions tels les New Teen Titans et la mort ne comics n’est jamais définitive. Les plus grands périls pour un héros de comics sont à la fois le public et les éditors. C’est la que Brian Michael Bendis va faire la différence : tout son aptitude et son talent de conteur vont-ils faire passer la pilule dont on connaît déjà la formule ?  

La réponse est oui, et le résultat est franchement agréable à lire.
L’arc en question, Avengers disassembled, voit donc les 10 plaies d’Egypte s’abattre en même temps sur le groupe qui perd Œil de Faucon et la Vision.

Les périls et leur fréquence sont tels que les Vengeurs sont éprouvés très durement.
De plus, le danger vient de leurs propres rangs puisque c’était la Sorcière Rouge la responsable !

il s’agit de la conclusion d’une idée trentenaire qui fut initiée dans un épisode de Micheline/Byrne, comme quoi il faut attendre quelque peu dans les Marvel comics et il est vrai que 6 années réelles équivaut à 1 année dans cet univers !

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7 novembre 2008 5 07 /11 /novembre /2008 08:09

Litan raconte l’histoire de Jock, un géologue, et de sa campagne Nora qui se rendent à la cité montagneuse de Litan. Litan est une belle ville, un village ancien, qui n’est clairement pas situé géographiquement. Il pourrait s’agir d’un petit village reculé dans un coin des Alpes, comme d’ailleurs. Or, on fête les morts et justement, un événement survient : suite à un affaissement de terrain, de mystérieuses lueurs vertes apparaissent dans le torrent qui se déverse dans le village de Litan. D’apparence anodin, le comportement des  premiers exposés se revèle vite sanglant, une perturbation majeur du comportement des « exposés » qui sont guidés par des pulsions homicides. Pire, ils ne semblent plus avoir de raisons, ni même de but. Alors que l’épidémie se répand rapidement, très rapidement, les autorités sont submergés et  il ne reste qu’une seule solution : fuir ce piège mortel qu’est devenu Litan !

Litan se caractérise selon moi par un point faible et un point fort : Litan semble avoir une faible structure et le déroulement des événements paraît un rien anarchique. Ainsi il faut quelque peu s’investir pour comprendre la progression de l’histoire. Mais cette relative structure éthérée lui donne une grâce, une poésie qui font de Litan un film somme toute assez subjuguant. Le rythme flotte quelque peu, les personnages secondaires ne m’ont pas paru bien campés mais la cité, Litan, est fabuleuse.

D’une ville pittoresque, qui a un cachet certain, Jean-Pierre Mocky  parvient à lui conférer une dimension fabuleuse, une cité du cauchemar qui sort d’un onirisme somme toute inspiré. C’est un des traits de génie de Jean-Pierre Mocky , qui ne me semble pas assez reconnu, pouvoir transfigurer un décor banal en lui restituant une magie et une tonalité marquante.

C’est à Annonay, dans l’Ardèche, qu’a été filmé Litan. Un cadre intéressant, qu’il fallait découvrir et mettre en valeur.

Mais Litan vient d’un souvenir personnel de Jean-Pierre Mocky, de sa Slovénie natale où il voyait, enfant, certains rites ou coutumes particuliers, dont les feux follets et la cérémonie pour les morts. Jean-Pierre Mocky  a donc excellé à nous restituer ce cadre fantastique, qui demeure un des plus beaux du cinéma français.

En outre, Jean-Pierre Mocky  a eu 4 co-scénaristes, dont le remarquable Jean-Claude Romer.

Jean-Claude Romer est un très grand cinéphile de la culture populaire, ami de Mocky, mais aussi collaborateur à la télévision de Pierre Tchernia. Il a co-fondé le fameux Midi Minuit Fantastique. Autorité dans le domaine du cinéma, Jean-Claude Romer a su, et je le porte au pinacle pour cela, considérer le genre fantastique comme un genre à part entier et non comme un sous genre à peine digne d’intérêt. Rare furent ceux qui pensaient comme lui et il a contribué à la reconnaissance du genre. Je vous ai présenté ou remis en perspective la carrière de Francis Lacassin, Jean-Claude Romer m’apparaît de la même trempe.


