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21 juin 2008 6 21 /06 /juin /2008 08:00
J'apprécie pas mal ce principe de crossover lié aux blogs et aux sites, cette aventure est d'ailleurs destinée à se renouveler. En l'espèce, c'est Iron Sim de Marvel World qui m' a contacté au téléphone pour savoir si je pouvais collaborer pour son site. Je lui ai dit que la proposition était sympa mais franchement, Marvel n'est pas ma tasse de thé et que je réflechirais. Je lui ai donc proposé une série d'articles à suivre en 5 modules qui suivrait l'évolution de l'éditorial chez Marvel depuis l'ère Stan Lee jusqu'à la fin de l'ère Bob Harras. Iron Sim a fait un gros de travail en recheche d'illustrations, cela m'a impressionné, aussi il s'agit d'une belle collaboration.

Pourquoi ? Car il est amusant de vérifier si les grandes réussites artistiques sont l'ouvres d'esprit visionnaires ou alors le fruit d'un relatif hasard couplé avec une certaine liberté laissée aux auteurs ?
Cette série d'articles tente d'y répondre.
Elle fut assez longue à mettre au point, sûrment 5 ou 6 heures plus 1 ou 2 pour les corrections. Mais comme personne n'avait essayé de faire quelque chose sur le sujet, j'ai trouvé un certain intérêt pour le réaliser.
Je me suis arrêté à l'ère Joe Quesada. Pourquoi ? Car il faut toujours du recul pour sainement analyser le présent.
Cependant, il y aurait des choses intéressantes à raconter puisqu'il semble qu'on lui ai laissé, véritablement, les coudées franches au début de son reigne, ou plutôt à celles de son supérieur direct et un brin mégalo, Bill Jemas.
Mais il serait allé trop loin et les actionnaires seraient vite revenus à une ligne éditoriale plus sage.
Un entretien avec un artiste dégoûté m'a appris que les éditeurs n'aiment absolument pas ce qu'ils éditent, et qu'ils n'ont pour fonction que de "rationnaliser" le contenu des comics selon "une ligne éditoriale" de la "firme" !

Le management chez Marvel : du début jusqu’à Joe Quesada.

1ère  partie.  

Marvel est de nos jours une firme de comics majeur. C’est même la firme américaine qui est leader depuis la fin des années 60’ et dont les personnages sont en passe d’être reconnus par le grand public mondial.
Aussi, il convient de se poser une question naturelle : est-ce le fruit d’une direction éditoriale sans failles, qui a su prévoir et anticiper le marché ?
En outre, une fois la place de numéro 1 acquise de haute lutte face à Dc, est-ce que la direction a su mettre en avant les atouts pour maximiser sa position de numéro 1 ?
Bref, est-ce que le hasard a eu sa place dans une firme qui a de beaux jours devant elle et qui va devenir, dans ce siècle, un géant de l’entertainment ?  

Au commencement, dans la seconde moitié des années 30’, l ‘« entrepreneur » Martin Goodman se lançait dans tout ce qui pouvait bien rencontrer du succès dans l’édition populaire. Ce domaine concernait essentiellement les pulps, mais depuis 1935, un nouveau support avait fait son apparition, nos fameux comics !
Un succès retentissant dans un genre particulier secoua le milieu des éditeurs et aiguisa des appétits : le succès de Superman qui fut un coup de tonnerre !
Goodman lâcha donc ses associés pour devenir son éditeur à part entière. Il « eut » finalement les droits de Humain Torch et Namor, par un procédé tout en finesse*.
Puis vint son meilleur coup éditorial, à savoir l’embauche de grands talents que sont Joe Simon et Jack Kirby. Ainsi, les deux hommes devinrent l’essentiel de la rédaction et créèrent un personnage dont on parle encore : Captain America !
Mais Goodman fut fort indélicat sur les royalties de Captain America*, et les deux hommes claquèrent la porte, bien que celle-ci leur fut montrée par le jeune auxiliaire nommé Stan Lee, dont le lien de parenté exacte avec Goodman reste depuis toujours incertain.
Ce fut donc le tout jeune Stan qui prit la direction éditoriale, sauf durant son service dans l’armée de 1942 à 1945 où Vincent Fago assura l’intérim. Il continua pendant de longues années mais la firme faillit s’imposer et devenir bon numéro 3 pendant un moment, mais cette affaire capota de manière assez risible*.
Il s’ensuit donc un vrai marasme, avec une firme au bord de l’agonie qui ne survit que parce que Stan Lee est à la fois rédacteur en chef, principale scénariste et que les bureaux sont réduits au plus stricte minimum !
Le premier coup de chance de la firme fut le retour de Jack Kirby. Bien que dégoûté par son séjour en 1942, il revint néanmoins à la suite d’un différent avec un éditeur de Dc (qui perdit là un joyaux inestimable).
Il y eut donc cette légende non avérée, quoique probable, qui postule que Martin Goodman soumis à Stan Lee l’idée de refaire du super-héros parce que la JLA était le sucès majeur du moment.

