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8 octobre 2008 3 08 /10 /octobre /2008 06:06

Le monde, la chair et le diable est un film très solide qui date de 1959. Son sujet a été repris par la suite : la terreur nucléaire a frappé et il reste très peu de survivants. En fait, il en resterait à peine 3 pour les USA (ce qui est peu, une grande chute des statistiques). Ce film demeure donc le premier, à ma connaissance, à mettre en scène un fantasme que l’a tous eu : et si j’étais tout seul avec une fille ultra-canon ? Mais Le monde, la chair et le diable développe un propos intelligent, bien plus intelligent que cela.

Un jeune homme noir travaille dans une mine, très profond. Il subit un éboulement et il s’en sort par miracle, au bout de plusieurs jours. Il remonte finalement mais il finit par réaliser ce qu’il réfute le plus tard possible : les bombes ont éclaté et tout le monde est mort. Ralph Burton s’organise donc et il se rend à New-York dans l’ espoir inconscient de rencontrer d’autres survivants, d’abord par instinct. Aux portes de la folies après plusieurs jours de solitude, il s’organise pour être constructif, remettre le courant, sauver des vestiges du passé mais la folie le guette, sournoisement mais sûrment. Toutefois, une femme l’épie depuis de quelques temps, elle –aussi a des réactions équivoques mais elle se révèle à lui. 

Ils affrontent donc le néant, tentent de construire un quotidien pour retrouver un semblant de but, mais leur raison est éprouvée. La femme tente de se rapprocher de Ralph mais celui-ci se méfie. Après tout il est noir et sans cet événement, l’aurait-elle regardé ?
Le monde, la chair et le diable scrute quelque peu ces événements, se permet de crédibiliser ses personnages grâce à la justesse de leur comportement : les gestes mécaniques de la survie font place à ceux du remords d’être en vie puis au seuil douloureux de la raison de vivre encore et malgré tout.  

Alors que leurs rapports semblaient positivement évoluer, l’incroyable se produit : un troisième survivant parvient jusqu’à eux en suivant les appels de Ralph sur les ondes.
Benson, joué par Mel Ferrer, est blessé et il se remet sur pieds. Il n’est pas particulièrement méchant mais, peu à peu, l’instinct de reproduction et de propriété de l’être désiré, la femme, envenime la situation. Le thème de la chair, élément du titre, est subtilement amené. Il s’agit de l’instinct animal qui se superpose avec force à la raison sociale, il peut justement se nommer le diable, comme l’implicite le film.   

Benson va donc pousser à bout Ralph, malgré toute l’intelligence dont sont capables les deux hommes afin de gagner la proie de leur instinct, qui les guide inexorablement. Ils vont prendre les armes pour s’affronter dans un Ney-York vide, alors qu’ils sont presque les derniers sur terre…  

Le monde, la chair et le diable a un propos mais surtout un traitement adulte. Les personnages ne sont pas des caricatures, le problème de la condition des noirs demeure habilement traité ( ce qui a l’époque dans ce pays demeure courageux, des cinémas pouvaient brûler) mais le thème de l’instinct sexuel qui guide et ronge les hommes jusqu’à la folie demeure réellement brillant. Le résultat est réellement avant-gardiste pour son époque.  

Le monde, la chair et le diable aborde un thème très fort, un des plus puissants même. On l’a également vu dans la dernière fille sur terre, de Roger Corman, mais aussi dans un épisode de la quatrième dimension avec Charles Bronson et il demeure un corollaire des meilleurs films de zombis, dont le Jour des morts-vivants. Le monde, la chair et le diable paraît sans conteste la meilleure version que j’ai vue pour le moment. 

Enfin, c’est aussi l’occasion de rendre hommage à un grand acteur qui aura parcouru de multiples genres et de courants. Mel Ferrer nous a quitté tout récemment à l’âge de 91 ans. Ce grand acteur de l’âge d’or d’Hollywood, marié 5 fois et grand ami d’Elizabeth Taylor, aura traversé la galaxie Hollywoodienne (ok) mais aussi le pire de Cinecitta. On l’aura donc vu dans les plus atroces films de zombies et de Cannibales dans la fin des années 70 et le tout début des années 80. Mel Ferrer incarne pour moi une des pires compromissions en terme de carrière pour un acteur jadis de premier plan. Deux petits films, la secte des cannibales et l’avion de l’apocalypse au  milieu d’une très riches filmographies, mais qui font très tâche !

 

 

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6 octobre 2008 1 06 /10 /octobre /2008 08:00

Robert Hossein demeure un artiste étonnant. Nous connaissons hélas assez mal sa carrière en général tellement elle est conséquente. Sa carrière de metteur en scène de prestige est au pinacle dans des superproductions de théâtre qui sont des événements médiatiques évidents. Mais il fut d’abord acteur puis réalisateur de films autour des années 60, et un bon. 

Robert Hossein a commencé comme acteur. Il a un physique solide, il est capable de jouer dans tous les registres avec talent mais ses aspirations naturelles le poussèrent au-delà, à la réalisation. Il a donc tourné et réussi quelques œuvres à redécouvrir telles que Le vampire de Dusseldorf, mort d’un tueur, le jeu de la vérité…toutes sont à redécouvrir même si les éditions en Dvd ou les passages sur le câble nous les égrainent de manière sporadique.

Toi le venin est une adaptation d’un romain de Frédéric Dard, c’est toi le venin, qui pourrait d’ailleurs être adapté en pièce de théâtre car le film se déroule dans très peu de décors et se concentre sur trois personnages. Un jeune homme, Pierre, ère sur une route de la côte d’Azur. Il se fait aborder par une superbe femme blonde dont il n’aperçoit pas très bien le visage. Il monte à bord, elle arrête la voiture dans un coin tranquille et ils font l’amour, bien qu’elle reste dans la pénombre. La jeune femme en question le jette brusquement une fois l’acte fini, par jeu et par pouvoir de décision, et elle manque volontairement de le renverser en repartant.

