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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 07:39

5-Scénariste de premier plan

 

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Non seulement Geoff est conforté dans son rôle de scénariste vedette, et fidèle, à DC, mais il est en plus attaché aux meilleures séries, ou tout au moins, à celles que l’on doit réanimer, ressourcer, et faire revenir sur le devant de la scène.

Mais cela pose toujours le même problème.
Pour reprendre une série, Geoff Johns doit en laisser une autre en plan…
Mais l’arrivée de Dan Dido se solde par un nouvel événements aux proportions digne du premier CRISIS. Ce sera donc pour un second CRISIS, nommé cette fois  INFINITE CRISIS, qui aura la lourde tâche de faire aussi bien que le premier, un choc à son époque qui demeure toujours aussi palpitant à lire, mais donner un nouvel élan éditorial à DC.
INFINITE CRISIS se voit donc au centre de toutes les attentions de la firme historique des comics, il s’agit aussi de concurrencer Marvel qui parvient à produire de beaux coups en matière de cross over avec notamment CIVIL WAR.
L’attente est donc très forte, tout lecteur de comics (à moins qu’il déteste DC) est intrigué et cette seconde Crisis se doit d’être au moins à la hauteur du premier.

 

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Les survivants de la première Crise, le Superman historique, Superboy prime et un jeune Lex Luthor de la terre 3 sont encore envie dans un Crystal qui les a accueilli avant l’effacement total du multi univers.
Ils ont contemplé pendant 20 années les super héros se débattre avec de graves problèmes et leur constat est sans appel : leurs successeurs, ceux pour qui ils ont tant sacrifié, ont fait de leur monde un endroit triste et cynique. Lex Luthor et Superboy brisent donc le Crystal qui les retient, ce qui ne sera d’ailleurs pas sans conséquences dans l’univers de nos héros, puis ils tirent donc les ficelles pour rassembler les méchants, reprendre les restes de l’anti Monitor et le ressusciter, puis ravir la place des héros qu’ils ne jugent pas à la hauteur de la tâche.

 

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La difficulté de cette seconde CRISIS est qu’elle ne parvient pas réellement à reproduire le souffle de la première. On a donc le droit à une séquelle, une variation, certes bien conduite par Geoff Johns et Phil Jiminez mais elle est, hélas, clairement en dessous de la première ère qui plongeait nos héros dans une situation qui, malgré tous leurs pouvoirs et la volonté qui les animait, semblaient incapables à juguler une Armageddon qui paraissait alors inéluctable.
De plus, les temps ont changé. En 1985, ce furent les créatifs qui allèrent voir les éditeurs pour les convaincre de monter le projet. 20 années plus tard, ce sont les éditeurs qui ordonnent aux créatifs de monter un projet du même ordre, avec peut-être l’étincelle créative en moins.

 

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Bien que INFINITE CRISIS propose des séquences similaires au premier, notons la réunion des méchants, le conflit cosmique puis magique, des confrontations assez percutantes, il est loin d’avoir la même portée, la même dimension que le premier.
Un échec pour Geoff Johns ?
Non, pas forcément puisque notre scénariste se débrouille assez bien tout en ayant la tâche de puiser dans l’univers assez étendu de DC, sans qu’il y ait de contresens entre les histoires des multiples titres, et en  proposant de très bons moments d’action.
A titre personnel, j’ai beaucoup apprécié la fin qui opère une belle symétrie avec le début, et qui voit la revanche du Joker et de Lex Luthor contre le grand méchant. Le premier est furieux d’avoir été mis sur la touche, le second se devant de se venger et de reprendre la main. Un moment assez savoureux…
De plus, ININITE CRISIS plante pour l’avenir des ressorts pour de nombreux événements futurs, comme le rôle non négligeable de Superboy Prime, que Geoff Johns saura fort bien utiliser quelques années plus tard.
Nous avons définitivement, en Geoff Johns, un scénariste de vision à grande ampleur capable de voir loin et grand.

 

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Geoff Johns n’a pas démérité même si INFINITE CRISIS fait un peu penser aux soufflets des comics américains, que sont ces grands crossovers, et dont les conséquences après la publications ne sont pas si définitives que cela.
Johns hérita donc de beaux projets à l’issue de cette grande redéfinition éditoriale, déguisée en crossover, et parmi ces projets, il y aura  très bientôt l’indispensable GREEN LANTERN.


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Published by Bastien Ayala
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14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 07:16

4-Des personnages majeurs.

 

 

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Un peu avant FLASH, Geoff Johns repris quand même le titre TEENS TITANS au passé si glorieux pour la firme. En effet, TEENS TITANS permit à DC de produire enfin, en 1980, un succès majeur alors que la firme était sans cesse supplantée par sa rivale dominante, Marvel comics.
Le titre offrit d’ailleurs de très hauts moments de lecture, jusqu’en 1985, grâce à Marv Wolfman et George Perez. Wolfman continua le titre avec d'atres dessinateurs mais il s’essouffla et le titre termina  jusqu’en 1993/94  au bout de 130 numéros.

 

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Après une très faible reprise par Dan Jurgens (tiens !) en 1996, le titre reparti en 1999 cependant pour de très bons numéros, pas assez reconnus par la critique, avec Devin Grayson au scénario et Marc Buckingham aux dessins.
Cette période du titre, qui compte seulement 20 numéros sur 50, fut pourtant de très haute tenue mais sa succession, assurée aux scénarii par Jay Faber fut à nouveau faible et sans saveur.

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Le groupe des ados était quand à lui réunit dans le titre YOUNG JUSTICE assuré par Peter David pour 75 numéros qui, eux-aussi, s’essoufflèrent hélas très rapidement. On peut même parler de performance assez faible de la part de Peter David.

Le titre resta donc à reprendre et, Geoff Johns, grand sauveur de titres en difficultés et de concepts à dépoussiérer s’y colla à nouveau, pour du très bon !

 

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Sa version de TEEN TITANS vit donc une réunion des plus intéressantes puisque ce sont les modèles adultes de ces héros qui poussent leurs cadets à se réunir…après l’école à la fin de la semaine !

Dynamisme, caractérisation, nouveaux ressorts dramatiques, cette version-ci des TEENS TITANS était réellement convaincante.
D’ailleurs, il se passait systématiquement quelque chose de fort au terme des premiers numéros. Parti pour d’autres projets qui lui prirent tout son temps, Geoff Johns quitta hélas du titre et ses successeurs, une fois de plus, rendirent le titre bien moins intéressant qui perdit à la fois de son attractivité mais aussi de ses lecteurs. Dommage…

 

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D’ailleurs, Geoff Johns devint donc un homme incontournable pour DC et Dan Dido, nouvel homme fort de la firme en 2003, le fit revenir au bercail en lui faisant signer un contrat d’exclusivité qui lui permit d’engranger 4 titres par mois !
Geoff Johns s’impose alors définitivement comme LE scénariste de DC, le talent qui contrebalance Michael Brian Bendis chez Marvel, autre scénariste ayant de très grandes aptitudes et pouvant reprendre n’importe quel titre pour en faire, presque à coup sûr, une série de premier plan.
A partir de ce moment, et après la parenthèse Marvel, Geoff Johns devint incontournable chez DC avec pour objet soit de participer aux gros coups éditoriaux, soit d’être le pompier de la firme pour les titres, des héros et des concepts en péril…

 

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L’autre grande série que reprit donc Geoff Johns fut FLASH.
Arrivé en 2000 au numéro 164, Geoff Johns eut le droit à des consignes très strictes. Il était d’une part en période d’essai et, de l’autre, il ne devait tuer aucun personnage.
Mais la reprise de Geoff Johns fut concluante, à tel point qu’il poursuivit le legs de Mark Waid tout en laissant sa patte. Il s’avère que Johns adorait ,enfant, le titre et qu’il a une affection toute particulière pour sa galerie de méchants, l’une des meilleurs après Batman selon ses dires, un certain Mister Cold serait son personnage préféré.
Non seulement Geoff Johns va trouver ses marques, mais il va aussi laisser son emprunte sur le titre en rendant convaincant la galerie d’ennemis, qu’il dépoussière quelque peu, agrandit, mais surtout donne un lustre renouvelé.

 

 

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FLASH reste donc intéressant, voire même très bons et certains épisodes, publiés par Semic puis Panini sont d’assez haut niveau. Aidé de très bons dessinateurs comme Scott Kollins (qui fut révélé grâce au titre après pourtant pas mal d'années dans le milieu) ainsi que Ethan Van Scier.