Revenons à la structure de Litan, le film voit donc ses personnages principaux tenter de sortir de ce piège de dédales qu’est devenu Litan. Un piège mortel où la mort cherche à se réincarner dans le corps des vivants dans une confusion funeste. Jock et Nora vont tenter de s’échapper de là, de s’extraire de ce piége mortel comme les protagonistes des révoltés de l’an 2000 mais une surprise de taille les cueillera au terme de cette course pour la survie. Un des éléments qui est intéressant, est qui n’a pas de réelle fonction demeure les musicien qui sont en quelque sorte les gardiens des lieux qui suivent à la trace Jock et Nora. Ils ne sont pas agressifs mais ils semblent incarner le spectre de la défaite, une présence irréelle et de fort mauvaise augure, des corbeaux maléfiques. Encore une fois, ils renforcent le cachet oppressant de Litan et ils sont une habile manifestation de la malédiction et aussi un élément de décor : un détail marquant, une fort belle idée de plus.


Je vous incite donc à découvrir Litan, la cité des spectres verts comme une œuvre singulière, qui n’a nulle autre pareille, et qui est réellement fantastique : c’est-à-dire qu’elle développe son propre imaginaire, ce qui est rare dans un genre où les idées se recyclent ou se recroisent assez souvent ! Et si c’était finalement cela l’essence même du genre fantastique : nous laisser à nous, spectateurs-lecteurs, suffisamment d’autonomie pour que nous fassions nous-mêmes notre propre représentation active de l’œuvre avec notre imaginaire ? Après tout, combien de films stimulent et développent notre imaginaire, le laissant déborder et jaillir ? En tout cas, pas les films de majors américains fort convenus !



Note : Voici le début de Litan qui pose le cadre de la cité et qui annonce en rêve ce qui va suivre. Laissez-vous émotionnellement guider dans ce voyage de l’iréel.


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5 novembre 2008 3 05 /11 /novembre /2008 08:00

4ème partie.  


Mocky le raconte bien dans un ouvrage que je vous relaterai plus tard : des gens qu’il a formés ou qui ont commencé avec lui lui tournent maintenant le dos. D’autres qu’il a vu commencer en bas de l’échelle ne lui font plus la faveur de l’écouter et de le considérer. Bref, certains se décourageraient dans de pareilles conditions, mais pas Jean-Pierre Mocky !

L’année 2000 le voient réaliser, année faste, 3 films que sont Tout est calme, le Glandeur, la Candide Madame Duff. Pas mal pour un réalisateur à qui on tourne le dos, les  financiers, et qu’une certaine bienséance aimerait voir en retraite.
Justement, Jean-Pierre Mocky est un auteur et il a encore bien des choses à produire, à créer, et surtout il a toujours le soutien de ses acteurs. Que ce soit des seconds rôles qu’il sait très bien mettre en valeur, Jean Abeille, Dominique Zardi, des chanteurs tels Eddy Mitchell ou Dick Rivers auxquels il propose des rôles assez intéressants, ou encore les fidèles –surtout Michel Serrault, Jean-Pierre Mocky est un cinéaste qui offre des rôles mémorables pour des acteurs que les autres ont tendance à cataloguer.

Mais les budgets baissent, voire relèvent de l’auto-production avec des chaînes privées ou du câble. C’est cela la télé moderne : une multitude de chaînes mais des programmations qui paraissent formidablement uniformes et proposent peu d’intérêt. Ainsi, quand la TNT fut lancé, ils ont communiqué sur le retour d’Albator 78. C’est certain, ça vaut la peine de s’abonner à ces chaînes !?
Toutefois, Jean-Pierre Mocky parvient quand même à arracher des partenariats qui lui permettent de tourner des films, mais dans des conditions de tournage frugales et rapides. Quelle gâchis de la part des télévisions modernes qui ne le reconnaissent pas en  tant qu’auteur moderne et qui déversent des millions d’euros dans des productions acéphaliques !


Mais les titres se succèdent dans une joyeuse cadence, une belle performance alors que des cinéastes-divas-auteurs mettent des années à proposer un nouveau métrage. De telles affres de la création, Mocky ne connaît manifestement pas et il nous propose Les araignées de la nuit, le fameux Furet avec Lonsdale, Serrault, Jacques Villeret et Dick Rivers. Suivent Touristes oh yes, mais aussi le Bénévole.

