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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 07:22

Si le reboot de Doctor who 2005 est un indéniable succès créatif et populaire, il laisse en revanche un goût étrange au spectateur. Alors qu’il était si attaché à son docteur, Eccleston en l'occurrence, celui-ci disparaissait brutalement lors d’un artifice scénaristique.

A sa place apparait un acteur moins connu, David Tennant, dont la venue laisse l’impression d’un cheveu que l’on trouverait dans sa soupe. La délicate question du remplacement est la suivante : va-t-il s’imposer dans le cœur des spectateurs ?

 

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Les épisodes de l’ère 2005 sont au nombre de 13 par saison plus un spécial pour Noël.
Or, cet épisode de Noël-ci est plus que particulier que tous les autres à venir. Il a pour objet d’introduire un nouvel interprète, le dixième quand même, et ce pour un petit moment s' il est accepté par le public !
Cet épisode, de plus d’une heure, a pour titre l’INVASION DE NOËL.
Encore une fois, tout repose sur une brillante idée de Davies : des aliens veulent soumettre tous les gouvernements de la terre. Ils contrôlent telles des marionnettes soumises une bonne partie de la population terrienne qu’ils feront sauter dans le vide si les instances dirigeantes n’offrent pas leur réédition.

 

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Seules deux forces terriennes pourraient les contrecarrer.
Il s’agit de l’institut terrien créée suite à la découverte des aliens, nommée Torchood (dont le siège de l’unité principale réside à Londres) et le Doctor. Mais ce dernier, revenu in extremis à Londres avec Rose se remet très mal de sa régénération. Il ne parvient pas à dissiper son trop  plein d’énergie. C’est donc en utilisant le Tardis que Rose doit tenter le tout pour le tout, bluffer ces aliens qui peuvent à tout instant provoquer le suicide d’une bonne partie de la population mondiale alors que le Docteur est hors service.

 

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Bon épisode, l'INVASION DE NOËL tente de dissiper doucement le choc de la perte de Christopher Eccleston en préparant par petites touches la venue de ce nouveau et bondissant docteur, carrément excentrique par moment et extraverti.
Le final de ce spécial nous permet donc de faire connaissance avec David Tennant mais l’acteur ne parvient pas encore à dissiper la forte impression laissée par son prédécesseur…

 

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La série, Doctor Who 2006 repart donc l’année suivante.
Une fois encore, le challenge reste à relever mais cette fois, c’est certain, David Tennant est davantage impliqué que son prédécesseur. Ce rôle l’a poussé vers la comédie et il respecte la mythologie de la série au point de s’impliquer longuement et intimement.
Etrangement, ce sera le personnage de Rose, populaire car bien écrit et interprété avec tact, qui  permettra de faire le lien entre les deux saisons.

 

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Et reconnaissons-le, l’alchimie fonctionne parfaitement !
Tennant s’impose dans le rôle de manière bluffante et son premier épisode, est excellent.

UNE NOUVELLE TERRE emmène nos deux héros dans une nouvelle terre, presque parfaite, qui connait cependant des ratés que nos nouvelles autorités dissimulent soigneusement. Excellent premier épisode, UNE NOUVELLE TERRE joue un peu avec le thème des morts vivants liés à l’univers médical. David Tennant fait preuve d’un optimisme et d’une vitalité contagieuse, il commence à conquérir le cœur du public…

 

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Le second épisode, UN LOUP GAROU ROYAL, entraine Rose et le Docteur dans le 19ème siècle pour une histoire un peu tracto capillaire mêlant moine pratiquant le kung-fu, un loup-garou et une demeure qui sert de piège à la reine Victoria. Tout simplement !

Un bon épisode, bien rythmé quoiqu'un peu barré, qui marque la naissance de cette organisation Torchwood qui aura bientôt une importance renouvellée dans la série bien qu'elle soit déjà apparue jadis.

 

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Nouvel épisode mémorable, L’ECOLE DES RETROUVAILLES voit une enquête du Docteur et de Rose dans une école anglaise où rien ne semble normal, surtout pas les professeurs qui nourrissent de sombres dessein de conquête de la race humaine.
Comme son titre l’indique, cet épisode réintroduit avec intelligence le personnage de Sarah James Smith, campagne ultra populaire dans les années 70 du troisième et quatrième docteur dont le départ fut considéré comme un événement dans la série.