Pierre demeure en colère, très en colère. Il occupe une chambre d’hôtel dont il tarde à régler la note, il est fauché voire à bout du rouleau, mais il garde sa dignité et se renseigne sur l’immatriculation de la voiture. Il retrouve l’adresse et il découvre, surpris, que deux ravissantes jeunes femmes sont les propriétaires. L’une demeure réellement réservée, du moins semble-t-il, tandis que l’autre est paralytique à cause de la polio. Pierre cherche à savoir pourquoi il a été victime d’une tentative d’accident volontaire mais la jeune femme, qui gare sa sœur, lui jure qu’elle n’a pas conduit la nuit. L’autre sœur se révèle diablement intelligente voire manipulatrice. On sent que son handicap aurait même augmenté ses capacités intellectuelles et elle fait tout pour retenir Pierre, que les deux sœurs désirent. Lui-même se pique au mystère fait de petites manipulations puisqu’il y a forcément une explication logique dans cette maison.

Toi le venin demeure une petite perle de film noir, pas au sens du genre policier, mais bien de personnages ou d’une situation qui ne sont pas ce qu’ils paraissent être. On pourrait presque envisager ce film comme un giallo. Ainsi nous sommes pris dans une quête de la vérité, une spirale qui implique le spectateur donc, en même temps que ce pauvre Robert Hossein qui ne sait plus à quelle beauté se vouer. Le scénario de Frédéric Dard distille juste ce qu’il faut d’informations pour que l’on soit désorienté, tout comme Pierre. Le petit défaut de Toi le venin demeure qu’elles sont un rien téléphonées. Mais les actrices sont de superbes et excellentes, Marina Vlady et sa sœur Odile Versois. Elles sont parfaitement accomplies dans le jeu d’actrice, elles jouent d’une manière très maîtrisée et incarnent à la fois le charme, la grâce, la candeur et l’intelligence. Marina Vlady demeure l’une des bombes de cette époque (elle fut la femme de Robert Hossein de 1955 à 1959), tout comme B.B et la superbe Mylene Demangeot. Elles incarnent à merveille le péril féminin dans ce qu’il a de plus déstabilisent et manipulateur.  Ainsi, Pierre se retrouve pris dans une toile mortelle où l’une des deux pourrait être une araignée mortelle, mais laquelle ?

En outre, Toi le venin assouvit un de mes plaisir de spectateur de film ancien : le réalisateur capte l’air du temps qui me permet de ressentir l’air de l’époque du film. Ainsi la fin des années 50 demeure un arrière plan intéressant qui donne un cachet intéressant à Toi le venin. On a le droit à une belle musique de jazz qui confère une superbe patine au film. Les rares arrières plans du film nous montre une côte d’Azur assez swing sans que je puisse précisément situer le lieu de l’action.

Beau film en noir et blanc qui permet à son trio d’acteurs de livrer des performances convaincantes, Toi le venin demeure donc un fort bon film noir de son époque mais aussi une preuve indéniable des talents de Robert Hossein, acteur et réalisateur. Il rend grâce à la beauté et au charme féminin incarnés par les superbes et talentueuses Marina Valdy et sa sœur, Odile Versois , trop tôt disparue en 1980. Il n’y a que trop peu de films de cette époque qui nous soient parvenus, à nous les générations actuelles, et Toi le venin en demeure un digne représentant !

Note : j’ai découvert ce film grâce à Jean-Pierre Dionnet et son cinéma de quartier. Jean-Pierre expliquait que son cinéma de quartier survivait grâce à l’obligation de diffusion d’un quota de films français, d’où ce cycle de Frédéric Dard. Je n’ai hélas eu la curiosité de ne voir que celui-là que j’ai trouvé intéressant. Mais c’est quelque temps plus tard que j’ai réalisé qu’il était excellent ! Mais à vous de vous faire votre propre avis, comme toujours !

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3 octobre 2008 5 03 /10 /octobre /2008 08:00


Ainsi l'idée de procéder à une rencontre ou d’opposer leurs personnages aurait venir des fans mais elle est résulte d'un agent littéraire, David Obst, qui voulait réunir les deux héros pour un film .Puis elle a manifestement rencontré un écho chez la nouvelle génération de créateurs. C’est un agent littéraire qui a soumis cette idée aux pontes des deux firmes : Carmine Infantino et Stan Lee. On peut penser que la magie inhérente à cet événement a convaincu tout le monde.

Aussi la première co-édition entre les deux firmes étaient une "simple " adaptation du magicien d'Oz d'après le film de Victor Fleming en 1939   (qui alterne le noir et blanc et la couleur !). 

Le duo sélectionné pour ce projet venait de faire ses preuves sur Amazing Spider-man, Gerry Conway et Ross Andru .Ils auront la lourde tâche de devoir composer avec les équipes éditoriales des deux compagnies qui devront surveiller si leurs personnages ne sont pas dépréciés par leur rencontre avec l'autre icône de la firme d'en face. Spider-man est justement plus faible que Superman, il ne doit pas pour autant faire office de second couteau .Les deux personnages doivent également avoir droit au même nombre de pages pour ne pas en mettre en valeur l'un plutôt que l'autre .Bref, c’est un exercice d'écriture délicat. 