Stan s’exécuta, et un tourbillon créatif permit à la firme de s’imposer dans le chœur des lecteurs, ce qui permit à Marvel de sortir de l’obscure condition dans laquelle elle se trouvait, pour venir talonner plus tard la vénérable Dc.
La méthode Stan Lee est fort bien expliquée par Thierry M. dans la rubrique personnalité.
Sachez quand même que le « script » ou plot détaillé tient en une page et peut être interprété de multiples façons. Mais Jack Kirby adopta la meilleure et il conféra aux FF personnalités et rebondissements de haute tenue.
Une fois la compagnie lancée après la grande vague de 1963 (Thor, X-men, Dardevil…), Stan Lee se lassa un peu de tout mener de front. Aussi il se reposa sur une jeune recrue nommée Roy Thomas dès 1965, dont les fonctions devinrent plus importantes à mesure que Stan se détacha de la firme pour une position plus confortable.
En 1968, Goodman vend à Cadence industries sa firme mais exige que son fils Chip en soit le patron*. Ce qui est amusant, c’est que Cadence et Stan Lee eurent une entente secrète pour que, une fois la vente conclue, que Stan prenne de fait la place réservée à son parent.
Ceci provoqua l’ire de Goodman, qui pour se venger, tenta de torpiller Marvel en créant une firme concurrente qui adopta certaines caractéristiques de ses personnages, ou alors les thèmes porteurs du moment*. Ce fut bien sûr Atlas comics qui fut quand généra une intéressante générations de personnages et de concepts!
Pour en revenir à Roy Thomas, cet homme vient du fanzinat, alors qu’il était en parallèle professeur, et c’est surtout un fin connaisseur des comics et de leur évolution. Aussi, il se dit que les super-héros, c’est bien, mais que leur temps peut s’achever pour une autre mode. Alors, il décide de prospecter d’autres horizons possibles et il s’attache notamment à une de ses lectures favorites : Conan de Robert E. Howard !
Sauf que la direction financière ne croyait pas dans l’aventure, alors il proposa aux ayant-droits d’Howard une somme fort maigre, bien inférieure à la location d’un autre barbare qui s’inspirait de Conan et que le créateur refusa !

ussi, le budget pour le lancement fut faible, et Thomas ne put avoir John Buscema.
Il dut se contenter d’un jeune anglais nommé Barry Smith, qui accepta un salaire moindre. Contre-toute attente, ce fut un succès modeste qui s’amplifia jusqu’à devenir un hit.
Ce fut donc le rare cas où un éditeur « sentit » le marché et put créer puis imposer du sang  neuf sur le marché. Aussi en 1972, Roy Thomas fut éditeur en chef et Stan Lee fut publisher de la firme.
 Ce fut quand même un progrès spectaculaire pour une boîte moribonde, avec le minimum en bureau et en personnel administratif, qui connut un sursaut inespéré et rattrapa en moins d’une dizaine d’années Dc, le numéro 1. Ceci est dû à la créativité d’une poignée réduite de quelques hommes (Kirby, Dikto et Stan Lee). Hélas, nous verrons plus tard que les temps vont bien changer…

Pour lire la suite, cliquez ici.

*Je vous renvoie pour des explications détaillées et fort intéressantes au livre de Stan LEE aux éditions de l’hydre. Un ouvrage absolument immanquable !
Je vous incite également à lire le guide Atlas comics aux mêmes éditions de l’hydre !
Il révèle bien des surprises sur des personnages qui sont des extrapolations des principales têtes d’affiches chez Marvel ! Pour le commander, veuillez adresser 8 euros + 1.5 pour le port à Mr Francis Saint Martin, 1 avenue du docteur Dehrs, 64300 Orthez.
Pour une fiche détaillée et complète des artistes cités, veuillez consulter les fiches de Thierry M.


 


 

 

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8 juin 2008 7 08 /06 /juin /2008 08:00

On arrive dés la semaine prochaine à un vaste dossier sur un très grand de l’illustration qui demeure relativement obscur pour les amateurs de comics, une référence au plus, c’est le grand Franck Frazetta !

Je ne suis pas un spécialiste du tout de ce très grand de l’art contemporain, aussi les articles seront simples et faciles d’accès. Il s’agit en quelque sorte de célébrer ce grand artiste que les générations actuelles ne connaissent pas ou peu !

Par ailleurs, j’attire également votre attention sur un blog/site d’excellence, forgotten silver ! Forgotten silver demeure un vaste canular orchestré par Peter Jackson (Bad Taste, Meet the feebles) qui a réalisé un documentaire revenant sur l’inventeur néo-zélandais du cinéma.

Le film fut diffusé à la télévision, le public s’extasia sur cette gloire inconnue mais la supercherie fut éventée ! Il y eut un gros tollé dans ce doux pays mais Peter Jackson réédita quand même un gag médiatique du calibre de Orson Wells (avec moins de conséquences !). Donc ce blog demeure une célébration du cinéma puisqu’il cherche les fins, documents, extraits, affiches, durées inédites ou rares. Ce blog aligne donc de beaux exploits et non des moindres ! Il faut certes avoir quelques connaissances sur le sujet, mais forgotten silver demeure à mon sens LA référence d’une notion élevée de la cinéphilie.

En outre, je vous recommande d’aller consulter les œuvres d’un autre archéologue des comics, Brother Ray. Il continue à nous dévoiler des perles un rien obscures, qu’il met à la lumière donc. Il y a surtout cette fameuse histoire d’Alarming Tales qui demeure en quelque sorte la première mouture de Kamandi, et de la planète des singes ! Il n’y a pas beaucoup d’entre nous qui peuvent réussir un tel exploit et je félicite chaudement Brother Ray et son  terrifiant (surtout excellent) bric à brac.

En outre, je tiens à féliciter la célérité d'Arthur, qui est revenu sur l'édition Dvd des révoltés de l'an 2000 ! J'avais moi-même quelque peu oublié l'information, puisque j'ai toujours ma K7 de fil à film, mais je vais me faire un plaisir d'acheter ce Dvd événementiel ! Pour lire une critique à la fois sur ce que propose le Dvd mais aussi sur la qualité du film, je vous renvoie à une critique d' Erik Dinkian. Personnellement, je ne suis pas
en phase avec sa perception du film mais son avis vaut le mien, et sa chronique est de grande qualité !

 

Voilà ! Nous continuerons de se pencher sur des œuvres quelque peu oubliées du buzz, ignoreées des critiques officielles et de voir un peu plus loin !
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7 juin 2008 6 07 /06 /juin /2008 06:00

La lame infernale demeure un film encore méconnu du grand public. Ce n’est pas demain que Tf1, M6 ou France 2 vous le présentera, et seul Néo Publishing pourrait nous le proposer en Dvd. Et pourtant, il s’agit d’un film de grande qualité qui a un rythme, un enjeu et un propos intéressants qui demeurent servis par une équipe brillante. 