Geoff Johns laissa durablement son emprunte sur FLASH en soignant tout particulièrement le personnage de Wally Wood, le confrontant à des choix à la fois cruciaux et lourds de conséquences tout en donnant une certaine ampleur à Captain Cold.
A titre personnel, l’arc ROGUES’S WAR dans les numéros 220-225 du titre, publiés dans DC Universe par Panini, sont à mon sens très réussis avec notamment aux crayons le trop sous-estimé mais pourtant très talentueux Howard Porter.

 

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Geoff Johns quitte donc le titre avec les honneurs, croulant à nouveau sous les projets de premier plan et l'obligation de devoir faire des choix pénibles, quitte à laisser FLASH dans d’autres mains. Ses successeurs post CRISIS seconde version, Paul De Meo et Barry Wilson, firent d’ailleurs choux blanc et la reprise du titre fut une catastrophe- à mon avis juste un titre un peu faible- tant et si bien que Mark Waid revint à nouveau pour remettre le titre sur de bons rails (tout en ayant une franche estime pour le travail de Geoff Johns).
Le résultat fut donc une reprise du titre FLASH par Geoff Johns en 2010, après le très intéressant FLASH REBIRTH, mais sérieusement,  qui s’en plaindrait ?

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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 07:36

10ème  partie


Repartie en 2005 sur les cendres un peu éteintes de cette si longue saga, la série fut très habilement reprise par le showrunner, Russel T.Davies. Davies, que les dirigeants de la B.B.C donnaient comme perdant, a su habilement, au sein des épisodes qu’il supervisait, distiller des personnages ou des intrigues qui ont débouché sur des séries dérivées en employant des personnages introduits ou réintroduits sous son égide.
Il en suit donc deux séries différentes, les aventures de Sarah Jane Smith et Torchwood, qui s’adressent à des publics tout aussi différents.

 

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Sarah Jane Smith reprend donc ce personnage éponyme, la fameuse Sara Jane qui a accompagné le troisième docteur et qui a quitté le quatrième en cours de route, dont le règne avait quand même duré 7 ans. Son départ à l’époque fut un événement aussi retentissant qu’un changement d’interprète du Docteur et elle fut conviée à revenir pour accompagner la transition entre le quatrième Docteur, ultra populaire, et le cinquième qui avait tout à prouver.
Sarah Jane eut même le droit à un spin off, K-9 AND COMPANY, où elle fit équipe avec le chien mécanique ringard le temps d’un unique épisode, perdus ensemble dans la campagne anglaise. Elle ne revint que pour l’épisode d’anthologie les 5 DOCTEURS. C’est un triomphe pour Elisabeth Sladeen qui, a presque 55 ans, revient dans un premier rôle et même dans sa propre série. Un cas unique !

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L’idée de ce spin-off était en fait née pour le personnage de Rose Tyler, interprétée par Billie Piper, elle-aussi ultra populaire. ROSE DEFENSEUR DE L’UNIVERS n’eut pas lieu, aussi le champ fut libre, pour Russel T.Davies, pour concentrer ses efforts sur Elisabeth Sladeen.
Sa série, Sarah Jane, s’adresse aux plus jeunes et elle est diffusée sur une chaine B.B.C children dont la direction voulait plutôt un projet sur la jeunesse de Docteur.

 

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Le premier épisode, un spécial de 60 minutes, fut diffusé le premier janvier 2007.
BANE vit donc une histoire plutôt  intéressante d’un alien qui contamine les corps et les esprits des adolescents en investissant une usine de bubble gum assez étrange.
Sarah Jane, toujours journaliste, va devoir utiliser quelques gadgets, dont une variation du tournevis sonique, un ordinateur extrêmement intelligent puis elle va se trouver un fils adoptif à l’origine étrange. Mais le ressort de ces premiers épisodes réside dans le fait que Sarah Jane va devoir compter sur elle-même, puiser dans ses ressources et affronter son manque de confiance pour accomplir de grands exploits.

 

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THE ADVENTURES OF SARAH JANE dure pour l’instant 4 saisons dont certains moments les plus spectaculaires voient quand même l’arrivée du 10ème docteur, puis du 11ème ainsi que l’arrivée surprise d’une campagne du docteur tout aussi âgée qu’elle. Cette série dérivée a sa propre existence, son propre univers de poche qui fonctionne assez bien dans le cadre restreint d’une série pour enfants, qui ne sont pour une fois pas pris pour des simplets, le tout étant supervisé par Russel T.Davies très concerné par le devenir de la série et qui met la main à la pate de temps à autre tout en la produisant avec un grand souci de la qualité.

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La seconde série dérivée se nomme TORCHWOOD.
Anagramme de Docteur who, créée par la reine Victoria lors de l’épisode UN LOUP GAROU ROYAL, l’organisme de défense terrien Torchwood était déjà présent durant la première série du Docteur who bien que l’organisme UNIT était davantage mise en avant.
Torchwood 1 a été totalement défait durant l’affaire DOOMSDAY, le final de la seconde saison de Docteur who. Si elle avait été utile pendant L’INVASION DE NOËL, elle a gravement failli pendant la double invasion des Cybermen et des Daleks. Bien qu’un Torchwood 2 ait été évoqué ici ou là, la troisième mouture de Torchwood renait des cendres du premier sous l’impulsion du Capitaine Jack Harkness.

 

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Basée à Cardiff, dans le pays de Galles qui est en fait le lieu de tournage de la série Doctor Who, Torchwwod est aussi produite et supervisée, plus vaguement par Russel T.Davies. Son intention initiale, avant que Doctor who ne soit remise sur les rails, était justement de créer une série adulte nommée EXCALIBUR (comme le comics de Marvel ?).
Il écrit donc le premier épisode, diffusé en 2007, qui montre une flic de base, Gwen Cooper, enquêter sur une équipe fantôme, Torchwood, disposant d’importantes autorisations gouvernementales et pouvant faire un peu près ce qu’elle veut. Cette unité secrète ne semble pas très concernée par la défense des gens normaux et, pire, il semble que ses membres fassent un peu n’importe quoi. Gwen Cooper parvient finalement à s’intégrer à l’ équipe, dont les desseins semblent encore mystérieux, où le sexe et la violence semblent être les dangers et les ressorts auxquels sont confrontés ses membres.

 

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Cette première saison de Torchwood est réellement peu convaincante, quoique je sois peu très trop dur dans mon jugement. Bien qu’adulte, elle ne semble pas avoir de réelle direction. Va-t-elle malgré tout connaitre un succès public ?


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7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 07:17

9ème partie

 

Deux très bons épisodes qui restent, quatre qui font figure de vilains  petits canards, cette saison-ci semble manquer de souffle tant les idées jusque là souvent flamboyantes semblent laisser la place à des recyclages de mauvais films d’horreur. Est-ce que la suite va être mieux ? Oui et non, dans le désordre…

 

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L’épisode 7, UN MONDE DE FEU, recycle un schéma qui sert depuis ALIEN mais surtout IT, TERROR FROM BEYOND SPACE de 1958.
Le Docteur et Martha arrivent dans un vaisseau en panne autour d’un soleil mais un prédateur rôde dans la station. Il incère ses victimes. Pourquoi ? Quel en est la raison ? Nous le découvrons au terme de cet épisode qui rappelle la dynamique de LA PLANETE DU DIABLE mais en moins intéressant.
Martha Jones comprend cependant que les risques d’y laisser sa peau sont réels et elle s’interroge sur le fait de rester avec le Docteur, au risque de finir comme Rose, ou de reprendre une vie normale. Un petit épisode, un de plus…

 

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Puis vient un double épisode afin de respecter la tradition.
LA FAMILLE DE SANG voit le Docteur pris en chasse part des métamorphes capables de le traquer où il se trouve.

Aussi il arrive en Angleterre, à la veille de la première guerre mondiale dans une école de cadets qui se préparent militairement pour la grande guerre, qui semble inéluctable. Suivi par ses ennemis, il est obligé de recourir à une astuce des Seigneurs du temps, à l’aide d’une montre gousset contenant un dispositif spécial, sa mémoire et sa condition de Seigneur du temps sont inhibées. Il devient donc Monsieur Smith, un tranquille enseignant en littérature qui va amorcer une romance avec une autre professeur. Martha Jones, condamnée à servir en cuisine, veille sur le Docteur mais nos métamorphes enquêtent sur le Docteur et ils ne vont pas tarder à cerner l'école, "remplacer" certains de ses membres, pour finalement l’investir, par la force !

 

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Une fois de plus, LA FAMILLE DE SANG n’est pas une grande histoire.