Si j’avais un Mocky à voir en priorité, ce serait ce bénévole tourné avec Bruno Solo et Yvan Le Bolloc’h. Lors d’une interview, Bruno Solo a rendu hommage à Mocky et il a emmené son pote Le Bolloc’h dans ce tournage. Fin cinéaste, ce qui est à rajouter à son crédit, Bruno Solo a mis en avant la carrière fabuleuse de Jean-Pierre Mocky et il a exprimé sa satisfaction à participer à ce tournage. Malin et averti, Jean-Pierre Mocky traite du travail des bénévoles, qui en France dépassent le million, qui est détourné par des âmes peu scrupuleuses…

Un bon sujet, un solide casting, le Bénévole paraît plus que solide…

Viennent après le Deal, les ballets écarlates et 13 French Street, des films qui souffrent d’un manque de diffusion, quoique Laurent Ruquier l’ait invité une paire de fois dans son émission, on n’est pas couché.

Jean-Pierre Mocky s’est donc pris en mains pour bouger. Fait rare, il a acheté un cinéma, pas n’importe lequel, pour pouvoir contrôler lui-même sa distribution. Une distribution limitée ? De toute façon, la tendance est faite au produit de masse, je n’ose pas écrire film, qui sera projeté dans un maximum de salles en un temps limité. Mocky propose donc ses films, ses programmations, dans ce cinéma mythique, un des derniers grands des années 50/60 qui déversaient jadis des quantités de films en double programmes pour des spectateurs qui ne connaissaient en majorité que le cinéma. Le Brady fut donc le dernier temple du double programme consacré au fantastique. Norbert Moutier consacra un de ses remarquables fanzines sur le Brady. Son dynamique directeur de salles d’avant confessait qu’il lui était âpre de trouver des films anciens car les droits des films étaient presque tous épuisés…

Une salle mythique donc, que j’irai visiter quand je retournerai à Paris.

Jean-Pierre Mocky a renouvelé de fond en comble le Brady, et il diffuse ses films dans un cinéma qui est devenu superbe. Il se rend également dans des villes de province où il présente ses films devant un public occasionnel, ou plutôt événementiel, puis il assure la promotion de ses œuvres après une conférence. De manière amusante, Jean-Pierre Mocky avoue lui-même qu’il revient aux grands débuts du cinéma, lorsqu’un cirque itinérant allait apporter la lumière dans une ville, comme avec un cirque, où la bobine était le trésor que l’on soignait au mieux.

Mais pourquoi donc un tel cinéaste, d’un calibre de haut rang, n’est-il pas mieux mis en valeur ou récompensé dans son propre pays ? La réponse a déjà été partiellement donnée, mais elle mérite au minimum que l’on fasse le tour du sujet…


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3 novembre 2008 1 03 /11 /novembre /2008 08:00

3ème partie


Les années 90 succèdent donc aux années 80. Ces dernières ont été glorieuses avec notre cinéaste d’envergure : les films étaient des succès, les acteurs se pressaient pour tourner avec lui est des réussites sont incontestables. Bien sûr, les critiques de Cinéma y trouvèrent à redire, mais je me demande si parfois leur spécialité consiste à analyser un film pour en démonter les mécanisme et traiter de la substance plutôt que de lapider un film par une phrase convenue ?

Il y a donc moins de films de Mocky dans cette décennie, et ceux-ci ne sont d’ailleurs pas les plus retentissants ni les plus connus. Car c’est aussi les moins diffusés, mais leur valeur n’est en rien compromis.
Tout d’abord, il y a une ville en enfer, adapté d’une œuvre de Eliot Chasel. Mocky retourne devant la caméra pour l’occasion mais le film est peu apprécié de son public habituel.

Après Mocky story, le cinéaste peut capitaliser sur son nom, qui est d’ailleurs presque un label, le film le plus emblématique à venir est le fameux Ville à vendre.
Ville à vendre voit donc la venue d’un étranger, Tom Novembre, dans une ville où les autorités ne sont pas très nettes : elles sont d’ailleurs en affaire avec un groupe industriel qui va leur demander un investissement assez étrange.

