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16 mars 2008 7 16 /03 /mars /2008 22:55

 

 

Voici un grand film, voire une grande œuvre, qui traite d’un sujet fort avec quelques handicaps : l’histoire est nébuleuse, éthérée, le budget est faible, et il s’agit d’un des pires genre du cinéma pour la reconnaissance critique : le gore !
Analyse sur un grand film qui sublime son matériau de base.

 

Tout d’abord, revenons sur Lucio Fulci. Il s’agit d’un artisan du cinéma italien qui n’a pas atteint la caste prestigieuse des auteurs tels que Felini. Issu de ce bouillonnant univers bigarré, Lucio Fulci a œuvré sur ce que l’on lui proposait, essentiellement des comédies ou des films yéyé. Mais il bouillait en lui la volonté de montrer ses capacités, alors il produisit avec quelques
amis un western très intéressant, le temps du massacre.
Cette première vraie œuvre montre déjà les dispositions étonnantes de Fulci : réalisation nerveuse et maîtrisée, sadisme, efficacité et un sens de l’action que l’on
retrouvera chez John Woo.

Lucio Fulci traversa ainsi tous les courants du cinéma Italien avec notablement du talent et de l’efficacité dans des genres tels que le Giallo, le Policier, le Western et la comédie.Un solide artisan qui fait au mieux avec les moyens dont il dispose sur le moment.
Il va connaître un creux dans sa carrière vers 1978 mais un producteur opportuniste va le contacter pour réaliser un petit film de zombie qui doit profiter du prochain choc de l’horreur, Zombie de George Romero.

Lucio emballe le film et surprise, l’enfer des zombies. Il s’agit d’un film excellent, pas une œuvre car la thématique reste faible, mais un film d’une redoutable efficacité, avec une photographie superbe et une sublime musique !
Lucio Fulci venait de se découvrir des dispositions dans les films d’horreurs. La dernière vague concernait les films gothiques avec Barabara Steele. Lui va renouveler
ce genre avec un déferlement de gore et de violence.
Malgré le talent évident et le succès mondial, modeste mais présent pour ce circuit de film d’horreur. Aussi après Frayeurs, Lucio va remettre cela avec un film puissant qui pourrait vous marquer : l’au-delà !affiche.jpg

 

L’histoire tourne autour d’un hôtel de la nouvelle Orléans qui abrite une porte de l’enfer. Vers 1927, un peintre maudit produit des visions de l’enfer, ou plutôt de l’au-delà. Mais les habitants le massacre lors d’une séquence très gore. En 1980, une belle et fort distinguée héritière veut rouvrir l’hôtel, mais il semble qu’un volonté maléfique veuille l’en dissuader.
A partir de là, il est difficile de raconter l’histoire, puisque il s’agit en fait de trame, qui voit une inquiétante fille aux yeux vitreux, des zombies et des apparitions maléfiques.
Emilie.jpg

L’héroïne va sombrer vers la folie mais ne trouvera secours que par son ami médecin. Après la multitudes de dangers, les portes vont s’ouvrir et les deux réalités vont se confondre un certain temps, entraînant  les habitants des deux mondes à une cohabitation impossible.

 

A mon sens, la qualité de ce film tient en la superposition des talents qui ont travaillé sur ce film : Catherine Mac Coll et David Warbeck pour l’interprétation, la photographie, la musique de Fabbio Frizzi, le scénario de Dardano Sachetti et la maestia de Lucio Fulci.
Il s’agit d’une rare configuration où la somme de ces talents dépasse l’addition des compétences individuelles, d’une œuvre magique.

Mais l’essentiel se situe dans le thème qui est caché :  l’enfer n’est pas une force maléfique au sens où  nous nous la représentons. Il s’agit d’un plan de l’univers qui ne peut coïncider avec notre monde, et qui tente de se refermer par ses automates fort mal adaptés.

Il n’y a pas de volonté nuisible envers les humains, juste une nécessité de se refermer pour que l’équilibre des mondes n’affecte durablement aucun des deux plan de l’existence!

Ainsi il s’agit d’une bien belle illustration du thème de Frédéric Niestche, au-delà du bien et du mal, où l’on ne peut conceptualiser l’au-delà avec notre appréhension de vivant.photo-de-l-audel-.jpg

 

La représentation de l’au-delà est chiche, mais elle splendide.