La lame infernale, ou l’âme infernale, se nomme en vo la police requiert de l’aide. Il s’agit d’un giallo très énergique dont l’intrigue se mêle habilement aux séquences d’action qui se succèdent sans temps mort. En fait, le rythme demeure le principal atout de l’histoire. Mais cette histoire, quelle est-elle ? 

Le film se déroule dans les années 70’ en Italie, une décennie bizarre où les pires excès se succédaient en Italie. En voilà un, qui demeure à peine voilé et qui a une résonance bizarre de nos jours, dans notre propre pays. La police découvre une fille de 15 ans qui s’est suicidée par pendaison, dont la porte demeure fermée de l’intérieur. La juge d’instruction collabore avec l’inspecteur de service, joué par le grand acteur allemand nommé Mario Adorf. L’autopsie révèle à la fois le moment de la mort, et une grossesse de deux mois. La police retrouve les parents, qui ne sont pas en Italie et qui semblent éloignés de sa fille. L’inspecteur ne recueille que des éléments mineurs, peu intéressants pour la suite. Seul un coup de fil anonyme, un parmi une longue série, semble un brin troublant. Donc, rien de particulier à ce niveau de l’enquête… 

Mais lors d’une affaire sur des agitateurs politiques, l’inspecteur et la juge d’instruction  visionnent un film sur ces agitateurs. Or, par un grand hasard, ils remarquent avec stupéfaction la présence de la jeune fille, et le tournage du film demeure postérieur à la mort indiquée par le légiste. Nous sommes donc en présence d’un meurtre maquillé. L’inspecteur passe le relais à un autre de ses amis inspecteur. Il lui confie que, du fait que sa fille ait le même âge, il supporte mal l’affaire.  
Le nouvel inspecteur reprend de zéro. Il comprend qu’il s’agit d’une machination et il démonte le fil le plus infime afin d’aboutir à la moindre piste. Ses rapports avec la juge d’instruction demeurent tendus, puis les deux apprennent à se respecter pour leur efficacité et leur engagement dans cette enquête. L’inspecteur parvient à remonter une piste, il semble qu’il y ait une filière de pédophilie qui abuse des jeunes collégiennes. Les pistes avortent une première fois et il ne récupère que des enregistrements qui le mènent nulle part. Or, en réécoutant patiemment les bandes, il se rend compte qu’une des voix des jeunes files, les « rencontres » étant enregistrées, est celle de la jeune fille de son collègue !  
L’enquête reprend de plus belle, et cette fois, les pressions pleuvent sur la juge d’instruction et l’inspecteur. La juge demeure jouée par une actrice très intéressante, Giovanna Ralli, qui ressemble quelque peu à Claudia Cardinale, et qui demeure crédible dans un rôle de femme forte soumis aux pires horreur de la nature humaine. Mais un tueur supprime toutes les pistes et les personnes impliquées dans l’affaire, une à une, puis il s’en prend à la juge. Celle-ci s’en réchappe de justesse, et l’identité du tueur demeure dévoilé : il s’agit d’un jeune bouché fan de moto qui demeure l’ultime pièce pour découvrir la vérité. La traque sera longue, épique, et la police demande l’aide du grand public(la police demande de l’aide). Détail amusant, ce sont deux petites filles qui  renseignent la police pour enfin appréhender ce tueur insaisissable. 
  Le titre du film américain, « qu’avez-vous fait à nos enfants ? » résume bien le thème du film. Il s’agit d’un réseau pédophile de notables, voire de politiques, qui se dissimulent derrière le légalisme et leur respectabilité. Encore une fois, le cinéma sert d’exutoire à des histoires étouffées qui restent cantonnées au niveau local (comme en France la femme flic du courageux Yves Boisset avec Miou-Miou). La fin du film montre que l’affaire sera étouffée en première classe par les politiques, car la liste des « personnalités » demeurent édifiante ! Mais nos héros en ressortiront habités par la volonté d’aller plus loin.  

Brillante dénonciation, la lame infernale demeure donc un brûlot très réussi. Sur un schéma degiallo policier très abouti (le giallo contourne souvent la présence de la police), le film ose traiter d’un fait dérangeant. Mais le rythme du film demeure brillant car dopé par la musique impeccable de Stelvio Cipriani. Nous assistons aux côtés de Claudio Cassinelli à cette enquête en spirales. C.Cassinelli demeure comme toujours impeccable, un comédien doué et qui compose toujours ses rôles avec une grande sensibilité, refoulée derrière un masque de dureté. Massimo Dallamano, directeur de photographie pour Sergio Leone dans pour une poignée de dollars, demeure un grand réalisateur qui nous a hélas quitté trop tôt, en 1976  des suites d’un accident de voiture. La lame infernale demeure la preuve éclatante de son talent qui se retrouve en bonne place parmi une belle filmographie.

  

 

Note : Je vous renvoie à une critique très intéressante de Psychovision, qui aime également beaucoup ce film ! Je vous propose un trailer qui vous mettra dans l’ambiance. Enfin, un nouveau et superbe blog qui propose le choix le plus large jamais vu de documents sur les giallo ainsi que des critiques : le giallo.com !link
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5 juin 2008 4 05 /06 /juin /2008 00:09

 

 

No blade grass demeure un roman de 1958, une œuvre visionnaire de John Christopher. Cette œuvre prend une résonance très inquiétante avec les scandales nationaux qui montrent à la fois l’ incurie de l’Etat et des instances de contrôles qui ont failli (le scandale de la Cogema, la pollution du Rhone, Metaleurope). Bref, le postulat du roman demeure judicieux.

Mais le mécanisme de la chute des autorités demeure également un point fort du film. Les autorités sont veules, pas à 

 

Tere brûlée demeure l’œuvre d’un fantastique personnage d’Hollywood : Cornel Wilde. Il est naît en 1915 et il a été cascadeur, un escrimeur émérite, à un niveau olympique qui a pu devenir acteur, puis réalisateur et producteur. Il a réalisé des films assez marquants, comme les Requins, qui demeurent des œuvres abouties et toujours maîtrisées. Cornel Wilde a fini sa carrière de réalisateur assez prématurément, en 1975, tout en restant indépendant. Il a continué une carrière d’acteur, mais plus en premier plan. Je rends hommage à son grand talent ainsi qu’à sa forte personnalité. Il est mort en 1989 mais l'ensemble de sa carrière demeure à (re)découvrir. 