On a même l’impression de ne pas assister à grand-chose bien qu’un épisode du Doctor who, au pire, reste quand même trépidant à regarder et que les mécanismes de suspens sont toujours bien exploités.
Il reste la romance du Docteur, quoique pas si marquante que cela, et le destin de nos deux collégiens, qui sont voués à aller au front et, peut-être, à ne pas y revenir…

 

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L’épisode 10, LES ANGES PLEUREURS alias BLINK est en revanche tout à fait  exceptionnel.
Il est le fait, à l’écriture, de Stephen Moffat qui nous avait déjà époustouflé avec LA CHEMINEE DU TEMPS lors de la seconde saison.
BLINK demeure peut-être le meilleur épisode de toutes les saisons tant il est audacieux.
Une jeune femme et son amie enquêtent sur le mystère une vielle maison à l‘abandon. Curieusement, les graphitti laissés sur les murs semblent les mettre en garde directement, comme si quelqu’un leur aurait laissé un message à elles en particulier.

 

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Incidemment, toujours à propos de l’enquête, l’héroïne constate que sur une K7 vidéo, un individu relaye les mêmes mises en garde qui semble, une fois de plus, la concerner elle. En retournant dans la maison, elle perd son amie qui semble disparaitre sans laisser de nouvelle après, il est vrai, qu’une menace indicible semble avoir flottée ici ou là. Mais la maison, vaguement gardée par quatre statues, semble abandonnée…

 

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Alors qu’elle enquête sur la disparition de son amie, en faisant appel à la police, et sur ce mystérieux individu des K7 vidéo dont les propos, bien qu’erratiques, semblent cohérents. En retournant  par la suite dans cette mystérieuse maison, elle reçoit par un jeune homme une lettre à son intention. Ce jeune homme remplit une mission qu’il a juré à sa grand-mère d’accomplir à cette heure et à cette date précise. Il s’agit d'une mise en garde de sa meilleure amie, désormais morte, qui l’avertie du danger mortel que l’héroïne court : les quatre statues sont en fait des créatures parmi les plus dangereuses qui soient et, si l’on cesse de les regarder, elles avancent, vous touchent et vous tuent en vous projetant dans le passé d'où vous ne reviendrez jamais !
Les messages du Docteur, les inscriptions, sont en fait un mode d’emploi pour que notre jeune femme s’en sorte seule, elle et son ami, face à quatre des créatures les plus mortelles depuis la création !

 

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BLINK est un travail d’orfèvre au niveau du scénario. Tous les éléments et les informations sont alambiqués, un bel amphigouri, mais tout se dénoue merveilleusement bien à la fin. En outre, cet épisode se passe de ses deux têtes d’affiche pour une intervention très indirecte du Docteur dont le temps de présence est vraiment très réduite. Un temps fort de la saison auxquels se succèdent les trois épisodes suivants qui concluent ces treize épisodes.

Le trailer de Blink, à voir absolument !

 

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UTOPIA voit le Docteur et Martha, rejoints en début d’épisode par Jack Harkness, arriver à la fin du temps, prés du moment où la matière et tout ce qui a jamais été va finalement s’éteindre comme un organisme qui atteint son terme.
Ils arrivent en fait dans la dernière poche d’humains qui soient, terrés dans une base assaillis de mutants prêts à les dévorer. L’ultime espoir de ces humains, avant le grand naufrage qui semble pourtant inévitable, demeure une fusée qui pourra les emmener dans un autre plan de l’existence.

 

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Le seul véritable atout de ces derniers humains, il est dit que après des changements majeurs dans l’évolution le genre humain est redevenu semblable à nous-mêmes (brillante idée), demeure un savant qui bricole et trouve des solutions habiles avec des moyens dérisoires. Le temps presse car l’effondrement ne va pas tarder à se produire et les mutants sont sur le point d’investir la base.
L’ultime colonie d’humains part à bord de la fusée, pour tenter une chance infime, mais un coup de théâtre survient, le savant sur  place à lui aussi une montre gousset héritée des Seigneurs du temps et, en l’activant plus ou moins involontairement, sa vraie nature se révèle : il est le maître, l’ennemi juré du Docteur que l’on avait plus vu depuis le huitième docteur.
Il s’enfuit avec le Tardis laissant seuls le Capitaine Harckness, Martha Jones et le Docteur sur le point de se faire capturer par les mutants…

 

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QUAND TAPENT LES TAMBOURS commence avec l’évasion temporelle de nos trois héros.
Ils arrivent finalement sains et saufs à Londres où ils retrouvent le Maître, arrivé beaucoup plus tôt qu’eux, qui a eu tout le temps de préparer son piège.
En fait, le Maître vient de se faire élire Premier ministre en conditionnant habilement les esprits grâce à un signal hypnotique.
En position de force, disposant de toutes les forces de sécurité du pays et du Tardis, il lance un défi au Docteur.

 

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Finalement, après une mise en coupe réglée du pays, le dessein du Maître se révèle enfin : une force d’invasion venue d’on ne sait où, des sphères meurtrières surgissant su ciel, sont lâchées sur la terre avec ordre de décimer la population mondiale au sens exacte du terme : annihiler un dixième de la population afin de fêter son avènement au cours d’une parodie de sacre où le Docteur et ses alliés sont vaincus et enchainés.

 

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L’épisode final LE DERNIER SEIGNEUR DU TEMPS voit donc une situation de défaite absolue où nos héros, qui tentent de se rebeller, échouent lamentablement en divertissant le Maître. Ce dernier jouit de la situation et d’avoir asservi son ennemi et l’avoir mis dans une niche !
Il va donc falloir des prouesses pour percer le mystères de ces sphères, liés à l’épisode UTOPIA, défaire le Maître au fait de sa gloire et de sa puissance, puis remettre les choses dans l’ordre.
LE DERNIER SEIGNEUR DU TEMPS est le pinacle de la série, le meilleur des épisodes et la quintessence de la série.
Tous les petits set-up, que ce soit une affiche collée au mur du premier numéro et appelant au vote de Saxon, l’identité du moment du Maitre, jusqu’à l’expérience de Lazarus qui fournit au Maître, déjà dans les parages, une arme contre le Docteur ou encore la montre gousset de LA FAMILLE DU SANG semble avoir soigneusement été mis en place pour converger vers ce grand final.

 

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Si cette saison comporte son lot d’épisodes assez faibles, les épisodes finaux sont en revanche les meilleurs jamais vus et on se demande dés lors si la suite peut les égaler tant le niveau atteint parait être le summum, la quintessence.

Encore une preuve d’excellence du talent de Russel T.Davies, certainement sa plus grande, qui est à mon sens un des tous meilleurs raconteurs d’histoires, complet et accompli dans toutes les subtilités de l’écritures.

Si Russel T.Davies était adolescent un lecteur des comics Marvel, il a su adulte parfaitement assimiler leurs rouages pour en délivrer une adaptation sur écran époustouflante de qualité. Décidément, Doctor who est manifestement la jonction entre les comics et l'univers des séries télé.
Décidément, Doctor Who sous l’ère Davies n’est pas seulement une série d’excellence, époustouflante, elle inaugure un nouveau pallier, une nouvelle dimension dans la narration.

Ni plus, ni moins…

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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 05:07

black-reign.jpg3.Le temps des remplacements


Cette année 1999 lui permet d’accéder à des travaux  de premier plan mais surtout plus constructifs en terme de carrière.
La Justice Society of America, JSA, fut jadis le fer de lance des comics de groupe de super héros pendant les années 40. Arrêté, puis ressurgissant de temps à autre, la JSA est bien revenue en comics mais, à part la création de Power Girl ou l'émergence d’un comics nommé INFINITY INC, relatant les aventures de la nouvelle génération de héros, les enfants des membres de la JSA (qui vit les premiers pas d’un certain Todd Mac Farlaine !), le titre n’a jamais réellement décollé.

 

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La JSA eut de temps en temps le droit à des relaunchs, peu convainquants, il est vrai, jusqu’à ce que James Robinson, qui anima une superbe version de STARMAN, et David Goyer, s'unirent afin de relancer le titre en août 1999.


La JSA redevint enfin intéressante et dynamique mais David Goyer, occupé par le cinéma, dut quitter le titre. Or cette série était écrite à quatre mains et James Robinson, qui ne voulut pas augmenter sa charge de travail, demanda un Coscénariste. Ce fut donc Geoff Johns qui fut choisi et la série connut de très belles heures, d’abord avec en duo, puis avec Geoff Johns seul aux commandes. Cette mouture de la JSA tint alors les promesses de ses débuts.

Ce comics est la fois un titre au ton, à la caractérisation, aux aventures modernes tout en rappelant constamment que l’essence de la plupart de ces personnages provenait des années 40.