D’ailleurs, qui d’autre que Lucio Fulci a pu nous la montrer furtivement avec une telle emphase et une vision aussi mature ?

 

Le film est disponible sur le site de néopublishing, l’éditeur de référence de Lucio Fulci que vous pouvez retrouver ici !

En cliquant ici, vous pourrez voir le trailer mais attention, l’au-delà est une œuvre qui se mérite d’être vue dans des bonnes conditions. Elle devrait vous marquer, cogiter dans un endroit de votre esprit pour susciter une réflexion voire, dans le meilleur des cas, un engouement.

 

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Published by Bastien AYALA
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15 mars 2008 6 15 /03 /mars /2008 15:32

Les pulps constituent donc de la littérature de gare, une sorte de roman fort mal considérée
qui offrit, pour ses meilleures prestations, d’excellents moments de lecture pour
les amateurs, mais aussi de prodigieuses lucarnes ouvertes vers l’imaginaire ou le futur.
Mais comment appréhender ce bouillon de culture populaire qui a produits tant et tant de
concepts que les médias du divertissement explorent encore actuellement ? 

Le pulp ou le dime novel serait l’équivalent de nos romans de gare, pas chers et facile d’accès, qui ont fait les beaux jours des années 50 et 60 en France. Il s’agit d’ouvrages ayant attrait à la culture populaire, c’est à dire constamment dénigré par la critique officielle, mais qui avait pour objet essentiel de faire passer un bon moment à son lecteur par son efficacité.
big-book-pulp.jpg

Aux USA, les pulps étaient donc plus précoces qu’en France, mais surtout ilspulps-Sf.jpg proposaient maints et maints domaines ou variétés. Ainsi on avait l’équivalent du héros populaire où le lectorat masculin pouvait vaguement s’identifier tel Conan, Tarzan ou Zorro.

Il y avait bien sur les pulps d’aventures exotiques, avec ces Sheena reine de la jungle et Doc Savage, puis les pulps avec les justiciers comme the Spider ou les histoires policières, entre beaucoup d’autres choses !

Mais à mon sens le principal apport demeure les pulps de SF qui ont littéralement défraîchi le domaine de la Sf. Ainsi les cités futuristes, les voyages temporels, les clones, les envahisseurs extra-terrestres furent légion dans ces récits simples et haletants !

Ils ont conditionné, ou plutôt permis à des lecteurs d’appréhender ces perspectives pour susciter chez eux une représentation du futur. Aussi, le cinéma et le comics surent prendre le relais des pulps pour poursuivre et rationaliser cette essence de l’imaginaire. Même si Fritz Lang a proposé un film comme Métropolis où ces thèmes étaient déjà présents, je subodore que les médias successifs ont puisé leur inspiration de ce lointain parent. Cette influence s’est poursuivit dans les comics, les sérails, les films et les séries télé ! Cela forme une chaîne d’influence qui s’est poursuivit jusque maintenant.

Notons que jusqu’ à la première explosion nommée Star Wars, le grand public se représentait fort mal la Sf et que son acceptation a été facilité par ce film…

Comme expliqué un peu plus bas, il s’agit ici d’un rapide survol des pulps, à peine une rapide présentation. Pour tout savoir, je vous renvoie à une autorité en la matière, Francis Saint Martin, qui a écrit un ouvrage passionnant sur le sujet.
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Pour les néophytes, Francis Saint Martin sait mieux que personne nous emmener dans le passé pour nous raconter avec talent ces aventures de l’édition. Il n’a pas de pareil pour pour nous captiver et on a l’impression de se retrouver avec les acteurs de cette époque.

Je vous recommande vivement de vous procurez cet ouvrage qui aurait mérité une bien meilleur promotion mais qui est captivant de par sa qualité.

En outre, je vous recommande un excellent article sur superpouvoir qui mérite votre plus haute attention, et qui explore les pulps sous l’angle de Doc Savage  que vous pouvez lire ici!

Cet article est bien meilleur que le court résumé que vous venez de lire !

Ainsi, les pulps a eu une influence primordiale pour la Sf telle que nous la connaissons aujourd’hui. C’est à la fois un legs majeur mais surtout une bien belle épopée qui mérite au moins d’être connue de tous ! Mais je rappelle encore une fois que les pulps étaient riches d’une variété incroyable puisque un bien bel hommage leur a été rendu avec certaine palme d’or de Quentin Tarentino !