 

Ainsi, Terre brûlée demeure un film fort, qui fait froid dans le dos et qui montre avec force et talent un concept qui suscite la réflexion, dont on ne peut définitivement faire l’économie de nos jours…  

Note : La référence française du fanzinat de cinéma de quartier, Norbert Moutier, a édité un spécial Cornel Wilde. Vous pouvez le commander sur son site.

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3 juin 2008 2 03 /06 /juin /2008 08:01

Dario a déjà réalisé l’oiseau au plumage de cristal en 1969 puis le chat à 9 queues. Ce dernier demeure intéressant, mais quelque peu inabouti en raison d’un assassin qui n’est pas clairement mis en valeur et un résultat quelque peu bancal. Mais Dario s’associe à Luigi Cozzi, qui demeure un passionné de Sf pour ourdir ce troisième giallo de sa trilogie animale en 1971. Le résultat demeure une œuvre très aboutie qui alterne le rire, le frisson et la manipulation du spectateur avec un grand brio. 

Tout repose sur le scénario, qui demeure nébuleux dans un premier temps afin de d’emprunter une seule et unique ligne à la fin, pour révéler une vérité tortueuse. Un jeune artiste nommé Roberto demeure suivi depuis quelque temps par une mystérieuse silhouette qui le suit à distance raisonnable. Quand il essaye de venir à sa rencontre, l’homme mystérieux se volatilise. Un soir, alors qu’il se retrouve seul, il suit l’homme jusqu’à un théâtre vide et il l’aborde. Une mystérieuse silhouette masquée par un masque grotesque allume un projecteur sur le balcon et prend des photos de la scène, où Roberto et l’homme mystérieux ont un échange vif. L’homme sort un cran d’arrêt que Roberto lui arrache des mains et le retourne accidentellement contre lui. L’homme meurt tandis que le troisième larron prend moult photos.  

Roberto s’enfuit mais il demeure tétanisé par cette nuit. Lors d’une party chez lui, il souhaite changer de disques mais en fouillant la pile de ses propres disques, il trouve des photos de la scène. Son malaise augmente… La nuit, alors qu’il dort avec sa femme, il entend un bruit suspect, il se lève et il est étranglé par un filin d’acier. L’assassin lui dit qu’il le laissera mijoter encore un peu. Roberto demeure obliger de se confier à son épouse, campée par l’excellente Mismy Farmer, elle se doute de quelque chose et intime à Roberto d’aller à la police. Mais Roberto ne veut pas se rendre coupable d’un meurtre d’autant que le cadavre vient d'être retrouvé. 

David demande l’aide  son grand ami, Dieu (diminutif de Dieudonné), joué avec truculence par Bud Spencer. Ce dernier lui dit que sa nemesis demeure tordue et qu’il doit faire face au pire. Justement, la bonne est tuée dans un parc public. Les menaces se font plus ressentir et sa femme le supplie de partir ailleurs sans rien dire à personne, afin d’échapper au fou. Roberto engage donc le seul détective privé qui accepte l’affaire, joué par Jean-Pierre Marielle avec un grand brio. Il s’agit d’un détective un peu folle, qui a raté jusque là toutes ses affaires, absolument toutes. Il lui dit que statistiquement, l’affaire de Roberto se doit d’être réussie et il accepte l’affaire. Il prend tous les papiers relatifs à Roberto et étudie. Il semble trouver une piste qui l’amène dans un asile. Il demeure cependant suivi par le tueur, et ce dernier le tue en lui injectant un sérum mortel dans le cœur. Le détective meurt, heureux, car il a quand même résolu une enquête. 

Roberto demeure seul, sa femme l’a quitté mais sa cousine arrive pour quelques jours. Il y a une relation intéressante entre les deux êtres, ils ont un fort penchant l’un pour l’autre qui n’a jamais été exploité car Roberto est marié. Mais ils se laissent aller et ils passent un tendre moment ensemble, une parenthèse enchantée dans l’épreuve que vit Roberto. Mais lorsque celui-ci demeure parti, le tueur revient et il trouve cette si jolie fille et il l’a tue.

Roberto demeure finalement obligé d’appeler la police qui n’y comprend rien. Elle prélève la dernière image greffée sur la cornée de la victime et, en la développant, tous verront enfin le visage de l’assassin. Or, l’image qui demeure révèle consiste en 4 mouches sur un velours gris ! Personne ne comprend plus rien !

Le giallo demeure donc un art qui consiste à manipuler le pauvre spectateur que nous sommes. Et nous sommes formidablement mystifiés, avec maestria par Dario qui maîtrise son film de bout en bout. Il parvient à distiller des séquences d’angoisse comme on distillerait des gouttes ou des plumes sur une surface, lentement mais posément sachant que chaque plume serait une émotion. La mécanique du récit demeure brillante, la fin demeure évidente mais nous sommes plongés dans un raisonnement qui fait fi de l’évidence. Dario excelle à alterner de plaisantes séquences de comédie, avec Dieu ou le détective, ou des séquences d’émotion pure, grâce à cette si belle cousine.  Ces séquences permettent de  reâcher la tension, de jouer avec une certaine poèsie , et de rendre le héros plus crédible . Dario oubliera  quelque peu cette formule, dommage.

David devra donc faire le rapport avec les quatre mouches du titre si il voudra s’en sortir vivant, et surtout comprendre. C’est cela le génie de Dario, nous acculer à vouloir comprendre par un frisson morbide tout en ressentant les angoisses de David. Ennio Morriconne assure avec brio la bo du film, qui demeure inspirée et lui-aussi participe à la distillation de la peur. Ennio a toujours dit que la musique était un élément de narration qui devait suppléer le film, comme un auxiliaire de la mise en scène. Le thème du film participe à cette splendide mécanique de suspens qu’est quatre mouches.