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1 octobre 2008 3 01 /10 /octobre /2008 08:00

Dans le début de sa carrière chez Marvel, enfin parmi les projets qu’il peut vraiment imposer, Brian Michael Bendis s’investit réellement avec Alias. Il s’agit pour la forme d’un polar, il n’y a pas de doute mais Brian Michael Bendis doit composer avec une donnée essentielle qui paraît quelque peu contradictoire : y mêler un super héros !
Alias paraît dans la fameuse collection Max. Le lancement de ce type de division éditoriale est toujours une chance pour les débutants ou pour les projets qui sortent quelque peu du lot : l’éditor a toujours besoin de projets en masse sachant que seuls une petite poignée sont appelées à survivre.

Alias part sous de mauvais auspices : Brian Michael Bendis voulait le personnage qu’il affectionne le plus et qui est hors de la circulation depuis pas mal de temps : Spider-Woman I.
Brian Michael Bendis en était tombé amoureux depuis un annual d’Avengers au début des années 80 et depuis, il n’a de cesse d’avoir des rendez-vous manqués avec ce personnage.

Justement Alias en est un, et pas un des moindres.
Il était clairement prévu que le personnage de Spider-Woman devait être l’héroïne avec un postulat intéressant : qu’est-elle devenue après toutes ces années d’activité et comment a-t-elle occupé son temps ?
Une trame assez intéressante, qui permet à la fois de développer le caractère de ce personnage mais aussi de combler des zones d’ombres, ce qui représente de l’or pour un scénariste inspiré !
Mais Marvel frappe à nouveau, dans l’incohérence la plus totale.

Oui Brian Michael Bendis peut entreprendre cette série mais non, on laisse de côté le personnage de S-W pour un éventuel come-back. Brian Michael Bendis se trouve donc dans une position peut enviable : il faut réécrire ses scripts avec ce gros handicap. Ce sera donc Jessica Drew et non plus Jessica Jones. On est chez Marvel après tout et il s’agit juste d’une décision éditoriale inapte, une de plus !

Jessica Drew était donc une héroïne qui aurait côtoyé les Vengeurs.
Ne cherchez pas, elle n’est pas apparu avec Alias même si j’ai suspecté un moment qu’elle fut Diamonback, une petite amie de Captain America (sauf erreur de ma part sur le nom !).
Pour le reste, Jessica Drew est devenue détective privée.

Il ne s’agit pas du meilleur métier mais cela lui permet à la fois de se tenir en équilibre entre une activité d’aventurier et le monde civil, et ses inconvénients.
Justement, elle rencontre de vraies difficultés qui l’éloignent de plus en plus de sa vie « d’avant » que l’on suppose plus dorée : ses enquêtes sont minables, ses clients méprisants et les flics lui causent des soucis à l’occasion.
La première affaire qui lui est confiée nous ramène dans l’univers du polar, ou plutôt ses bases et ces codes tels qu’ils ont été conçus dans les années 40 et qui semblent être des poncifs obligés.

Une femme vient la trouver pour avoir des nouvelles de sa chère sœur qui semble avoir disparu. Elle engage donc notre privée qui va la trouver. La version de « la sœur » ne colle pas avec ce que Jessica va trouver puisque la femme en question va se livrer à des ébats privés avec…Captain America !
Mais, il s’agit là encore d’un cliché, la femme se fait tuer et la police arrête Jessica. Celle-ci a filmé la scène et ne veut pas, en aucun cas, compromettre Captain America. La K7 devient un enjeu intéressant, un dilemme en fait, va-t-elle s’innocenter en dévoilant son contenu?

Mais surtout, qui tire les ficelles dans l’ombre et quels sont les intérêts en jeu ?
Alias prend donc la forme d’un polar, incontestablement. Mais l’univers dans lequel Jessica évolue est bien celui de Marvel. Brian Michael Bendis réussit le tour de force de tirer parti avec talent des mécanismes du polar pour présenter un versant intéressant et excitant du Marvel Universe. Pour une fois, il est crédible, on s’affronte pour des sourdes luttes d’intérêts en se livrant des guerres d’influences. Les super-héros ont une vie sexuelle, des humeurs et ils commettent des lâchetés. Bref, ils paraissent enfin crédibles.  

Brian Michael Bendis cisèle une intrigue avec maestria. Le coup de maître de Torso n’est pas dû au hasard, Bendis maîtrise tous les rouages de l’intrigue et, il s’agit du summum de son talent, les dialogues sonnent juste et il permettent de diluer l’action. A la limite, on pourrait même croire que les dessins et la mise en page sont là pour mettre en valeur les dialogues tellement ils sont important à la fois pour faire avancer l’intrigue mais aussi pour rendre crédible les personnages et impliquer le lecteur dans l’histoire.
Il s’agit, encore une fois, d’un vieux truc du polar, dont Brian Michael Bendis doit décidément être un vieux fan.   

Alias est donc une réussite, couronnée non par un prix Eisner mais bien deux ! La série, dont je n’ai relaté que le premier arc, ne durera que 28 épisodes. Michael Gaydos, le dessinateur, sert avec talent les scénarii toujours inspirés de Brian Michael Bendis et la fusion textes/dessins est totale. Une réussite sans appel qui permet enfin à Marvel de proposer autre chose que du super-héros. C’était la volonté de Bill Jemas, gourou éphémère un brin allumé qui voulait secouer le nerd de base. Alias était donc voué à une existence tout aussi éphémère puisque Jemas s’est fait mettre à la porte avec perte et fracas.
Dommage, car même si on ne peut pondre 100 épisodes de cette trempe d’affilés, Alias vaut quand même sacrément le coup tellement on sent que Brian Michael Bendis est dans son élément !