 

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La participation de Johns sur JSA fut donc réellement très longue, on peut même parler d’implication très forte de la part de notre scénariste qui, sur cette série, se révèle l’un des fleurons du comics à groupe.

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Sens de l’intrigue, caractérisation intéressante, préparation d’événements majeurs et sens de la péripétie deviennent ainsi les qualités scénaristiques de Geoff Johns. Sa participation au titre fut totale puisqu‘il reprit seul quand James Robinson se met à travailler exclusivement pour Hollywood (dont l’adaptation fort en deçà de LA LIGUE DES GENTLEMEN EXTRAORDINAIRE qui se solda par la retraite cinématographique de Sean Connery en 2003).
JSA connut donc l’une de ses toutes meilleures périodes qui vit des arcs majeurs mais aussi des retours inattendus comme le retour de Hawkman et Hawkgirl avec une nouvelle définition ou encore l'émancipation de Black Adam dans un excellent arc d'histoires nommé BLACK REIGN.

 

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Hawkman demeure le grand perdant de la redéfinition de l’après Crisis.
Si les figures majeurs de l’éditeur, BATMAN, SUPERMAN, WONDERWOMAN ou encore la JLA eurent le droit à d’excellents comics, ce qui induit donc une superbe redéfinition dans le meilleur des cas, Hawkman eut le droit, lui, a des versions contradictoires.

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Il y eut bien un titre HAWKMAN, mineur, puis un second HAWKWORLD qui fut meilleur mais les deux versions se contredisaient. Avec après juste un comics prestige animé au scénario par Ben Raab, Hawkman était devenu un bel amphigouri scénaristique avec des origines du personnage qui se contredirent.
ZERO HOUR était censé réglé tout cela mais peut-on vraiment attendre quelque chose de réellement créatif de la part du médiocre Dan Jurgens ? Non.
Cette période 1990-1995 fut réellement la pire de la firme historique des comics de super héros et, dans cette conjecture, Dan Jurgens faisait figure de star !

 

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Geoff Johns fit preuve d’une capacité hors du commun : résoudre l’inextricable pour lui donner une juste cohérence et une définition harmonieuse du titre ainsi qu’un nouveau souffle ! Il me semble que cette aptitude très élevée à la redéfinition d'un héros demeure définitivement LA marque de fabrique de Geoff Johns !!


Geoff Johns hérita même du titre HAWKMAN et, durant les 25 numéros qu’il anima, cette redéfinition de cet être aux passés multiples revenus d’entre les morts tel un Conan avec des ailes, amoureux sempiternel d’une Hawkgirl qui a de sévères troubles psychologiques, s’avère de très bon niveau.

 

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Geoff Johns fut courtisé en ces débuts des années 200 par Marvel comics.
Il reprend, une fois de plus de manière inspirée, LES VENGEURS, qui sont quelque peu en souffrance depuis le départ de Kurt Busiek et de George Perez.
Une fois de plus, les talents de scénariste de Johns éclatent avec aux dessins un Olivier Coipel, en excellente forme sur ce titre, pour les numéros 57 à 76.

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Geoff Johns proposa des histoires qui ne cèssèrent d’être à chaque fois meilleures, et à part les mini séries de LA VISION, DES MORLOCKS et de LA CHOSE, on aurait pu se demander quels coups de force auraient accompli notre scénariste si DC, ne voulant pas se faire enlever une fois de plus un talent qui éclos dans son giron, n’avait pas rappelé Johns avec à la clef un contrat intéressant et un rôle de scénariste de premier plan. A partir de ce moment, et jusqu’à maintenant, la position de Johns chez DC sera consolidée et sa carrière ne va cesser de monter.

 

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L’autre titre majeur de la firme que Geoff Johns est Flash.
Historiquement, bien que le personnage ait relancé le silver age est donc la seconde ère des super héros, FLASH fut un titre qui connut des bas, beaucoup de bas.
Sa mort durant CRISIS solda en fait des ventes très faibles et un titre qui ne donnait que des histoires très faibles. Aussi son numéro 350 fut le dernier avant un bon moment…

 

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Après CRISIS, ce fut le neveu du Flash original, Wally West, qui remplaça son défunt oncle.
Si les débuts du titre avec l’excellent Mike Baron furent assez bons, la suite du titre  fut assez vite moyenne. Ce fut l’assez peu inspiré Bill Messner Johns qui reprit en mains ce volume 2 qui s’essoufflait pour ressemblait au titre d’avant CRISIS.

 

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Le titre fut repris par Mark Waid qui se révéla d’ailleurs avec ce personnage.
Venu de l’éditorial, Mark Waid est un créatif ayant une véritable sensibilité pour le personnage, Wally West, dont il s’échine numéro après numéro à faire d’un ancien Side Kick un vrai personnage de premier plan doté d’une âme. Mieux, il rationnalise le concept de la force véloce pour en faire une des constantes de l’univers de DC.
Grâce au titre FLASH, Mark Waid gagne ses galons de scénariste ayant la réputation de pouvoir revitaliser un personnage et le rendre intéressant. Il hérita donc de KINDOM COME, une œuvre très riche, de CAPTAIN AMERICA, qu’il rendit subitement intéressant ou encore des X-MEN pendant 6 numéros.

 

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Pour en revenir à Flash, Waid travailla avec d’excellents dessinateurs (Carlos Pacheco, Mike Wieringo, Salvador Larroca), lui donna un spin-off très réussi, IMPULSE (avec pour les 25 très bons premiers numéros avec Humberto Ramos aux dessins), puis de bons événements tels que MAXIMUM VELOCITY. Il considère d’ailleurs FLASH 0 comme son histoire qui le tient plus à cœur.
Mark Waid quitta donc le titre, après presque une centaine de numéros, tout en ayant l’espoir secret que son successeur de dilapide pas le long et constructif travail qu’il accomplit. Et avec Geoff Johns, ses attentes seront comblées...



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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 05:05

   Geoff Johns est un scénariste américain désormais reconnu et établi.

S’il n’a toujours pas  livré au public un comics ayant marqué l’histoire, il a en revanche presque toujours su reprendre des séries ou personnages assez malmenés, aux histoires qui se contredisent, pour toujours proposer une version bien meilleure et invariablement plus convainquante.
Geoff Johns s'est souvent imposé comme le repreneur, voire le sauveur, de séries ou de titres  en perte de vitesse pour leur redonner une redéfinition qui les a remis en selle. Il convient donc de saluer la carrière de ce scénariste de premier plan analysant ses qualités de scénariste de plus près.

 

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1-Les premiers pas.

 

 

 

Geoff Johns est né le 25 janvier 1973 à Détroit.
Lui et son frère ainé ont vécu une existence normale d’adolescents de leur temps, qui étaient notamment attirés par les médias américains dont le cinéma et les comics.
Geoff, qui aimait raconter des histoires, se sentait davantage de connexions avec le cinéma et un goût certain pour les blockbusters de l’époque. Finalement, il choisit un cursus au lycée puis à l’université qui était tourné vers l’écriture et la production cinématographique et ce jusqu’en 1995.
A cette date, il déménagea à Los Angeles, haut lieu de la production cinématographique dans laquelle il n’ « n’avait » plus qu’à s’insérer, ce qu’il fit grâce à beau coup de chance.

 

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Il téléphona en effet à la boite de Richard Donner, célèbre et talentueux réalisateur américain qui, de la MALEDICTION, SUPERMAN, LES GOONIES, L’ARME FATALE est un cinéaste reconnu et apprécié autant pour ses compétences de narrateur que de technicien chevronné. Or, par un beau coup du sort, Geoff Johns, qui postulait pour un stage assez convoité, eut directement Richard Donner grâce à une erreur de ligne. Il s’entretint donc directement avec le réalisateur, à l'époque en bonne grâce dans le cinéma, puis le stage lui fut alors accordé.
Geoff Johns travailla donc au département des scripts, de l’écriture donc, mais il semble qu’il noua une relation privilégiée avec Richard Donner, certains qualifièrent même leur relation  de maître à  élève.
Toujours est-il que Geoff Johns suivit les tournages de Richard Donner, alors lié à la Warner, qui possède DC comics, et que pour l’un des tournages en 1997, COMPLOTS, il rencontra le staff éditorial de DC comics avec lequel il eut des relations cordiales et agréables.
Ce fut surtout à cette occasion qu’il demanda quelles étaient les différences fondamentales entre un script de cinéma et de comics.