Note : Le film demeure le grand inédit de Dario Argento en Dvd. Il semble qu’il y ait des problèmes de droit sur le titre, peut-être la Paramount qui n’a que faire de ce film, pourtant l’un des meilleurs de Dario. Enfin, il semble qu’une superbe ballade ait été composée par un groupe de rock de légende nommé Deep Purple mais, à cause d’une sombre histoire de quotta, ce soit Morriconne que Dario ait rappelé à la rescousse.
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1 juin 2008 7 01 /06 /juin /2008 08:00

Une petite participation graphique de Neal  aura suffit à conférer à ces personnages des aventures d’excellence, qui peuvent se relire sans peine aujourd’hui et qui vous plongent sans problèmes dans des aventures palpitantes et haletante. Il convient donc de revenir un tant soit peu sur ces deux périodes d’exception !

1 Deadman

Il s'agit d'une série crée en 1967 par Arnold Drake et Carmine Infantino aux dessins. La paire se dépasse artistiquement pour nous livrer une histoire bien conçue et fort bien illustrée grâce à un style plus gras que d'habitude. L'histoire gravite autour d'un modeste cirque qui vivote notamment grâce à l'implication sans faille de Boston Brand, le régisseur /acrobate vedette. Celui-ci se met sans problème tout le monde à dos, le type qui pique dans la caisse jusqu' à celui qui est paraisseux. Il  est intransigeant, et va peut-être le payer trop cher...

Lors de son numéro vedette, un numéro de trapèze mortel s' il se trompe, un tireur anonyme l'abbat ! Le fantôme de Boston flotte autour de son corps, il comprend qu'il est mort, mais ne sait pas pourquoi et exige de le savoir. Il gardera donc son costume de scène "Deadman" et ira livrer l'enquête selon le principe narratif du "whodunit" -qui est le coupable?  

Il aura pour aptitudes de pouvoir "posséder" les corps et il passera quelques temps au crible tous les suspects potentiels  ou les gens un peu louche qu'il aurait pu gêner. Il découvrira finalement l'identité du tueur, qui l'a choisi par hasard puis  il acceptera sa condition de fantôme. Dans un second temps, il va se retrouver perpétuellement à la frontière des deux mondes et , tel un gardien ,va nous protéger du mieux qu'il peut ... 

C'est la que le style de Neal Adams se déploie dans toute sa grandeur ,les monstres sont zarbis et uniques . Deadman est sublimé et le comics en met plein la vue dans le domaine pourtant lugubre de l'occultisme. Neal Adams est associé à Jack Miller au scénario, et force est de reconnaître que toutes les ficelles d’une intrigue réussie sont déployées. On se prend de passion pour la tragédie de Boston Brand, dont la mort l’a fait gagner en humanité. Comme le lecteur suit ses pérégrinations à ses côtés, il demeure tout aussi impliqué que lui. Ce processus demeure fort habile et les rebondissements sont convaincants, eux-aussi. Le titre s’arrête un peu vite, pour une raison que je vous expliquerai ultérieurement, mais Deadman fait figure de titre audacieux pour l’ époque, réellement novateur voire détonnant pour DC qui se hisse enfin à la hauteur de Marvel en terme de sensationnalisme.

La série a été publiée dans la revue Eclipso, puis dans un recueil en Noir et Blanc des éditions du Fromage, et c'est une de mes toutes préférées !

 

2  Le Spectre !

Voici un personnage qui a connu de multiples interprétations et qui monta toujours en puissance. Crée par un des papas de Superman, Joe Siegel, le Spectre ne connaît pas une exposition de premier plan et il sera plusieurs fois remanié.


Mais on le retrouve quand même dans les années 60' pour une superbe série dessinée par Neal juste pour 4  petits numéros (2 à 5).  

Cette version du personnage repose sur un ressort simpl, Jim Corrigan a été tué mais il demeure toujours parmi nous. Son "ami imaginaire" est le spectre qui a besoin d'un hôte humain, une ancre dans la réalité, pour pouvoir intervenir. Mais, il est loin d'être tout puissant.

Dans ces épisodes fort épiques, le Spectre te Jim sont très souvent en difficulté et arrivent, in extremis, à l'emporter contre des ectoplasmes maléfiques, des sorciers instruits et nuisibles. C'est à mon avis la meilleure version du personnage rendu par la suite trop puissant.

Le Spectre a eu une parution sporadique chez Arédit en 1968 d'abord dans sa propre revue puis dans Eclipso. Encore une fois, le dessin de Neal sublime l'histoire qui elle, est vraiment divertissante, proche du niveau de récits de Stan Lee où le héros se surpasse pour finalement et malgré tout l’emporter.  

A noter que plus tard, une nouvelle interprétation du personnage en fera un esprit vengeur  qui frappera dur et même dans  des épanchements gore (nous sommes quand même chez DC !).Cette mouture sera dessinée par Jim Aparo venu lors du grand recrutement  de la Charlton en 1967 et qui sera l'imitateur le plus inspiré du style de Neal (quoique Dick Gordiano pourrait avoir le premier prix). Et des imitateurs, Neal en aura eu une kyrielle comme Jack Kirby, Jim Lee, ou Silvestri en leurs temps.

Neal Adams, je l'ai déjà précisé, était une star  comme on pu être à leur époque Jim Lee (ok), Todd MacFarlaine (certes) et Marc Silvestri (beurk) ,il exerce un pouvoir d'attraction sur le lectorat ainsi que les aspirants dessinateurs qui rêvent de dessiner comme lui. A ce titre, il aura un studio où il recrutera de jeunes dessinateurs (Keith Pollard, Trévor Von Eden) et il en inspirera une pléthore d'autres (citons Bill Sienkiewicz ). D’ailleurs, lui-même ouvrira son propre studio de dessinateurs, évoluera vers la pub. et éditera même ses propres comics  (les Continuity comics). Définitivement ,une star du calibre de la vague image !

 

Note : Pour apprendre l’épopée comique de Continuity, lisez les Scarce no 47 et 48, c’est aussi divertissant qu’amusant !