 
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Published by Bastien AYALA
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15 mars 2008 6 15 /03 /mars /2008 13:42
DC comics : au commencement était le strip !

Le terme de comics tel que nous le connaissons vient de loin, de très très loin dans le temps.

Dc comics a une rôle historique dans son avènement et sa maturation.

Mais pour bien appréhender ce phénomène culturel que nous allons cantonner aux USA, il convient de remonter au début, très tôt mais aussi de replacer les comics dans un contexte culturel du divertissement populaire particulier.

Les premiers comics stips apparurent dans les journaux au 19éme siècle. Un journaliste/artiste a eu l’idée de passer quelques scènes fort amusantes, en quelque sorte un dérivé de la satyre politique dans un modeste journal, daily, dans l’Amérique rurale.

Pour l’anecdote, Nicolas Hamon de NCIS a joué dans un téléfilm romancé qui utilise le ressort de la création des daily. A noter encore que pour les fans, Hamon était l’interprète idéal pour incarner Red Richard !

Les dessins ont plu, l’expérience fut renouvelée et la mode se propagea pour finalement s’institutionnaliser. Aussi, à la fin de ce siècle, on trouvait les daily strip dans les grands quotidiens nationaux. L’art du daily strip consiste à présenter l’histoire rapidement, mettre en exergue la menace, puis à présenter un grand péril ou un rebondissement. Un des plus fameux demeure Flash Gordon, qui est une référence en terme de qualité absolue pour les dessinateurs de l’époque. Bien sûr, vous pouvez encore lire des strips de nos jours dans les journaux américains, le plus célèbre étant les Peanauts, suivi de Garlfield dans le domaine de l’humour.raymond-leaves.jpg

Pour ce qui est du daily d’action, ce sont des règles simples de narration, fondamentales, que l’on retrouve de temps à autres dans les comics et que Stan Lee a fort bien intégrées.

Le second média qui se rapproche de nos chers comics sont les pulps. Il s’agit d’aventures littéraires de grande qualité, parfois de mauvaise, mais qui ouvre la porte de la SF et d’une fabuleuse imagination. Des personnages, des concepts, et des approches futuristes qui permirent de concevoir la société telle que l’on imaginait dans le futur. Beaucoup de concepts délirants ont été mis au point à cette époque et il faut admettre que l’on peut difficilement aller plus loin. Il est amusant de constater qu’il était encrer dans l’imagination populaire que en l’an 2000, on aurait des voitures volantes et autres joyeusetés !

En se diffusant dans l’inconscient collectif puis en étant repris par d’autres médias, les pulps ont façonné notre conception de l’avenir, bel exploit !

Le pulps qui a traversé le temps et dont l’adaptation est fameux en France, c’est le Capitaine Flam d’Edmond Hamilton ! Si vous en regardez attentivement un module (les quatre aventures qui forment une histoire), vous retrouverez ces lois littéraires.Pulp.jpg

L’ouvrage de référence qui fait autorité en la matière demeure l’ouvrage « les pulps » de Francis Saint Martin aux éditions encrages. Un grand moment de lecture ainsi qu’un sujet traité de manière exhaustive que je ne saurais que trop vous conseiller !

Le troisième média a prendre en compte est la radio qui popularisait la culture populaire et les règles de suspens. Ce furent des feuilletons à séries avec des grands acteurs issus du théâtre qui trouvaient là un complément de revenus, Orson Wells fut un de ces talent.

Ils tenaient les auditeurs en haleine avec des feuilletons, pour les plus notables, de grande qualité où le talent des comédiens apportent beaucoup. Mais les scénaristes devaient également être à la hauteur, et dans certains cas, ce fut le cas. La famille était donc réunie pour écouter ces héros qui stimulaient l’imagination des enfants, mais aussi en stimulant leur imaginaire. De nombreux héros y furent joués, et ils marquèrent l’esprit et l’inconscient de leur éditeurs. Ainsi, si la littérature, en l’occurrence les pulps, marquent l’imagination par un certain mode, la puissance de la radio est également très forte .Les règles de suspens y sont observés à la lettre, et l’adaptation de Shadow fit une forte impression. Hélas on peut s’interroger, est-ce que ce pan de culture populaire est perdu pour les générations actuelles ? Ils semble que oui, pour la plupart…

shadow2.jpgLe quatrième média qui était une autre grand source de distraction viendra plus tard : les sérials qui auront un rapport certain avec les comics puisqu’ils sont nés en même temps !