 

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Amusés, les gens de DC, dont Eddie Berganza, lui en dirent  plus, nouèrent quelques relations cordiales qui aboutirent à la proposition d’un script pour une maxi-série en 12 partie nommée STAR AND STRIPES.
Sans réellement le savoir, Geoff Johns venait de mettre un pied dans l’industrie des comics et sa carrière, dont nul à l’époque ne pouvait prédire qu’elle sera aussi importante, venait de démarrer.

 


2-A la recherche d’un style.

 

STARS AND S.T.R.I.P.S ne fut pas un grand succès des comics, loin de là.
Cette série de 12 épisodes, auxquels il faut ajouter un numéro 0 pour cause de crossover un rien pataud nommé ZERO HOUR, puise en fait dans l’histoire des comics puisque STAR AND STIPS était en fait le nom d’une revue américaine  très célèbre pendant la seconde guerre à destination des soldats américains. Elle est donc dotée d’une forte connotation patriotique dans la culture populaire américaine.

 

 

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Cette version-ci de STAR AND S.T.R.P.S n’a donc pas marqué les lecteurs de comics mais elle a confirmé certaines qualités d’écritures de Geoff Johns : il sait écrire des histoires plaisantes à lire et il possède un sens de la caractérisation assez convainquant. Justement, la jeune Star est la belle fille d’un héros de l’âge d’or. Nommée Courtney, elle va avoir un nouvel équipier en la personne d’un homme cyborg avec lequel elle va entamer ses premiers pas de justicière.
L’élément très personnel dans cette série, pour Geoff Johns, est que l’héroïne possède le même prénom que sa sœur, hélas morte dans l’accident de l’avion TWA en 1996.
L’implication émotionnelle et l’attachement à ce personnage devait être, pour Geoff Johns, assez sérieux, et cette série, bien qu’imparfaite, fut positivement remarquée à l’époque. Bien que ses personnages ne furent pas de premier plan et que la série ne fut pas un succès commercial, cela fut suffisant pour que ce premier essai débouche sur d’autres travaux d’écritures dans les comics…


On octroya donc à Geoff Johns le grand crossover de l’été.
Cette tradition inhérente à DC comics, depuis l'indispensable CRISIS ON INFINITE EARTHS avait connu de forts bons crossovers tout à fait lisibles (LEGEND, ECLIPSO, INVASION, FINAL NIGHT) mais hélas d’autres qui, une fois le soufflé promotionnel retombé, n’avaient plus grand-chose à proposer comme valeur intrinsèque (ZERO HOUR, BLOODLINES, MILLENNIUM).
JUDGEMENT DAY se situe hélas entre les deux tendances.

 

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Cette mini série en 5 partie de 1999 voit donc les conséquences d’un changement important relatif au personnage du Spectre. Son passager humain, Jim Corrigan, accède finalement au paradis, ce qui a pour effet de laisser son hôte surpuissant, bras armé et épée de dieu, sans guère capacité de jugement, de la nuance nécessaire pour moduler son jugement. Cela a pour effet de déséquilibrer l’univers de la magie et ses personnages. Une fraction des méchants veulent investir le corps du Spectre tandis que les bons, affolés par les débordements et les excès du Spectre, veulent lui trouver un remplaçant. Il s’ensuit donc une guerre avec au milieu, les personnages classiques tels que Superman, qui sont débordés par ce pan obscur de leur monde.
Ce sera donc un personnage dont l’âme est en quête de rédemption, Hal Jordan, qui s’y collera, et le statut-quo du personnage sera à nouveau rétabli.

 

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Bien que dessiné avec élégance par Matt Smith, JUDGEMENT DAY ne convainc pas encore tant l’histoire semble avoir été dictée par la partie éditoriale de DC comics et dont le but, annoncé d’ailleurs dés le début de la parution, visait déjà à ce que Hal Jordan soit le nouvel hôte du Spectre. Entre les deux événements, la folie du Spectre puis la venue d’Hal, les événements paraissent assez poussifs. Le premier  plan est occupé par les héros mystiques de DC qui avaient justement toujours été relegué en tant que personnages secondaires, voire même souvent redéfini comme cette version du Dr Fate à la sauce Starman tel que l'a ramené James Robinson. JUDGEMENT DAY, peuplé de personnages sans charismes, un peu vide de bonnes péripéties, est un comics qui se range une fois lu et qui…s’oublie !
Dommage, mais cet exercice d’écriture reste très difficile. Car brasser des kyrielles de personnages, les opposer à un méchant de poids (Neron en  l'occurrence) puis les voir se débattre est la formule en vigueur, agrémentée de coups de théâtre.

 

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On a l'impression de lire, en quelque sorte, un brouillon de la future équipe de magiciens réunie pour INFINITE CRISIS et nommée Shadowpact.

Cette mouture-ci, écrite par le très inspiré Bill  Willingham, est bien plus intéressante et hétéroclite que la version de Days of Vengeance.

 Toutefois, dans les mêmes conditions où l’équipe éditoriale dicte ce qu’il convient de faire au créatif, Geoff Johns fera bien mieux dans à peine…6 ans !

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26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 07:23

doctor-who-logoLe programme est définitivement un succès en Grande Bretagne.

La base de ses fans s’est renouvelée, le grand public est séduit et chaque information importante relative à la série est relatée et commentée dans les médias du pays. Cette suite de Doctor who est donc aussi prestigieuse que celle de 1963. A la  limite, on peut même considérer que le Doctor who 2005 est devenu tendance alors que la première version était considérée à destination des Geeks, des mordus de SF et des enfants.
Mais le problème du show tient en deux points : l’instabilité de son casting puis la difficulté à maintenir le niveau de qualité très haut.

 

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La série fonctionne, elle possède sa propre mythologie (qui se contredit de temps en temps), mais Russel T.Davies, loin de s’endormir sur ses lauriers, sait se renouveler. Le problème est que cette série est usante, pour lui, pour les acteurs et pour les membres de l’équipe technique. 

 

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L’épisode de Noël, LA MARIEE EN FUITE est à la fois revigorant et fort amusant.
Alors que le Docteur est sous le choc de la perte de Rose Tyler, une mariée nommée Dona Noble se volatilise en pleine cérémonie de mariage pour atterrir directement dans le Tardis, qui flottait dans l’espace.
Notre mariée somme le Docteur de la ramener immédiatement à sa cérémonie mais le stratagème ourdi par un ennemi d’autrefois comporte plein de pièges…


L’actrice de cet épisode spécial, Catherine Tate, est une actrice comique britannique qui propose un show vraiment désopilant dont je vous propose un extrait ici et .
Ses réactions face à la situation extraordinaire qu'elle traverse sont réellement décalées et terriblement saugrenues. Un changement de ton dans la série, qui introduit avec bonheur un petit interlude entre deux grandes saga.

Cet épisode spécial est à la fois léger et mémorable. Il propose un changement de rythme bienvenue dans la série.

Encore un excellent boulot à tous les niveaux, notamment de Russel Davies qui, décidément, excelle dans tous les registres de l’écriture.

 

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Le premier épisode de cette troisième saison est une nouvelle démonstration probante de l’étendu des qualités d’écriture de Davies. LA LOI DES JUDOONS est une sorte d’épisode zéro qui peut s’adresser au spectateur qui n’a vu aucun épisode jusque là.
Le Docteur est hospitalisé dans un hôpital qui se trouve hélas au centre d’événements météorologiques peu communs. Il est transporté sur la lune alors qu’une armée de mercenaires débarquent pour trouver un patient, en fait un renégat extraterrestre, qui est prêt à tout entreprendre pour ne pas y laisser sa peau. Même à sacrifier tous les patients et le personnel de l'hôpital !


Le Docteur rencontre surtout Martha Jones, une future médecin qui se trouve embrigadée dans cette aventure. Afin de se remettre de son chagrin, et parce qu’il déteste voyager seul, le Docteur propose donc à Martha de faire un unique voyage avec elle.


Un épisode rythmé et facile d'accés, une nouvelle compagne de voyage jouée par Freema Ageyman, LA LOI DES JUDONS est un excellent épisode de début de saison, bien plus convainquant en tout cas que ROSE de la première saison 2005. A découvrir si vous n'avez encore jamais vu un seul épisode de la série !

 

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Le suivant, PEINES D’AMOUR GAGNEES, fait voyager nos deux protagonistes dans l’Angleterre au temps du règne de la reine Elisabeth où un certain William Shakespeare est aux prises avec des sorcières. Premier épisode moyen et peu convainquant de la saison qui illustre le problème de la série : certains épisodes sont si fort et le niveau est si élevé que certains épisodes, même bons, paraissent ternes tant la barre est haute.