 


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Journaliste qui enquête sur cette école, Sarah Smith a connu une vie de tristesse une fois qu’elle a quitté le Docteur et ses folles aventures. Sa vie personnelle en fut perturbée et, consciemment, elle l’a toujours recherché. Aussi Sarah Smith est réellement perturbée quand elle comprend que le Docteur, bien qu’il soit ravi de la revoir, l’a remplacé pour de bon ! Avec Sarah Janes revient le ringard et super daté K-9 dont Rose et son petit ami, Mickey, se moquent ostensiblement !

 

 

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Un bel épisode, qui replonge dans le passé afin d’en extraire de la matière pour l’avenir ! Encore un coup de force de Russel T.Davies qui maitrise de main de maitre l’univers du Docteur et qui dissémine ses plans pour tous ses personnages et ceux dont il a hérités en reprenant la série.

 

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L’épisode suivante, LA CHEMINEE DU TEMPS, est encore une réussite majeure.
Il voit des automates du futur remonter le temps pour en vouloir à la vie de la marquise de Pompadour. Le Docteur et Rose, qui arrivent finalement dans le vaisseau du futur, aperçoivent la marquise en péril et tentent de l’aider. Mais pour quel motif ces automates en veulent-ils précisément à la Marquise ? La révélation de ce mystère est en tout point excellent.


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LA CHEMINEE DU TEMPS est un épisode écrit par une autre pointure du calibre de Davies. Stephen Moffat, fan de longue date de la série, se fait plaisir en écrivant cet épisode qui porte sa marque de fabrique : une histoire complexe, une approche émotionnelle des personnages qui les plonge dans une grande aventure dont toutes les ramifications paraitront limpides à la fin de l’épisode.
Une performance, la première de Moffat, qui est destinée à se renouveler…

 

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Les deux épisodes suivants, qui forment un tout, sont parmi les plus marquants pour les fans de comics. Ils me rappellent d’ailleurs le ton d’un album mémorable des X-Men, DIEU CREE, L’HOMME DETRUIT.

 

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LE REGNE DES CYBERMEN entraine le Docteur, Rose et son petit ami Mickey sur un univers parallèle à cause d’une anomalie.  Sur place, ils se rendent compte que la technologie des portables et autres est bien plus avancée que sur leur terre. Le magnat qui a créée cette technologie, dont le corps est malade et la fin est proche, met la dernière pièce à son projet secret : convertir les humains en humanoïdes mécaniques  qui ne ressentiront plus rien.

 

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Les Cyberman n’auront alors qu’un seul but, un programme en fait, upgrader les humains. Ces deux épisodes sont excellents car ils ne se content pas de montrer les préparatifs d’une apocalypse technologique issue des désirs d’un fou que ses subordonnés suivent, ils la montrent !
En outre, il s’agit également d’une version 2.0 des Cybermen, qui avaient jadis bien pourri l’existence des 7 premiers docteurs et dont le design faisait terriblement ringard. Justement, c’est le brillant dessinateur de comics Brian Hitch qui s’est chargé de réinventer leur design, élégant et efficace.

 

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Arrivés à la mi-saison de cette année, le programme a su trouver un interprète charismatique, parfois bluffant, fantasque et étonnant en la personne de David Tennant à qui il a fallu une petite poignée d’épisodes pour remplacer Christopher Eccleston sans toutefois le faire oublier totalement.

Il est vrai que ce dixième docteur a plutôt bien été servi par de très bons épisodes.


Une question toutefois, est-ce que la seconde moitié de cette saison sera tout aussi bonne ?

Une seconde question, plus importante encore, quelle sera la menace finale de fin de saison qui promet de réunir toutes les petites intrigues et indices disséminées ici ou là pour un final apocalyptique ?

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10 janvier 2011 1 10 /01 /janvier /2011 07:21

5ème partie

Si le relaunch de la série Doctor who 2005 fut un succès autant créatif, public que critique, il est quand même malvenu de perdre sa tête d’affiche aussi vite, après seulement treize épisodes. Le choc fut d’ailleurs grand de voir quitter Christopher Eccleston au terme de cette première série d’épisodes, qui forment un tout cohérent . Aussi il convient se poser une question, sous un angle critique et argumenté, est-ce que Christopher Eccleston était une erreur de casting ?