 

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1 octobre 2008 3 01 /10 /octobre /2008 08:00

José Luis Garcia Lopez demeure assez peu connu du public français. Il y a plusieurs causes à cela, l’artiste travaillait surtout pour Dc (publié de manière parcimonieuse en France), il n’était pas très productif et enfin, il n’a pas un style explosif. Il convient donc de revenir sur cet artiste au talent certain qui a quand même une belle cote auprès des lecteurs avertis.

José Luis Garcia Lopez est né en Espagne, il suit enfant sa famille pour déménager en Argentine. Il s’avère que le petit José Luis a de véritables dispositions pour le dessin. Aussi il tente, jeune adulte, de travailler dans l’industrie locale. Mais il réalise que de meilleurs salaires et perspectives de carrière sont plus favorables aux USA. Aussi il a commencé par travailler pour Charlton comics, mais il est accepté par DC comics, et s’installe pour cela à New-York en 1974. 

José Luis Garcia Lopez ne demeure pas un forcené des comics mensuels. Il débute quand même dans un back-up de Superman. Il finit rapidement par réaliser quelques numéros qui sont remarqués et qui ont des qualités techniques évidentes. Certes, il n’a pas à proprement parler un style spectaculaire, comme disons Neal Adams, mais il a une ligne claire et il demeure, en quelque sorte, un piller efficace de la firme. José Luis enchaîne avec quelques Batman, Tarzan, le Joker, Jonah Hex, Hercule (une bonne série méconnue encrée par Wally Wood) qui présentent les mêmes qualités graphiques : un style solide et efficace. José Luis est d’ailleurs choisi pour réaliser les chartes graphiques de la firme, et il faut convenir que lorsqu’il a du temps, José Luis Garcia Lopez produit des œuvres de sublime qualité. C’est bien simple, il se partage l’essentiel des travaux de chartes graphiques avec Neal Adams pour cette décennie.

Comme récompense, on confie à  José Luis Garcia Lopez la réalisation de Batman/Hulk, le second grand crossover de Dc et Marvel. Les deux firmes soignaient réellement l’événement à l’époque, bien mieux que certaines horreurs insipides des années 90. Len Wein était familier des deux personnages, aussi il s’occupa du scénario, qui n’est guère trépidant. Le sensationnel de la rencontre prime donc sur l’intrigue. Le plus naturellement du monde, Bruce Banner trouve un emploi mineur chez Wayne industries. Il se révèle doué et cela n’échappe pas à Bruce Wayne qui aimerait le traiter. Mais le Joker vient faire le trouble fête, et ses pouvoirs sont anormalement immenses. Il est en fait l’envoyé du modeleur de mondes, une création de Len Wein pour Hulk, qui lui confère une magie afin d’ébaucher des pièges diaboliques.  

Cette aventure ne demeure pas, encore une fois, un sommet créatif. Mais elle est suffisamment intéressante, quoique que mineure si ces personnages n’appartiendraient pas à des écuries concurrentes. José Luis Garcia Lopez va continuer à constituer un atout pour DC, que l’on ressort de temps à autres soit pour un événement de prestige, soit parce qu’il est attaché à un projet que son prestige suffit à concrétiser. Il est vrai que le pilier de DC des années 80, qui a commencé à travailler pour l’éditeur historique à la fin des années 70.

 José Luis Garcia Lopez demeure donc voué à intéresser des amateurs avertis, il a quand même une audience attentive, sur des projets divers et variés. Ainsi, il dessina une série peu réussie de Sf nommée Atari force, puis Cinder & Ash (une série militaire intéressante) puis il fit des fill-in de luxe sur Teen Titans (Perez étant occupé sur Crisis). Il revint de temps à autre pour des séries ou des événements, histoire de demeurer lié avec la firme avec laquelle il demeure fidèle et qui est, il est vrai, réellement fidèle avec ses employés historiques.

José Luis Garcia est plus discret dans les années 80 mais on le remarque sur le duo original de mercenaires nommés Cinder & Ashe. Un essai intéressant de la part de DC pour proposer autre chose, Cinder & Ashe bénéficie des scénario de Gerry Conway que l'on dit inspiré sur ce titre. Minie-série en 4 parties, Cinder & Ashe propose des éléments intéressants, une certaine approche ambitieuse des personnalités des personnages, un mercenaire et une fille qu'il a élevée. Une paire de solide professionnels pour un titre qui sort des sentiers battus, Cinder & Ashe demeure une incartade remarquée pour sortir des sempiternels sentiers battus.

 

Ultérieurement, il dessina le fameux arc « venom » scénarisé par Denny O’Neil, qui met en place la drogue utilisée par Bane qui va faire voler le Bat-universe avec Knightfall. Batman ne parvient pas à sauver une fillette coincée sous des pierres, aussi il adopte une drogue puissante capable de maximiser ses forces musculaires. Cela fonctionne un temps, mais son caractère devient réellement agressif et il change, jusqu’à en devenir dépendant ! Batman devient un junkie, une révolution bien menée. José Luis Garcia Lopez participe aussi à des épisodes de Jla classified, et au retour (bien peu événementiel) de Donna Troy (un cas où une mort n’intéresse que l’éditeur, tellement elle est téléphonée).

Une belle carrière, ponctuée par de solides ou très exposés projets chez Dc, José Luis Garcia Lopez gagne quand même à être connu mais surtout reconnu. Ainsi, il n’y a pas que des stars qui oeuvrent dans les comics mais également des artisans solides, qui peuvent alterner comics et dessins publicitaires, José Luis Garcia Lopez en est l’exemple le plus manifeste.

Anecdote : j'avais appris l'existence de Hulk/Batman sur le dos de certaines couvetires de Sagédition, l'éditeur historique de DC, qui a publié de beaux albums. Or, j'ai cherché comme un fou cet album, rare, sans guère de succès. Puis un jour j'en ai trouvé un dans une pile d'albums de Hulk. Je pensais alors avoir trouvé le graal mais j'en ai quasiment trouvé deux autres coup sur coup. Depuis, Semic l'a republié. Tant mieux car le plus grand nombre doit avoir accès à toutes ces oeuvres et cela ne me plait guère de chroniquer des oeuvres ou des films qui sont dures à trouver.