Poursuivons ces années 90, qui comporte quelques œuvres notables, dont Le mari de Léon, Bonsoir, Noir comme le souvenir, Alliance cherche doigt. Jean-Pierre Mocky tourne toujours mais les succès sont moins éclatants, les producteurs plus défiants mais les critiques toujours aussi crétins et lapidaires. Ne faisant partie d’aucune coterie, les temps sont durs pour Jean-Pierre Mocky mais il va rebondir…

 

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31 octobre 2008 5 31 /10 /octobre /2008 08:09

Judex est une oeuvre qui, paradoxalement, entretient des rapports de parentés lointains avec les comics. En fait, plutôt que les comics, il s’agit des sérials, ces films divisés en 12 chapitres qui étaient projetés le samedi matin aux kids américains. La firme la plus populaire fut la Republic mais son activité finit dans les années 50 Sur les centaines de sérials américains, seuls une trentaine fut diffusée en France. Pourquoi ? Parce que nous avions nous-mêmes ce type de programmes. Judex est un film, le film qui rend hommage à cet art de l’épique, c’en est même le meilleur fleuron.

Avant de traiter quelque peu Judex, il convient de rappeler le grand cinéaste qu’était George Franju. George Franju (1912-1987) était un critique de cinéma qui s’est tourné après à la réalisation avec des documentaires assez incroyables et fort réalistes. Il a co-fondé en 1936 la Cinémathèque française, une excellente réalisation qui, de nos jours, honore véritablement la pluralité du Cinéma et du Cinéma. Après maintes choses, George Franju est passé à la réalisation grâce à Jean-Pierre Mocky avec le film la tête contre les murs. Il a ensuite donné un film incroyable, les yeux sans visage, ainsi que les nuits rouges. Sa trentaine de réalisation n’est pas connue du plus grand nombre, mais les films cités, dont Judex, font le bonheur de nombreux cinéphiles, et pour cause.

Judex était le projet de cœur de George Franju pour rendre hommage à la magie des romans feuilletons de son enfance, surtout Fantômas. Il s’agit manifestement d’équivalents aux sérials mais je n’ai pas trouvé de terminologie précise. Ils sont nommés les romans feuilletons cinématographiques. Pour en revenir à Judex, des problèmes de droit ont incité George Franju à créer son propre personnage qui a un contexte très agent secret/ comics/ bd populaire, mais avec une direction artistique sans faille.

Judex, justicier en latin, concentre ses efforts sur le banquier Favraux, qui a gagné son statut et sa place en tuant, trompant depuis ses débuts. Favraux reçoit un ultimatum qui le somme de restituer l’argent gagné honteusement avant la fête qu’il donne pour les fiançailles de sa fille, sans quoi il meurt. Le mot est signé Judex. Favraux engage donc un détective assez savoureux, Cocentin, mais il s’écroule lors de la fameuse scène de bal, de toute beauté, à l’instant dit.

Sa fille l’enterre mais la préceptrice de sa fille, en réalité une belle garce, cambriole les papiers du banquiers véreux afin d’exercer quelques chantages lucratifs. Mais elle intercepte un coup de fil de Favraux qui est bien vivant, car séquestré en réalité par Judex. Si Judex a des ressources incroyables, la préceptrice se révèle être une guêpe des plus venimeuses.

Difficile de revenir en détails sur les incroyables péripéties qui émaillent le film, car Judex a une intrigue qui ne cesse de rebondir avec des lignes et des situations qui ne cessent de varier.

On peut même parler d'intrigues, car c’est une addition d’intrigues, qui ne cessent de bouger. Opposant des oersonnages aussi dangereux l’un contre l’autre, Judex est aussi une réussite du point de vue du scénario, le mérite en revient à Louis Feuillère et aussi à Francis Lacassin qui a récrit l’adaptation sans temps mort tout en préservant une habile et bienvenue caractérisation de tous les personnages.

Judex est donc un incroyable hommage, une brillante réactualisation, un film de tout premier ordre qui, s’il date un peu, demeure à découvrir avec une curiosité toute aiguisée ! Beau travail Mrs Lacassin et Franju ! Vous avez donné un film qui résiste aux dommages du temps, qui est susceptible de plaire aux nouvelles générations mais aussi qui, quelque part, immortalise un super justicier que les bandes dessinées françaises n’ont pas développé ! Etonnant quand même ?