 

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Tout d’abord, quelques petits mots sur cet acteur né en 1964 à Salford.
D’origine modeste, Christopher Eccleston a choisi la voie du théâtre à la central school of speech of drama à Londres. Il a toujours su que les rôles, les cachets, la carrière d’acteur étaient assez difficile à obtenir et que ce métier est quand même une gageure.
Toutefois, notre acteur fait ses débuts sur les planches, de formation shakespearienne, ce qui lui donnera un bagage très précieux qui lui permettra de tout jouer. Il commencera donc le cinéma en 1991 dans l’âge de vivre mais il fut surtout remarquer dans seul film produit en Ecosse en 1994, PETITS MEURTRES ENTRE AMIS qui vit naître la carrière du multi-oscarisé Danny Boyle qu‘il retrouvera pour un rôle justement intéressant, en demi-teinte, dans 28 JOURS PLUS TARD.

 

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Aussi, que ce soit dans le théâtre, la télévision ou le cinéma, il se fit remarquer par la qualité de son jeu, point sur lequel Christopher Eccleston demeure extrêmement exigeant et il aligna des rôles remarqués que ce soit dans ExistenZ de David Cronenberg ou encore les AUTRES d’Alenjandro Amenabar.
Une constante pour chacun de ses rôles : il s’implique à trouver l’essence de son personnage, à lui trouver une substance, des motivations afin de lui conférer une crédibilité, une âme. Christopher Eccleston fait indubitablement parti de cette catégorie d'interprêtes qui prennent leur métier très au sérieux, de manière pointilleuse voire viscérale.

 

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Ayant déjà travaillé avec Russel T.Davies, Christopher Eccleston figure sur la liste des repreneurs potentiels du rôle. Eccleston, lui, est surtout intéressé par les talents scénaristiques de Davies dont son aptitude à la dramaturgie.
Rependre ce rôle demeure un défi car les conséquences en terme de carrière pour un échec de la série plomberait quelque peu l’aura de ses participants. Mais Christopher Eccleston, qui aime les défis, tente d’appréhender le rôle à sa manière afin de lui donner une dimension intéressante.

 

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Le travail sur cette mouture du Doctor Who est assez intéressante.
Le personnage sort donc d’une guerre du temps où, en dépit de ses farouches principes, il a dû tuer encore et encore. C’est donc pour cela qu’il s’habille de cuir noir, sombre, afin de souligner que sa nature a profondément changé. Dans ses premiers épisodes, il ne témoigne guère d’attention pour Rose Tyler, la considérant juste comme une « humaine ». C’est pourtant à son contact que ce Doctor-ci va pouvoir s’humaniser à nouveau, touché par la simplicité et l’altruisme de cette compagne de voyage. Dernier détail dans la série, le Doctor cherche lors de l’épisode du Dalek une arme pour annihiler le Dalek, ce qui constitue un fait rarissime dans la série.

 

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Mais la nouvelle tombe alors que la série n’est pas encore arrivée au terme de sa diffusion : Christopher Eccleston quitte la série au terme de son contrat !
Il s’agit d’un choc qui ternit quelque peu la réception de la série par le public.
Pourquoi ? La raison n’a jamais été clairement établie.
Les instances de la B.B.C ont avancé que l’acteur ne voulait être catalogué par le rôle, qu’il aurait trouvé le rythme de tournage trop fatiguant, ce qu’on souligné nombre de ses prédécesseurs dans le rôle.

 

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Alors où se trouve la vérité ?
Difficile à dire parce que Christopher Eccleston est appelé à retravailler de nombreuses fois dans des séries produites par la B.B.C. Les relations, quoique tendues entre les créatifs de la série et lui furent sans doute difficiles pendant un moment, Russel T.Davies déclarant, après une première version que Christopher Eccleston n’avait signé que pour 13 épisodes alors que l’on sent que la production voulait au moins 3 saisons avec lui dans le rôle.