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29 septembre 2008 1 29 /09 /septembre /2008 08:00

Jim Starlin demeure un autre des excellents auteurs qui a œuvré dans les années 70. Il a repris une série mineure, ou en perte de vitesse, en y apposant sa marque. Et la marque en question demeure tellement psychédélique que cela méritait bien un bref hommage. Jim Starlin aura réussi le paradoxe de projeter des personnages qu’il s’est réapproprier dans l’infiniment grand, bien qu’ils aient des résonances si intimistes.

Jim Starlin est né le 9 octobre 1949 à Détroit. Il fut un lecteur de comics et il s’essaya aux dessins car son idole, Jack Kirby, l’avait réellement impressionné. Il s’enrôla de 1968 à 1971 dans l’US Navy dans la photographie, ce qui lui a permis d’appréhender une autre approche des perspectives et de l’art. Jim Starlin est sorti juste à temps de la Navy pour faire parti de la seconde grande vague de Marvel, que nous séparerons de la première des années 60, et il fit quelques travaux d’assistanat graphique sous la tutelle de John Romita, responsable artistique chez Marvel.

Cela dut être convaincant, puisqu’il put reprendre Iron Man, qui ne proposa plus d’aventures trépidantes depuis longtemps. Jim Starlin apposa non sa marque, mais un personnage qu’il exploita intimement : Thanos. Selon les dires de Jim lui-même, Thanos demeure un hommage évident au Darkseid de son maître Jack Kirby (qui a réellement eu une énorme influence sur cette génération d’auteur). Jim Starlin a quand même eu l’opportunité de dessiner, certes, mais surtout d’écrire ces histoires. Il est à mon sens un excellent scénariste lorsqu’il se donne la peine d’être accessible au plus grand nombre.

Il poursuivit son run sur le personnage mineur de Marvel, Captain Marvel. Captain Marvel fut le seul personnage crée par Stan Lee qui eut une carrière mineure. Confié à Arnold Drake, il dépérit et le titre s’arrêta malgré un changement radical dû à Roy Thomas. Il repris certes ses aventures dans les années 70, meilleures il est vrai, mais c’est Jim Starlin qui lui aura donné ses meilleures heures. Or, celles-ci resteront dans la mémoire des lecteurs, et à juste titre. 

Captain Marvel fut donc confronté à des menaces ou des éléments cosmiques, hors des limites de la conception des simples mortels. Jim Starlin s’en donne à cœur joie. Les planches qui défient le surréalisme jonchent les aventures du Captain comme une page divisée en 9 cases, qui dépeint la folie avec des éléments issus du propre symbolisme de Jim Starlin. Les aventures du brave Captain sont graphiquement et conceptuellement époustouflantes. Jim Starlin lui adjoint un environnement intéressant avec Mentor, Dragon-Lune, Eros et autres pseudos-dieux de Titan, dont Thanos demeure une anomalie dont les aspirations demeurent tellement singulières. Le personnage de Drax le destructeur demeure aussi crée et il demeure tout aussi intéressant.

Le dénouement a lieu dans un annual des Vengeurs, avec une bien mystérieuse mort pour Thanos, qui semble quand même atteindre un nouveau  plan de l’existence. Il s’agit ni plus ni moins qu’une grosse baston matinée de quelques éléments intéressants. Adam Warlock, une création de Jack Kirby/Stan Lee, est intimement réapproprié par Jim. Aussi il  a le droit à quelques aventures dans son propre titre qui demeure infiniment intéressant. Adam Warlock demeure le pendant animiste, lié à l’âme donc, des super-héros façon Jim Starlin. Ses aventures tournent autour des gemmes de Marvel, des pierres précieuses au nombre limitées qui demeurent ni plus ni moins liés au tissu de l’univers.

Dans une interview donnée à Scarce, Jim Starlin racontait qu’il n’était pas en odeur de sainteté chez l’éditeur puisque certains de ses salaires ne lui venaient pas à temps. Cette anomalie devenait récurrente et notre artiste de l’esprit & du cosmique alla voir ailleurs, il nous donnera encore de belles aventures dans les années 80.

Il aura, à mon sens, donné certaines de ses plus belles heures en terme d’imagination pure à Marvel (qui n’a absolument pas compris la valeur de Jim Starlin) et qui restent à mon avis le sommet de Marvel de cette époque (pour ma part, encore plus haut que les X-men). Pas mal pour un émule du grand Jack Kirby qui aura façonné sa propre mythologie, qui demeure des plus réussies mais surtout follement originale (bien plus que les Eternels de Jack). 

Notez quand même le paradoxe : Jim Starlin  fut un militaire pendant 3 ans et les substances qu’il reconnaît à demi-mots avoir consommées, ont dopé son imagination comme un catalyseur. Il nous en a quand même donné d’étonnantes retranscription, que l’on peut précisément qualifier de Merveilles !

 

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27 septembre 2008 6 27 /09 /septembre /2008 08:43

J’étais assez peu présent ces jours-ci devant mon ordinateur. Mais l’intérêt des blogs réside dans le fait que l’on peut programmer ses articles puis aller se balader pendant deux mois, au moins ! Toutefois, je sais que certains erreurs d’orthographes ont pollué l’article sur Chris Claremont. C’est le problème avec ses fautes, on s’en rend compte quand elles sont publiées !