 

 

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30 mai 2008 5 30 /05 /mai /2008 22:45

                                                                    CYTRASH, L'IDENTITE ENFIN REVELEE !

Outre le fait qu’il soit l’un de mes meilleurs amis, Cytrash demeure une énigme pour tous les êtres doués de raison, même de peu. Traitons un peu de ce cas qui relève  de la science psychiatrique, bien qu’il manque à celle-ci quelques dizaines d’années pour convenablement rationaliser ce rare specimen.
                                                                               (oui c'est bien vous !)

Né le 1er juin 1972, Cytrash eut très tôt des problèmes d’ordre identitaire. Il devait avoir pour prénom Fabrice mais son père, afin de respecter la tradition familiale qui consiste à donner le prénom de son propre père, le nomma Michel. Ceci demeure a priori simple mais pourtant tout va s'obscurcir...Camitas que cela ! Il y eut comme un rejet dans l’entourage familiale et le jeune Cytrash fut finalement nommé Fabrice (Fafa pour les très proches !). Aussi, la schizophrénie rampante de l’individu se mit en action, et elle n’est pas prête de le quitter. Je lui ai bien proposé de se rendre à la mairie pour régler ce problème d’ordre identitaire, mais notre individu se caractérise également par une nature molle, ou contemplative (voire photo). D'ailleurs, il a un petit air à Buddha ! 

 

Cytrash se caractérise par un second problème, tout aussi grave : il a le pire goût en comics qui soit ! C’est bien simple, si vous faites une brocante en concurrence avec lui, ne vous pressez pas et, comme le lièvre et la tortue, vous pouvez prendre dix cafés car il ne prendra que les pires tout en vous laissant les meilleurs (c’est un excellent ami, je vous le rappelle). Ce qui amusant, c’est la bonne volonté qu’il met dans cette entreprise, ainsi que les moyens financiers conséquents. C’est bien simple, Panini & Marvel doivent tellement à ce soldat anonyme mais loyal. Il est toujours prêt à acheter des comics X-men, même mauvais, et en double s’il vous plaît ! Puis, après le temps de la réflexion, qui se confond en saisons, il vous avouera que finalement, ce n’était pas terrible et que cela ne valait pas la dépense, pardon, l’achat ! 

                                           (tu ferais mieux de prendre au hasard, ça n'en sera que meilleur !)                                             

Cytrash-Michel-Fabrice (rayez le prénom inutile) a LA flamme sacrée. En réalité, ce n’est pas une flamme mais des piles et des piles de comics qui s’entassent encore et encore. Nous ne pouvons que féliciter au passage sa compagne, Elodie, qui a une patience en or qui nous surprend encore, massivement et toujours !

            (position du lotus afin de mobiliser toutes ses ressources pour LA question existentielle :

                                                               QU'EST-CE QU'UN BON COMICS ? )

Mais arrêtons-nous sur SirTrash-Cytrash-Michel-Fabrice, c'est quand même LE mec loyal, cool, qui est toujours de bonne humeur, invariablement. Je souhaite qu'il le reste encore quand il lira ces lignes. Souhaitons-lui le meilleur des anniversaires !!!

Ceci était bien sûr un message personnel, merci de ne pas en tenir compte !

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30 mai 2008 5 30 /05 /mai /2008 08:00

En 1965, une firme mineure de l’édition, Tower publications, voulait se lancer dans un secteur déjà bien occupé, mais revitalisé par un nouvel acteur qui fait sensation, Marvel comics, de même que les créations de Dc comics qui se portaient encore bien. Il fut décidé d’une ligne budgétaire pour 3 types* de publications. On recruta des talents, dont un fameux, et il fallut lancer ces T.H.U.N.D.E.R agents à la conquête des kids. L’aventure ne fut pas probante, au moins sur le plan des ventes, mais les Thunder agents constituent une aventure intéressante qu’il convient de vous présenter. 

 

Tower publications créa donc une division comics qui devait conquérir de front 3 marchés, celui des illustrés de guerre, investir le créneau des Archie comics (cultes aux USA, confidentiel chez nous) et nos fameux super-héros. Pour ce dernier domaine, on revint aux vieilles méthodes d’avant guerre, c’est à dire que l’on confie à un studio prestataire de services le soin d’élaborer, de mettre en pages et d’assurer le contenu des comics.

Wally Wood a déjà à l’époque une grande carrière et il a participé aux grandes heures du comics, que ce soit dans le studio de Iger/Eisner (avec le Spirit dans l’espace en 1952), l’aventure de Ec comics (peut-être aurait-il dû rester), un bref passage chez Marvel comics, puis vint celle belle commande.  

Elle consiste à créer à partir de zéro des comics, tout en se différenciant suffisamment des cheptels concurrents, mais en reprenant quand même l’ambiance, les codes et l'essence d'un genre, pour ne pas trop désorienter le lecteur. Le thème des  Thunder agents demeure simple, et dans l’air du temps. Il s’agit de héros qui travaillent pour l’ONU à qui on donne des équipements qui confèrent des super-pouvoirs mais, subtilité qui génère un ressort scénaristique intéressant, une faiblesse intrassèque. Tous les Thunder agents ont un pouvoir qui ne peut dépasser une certaine limite. 

Les deux exemples les plus marquants demeure Dynamo. Le Superman maison qui porte une ceinture qui lui confère force et invulnérabilité pendant un délai très court. Si tôt cette durée dépassée, rien ne le protège. Noman demeure également très intéressant, la réussite des Thunder agents. Il s’agit d’un vieux savant dont l’esprit se trouve dans une machine, qui en commandent d’autres coûtant très cher, et doté d’une cape d’invisibilité. Un corps de Noman peut être détruit lors d’une mission, et un autre viendra le remplacer. Mais les supérieurs des Thunder agents lui reprochent constamment la moindre perte d’un corps de Noman, qui coûte une fortune ! Noman demeure le prototype des héros androïdes, le précurseur en somme, tels que Vision ou Red Tornado. Enfin, il y a l’éclair (que l’usage du pouvoir tue) ou encore Mentallo, le télépathe. 