 

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Le troisième épisode est à nouveau de très haut calibre.
UN EMBOUTEILLAGE SANS FIN voit le Docteur et Martha, dont les relations s’établissent quelque peu, arriver dans une cité à deux niveaux sur une nouvelle terre dans le futur. Une terre pour le moins étrange où les autorités d’en haut semblent ignorer le peuple d’en bas.
Ce dernier, vivant quasiment dans une économie fermée, tente de prendre les voitures pour aller tenter leur chance ailleurs, tels des pionniers. Mais la file d’attente est longue de 25 années et quelque chose, en bas des autoroutes, semble roder et frapper ceux qui s’égarent…

 

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UN EMBOUTEILLAGE SANS FIN est une brillante parabole sur l’état de la société et les rapports des gens avec le pouvoir. Ceux-ci comptent sur les institutions mais, modelés par des dogmes d’obéissance, ils ne se rendent pas compte que celles-ci ne remplissent plus leur rôle.

L’illustration de cette thématique au besoin d’une incurie de notre civilisation, un embouteillage sans queue ni tête où s’entassent des milliers de gens est fort judicieux.
Un très bon épisode, encore un qui peut se recommander pour quiconque souhaite découvrir la série tant il est simple d’accès et que le poids de la continuité n’est pas trop écrasante.

 

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Les épisodes suivants, selon la tradition de la série, sont un épisode double nommé DALEKS A MANNATTAN. Le Docteur et Martha, qui revendique une entière considération comme tout voyageur ayant séjourné avec le Docteur, arrivent dans le New-York des années 30. Un New-York dont les égouts abritent des créatures bizarres, des humanoïdes à têtes de porcs qui sont en fait le rejet d’expériences ratées causées par les Daleks, soucieux de créer une nouvelle armée afin d’asseoir leur domination et leur hégémonie, leur unique but.


LES DALEKS A MANNATHAN demeurent une histoire assez faible.
Certes, ces épisodes demeurent plaisant à voir mais, avec un peu de distance, ils font pâle figure ne serait-ce qu’en  comparaison des bons épisodes de ce début de saison.
Russel T.Davies, qui a écrit ces excellents épisodes, ne peut être partout et les autres scénaristes paraissent moins inspirés.

 

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Hélas, l’épisode suivant, L’EXPERIENCE LAZARUS est tout aussi faible.
Un savant âgé organise une conférence de presse spectaculaire pour annoncer qu’il a mis trouvé la formule qui le fera rajeunir. Il essaye la machine, rajeunit, mais l’instabilité de ces cellules le transforme en monstre meurtrier.


L’EXPERIENCE LAZARUS présente un problème : il suit strictement le même schéma que moult films d’horreur au scénarii éculés. Certes, sous un Doctor Who, cela est toujours mieux mais il ne reste, une fois de plus, pas grand-chose en mémoire de cet épisode tellement convenu.

 

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Est-ce que la série marque finalement le pas ?
S’agit-il du début de la fin ou la suite va finir par relever le niveau avec seulement deux très bons épisodes sur six ? A découvrir bientôt…

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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 07:16

doctor-who-logoLa saison deux est bien installée. De très bons épisodes se succèdent et les qualités de David Tennant deviennent de plus en plus évidentes. Russel T.Davies, en showrunner mais également en tant que scénariste, excelle en tous points. Découvrir ces nouveaux épisodes de Docteur who sont une garantie à la fois pour un spectacle à part mais également d’assister à un très grand moment de télévision. Mais alors que la série vient à peine de se stabiliser, le programme perd une nouvelle fois l’une de ses têtes d’affiches à l’issue de très bons épisodes.

 

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LE REGNE DES CYBERMEN était un excellent double épisode, presque un des moments les plus forts de la série alors que L’ECOLE DES RETROUVAILLES réintroduisait avec bonheur et tact une ancienne campagne et le ringard K-9.
La série est donc sur de bons rails, à tous les niveaux et la petite poignée d’épisodes à venir est du même acabit, surtout le final.

 

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Si L’HYSTERIQUE DE L’ETRANGE LUCARNE reste intéressant quoique mineur, le second double épisode à venir propulse nos héros dans une des histoires les plus intéressantes vus en français.  LA PLANETE DU DIABLE fait venir notre duo dans un astéroïde se trouvant en étant gravitationnel stable, et ce à jamais. Sur place, une équipe de terriens tente de repartir de cet amas de pierre mais toute tentative semble impossible. En plus, la structure du satellite est instable et le Docteur perd très vite son tardis, qui a plongé dans les entrailles de cet astéroïde. Justement, une langue morte retrouvée dans des fragments recèle une mise en garde : ce qui se trouve dans ces entrailles est prisonnier et il ne faut surtout pas le rencontrer.

 

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Mais devant les problèmes croissants, la station se désagrège, une sorte de force maligne semble vouloir remonter. Elle se manifeste de manière aléatoire puis elle possède carrément un des membres de l’expédition et même les aliens au services de la station. Le danger est donc triple : la structure est instable, les aliens ne vont pas tarder à investir tous les lieux et l’esprit de l’entité enfermée dans les bas se trouve parmi les membres présents. Afin de retrouver son tardis et par soif de connaissance, le Docteur doit donc descendre dans le puit…qui mène en enfer ?

 

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Le second épisode de LA PLANETE DE DIABLE oppose donc dans les entrailles de l’astéroïde le Docteur face au diable, tout du moins son incarnation physique puisque son esprit, terriblement corrupteur et voué à la destruction se trouve en haut.
La réflexion induite par cet épisode est excellent : pourquoi est-ce que la même image d’un diable cornu se retrouve dans tout l’espace, presque toutes les civilisations et les races ?
En outre, que peut le Docteur face à l’essence du mal absolu ?
Un épisode assez téméraire puisque le Docteur est quand même un programme à destination de toute la famille, dont les enfants. Il est à rappeler que le programme avait, en son temps, l’habitude de provoquer une certaine peur cher les enfants qui avaient l’habitude de se planquer derrière le canapé (behind the sofa, l’expression étant depuis passée dans le lange courant britannique).
Un bon double épisode donc, dans la veine horrifique ou la peur gagne justement davantage dans la tension que la représentation graphique et qui permet même, à la fin, de distiller une note d’espoir bienvenue.

 

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L’épisode suivant nommé LINDA, par son ton bon enfant et sa comédie versant cependant dans l’horreur, rappelle que l’organisation L.I.N.DA était formée par des gens qui consacraient leur vie à collecter des informations sur le mystérieux Docteur qui change de formes et qui se trouve présent à des moments cruciaux de l’histoire.
Ainsi une petite poignée de personnes, afin de tromper la monotonie du quotidien, se rassemblent sous l’égide d’un homme mystérieux afin de débusquer le Docteur. Manque de chance pour ces braves individus, cet homme mystérieux n’est pas ce qu’il semble être…

 

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L’épisode suivant, LONDRES 2012, reste mineur mais les deux suivants, ARMY OF GHOST et DOOMSDAY en vo, constituent l'apothèose de cette seconde saison.
Selon le brillant schéma institué par Russel T.Davies, toutes les sous-intrigues, les personnages réintroduits en encore de petits détails à priori dans importance prennent toute leur dimension dans ces épisodes terriblement épiques.

 

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Le Docteur est convoqué à Torchwood 1 afin d’enquêter sur de curieux phénomènes.
Il s’avère que quelque chose à traversé l’espace temps, une anomalie du même ordre qui pourrait provenir du monde des Cybermen. Mais le Docteur avait prévenu, ce tissu dimensionnel est fragile et rien ne doit plus jamais passer les dimensions, sous peine d’implosion.
Or, la base est sournoisement et méthodiquement envahie par les Cybremen, qui ont réussi à franchir ce tissu. Alors que la base est envahie, on apprend qu’une sphère fut le premier objet à ouvrir ce passage. Mais si cet objet a permis aux Cybermen de s’introduire, ils n’ont rien à voir avec cette sphère et pour cause : l’objet s’ouvre pour laisser apparaitre les Daleks !

 

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Le second épisode confronte donc deux armées hautement belliqueuses et dévastatrices.

Les Cybermen contre les Daleks qui, faute de s’entendre à cause des prétentions nazillonnes des Daleks, vont devoir s’affronter à mort.

La première confrontation entre les deux bellicistes demeure d'ailleurs le plus grand moment de la saison !
Ce champ de bataille devra être refermé mais, parmi les très nombreuses pertes humaines à déplorer, Rose est propulsée dans l’autre dimension qu’il ne faut absolument plus ouvrir sous peine d’effondrement des deux réalités.
Rose quitte donc le Docteur alors que pour une fois dans l’histoire, le Docteur éprouvait des sentiments amoureux pour l’une de ses campagnes.