Pour la quinzaine à venir, vous aurez pour la partie comics des grands noms tels que Jim Starlin, José Luis-Garcia Lopez, qui demeure peu connu en France. Pour finir ce trio, j’ai repris un article sur le premier crossover DC/Marvel, le meilleur : Superman contre Spider-Man. Pour la partie comics encore, dans la quinzaine à venir, ce sera probablement Brian Michael Bendis qui demeure un des meilleurs auteurs actuels, en tout cas un des plus réguliers en terme de qualité et de productivité !

Pour la partie cinéma, ce sera la célébration de deux très grands réalisateurs français.
Je ne révèle pas leurs noms, pour préserver l’effet de surprise mais il s’agit tous les deux de francs-tireurs qui incarnent chacun un pan entier du cinéma, souvent engagé mais la plupart du temps intéressant.

Cependant, tout peut encore changer !  C’est ce que j’aime bien avec le principe du blog, c’est à dire le mouvement et de nouveaux articles à la dernière minute ! Par exemple, je me suis lancé sur l’Affaire Louis Trio quasiment 4 jours avant sa publication ! J’avais depuis longtemps envie de le faire mais je repoussais toujours, et puis il a jaillit.

En tout cas, j’espère que la plupart d’entre nous a été charmée de revoir Love is All puisque, selon mes recherches, seul l’excellent site Bide & musique a traité jusqu’alors ! Pour Chris Claremont, c’est un artiste qui m’a plus gamin mais, pour moi, la magie s’est envolée. Ceci étant, avec tous les personnages qu’il a crées pour Marvel, il devrait au moins être millionnaire ! Ah, le monde des comics…

Justement, dans la série Marvel a osé, sauriez-vous reconnaître ce majestueux super-héros qui paraissait jusqu'alors si sérieux et capable d'inspirer alors la peur ?
Et oui ! Marvel a failli massacrer un de ses personnages dans une série télé bas de gamme. il faut quand même noter que la veuve noire est appétissante à souhait. En revanche, X est parfait pour une gay pride !
Pour tout savoir sur cet ovni qui ne s'est pas envolé, rendez-vous sur l'excellent blog Forgotten silver, que je vous ai déjà recommandé !

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26 septembre 2008 5 26 /09 /septembre /2008 09:29

Encore un film pessimiste sur l’avenir de l’humanité, qui s’est écroulée dans un rapide soubresaut et qui agonise toujours. Il s’agit à mon sens du legs intéressant des années 70’ qui conjuguait avec intérêt film à propos et œuvre distrayante. Mais New-York ne répond plus demeure à mon sens réussi par le travail de la somme des talents qui œuvrèrent sur ce film, qui possède un très bon scénario. 

Le scénario du film se déroule en 2012 dans les cendres de la civilisation telle qu’elle s’est écroulée au début des années 80. Le film s’intéresse donc à la situation d’un quartier de New York, qui se divise essentiellement entre deux communautés qui s’affrontent et scrutent les défauts de l’autre afin de porter un coup fatal à son ennemi. Il y a d’un côté la communauté du rouquin, un massif chef de bande sans foi ni loi (cette notion est totalement désuète) face au pâté de maison sécurisé du Baron. Cette faction demeure quelque peu plus constructive ou pacifique. Elle possède un point d’eau non contaminé et son jardinier, Cal ou Carl, est parvenu à reproduire quelques graines, qui pourraient permettre à l’humanité de repartir. 

Un jour se tient immobile tel un homme de bronze un étranger au torse nu. Il se tient au milieu des deux factions et il semble attendre dans la méditation. Le Baron et une escorte vont à sa rencontre. Il lui propose de l’engager comme mercenaire en échange de rations, d’une chambre convenable et même, de « quoi satisfaire ses besoins sexuels ». L’étranger nommé Carson, incarné par Yul Brunner, accepte et il s’intégrera un temps à la communauté.

Il s’agit en effet d’un atout maître face au rusé et déterminé rouquin. Ce dernier semble d’ailleurs content d’avoir un adversaire à sa mesure et il ne cesse de vouloir attendre la communauté du Baron. Celui-ci souhaite secrètement que sa fille, Carl et Carlson partent avec des graines afin de redonner une chance à l’humanité, qui redeviendrait agraire. Mais les hommes du baron parviennent à investir les toits et à tuer Carl dont ils ignorent la réelle importance.  

Le Baron presse le mouvement, il doit extraire au plus vite Carlson et sa fille enceinte (de Carl) avant que le rouquin ne comprenne que la communauté du Baron est en train de se fissurer de toutes parts, et que le trésor que constituent les graines lui échappent. 

Il y a plusieurs éléments réussis dans  New-York ne répond plus, alias The ultimate Warrior, mais il s’agit à mon sens du scénario qui demeure la pierre angulaire du scénario. Le script campe fort judicieusement les réactions d’une micro société qui a fin, qui se délite. Les humains régressent à un niveau presque animal, et il ne faut pas grand chose pour les faire basculer vers un état sauvage de défouloir. Témoin cette scène avec le pauvre membre qui demeure accusé (à tort) d’avoir voler un légume de Carl. Il se retrouve condamné à mort en étant lâché dans la rue encagoulé. Il ne fera pas 10 mètres avant d’être rançonné et égorgé par les gens qui ne font parti d’aucune des deux communauté. Le Baron lui-même ne se doute pas que son autorité demeure bien tenue, et il ne suffira qu’une vague suspicion de détournement de vivres pour que son sort soit scellé, dans une séquence très intéressante. 

 New-York ne répond plus rationalise le thème de la survie. Et pour cela, le Baron dit à Carlson que s’il doit choisir entre sa fille et les graines, qu’il prenne les graines. Le Baron n’envisage d’ailleurs pas que sa communauté puisse réellement survivre, il n’est pas là pour la guider et il attache la même importance à son sort. On est loin de la figure messianique de chef.