Bonus : La fameuse séquence du bal du début qui résume bien le charme envoûtant de Judex. Chaque personnage est régi par une chorégraphie. Les masques d’oiseaux sont mémorables, chaque personnage principal est personnifié par un rapace qui reflète sa personnalité. Si vous la voyez pour la première fois, laissez-vous aller !

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29 octobre 2008 3 29 /10 /octobre /2008 05:01


Né dans le Gard en 1931, je présume que l’enfance de Francis fut bercée avec délectation par la lecture des illustrés de ce que nous pouvons nommer désormais, par un parallélisme avec les comics américains, l’âge d’or de la bd. Sa mère était vendeuse de journaux et le petit Francis consommait un choix quasiment inépuisable de bd, avec un très grand renouvellement ! Il est assez amusant de constater que ces deux cousins, français et américains, ne semblent jamais regarder dans la même direction mais qui ont subi certaines mutations un peu prés en même temps. Ainsi, la loi du Juillet 1949 sur la jeunesse n’anticipe-t-elle pas de quelque temps seulement l’instauration du comics code en 1954 ? 


En tout cas, Francis Lacassin a courageusement été une sorte de pionner, c’est à dire qu’il a crée les premiers cercles de BD français, ce qui ne devait pas être à l’époque une mince affaire…
Cette culture que les américains nomment « geek » et qui permet assez normalement aux adultes de poursuivre et développer leurs rêves d’enfant à travers le média de la bd n’était pas appréciée telle quelle à l’époque, pas du tout !

Ainsi aller voir des films d’horreur comme ceux de la Hammer dans les années 60 était mal vu, très vu. Le cinéphile devait presque se cacher honteusement pour aller voir les films qu’ils affectionnaient !
Je suis un peu près certain que les amateurs de bd étaient quelque peu dans la même situation, à collectionner et se repaître culturellement de ce média qui allait connaître, finalement mais pour longtemps, une fort belle reconnaissance.

En effet, la bd est désormais nommée le 9ème art, elle jouit en France d’une pluralité exceptionnelle et elle mérite souvent ce label d’art. 

Mais je suppose que les coups, la récrimination, l’incompréhension des autres, et une certaine mis en banc de la part des bien-pensants ont plu sur ces courageux et novateur pionniers de la défense du 9ème art qui ont conquis cette reconnaissance et aidé à ce que la Bd soit ce qu’elle est actuellement : un art intellectuel, parfois sérieux, parfois léger et qui offre une très grande pluralité de genres, de tons, d’expérimentations, d’auteurs, de styles, d’univers ou encore de fantasy. 

Pour en revenir à Francis Lacassin , je le classe sans nul doute possible dans cette catégorie d’avant-gardiste qui se sera battu, laborieusement, pour parvenir en indivision à ce résultat.
Francis Lacassin a donc participé aux premiers cercles de bd, une grande aventure…Il a fait de grandes choses, lancé des conventions, rencontré des grands de la bande dessinée qui nous ont quitté depuis longtemps et dont les noms sont des mythes. Il a aussi interviewé RG et tant d’autres artistes !


Mais il était en plus passionné de ces vieux sérials et il contribua là-aussi à ce que l’on n’oublia pas Louis Feuillade et autres cinéastes pionniers de cet âge d’or du début du cinéma. Son coup de maître fut d’ailleurs la participation à l’écriture d’un chef d’œuvre du cinéma français, le fameux Judex qui a quelque chose à voir avec le concept du surhomme américain. 

N’oublions pas que Francis Lacassin avait également crée sa revue nommée Giff Wiff qui était un périodique. Francis Lacassin a participé à moult autres aventures éditoriales comme les revues Bizarre ou encore le magazine littéraire. Plus récemment, il venait aussi de publier le premier tome de ses mémoires, Sur le chemin de la mémoire, alors que le tome deux attendait.  Hélas nous ne le liront jamais… 

En plus de tout ça, vous ais-je mentionné que Francis Lacassin occupait aussi la première chaire sur la Bd à Paris I ? Quelle vie ! Définitivement un grand monsieur de la Bd, de l’édition à qui un tout aussi grand monsieur, Henri Filippini, rend hommage dans l’excellente revue DBD de ce mois.

Bravo pour toutes ces prouesses, Mr Lacassin et merci !