Les Thunder agents repoussent donc les plans d’invasion des super-vilains, qui vont de l’organisation secrète démesurée au savant fou et félon. Il règne dans les Thunder agents une atmosphère ingénue qui est dans l’air du temps. L’Onu demeure le camps des bons, les cadres des Thunder agents sont honnêtes, les méchants scélérats… Bref, c’est de la Bd à l’ancienne, plutôt bien soignée, mais qui manque de fantaisie comme l’épopée de Marvel selon Stan Lee. Les Thunder agents demeurent bien supérieurs à la Jla d’alors, mais moins trépidants et novateurs que les Fantastics Four (qui de toute manière, constituent LE sommet créatif). 

L’aventure des Thunder agents ne perdura pas*, et Tower publications abandonnera donc cet essai, qui a quand même de nombreux fans qui furent conquis, que ce soit en France ou aux USA. La suite des Thunder agents demeure assez excellente. Il y eut un bel imbroglio juridique*, réellement stupéfiant, qui vit le copyright échoir à un homme d’affaire…avisé.

Ce fut celui-là même qui stoppa vigoureusement une belle tentative de relaunch que voulait orchestrer Dc avec, excusez du peu, Manuel Garcia et J.G Johns aux graphismes (cliquez ici pour se rendre sur superpouvoir, qui contient une bien belle base de données sur les articles de même que des articles de fond). 

C’est en effet à mon sens la force des  Thunder agents, il s’agit d’un concept solide qui peut sans peine se réinterpréter ou s’actualiser à loisir. Ainsi les Avengers de 1965 demeurent bien éloignés de la version Ultimates moderne. A mon sens les  Thunder agents seraient idéal pour une réinterprétation confiée à des mains expertes, des auteurs compétents. Mais le tout demeure aux mains de l'homme d'affaires avisé, c’est à dire bloqué pour le moment (qui devrait être long sinon définitif en tout cas jusqu'au renouvellement du copyright). Dommage pour cette brillante équipe, au potentiel tellement grand, qui pourrait sans peine être l’égale des Avengers ou de la Jla, reste dans les limbes ! Une grande perte à déplorer donc. 

Notes : Je vous renvoie à un fort bon article de Vincent Nasello sur France comics. C’est bien simple, j’ai éludé beaucoup de caractéristiques des Thunder agents que Vincent  vous relatera dans le détail avec brio (le reste de ses chroniques demeure également très intéressant).

Enfin*, Francis Saint Martin a rédigé l’ouvrage français de référence sur les Thunder agents en 210 pages. Il est clair, passionnant à lire, et recèle tant d’informations méticuleuses sur cette épopée que l’ouvrage peut se lire même en étant un lecteur peu famillier des Thunder agents. Incontournable !
Pour le commander, envoyez 10 euros + 2.5 de port à Francis Saint Martin, 1 avenue du Dr Dhers, 64300 Orthez.

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26 mai 2008 1 26 /05 /mai /2008 08:00

J’espère que le dossier sur le grand Jack Kirby vous a plu, qu’il a permis aux novices d’appréhender l’immense réalisation de Jack chez Dc et qu’il a remémoré des souvenirs glorieux à ceux qu’ils l’ont lu et dont certains souvenirs sont encore diffus. 

Je dois quand même avouer que la partie sur Omac demeure un peu floue. Il est vrai que j’ignorais totalement que cette série fut publiée en France et je suis en train de me constituer la collection. D’une part j’ai bêtement manqué une formidable épopée du King, mais de l’autre je pourrais pleinement apprécier une des ultimes grandes œuvres du maître, ce qui ne m’arrivera plus jamais.

Pour la partie film, j’ose également espérer que le succinct résumé sur Megalodon vous a plu, voire à susciter votre intérêt. Si ce film se réalise avec un véritable talent à la réalisation, je parie sur un chef d’œuvre mais si Jan de Bont réalise le film, on aurait un requin plongé dans l’eau tiède. Ainsi à mon sens, Speed 2 demeure un des films les plus ineptes des années 90 bien qu’il ait coûté 100 millions de $ ( d’autres scénaristes supplémentaires aurait été le bienvenu ou alors un seul mais capable ).

La partie sur les sexy comédies à l’italienne demeure savoureuse, mais honnêtement, je ne crois pas moi-même à la qualité de courant, excepté la belle lycéenne qui demeure véritablement la bonne note, la seule à mon humble connaissance.

Enfin, je vous propose d’aller régulièrement visiter le site de Franck Mars, que j’apprécie beaucoup. Il s’agit d’un site collectif où chacun a sa propre spécialité qui vont du dessin, des jeux de rôles et des jeux vidéo mais en premier chef pour vous, les comics ! 

Franck Mars, quel nom approprié lui ont donné ses parents, traite avec talent avec une culture comics qui demeure assez rare. A mon sens, il rend honneur à la variété des comics puisqu’il la traite dans sa diversité, il varie le style et le genre de nos fascicules préférés en en alternant les comics maintstream  et des moins connus (plus que moi qui suis pas mal dans le passé, il est vrai). Franck alimente tranquillement son site de critiques toujours intéressantes, sans sacrifier la qualité à la productivité, et je me fie à ses avis pour mes propres lectures. Enfin, j’ajoute qu’il m’avait proposé de se joindre à son collectif et je l’en remercie encore !

Quand à nous, de belles pages (j’espère !) vous attendent avec en comics, Jim Steranko. Il s’agit d’un vieil article que j’ai repris en rajoutant pas mal d’éléments et de nouvelles informations. Il y aura aussi le Deadman de Neal Adams, son chef-d’œuvre à mon sens, ainsi qu’un article sur les Thunder agents, qui demeurent extrêment durs à trouver. Aussi, il convient de vous présenter au minimum cette équipe à fort potentiel qui ferait sans doute jeu égal avec les vengeurs ou la Jla si elle avait été publiée en continu chez l'un des deux grands.