L’autre point fort du film demeure l’interprétation, avec Max Von Sydow (le Baron), William Smith (le rouquin) et surtout Yul Brunner. Alors qu’on a tendance à célèbrer Steve Mac Queen, les médias oublient parfois quel formidable acteur était Yul Brunner. Il a joué dans certaines des plus fastueuses productions hollywoodienne des années 50 et 60, il est capable de donner de la personnalité à ses rôles par de fines expressions dans son jeu d’acteur et il demeure très capable physiquement. Yul Brunner demeure un des meilleurs acteurs hollywoodiens qui a jalonné son temps, et il serait temps de le considérer comme tel. Il fut un des plus grands séducteurs, il jouait beaucoup de sa puissance physique mais il hélas mort en 1985 d’un cancer des poumons et son allocution, où il disait regretté d’avoir tant fumer, demeure assez poignante. Yul Brunner apporte beaucoup à New-York ne répond plus, il campe un véritable homme de bronze qui est tantôt un redoutable guerrier qui est capable de laisser poindre une pointe d’intégrité humaine et un vrai charisme pour son personnage. Une bien belle performance en définitive, qui permet de se souvenir de lui comme un acteur complet et très accompli. 

Mais New-York ne répond plus demeure l’œuvre de Robert Clouse, qui n’a pas toujours fait ce qu’il a voulu dans sa carrière. Ainsi, avec le succès mondiale de Opération Dragon,  Robert Clouse a été obligé de réaliser toute sa vie des films d’arts martiaux, ou presque. The Ultimate Warrior fut une production Mgm qui lui laissa carte blanche mais, mille fois hélas, le film ne fut pas un succès et il assombrit les carrières de Yul Brunner et de Robert Clouse, forcé à réaliser un film avec Bruce Lee mort 5 ans plus tôt (le jeu de la mort), de travailler avec son successeur désigné (Jackie Chan), victime du manque d’imagination de producteurs qui pensèrent mécaniquement à lui pour toute production d'arts martiaux. New-York ne répond plus demeure la preuve absolue que Robert Clouse demeurait réellement capable, qu’il était à la fois un solide réalisateur mais aussi un auteur doué pour les films à thèmes. Je rends donc hommage à ce réalisateur décédé en 1997…

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24 septembre 2008 3 24 /09 /septembre /2008 08:00

Albert Pyun demeure un cinéaste qui tourne beaucoup, trop et même un peu de tout. Peut-être avez vous vu Cyborg qu’il a réalisé pour Jean-Claude Van Damme et la Cannon en 1989. Il s’agit d’une relecture de New-York ne répond plus matinée d’il était une fois dans l’ouest. Un film solidement réalisé, qui cherche avant tout l’efficacité et qui y arrive parfaitement. Mais a beaucoup œuvré pour les direct to vidéo, trop. Et il semble qu’il soit passé d’une carrière plus prestigieuse qui aurait pu lui apporté reconnaissance et meilleurs budgets. Pourtant, l’homme a du talent et il demeure un solide technicien. Un de ses tous meilleurs films serait donc ce Knight, qui demeure ambitieux et qui parvient à renouer avec le souffle de l’héroïc fantasy. 

Albert Pyun sait tout faire. Quand on l’engage, on lui confie le tournage où il amène ses techniciens, son savoir faire et il convient de le laisser faire. En 1993, la Trimark, une des nombreuses firmes qui oeuvrent dans le cinéma secondaire avec plus ou moins de visibilité, accepte de financer une œuvre qui semble tenir à cœur à Albert Pyun, Knight. Albert Pyun s’est fait remarqué avec l’épée sauvage, un film d’héroïc fantasy qui a relativement plu. Il semble qu’il aime bien ce genre et Knight offre une vision plus puissante. 

Knight se déroule dans un futur AD, c’est à dire après la grande destruction. Des cyborgs font régner la loi du plus fort où ils ont leurs troupes, leurs villes et ils règnent sur les humains soumis. Ils sont issus de l’œuvre d’un créateur nommé le grand architecte qui les a conçus. Mais ils ont pallier au manque d’énergie en prenant les fluides vitaux humains. Donc ce sont bêtement des vampires, qui ont chacun un nom en rapport avec l’évangile.

Nea demeure une des ces victimes potentielles. Une jeune femme qui n’a connu que les affres de la survie et elle a perdu sa famille dont son tout jeune frère. Elle demeure la proie d’un des cyborg, Simon, alors qu’un événement providentiel vient la sauver. Un autre cyborg plus évolué, Gabriel joué par Kris Kristofferson vient à la rencontre de ses « semblables ». Il demeure l’ultime œuvre du grand architecte et il a pour mission de mettre fin à leur existence qui s’avère un fléau pour l’humanité. 

Il combat et défait Simon dans une rixe de toute beauté. Nea se joint à lui, fascinée par cet être qui accomplit ce que tous pensaient impossible : vaincre un cyborg. Elle le supplie de l’entraîner, ce que Gabriel élude mais elle lui prouve sa valeur. Aussi l’enseignement peut commencer et une kyrielle de techniques lui seront enseignées. Nea va donc se confronter à une puissante faction de cyborg, commander par le bizarre Job, joué avec talent par Lance Henriksen.  

Nea est si accomplie quelque demeure une grande tueuse de cyborg et Albert Pyun nous offre de puissantes chorégraphies soulignées par la musique puissante de Tony Riparetti, qui demeure comme toujours inspiré. La réalisation d’ Albert Pyun demeure tonique, et il réussit à rendre spectaculaire cette histoire mixant beaucoup de thèmes. C’est d’ailleurs l’élément surprenant de Knight, il y a un thème relatif à une élue qui accède à la connaissance, les cyborgs se demandent si ils ont dépassé leur programmation, Gabriel ignore les doutes métaphysiques de Nea. Bref, Albert Pyun nous offre un bon scénario inspiré. 