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27 octobre 2008 1 27 /10 /octobre /2008 08:00

3ème partie. 

Pour être juste, c’est David Mack qui fut recruté en premier par Joe Q. Le glorieux run historique sur Dardevil venait juste de finir, avec le départ de l’excellent Kevin Smith, et Joe Quesada devait pallier cette perte. Mack fut donc le premier engagé et, sympa, il plaça ses copains. Joe se montra intéressé par Brian Michel Bendis mais il lui dit tout net que ce n’était pas ses talents de dessinateur qui sont retenu mais bien ceux de scénariste.
C’est peut-être un rien frustrant pour Brian, mais il va enfin pouvoir déployer ses ailes.  

La première grande série sur laquelle Brian s’exerça fut donc Dardevil.
Elle venait de connaître son heure de gloire et, il faut bien le reconnaître, était le fer de lance de Marvel Knight. Joe Quesada soigna donc particulièrement sa vitrine nommée Marvel Knight, et il assigna les meilleurs talents du moments : Bendis et Alex Maleev.
Il fut clamé à l’époque que cette série sera considérée comme culte des années plus tard et qu’elle pourrait marquer le personnage avec autant d’importance que l’ère Frank Miller.
L’annonce est, comme toujours, réellement exagérée chez les cadres de Marvel mais il est vrai qu’elle est très fortement appréciée chez les fans actuels du personnage.

L’ère Bendis/Maleev a un ton, dégage un style assez unique et apporte son lot de souffrances au personnage dont l’intérêt sinon le ressort est d’être maltraité, de subir les pires tourments pour finalement se relever. Justement, DD perdra son identité, verra la « mort » du Caïd mais, le pire du pire, sera affligé par la mort du tigre blanc.
Je ne sais pas si vous avez été marqué par la mort, vraie celle-ci, du tigre blanc ?

 Pour ma part, j’étais jusqu’alors tout content d’avoir au moins un super-héros qui porte le même nom que moi (Hector AYALA) et sa mort, même bien orchestrée avec tout le pathos qui convient, reste encore une mauvaise nouvelle. J’en veux encore à Brian Michel Bendis !
Pour le reste, Bendis et Maleev ont fort bien maîtrisé leur art en s’appropriant la série avec talent et maestria. Bendis nous offre des idées malicieuses, comme le portable que tient Iron Fist et qui permet à DD d’écouter les battements de cœur des suspects.
Définitivement une grande série !  

L’autre grande occupation de Brian Michel Bendis chez Marvel demeure Ultimate Spider-Man. Il s’agissait du fer de lance de la reconquête du marché des comics en convertissant un nouveau public jeune qui pouvait enfin prendre le train en marche.
Peter Parker a de nouveau 15 ans, il va au lycée et les relations avec ses contemporains, à peine changé, sont à nouveau exploitées.

Il s’agit ni plus ni moins, en dépit des annonces de chef d’œuvre instantané, d’un remake de l’ère Stan Lee et Steve Dikto. USM bénéficie d’une attention très soutenue de la critique qui crie au chef d’œuvre. Il est vrai que le ton est moderne, que Bendis joue habilement avec l’histoire officielle pour offrir des rebondissements étonnants mais, à mon avis, USM ne rivalise pas avec la truculence et le savoir faire de Stan Lee sur sa centaine de premier numéros de Amazing Spider-Man.
Mais Brian Michel Bendis s’en sort honorablement, que son run se continue toujours et qu’il apporte encore son lot de surprises, que Bendis caractérise avec talent ses protagonistes et qu’il offre même des péripéties amusantes. Ce n’est pas donné à tous les scénaristes de chez Marvel ou DC !   

Toujours est-il que Brian Michel Bendis mène tranquillement sa barque après quand même 110 numéros, qu’il a même été capable de produire des numéros bimensuels et qu’il ne semble pas à court d’idées.
La seule petite ombre qui le concerne sur USM demeure le fameux numéro 1 qui a été « co-écrit » avec Bill Jemas ; Jeams était un éditeur qui voulait faire bouger les lignes, certes, mais qui avait aussi des velléités de scénariste. Lorsque l’on a offert à Brian Michel Bendis le titre, dont nul ne savait alors si il serait un succès (prudent, les libraires ne commandèrent pas des quantités fantastiques), Bendis hésita.