 

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Si cette saison est de très haut niveau, la qualité des épisodes la composant est très élevée, si David Tennant a su s’imposer comme un excellent docteur, le programme perd encore l’une de ses têtes d’affiche.

Le spectateur s’était pas mal identifié à cette fille sans guère de diplôme, aux qualités humaines et à la sensibilité développée, et terriblement attachante.
Mais Billie Piper, qui s’est révélée formidable dans son rôle, part pour un autre projet, plus mature, nommé SECRET DIARY OF A CALL-GIRL et laisse Doctor who et les spectateurs, un brin orphelin.
L’appréhension légitime de tout spectateur, à l’époque, consistait à savoir qui allait remplacer Rose Tyler et surtout, est-ce que la saison 3 à venir allait être aussi bonne que la saison 2 ? 

 

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19 janvier 2011 3 19 /01 /janvier /2011 07:02

3.Une recette éprouvée.

Un scénariste de l’époque, dont je ne suis hélas pas parvenu à retrouver le nom, raconta par la suite que c’est lui qui avait appris au jeune Stanley Lieber comment confectionner une histoire, quels en sont les rouages et faire en sorte que cela fonctionne bien à la fois dans un format comics mais également du point de vue émotionnel. Ce même créateur raconta également que le jeune Stanley Lieber intégra parfaitement ces fondamentaux et qu’il ne cessa jamais, durant la première partie de sa carrière, de les mettre en pratique, de les affiner et donc les assimiler parfaitement.

 

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C’est donc une technique d’écriture très éprouvée, la même, qu’utilise Stan Lee depuis presque le début de sa carrière jusqu’aux derniers comics que nous avons pu lire de lui, notamment RAVAGE 2099 ou encore STAN LEE JUST IMAGINE.


 

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En effet, que ce soit dans ses premiers travaux, que ce soit le Whizzer, Captain America ou d’autres personnages de cette première ère de la firme, Stan Lee apprend à roder une formule scénaristique qui, outre la forme, implique un personnage dans une histoire où sont mêlés une menace, les doutes du personnages, un intérêt romantique, le climax qui voit la confrontation du héros face à la menace ou au vilain, puis une analyse succincte du héros face à son triomphe.

Amusez-vous à analyser vos comics de Stan Lee sous cet angle, vous allez bien vous amuser !

 

 

Cette formule, Stan Lee l’a donc assimilée pendant la première période de son rôle dans Timely. En effet, Kirby et Simon partirent vite de Timely à la fois parce que les dividendes de Captain America ne leur furent pas rétrocédés mais aussi parce qu’ils furent dénoncés car ils firent un numéro de CAPTAIN MARVEL ADVENTURES. En effet, il s'agit du premier outrage de la part de Timely/Marvel envers Joe Simon mais surtout Jack Kirby. Ils partirent en effet au bout de 10 numéros et, comble de l'outrage, Joe Simon eut un choc en  1944 quand, en Bolivie durant sa mobilisation pendant la seconde guerre mondiale, il vit la publicité et l'affiche de ce premier sérial !

Autre outrage pour Joe Simon, le retour de Captain America dans les années 60 vit comme crédit en tant que créateur du personnage...Stan Lee !

 

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Stan Lee fut donc nommé éditeur en chef, provisoirement et faute de mieux et, à part la période où il partit en guerre de 1942 à 1945 où il fut remplacé par Vincent Fargo, Stan Lee resta et s’imposa envers et contre tout où il s’occupa aussi bien de faire tourner l’entreprise, de mener de front son rôle d’éditeur, mais aussi celui de créatif.

 

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Il faut quand même rappeler que, une fois que la mode des super héros dans les années 50 s’estompa assez rapidement, Timely devenue Atlas s’essaya à tous les genres de comics en cours, que ce soit le western ou le policier. Stan Lee s’essaya donc à tous ces genres, en tant qu’éditeur et scénariste.

 

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On connait mieux la période très intéressante de Stan Lee scénariste dans la période de monstres, celle qui précède et qui fait le lien avec les super héros du début des années 60. Cette période riche en monstres bigarrés, que j’apprécie énormément à titre personnel, permet de voir toutes les qualités de dramaturge de Stan Lee qu’il a donc porté à maturité pendant près de 20 ans.

Le procédé dramatique est donc toujours respecté à la lettre : la menace est grande, presque incommensurable, le personnage doute de pouvoir la vaincre mais il puise sa force dans le devoir, parfois aussi dans l’amour qu’il porte à une compagne, on assiste donc au climax où le héros a trouvé une astuce pour  détecter le talon d’Achille de la menace et l’exploiter, enfin on revient à une normalisation de la situation une fois la menace défaite et une petite note philosophique sur l’avenir…

 

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Le troisième grand élément typique de l'écritude de Stan Lee, auquel on peut superposer les dialogues et la trame narrative, demeure son aptitude pour la caractérisation des personnages.

Une autre des disposition de Stan Lee demeure de toujours trouver la petite étincelle, l'ensemble de nuances qui parviennent à créer puis à doter un personnage de spécificités, d'un environnement de personnages secondaires, d'un background puis d'une mission qui constituent un schèma à suivre pendant...des dizaines d'années !

Stan Lee le créateur parvient en effet à façonner un héros, à lui donner une certaine dimension puis une trame narrative qui pourra durer encore et encore.
En quelque sorte, Stan Lee a assi la formule du héros à pouvoir multiples mais aussi à numéros multiples !

Encore une performance à mettre au crédit de Stan Lee !

 

 

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 Toutes ses qualités furent confirmées assez récemment par le britannique Paul Cornell qui a récemment travaillé avec lui dans le studio Boom ! Comics. Selon les dires de Paul Cornell, ces fondamentaux sont l’essence d’une vraie histoire et Stan Lee, superviseur des trois titres à super héros de BOOM ! veillent particulièrement à ce qu'ils soient appliqués...à la lettre !


Stan Lee est donc bel et bien un bon story teller qui connait, maitrise et pratique parfaitement bien les rouages et la dramaturgie d’une histoire pour demeurer un auteur complet des comics, certainement l'un des plus grands si ce n'est le plus grand de ce média qu'il aura largement contribué à asseoir.

D'ailleurs, il s'est toujours employer à le faire savoir !

 


4.Stan Lee, l’art de se mettre en scène.

 

 

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Après avoir écrit et donc, mis en scène des histoires, Stan Lee délaissa vers 1968 l’écriture des comics pour pratiquement l’abandonner presque totalement en 1972 ainsi que son poste d’éditeur en chef. Il faut dire que Stan Lee connut enfin le triomphe tardivement, à l’âge de 39 ans, si on considère comme repère FANTASTIC FOUR # 1 en 1961 et sachant que l’année 1963 vit pratiquement la mise au point de presque tout le cheptel des personnages de Marvel qui font encore sa renommée à l’heure actuelle.
C’est donc après deux décennies de carrière que Stan Lee récolte enfin les fruits de sa longue carrière, jonchée de difficultés, de doutes et d’échecs probables puisque Martin Goodman a failli faire fermer sa firme plus d’une fois.

 

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C’est donc presque lassé que Stan Lee travailla dans le monde de cinéma où il partit sur la côte ouest des USA, à Los Angeles. Les résultats totalement médiocres de Lee relatifs à la transposition de ses personnages à l’écran fut précédemment racontés. Je n’y reviens donc pas.
 Mais ce fut aussi une longue période de promotion où Stan Lee devint en quelque sorte le monsieur loyal des comics aux USA. Il fait figure du spécialiste qui intervient dans les médias, dont la télévision, faisant des tribunes, des conventions, se rendant dans des universités, étant volontiers interviewé, signant cordialement des préfaces dans les livres, rédigeant des œuvres testament comme ORIGINS OF MARVEL COMICS, HOW CREATE VILAINS, SONS OF ORIGINS OF MARVEL COMICS… où certains chroniqueurs dans les comics lui reprochèrent de se mettre en avant, de se situer comme le pivot d’une sorte d’hagiographie faite sur mesure alors que Stan Lee rendit toujours hommage aux dessinateurs qui travaillèrent avec lui et il ne me semble pas qu’il minimisa leurs apports.

 

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Toujours est-il que, tardivement, les adaptations de Marvel comics arrivèrent quand même assez tard sur les écrans pour se révéler être un vrai jackpot. Stan Lee se retrouva donc mêlé de près ou de loin à la promotion de ces films.
Ce fut pour lui un retour sur le devant de la scène et il fit des caméos, donna des conférences et se livra à des interviews pour ressasser encore et encore comment il créa ses merveilleux héros… Stan Lee confia, lors d'une interview, qu'il a donné tant et tant de conférences et rencontré tant et tant de gens comme de personnalités qu'il confond les dates, les événements et les personnes rencontrées !