Les sérials sont des petits films destinés aux kids qui ont pour gageure de les faire revenir la semaine suivante, généralement des séances du samedi matin et parfois en double programme (le fameux terme de série B !). Un bon sérial se doit d’être haletant et là aussi, on retrouve les règles du Whodount, du cliffanger, le repaire secret du méchant, de l’identité secrète de l’ennemi à découvrir puis enfin du héros que l’on pense bel et bien mort mais qui s’en est réchappé !

Les effets spéciaux feront peut-être hurler de rire les plus exigeant d’entre vous mais, en ce temps, nos homologues devaient y croire et y adhéraient fortement ! Là était l’essentiel.

Les personnages adaptés ? Et bien une bonne flopée qui accompagnèrent l’émergence des héros que tous connaissent dont Superman, Batman, Green Hornet, Captain Marvel et même Captain America qui connurent là leurs premières aventures débridées !258636.1010.A.jpg

Il faut aussi noter que d’autres héros ou personnages ont conquit leur premier public grâce à ce média comme Blondie, Flash Gordon ou Dick Tracy !

La firme la plus fameuse fut la Republic qui était très prolixe en matière de programme. Elle connut son boom en 1935 mais cessa toute activité en 1955. La concurrence de la télévision mit fin à la fois aux sérials et aux show radio ; mais quelle épopée !

Indiana Jons est un hommage aux sérials et il en puise certains de ses ressorts.

A noter que les éditeurs allaient louer les droits de leurs personnages pour maximiser leurs revenus, et leurs audiences ! Alors que actuellement certains films se peinent à monter (la version Marvel de Captain America), les sérails ont été très rapides à le faire !

 

 

Maintenant que je vous ai bien présenté le contexte de divertissement populaire, il paraît difficile qu’un nouveau média ait pu s’imposer. La concurrence était rude et elle devait captiver son audience.

Mais les comics, quand arrivent-ils dans ce bouillon de culture ?

Et quel est le rapport avec Dc comics ?
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Published by Bastien AYALA
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14 mars 2008 5 14 /03 /mars /2008 14:36
                                     Bienvenue à tous sur ce blog !


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Le royaume des avis est un titre qui signifie que je vais traiter de beaucoup de choses, pas seulement des comics qui ne sont qu’une partie de ma culture.
J’ai une ou deux connaissance en cinéma populaire qui seront mises à profit.
Avant toute chose, le postulat de ce blog est que la culture populaire, comics, cinéma ou toys est une information qui se transmet comme une connaissance, de personnes vers d’autres personnes, de générations entre générations. J’apprécie beaucoup les gens qui ont une réelle curiosité d’esprit, j’aime bien connaître ce que je ne connais pas, comme un sujet qu’il faut épuiser. J’espère que vous aurez le même état d’esprit. Sinon, aucun de nous ne se serait intéressé un temps soit peu à cette culture pop’ qui, si elle commence à poindre, demeure la plupart du temps dénigrée. Donc, le but de ce blog est de vous intéresser à des univers différents et à l’intérêt créatif qu’ils représentent !
Ce n’est pas un blog qui cherche à informer sur la dernière nouveauté, je ne suis pas trop friand de ce genre de course à l’échalote, et d’autres le font bien mieux que moi.
Je préfère l’analyse ou porter un regard différent et pertinent, si possible sur un sujet particulier et j’aime avoir du recule sur l’événement.
J’espère ne jamais vous paraître « hype », omniscient, et tous les nouveaux lecteurs sont les biens venus, novices ou confirmés. C’est aux derniers de guider les novices, en leur passant simplement l’information. Si quelques fois je donne des coups de griffes sur un de leurs auteurs ou artiste favori, ce n’est pas grave et votre avis vaut le mien.
L’univers des comics est très difficile à appréhender pour un nouveau venu, et on va essayer de donner quelques clefs.
Il y a quelques sites de grand intérêt comme Marvel World, Buzz comics, France Comics, Jack Kirby Blog, le blog de Fred, superpouvoirs.
Toutefois, je ne peux que recommander à chacun de consulter les essentiels qui sont Scarce, les éditions de l’hydre et bien sûr Comic box.  
   
 
  
UN GRAND MERCI A MON POTE WILLIAM pour la création du blog !
 
 
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Published by Bastien AYALA
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