Il faut quand même prendre en considération que le titre était déjà planifié, cadré par les dirigeants et que sa marge de manœuvre était étroite.
Toujours est-il que le scénario, ou les idées majeures, lui vinrent en une nuit. Pour parfaire son script, il se promena dans des lieux qu’affectionnent les jeunes afin qu’il puisse observer leurs habitudes vestimentaires et leurs comportements.
Il me semble que l’on retrouve quelques similitudes dans le film Spider-Man de 2002, notamment la séquence de la piqûre par l’araignée ou encore la relation trouble entre Spider-Man, Harry et le bouffon vert.  

Si certaines recréations m’ont paru décevantes, le bouffon vert lui-même mais surtout Venom, Brian Michel Bendis demeure incontestablement le maître d’œuvre de USM et il est la preuve qu’une série repose essentiellement sur un scénariste, une sorte d’architecte qui permet à l’édifice de trouver ses fondations, solides en l’occurrence, et de le faire monter vers les sommets. Mais les dessinateurs de USM, qu’en est-il ?

C’est Mark Bagley qui assura quand même un record de numéros sur USM !
Mark Bagley est un professionnel de Marvel comics. C’est à dire qu’il répond toujours présent pour assurer les « coups de feu » lorsqu’on lui demande.
A ses débuts, il dessina 2 épisodes de Visionnaries en…48 heures ! Qui dit mieux ?
Il s’est surtout fait remarqué par l’assez bonne création avec Fabien Niecezia de New Warriors. Une bonne série, solide, qui rivalisa et même surpassa les New Titans de chez DC qui étaient quand même leurs modèles.
Puis il hérita de Amazing Spider-Man où il ne brilla pas tellement en comparaison de Todd Mac Farlaine et de Eric Larsen. Puis il se montra très polyvalent pour assurer des mini séries comme une de Venom ou d’autres choses moins intéressantes.  

Toujours est-il que, en 2000, on lui demanda s’il était partant pour dessiner cette fameuse nouvelle série sur Spider-Man. La ligne Ultimate prenait déjà du plomb dans l’aile puisqu’il fut envisagé Howard Mackie comme scénariste, définitivement pas le bon cheval, et Bagley en tant que dessinateur.
Pour une série qui voulait apporter quelque chose de neuf, USM proposait des vieux pots usés !

Même si les premières couvertures semblaient offrir quelque chose de neuf et d’excitant, Mark Bagley s’en sort honorablement, sans être un haut calibre de la profession tel un Jim Lee mais il a fait de notables efforts et surtout, il est terriblement régulier.
Il ne s’est jamais fait remplacer et il a même répondu présent quand il fallait produire un rythme bimensuel !
Mark Bagley bosse presque 80 heures de travail et il doit même manger à sa planche à dessin !

Il a souvent dit qu’il était tenté par DC et il a finalement sauté le pas sur la série annuelle Trinity qui doit regagner les galons que détenaient 52 mais que Countdown a dilapidé une fois le soufflet créatif éventé.
Toujours est-il que Bagley est un artiste qui certes doit bénéficier de contrats juteux, mais qui pourrait accéder à un niveau supérieur si il expérimentait d’autres pistes. Ce sera peut-être pour un jour pour cet artiste qui ressemble quelque peu à Mark Hammil !  

Quand à Brian Michel Bendis, ni Dardevil ni USM ne constituent les seules aventures mensuelles qu’il est capable de fournir puisqu’il a redresser à lui tout seul une série Marvel qui n’avait jamais connu jusqu’alors autant de succès commercial : les Vengeurs !

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Published by Bastien AYALA
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25 octobre 2008 6 25 /10 /octobre /2008 14:30

 

2ème partie

 

Mais ce qu’il y a d’amusant avec Fantax, c’est que l’on a rapproché à Chott de s’inspirer du style de Burne Hogarth, le second et très talentueux grand illustrateur de Tarzan. Il est vrai que cette star du dessin et maître de l’anatomie demeure une référence incontournable. Les jeunes dessinateurs ont parfois des révélations et des modèles qui leur montrent la voie à suivre mais ils s'en éloigent progressivement.