Les acteurs sont bons et la révélation demeure la charmante Cathy Long. Cathy Long demeure une championne de kickboxing que l’on disait hargneuse sur le ring. Elle parvient à réaliser une performance sur son personnage de Nea puisqu’elle demeure un poussin fragile qui se déploie pour devenir un rapace dont le proies sont les cyborg. Il y a une relation intéressante avec son mentor Gabriel qui confère à Knight un intérêt supplémentaire. Une relation à peine esquissée qui voit l’élève dépasser le maître. Pour ceux qui connaissent, on a l'impression de revoir les relations entre le Docteur Who et Rose, la candeur ingénue face à l'expérience bienveillante.

Knight s’achève en cliffhanger, Nea ayant vaincue Job, les enjeux augmentent car le frère finalement retrouvé de Nea est capturé par le leader des cyborg. Ce périple mènera Gabriel et Nea jusqu’à la grande cité des cyborg, qui ont finalement hérité de deux prédateurs… 

Knight permet donc de consacrer le talent d’ Albert Pyun. Pyun sait s’entourer de son équipe rodée, de comédiens comme d’acteurs et Knight demeure sa réussite, un projet qui ne profite pas de l’aura du Seigneur des anneaux qui viendra plus tard et des films d’arts martiaux dont Pyun aura livré un assez bon film, Kickboxer 2. Pyun aura tourné des films assez faciles, ce qui demeure à mon sens un galvaudage de son talent dans des produits où il fera preuve de son efficacité mais qui sont hautement oubliables. Ainsi, il aura pas mal fait tourné Christophe Lambert, dans des œuvres indignes de ses capacités. Quel gâchis ! 

Note : Je vous renvoie à une chronique de Nanarland, qui massacre le film avec humour.
Je vous propose également un trailer, qui vous montre le premier combat entre Gabriel et Simon. Ce passage demeure efficace, mais il est surtout teinté d’ironie, ce qui n’est pas déplaisant. Le doublage français plus réussi rend la séquence moins appuyée. Enfin, le Dvd hante les solderies ou il demeure même vendu en double programm
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22 septembre 2008 1 22 /09 /septembre /2008 08:00

Certains trentenaires se souviennent certainement de ce petit clip que diffusait Antenne 2, jadis, entre deux programmes. C’était généralement en fin d’après-midi, entre les publicités et les émissions jeunesses. Love is all est un clip, un petit joyau d’animation, qui rythme une belle chanson folk de Roger Glover & the butterfly ball. Retour sur une parenthèse enchantée et colorée de notre jeunesse, dont beaucoup se souviennent mais dont peu d’informations sont parvenues jusqu’à nous.

Love is all est donc un clip qui projette les personnages dans un monde féerique et enchanté : celui d’animaux de la campagne qui se rendent tous à une célébration nocturne par une procession de carnaval plus ou moins ordonnée. Beaucoup d’animaux de la campagne sont présents et le tout se déroule dans un joyeux désordre. Le chanteur est donc le Ménestrel qui invite tout ses contemporains pour une belle ballade.

Les paroles sont donc fédératrices :

 « Tout le monde doit vivre ensemble,

 nous devons nous entendre,

 aimez votre voisin, comme votre frère,

 venez rejoindre notre bande . »

Il s’agit à mon sens du meilleur des années 70, qui m’ont toujours paru être de belles années avec une société tournée vers son semblable. Aussi, Love is all est délicieusement hippie. Ce mouvement hélas éteint nous a donné de fabuleuses ballades. Love is all en est une des plus vives et colorées, échappée d’un conte, quoiqu’elle n’est pas psychédélique mais plutôt joyeuse, et un rien enfantine. Il s’agit d’une fantasy typiquement britannique que de faire des animaux de la nature des personnages.

Love is all serait en fait un projet de dessin animé anglais qui avorta. Seul la démo couplée avec la chanson nous est parvenu. Le producteur était la vénérable British Lion film. La British Lion film était une société de distribution puis de production qui a accusé de sérieux revers financiers dans les années 70 et dont le catalogue fut racheté par la suite. Voilà donc pourquoi ce petit (et charmant) clip fut vendu au marché de la télévision et servit de commode bouche-trou pour Antenne 2 ! Roger Glover est un ancien de Deep Purple, énorme groupe musical de la seconde moitié des années 60 et du début des années 70. Il s’essaya donc au cinéma.

La British Lion film est connue de nos jours pour n’avoir guère respecté, ni compris, les talents créatifs qui travaillaient avec elle. Ainsi, elle ne comprit pas le monument qu’est le Wicker Man et elle a d’ailleurs quasiment saboté son lancement, perdu les négatifs ainsi que la bande son. Je constate avec une certaine ironie que Love is all partage le même univers féerique que le Wicker Man, il s’agit donc d’une double et belle coïncidence, ou une preuve manifeste de goût si vous préférez ! Je rappelle que the Wicker Man est classé dans les 100 meilleurs films britannique de tous les temps et qu’il a inspiré ce festival dans le désert de l’Amérique du nord où on brûle une idole pour marquer son terme !  

Enfin et pour anecdote, Love is all n’est pas totalement inconnu des plus jeunes puisqu’une ressortie eut lieu il y a plus de 5 ans, et qu’un ami plus jeune dans la voiture s’est écrié : « sironimo ! ». Que dire de plus ?
 

Note : cliquez ici pour découvrir ou revoir ce clip magique !

 

 

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