L'existence des "public relation" est à ce prix !

 

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Certes, Stan Lee fit une ou deux participations dans des films, MALRATS ou LES GLANDEURS de Kevin Smith, L’AMBULANCE de Larry Cohen dans les années 80/90, certes il publia des romans tels que PUZZLE, certes il rédigea des scripts jamais aboutis pour le cinéma, mais ce fut cette nouvelle aura médiatique et cette légitimé de pape des comics qui permet à Stan Lee de revenir sur le devant de la scène…et de l’occuper !

 

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Stan Lee fit donc un show HOW TO CREATE SUPER HEROS, qui établit et assit définitivement sa renommée pour le grand public. Stan Lee fut mise en scène dans les comics et il fut même décliné en poupées.

 

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Bref, le parcours de Stan Lee fut  quand même assez épique !
Il connut la gloire après deux longues et difficiles décennies où il dirigea laborieusement une petite firme qui faillit s’écrouler. Firme où il fut un éditeur ayant une vision assez claire et parfois opportuniste du marché mais il développa et mis au point sa remarquable formule de scénariste.

 

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C’est donc cela à mon avis qui est, en définitif, à retenir de Stan Lee...Un auteur qui a adapté, rationnalisé et appliqué sans défaut une formule très aboutie de story teller de haute tenue aux comics.Une formule qui provient quand même de la littérature et que Lee aura adapté avec inspiration aux comics après des décennies - on a parfois l'impression que sa carrière de scénariste a démarré en 1961 alors qu'elle est en fait bien plus longue - et qui demeure splendidement bien rodée.

Cette disposition assez élevée fit sa renommée, sa fortune et, surtout, créa quelques uns des meilleurs personnages des comics, à la formule et aux ressorts aboutis, qui devront perdurer dans ce siècle et peut-être même le suivant !

Aussi, définitivement, on peut qualifier sa carrière avec sa célébre formule : excelsior !

 

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Published by Bastien Ayala
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17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 07:18

1ère partie

Il y a tant de choses qui restent encore à deviser sur Stan Lee !

Ssur sa si longue carrière, sur la manière dont il l’a gérée mais aussi sur son apport dans le monde des comics books... Aussi, malgré la précédente et longue série d’articles publiée sur le Royaume, il parait utile de reprendre certains points et de les analyser sous un angle différent, afin de tenter de saisir la complexité de ce grand créateur des comics.
L’apport de Stan Lee est immense, son œuvre également et sa perception par le public est un phénomène des plus intéressants de sa longue carrière.

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1.Stan Lee, le raconteur d’histoires.

Stan Lee est né en 1922. Il est rentré dans la Timely de son oncle jeune, à l’âge de 17 ans dans le rôle d’assistant. Bien que versé dans la littérature, qui était avec la radio et le cinéma les média les plus populaires aux U.S.A de cette époque, Stan Lee n’était pas particulièrement versé dans les pulps mais davantage dans les grandes œuvres, une vraie littérature plus soutenue.
Mais les temps étaient alors difficile et le jeune Stanley Lieber devait faire différents petits travaux afin d’aider sa famille et « faire bouillir la marmite ».

 

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Stan Lee rentra assez jeune à Timely. Cette petite firme créée par opportunisme ou sens des affaires de Martin Goodman qui, en 1939, avait seulement 31 ans.
Né en janvier 1908, Martin Goodman est rentré dans l’industrie des pulps au début des années 30. Il s’associa avec différents associés pour finalement voler de ses propres ailes en creant sa propre firme . De ses activités de pulps qui publièrent déjà des titres ronflants MYSTERY TALES, MARVEL SCIENCE STORY, STAR DETECTIVE où des personnages actuellement connus, tels que Kazar, étaient déjà publiés…

 

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Homme d’affaires avisé, M.Goodman se lança dans les comics comme dans n’importe quel créneau qui aurait pu alors lui paraitre prometteur.
Le genre des comics était alors tout nouveau !

Il datait de 1935 et le genre se créait de toutes pièces.

Le premier vrai comics de la jeune firme Timely était donc MARVEL COMICS # 1 qui date de 1939. Ce magazine, historique pour la firme actuelle,  introduit déjà les personnages de la torche humaine et de Namor.
Il semble que, c’était alors la pratique de l’époque, Martin Goodman se tourna donc vers des studios fournissant clef en mains du matériel aux éditeurs de comics et, dans le lot, il y avait ces nouveaux personnages qui étaient dans un pack de super héros.
Martin Goodman obtint « astucieusement » les droits de ces deux personnages et ce titre se vendit alors à 80.000 exemplaires.
Notons que sa couverture de MARVEL COMICS # 1 fait encore très pulps !

 

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C’est donc en 1941 que Martin Goodman recruta deux vedettes du circuit qui s’étaient fraichement associés. Jack Kirby et Joe Simon furent donc recruter afin de créer en interne les propres firmes de la firme. Le pinacle du duo fut en effet CAPTAIN AMERICA # 1 qui vit le premier grand succès de la firme qui fut même décliné en serials…
C’est donc à cette époque que le jeune Stan Lee apprit les bases du métier de scénariste. En fait, il apprit à tout faire puisque son rôle d’assistant était assez vague, Timely étant une petite structure et il devait alors trouver son utilité dans une très grande polyvalence. Or, dans cette multitude de tâche, Stan Lee se devait donc de toucher au domaine créatif.


2.Une recette éprouvée.

Un scénariste de l’époque, dont je ne suis hélas pas parvenu à retrouver le nom, raconta par la suite que c’est lui qui avait appris au jeune Stanley Lieber comment confectionner une histoire, quels en sont les rouages et faire en sorte que cela fonctionne bien à la fois dans un format comics mais également du point de vue émotionnel. Ce même créateur raconta également que le jeune Stanley Lieber intégra parfaitement ces fondamentaux et qu’il ne cessa jamais, durant la première partie de sa carrière, de les mettre en pratique, de les affiner et donc les assimiler parfaitement.

 

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C’est donc une technique d’écriture très éprouvée, la même, qu’utilise Stan Lee depuis presque le début de sa carrière jusqu’aux derniers comics que nous avons pu lire de lui, notamment les fameux STAN LEE JUST IMAGINE que DC publia au début des années 2000 et qui furent de grands succès.

En effet, par rapport à ce que nous avons pu lire de plus ancien de lui, les comics à monstres datant de l'époque Atlas jusqu'à, cela m' frappé, STAN LEE JUST IMAGINE BATMAN, le moule de l'histoire, les ressorts, la venue des pouvoirs, la caractérisation et la prise de décision finale du héros...Tous ces éléments ne sont qu'une redite du même "moule" qui a bien servi dans les années 60 pour créer SPIDER-MAN, DARDEVIL, IRON MAN, DOCTEUR STRANGE, CAPTAIN MARVEL...


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En effet, que ce soit dans ses premiers travaux, que ce soit le Whizzer, The Destroyer, Captain America ou d’autres personnages de cette première ère de la firme, Stan Lee apprend à roder une formule scénaristique qui, outre la forme, implique un personnage dans une histoire où sont mêlés une menace, les doutes du personnages, un intérêt romantique, le climax qui voit la confrontation du héros face à la menace ou au vilain, puis une analyse succincte du héros face à son triomphe.

 

L'autre grande aptitude de notre démiurge des comics demeure sa très haute aptitude à pondre ses dialogues qui sont un peu prés les meilleurs qui soient.

Héritages de ses aspirations d'ecrivain, bien qu'il n'embrassa jamais réellement cette voie, les dialogues de Stan Lee sont tout simplement brillants tant ils parviennent à retranscrire l'homme de la rue ou le langage supposé des très hautes divinités et même retranscrire les tourments de l'âme humaine. Il s'agit à mon sens de la patte de S.Lee, qui n'est presque jamais reconnu par les critiques, mais qui offre en quelque sorte la quintessence, la grandiloquence à ces philactères qui peuplèrent ses comics.

Stan Lee en reste le maitre et ses textes, bien que rajoutés après que le dessinateur ait suivi la trame de S.Lee, restent parmi les plus mélodieux et les plus inspirés qui soient.

 

Sa très haute pratique de son moule scénaristique et son talent insurpassé pour les dialogues consituent donc une fabuleuse formule, que l'on retrouvera en filigrane dans toute sa carrière, et dont Stan Lee saura par ailleurs tirer quelques petits profits...

 

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