 

Les aventures du justicier était parfois sanglantes et le sang n’était pas dissimulé.
Ceci dut déplaire à la fois aux parents mais aussi aux gardiens de la morale, les prêtres et autres ecclésiastiques qui veillaient à la bonne moralité de la jeunesse. Or, la loi du 1er juillet 1949 concernait les publications liées à la jeunesse. Et elle ne pouvait pas décemment manquer Fantax dont le genre lui-même, les super-héros qui cognent, était suspect. Mais en plus, un justicier avec des aventures sanglantes, là c’en était trop.

Vint hélas pour Pierre Mouchot une douloureuse période de sa vie où il dut se battre avec la censure, de front. On lui reprocha tout et n’importe quoi, surtout des intentions supposées. Ce fut pour ce grand homme une période regrettable et épuisante, où il dut se défendre pied-à-pied avec les gardiens de la morale. Rappelons, à titre d’exemple, que la sympathique Claude Vistel des éditions L.U.G (à qui nous devons tout) dut se débattre avec le même hydre jusque dans les années 80. Selon elle, ce type de commission lui a littéralement pourri l’existence.

Donc Pierre Mouchot vit ses titres arrêtés, sa maison d’édition stoppée et sa santé elle-même en fut affectée. L’année 1959 fut l’ultime aventure de Fantax. 

 

Mais Pierre Mouchot, qui c’était consacré corps et bien dans sa société, décéda trop tôt, en 1966. Il fut réellement affecté par ses combats inégaux face à la censure, qui lui reprocha tout et n’importe quoi. D’ailleurs, il semble que son combat fut du même ordre que celui de Bill Gaines contre la commission du Sénat pour les EC comics, lors des années 50 (la bande dessinée américaine et française offrent de curieux parallélismes). Fantax dura donc en tout et pour tout 39 glorieux numéros avant que la censure n’eut raison de lui.         

Il convient donc de rendre hommage à Pierre Mouchot, de se souvenir de son nom, de son histoire et de son apport historique. L’homme était courageux, avant-gardiste (il avait même fait fabriquer une statuette de Fantax) et il incarnait un indépendant en but à une censure étatique qui se serait acharnée sur sa maison d’édition. Rappelons-nous de lui comme un précurseur, et un grand, qui demeure un fantastique personnage dont Fantax demeure une variation en bande dessinées. Il est temps que sa mémoire et son souvenir aient une place conséquente dans le panthéon de la BD française et son tribut est en tout point historique...

 

Note : Mr Robert Lapoussière est le père de Tristan Lapoussière, le créateur/animateur de l'excellent fanzine Back-up ! Norbert Moutier, le fameux éditeur/réalisateur de Monster Bis est également un nostaligique de Fantax ! La première génération de "geek" en somme (bien que je trouve ce terme guère élegant) !

 

 

 

 

 

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Published by Bastien AYALA
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25 octobre 2008 6 25 /10 /octobre /2008 14:17

Voilà un édito qui est improvisé car un événement vient de tomber, et un bon :
Le petit fils de Pierre Mouchot, Tanguy, et sa tante se sont décidés à republier les aventures de Fantax après plus de 60 ans !

Il était temps, d’autant plus que le numéro 1 dépasse les 1500 euros !
Je remets en ligne l’article qui dit tout le bien que je pense de Fantax, un surhomme ou super héros français dont la qualité des histoires et des graphismes en remontrent largement aux super héros américains de l’âge d’or. Contrairement à ses confrères Superman & Batman, les aventures de Fantax ont bien vieilli et sont toujours aussi dynamiques, ce qui est quand même une performance unique !

C’est cela pour moi Fantax : un Conan justicier qui est ultra déterminé !

Pour ceux qui ont quelques doutes sur le style de Fantax, regardez comme il affronte les problèmes !


Certes, certains aspects du personnage sont quelques peu surannées mais il s’agit essentiellement de tout ce qui touche à l’identité du personnage et sa vie privée.
Pour le reste, Fantax explose largement Batman (cocorico !), et franchement, ce serait bête de se priver de ce morceaux d’histoire que la plupart des lecteurs modernes ne connaissent même pas !


Cliquez ici pour souscrire à la réedition du mythique numéro 1 de Fantax : Le Gentleman Fantôme !
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Published by Le Royaume des Avis
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