Pour les films, je vous présenterez quelques giallo (ou gialli) avec la lame infernale, 4 mouches sur un velours gris ou encore Terre brûlée, un film excellent qui mérite au minimum d'être pôrté à votre connaissance ! Voilà pour la prochaine quinzaine, mais sachez que j’ai deux-trois mois d’avance et que les prochaines quinzaines seront spectaculaires !

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Published by Bastien AYALA
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24 mai 2008 6 24 /05 /mai /2008 06:40

Il fallait quand même que l’une de ses comédies se détachent du lot, en soit en quelque sorte le fleuron. Aussi celui-ci date de 1975 et il aborde une thématique ou plutôt un profil de personnage assez intéressant, celui de Loredana. Il s’agit donc d’une comédie un rien intéressante quoique je préfère que vous fassiez  vous-même votre propre avis.

La lycéenne traite du personnage de Loredana, superbe jeune fille qui est encore au lycée et dont la vie personnelle, ainsi que la personnalité, demeure en évolution. Loredana demeure une superbe jeune fille, au caractère plutôt réservé, qui attire l’attention de tout l’entourage mâle qui gravite autour d’elle. Elle ne sait pas très bien que faire et comment réagir, ainsi le propos de la lycéenne nous montre ses atermoiements face à ce dilemme. La comédie n'est pas oubliée, et elle repose davantage sur des situations que sur des gags, ce qui est judicieux. A noter que la fameuse ancienne députée du Parlement italien, Lliona Slatter alias la Cicciolina, a un rôle de quasi-prostituée qui souhaite convertir Loredana à cette facilité. Pour anecdote, la Cicciolina tournait encore ses films hard alors qu'elle était élue député ! Quel sacré pays quand même l'Italie !

L'entourage familiale de Loredana demeure en déliquescence avec une mère qui a un amant (Enzo Canavale, qui demeure touchant dans un rôle convenablement écrit) tandis que son père a toujours eu sa propre liberté. Loredana demeure sollicitée par de multiples prétendants, mais elle ne sait qui choisir et que faire, puisque le propre des filles demeure de se laisser guider par les sentiments. Mais il est inévitable qu’elle fasse l’amour pour la première fois. Ce sera avec un associé de son père qui la laisse choir, et Loredana apprendra sa première leçon de sa vie de femme.

Voilà l’intérêt majeur de la lycéenne, un portrait touchant et subtil d’une jeune femme, comme on en a tous connue et face à ses incertitudes, ce qui la rend plus humaine. Le réalisateur se nomme Michele Massimo Tarantini, il s’agit d’un réalisateur capable, selon le sujet, mais dont la majorité de la filmographie tourne hélas autour de ces sexy comédies. Quand il a réalisé d’autres films, il a excellé dans le polar (calibre magnum pour l’inspecteur avec Luc Merenda), le film de jungle (le semi-parodique prisonnières dans la vallée des dinosaures). Justement pour ce dernier film, il a tourné au Brésil et, tombé amoureux du site, il y est resté vivre ! Il s’agit d’un cas typique d’un réalisateur qui demeure capable si on lui donne les moyens. Il est d’ailleurs scénariste de la lycéenne.

( l'édition française de la lycéenne qui, c'est une exception, a une jaquette absolument horrible !)

Loredana est jouée par une bombe nommée Gloria Guida, dont la carrière demeure plus variée que ses consœurs, et qui demeure l’une des rares blondes du cinéma italien (citons Anna Maria Rizzoli). Son interprétation simple demeure agréable mais il ne s’agit pas d’une performance à proprement parler. En tout cas elle correspond parfaitement au rôle, puisqu’elle a encore le charme candide et ingénue que réclame le rôle. Loredana demeure sexy et parfois provocante, tantôt elle doute ou ne comprend pas le manque de pureté des adultes, ou encore elle apparaît un rien garce, la complexité féminine en somme ! Gloria Guida aura surtout tourné entre 1974 et 1982, date où elle a rencontré l’acteur Johnny Dorelli. On dit plein de choses à son propos, mais retenons qu’elle ne semble pas vieillir sur les photos et que sa beauté est luminescente !

Du côté des coqs, on a un jeune premier dont le jeu a retenu mon attention, Rodolfo Bigotti qui tourne toujours et dont la Lycéenne constitue le premier vrai rôle. Il est opposé à Giuseppe Pambieri, qui joue le premier amant de Loredana, et l’opposition entre le jeune et le coq mûr demeure le grand moment comique du film. Le personnage de Rodolfo course Guiseppe en moto, alors que son rivale a une voiture sport, et il se retrouve dans les fourrées puis à l’hôpital. Déjà qu’il a failli conclure lors d’une baignade naturiste avec Loredana, son attachement lui cause à nouveau un accident. Quand il se réveille et il voit Loredana penchée sur lui ,inquiéte, et il lui sonne un puissant et revanchard « salope ! ».

Voici donc la Lycéenne premier opus, qui a connu un beau succès en cette année 1975 dans son pays d'origine. La série a connu des suites plus ou moins vagues dont le second, la lycéenne redouble, mais hélas qui ne retrouve ni le personnage de Loredana, ni Michele Massimo Tarantini. Le résultat demeure bien faible, ou plutôt dans la norme des sexy comédies et même Gloria Guida semble avoir perdu son charme adolescent pour apparaître plus mûre physiquement. La seule bonne nouvelle relative à la lycéenne demeure la toute récente édition de la B.O du film, qui demeure superbe et hautement recommandable, mais aussi la seule œuvre connue de son compositeur nommée Vittorrio Pezola. Elle fige Loredana dans un moment de grâce qu’il vous serait peut-être agréable de découvrir…

Note : Nanarland retrace la carrière d’actrice de Gloria Guida, et vous fait entendre ses talents de chanteuse par un extrait sonore du second opus. Autant Gloria Guida incarne à merveille la grâce et la féminité, autant sa voix fait penser à un camionneur perclu de laryngite ! Voici un lien, assez faible et édité par un fou de honda, pour voir quelques extraits de la lycéenne. Enfin, Psychovision voue propose la critique du second liceale.

 

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