Pour ma part, je subodore que Christopher Eccleston voulait s’approprier le rôle selon sa perception, selon son habitude de travail et sa foi dans le personnage mais que Russel T.Davies ne pouvait pas satisfaire sur le bout des doigts ses demandes, ce qui lui aurait singulièrement compliqué la tâche, tant les épisodes s’écrivent à l’avance et doivent être inclus dans un grand ensemble. Aussi, le travail d'appropriation du rôle du Docteur aurait été compromis par les exigences de la production et les ambitions de Christopher Eccleston furent émoussées.

Je penche donc que ces différences créatives qui aurait poussé Christopher Eccleston à ne pas reconduire son contrat.

 

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Alors, en définitif, est-ce que Christopher Eccleston était une erreur de casting ?
Non, absolument pas.
 Il a été là quand il fallait remettre la série sur de bons rails et son interprétation est sans faille, très inspirée. En la revoyant, on s’attache encore et encore à sa version convaincante du Docteur et on ne peut regretter, encore et toujours, qu’il n’ait pas fait deux saisons si ce n’est trois.
Les saisons multiples, ce sera le lot de son successeur, David Tennant, qui aura la lourde tâche de remplacer Christopher Eccleston qui demeure encore dans toutes les mémoires et dans les coeurs au terme de son run et dont peu de spectateurs n’envisageaient sérieusement le remplacement.

Aussi la question de la succession s'impose : est-ce que David Tennant sera à la hauteur pour le rôle ?

 

 

A noter que la suite de la carrière d'Eccleston fut assez intéressante à suivre, exception faite de son rôle de Destro dans le très piteux film de GI-JOE.

 

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Une de ses prestations les plus notables demeure sa reprise de la des Beatles dans NAKED LENNON où tous les critiques saluérent son incroyable performance du rôle de John Lennon, autant que dans l'attitude, l'apparence physique mais aussi la voix ! Espérons que NAKED LENNON soit diffusé en France....

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5 janvier 2011 3 05 /01 /janvier /2011 08:06

6 Stan « the legend » Man !

 

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Ainsi Stan Lee a certes créée la totalité du contenu de l’univers Marvel, plus exactement il a fourni les concepts, il demeure indéniablement un très grand dialoguiste mais il a surtout bien mené sa barque envers et contre tout et tous. Même s’il est éloigné de l’écriture en 1972, il revient de temps à autre pour intervenir dans ce qu’il fait de mieux : l’événementiel ! Sa réputation de bonimenteur demeure donc intacte, il est vrai qu’elle est travaillée depuis des décennies par une promotion de Marvel dans les écoles, des colloques des interviews, voire finalement une auto promotion tout court.

 

 

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Stan Lee répond présent dans tous les documentaires, les bonus de dvd pour raconter comment il a rendu les super-héros si humains (donc quel fantastique démiurge il est !).

 

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Il se prête également volontiers aux préfaces de livres sur divers artistes de comics qu'il a connu (Steve Dikto) ou qu'il connait (Joe Shuster). A ce titre, il est une sorte d'autorité inestimable. 

Stan Lee revient pour la nouvelle ligne de l’univers Marvel, le sensationnel 2099 (en 1994), Stan Lee crée une nouvelle et sensationnelle génération de super Héros sur internet (1999, renouvelée de temps à autre). Coup de tonnerre dans les comics, Stan Lee recrée l’univers de DC pour une série de projets exceptionnels (2001).
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(Stan Lee et Joe Simon ! Deux vétérans du Golden age et les deux grands collaborateurs de Jack Kirby !)

 

Stan Lee apparaît donc de plus en plus souvent, comme un diable sortant de sa boîte, avec toujours des projets de plus en plus événementiels malgré un résultat artistique qui se relativise. Ainsi en 2002, il réinterprète les héros de DC avec des résultats assez intéressants, même si le sub-plot concernant le révérend Dark demeure quelque peu appuyé. On a vraiment l’impression que la formule Stan Lee semble s’adapter à toutes les époques tellement elle demeure au point. Justement, il viendra faire quelques clins d’œil à ses propres créations dans des historiettes toujours très sympathiques et estimables nommées « Stan Lee rencontre ».

 

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Stan Lee a participé à un jeu télé « qui veut devenir un super-héros ? », afin d’occuper le terrain de la télévision, et de bien montrer une bonne fois pour toute qu’il est une légende vivante, même LA légende vivante des comics.

 

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Il réédite la performance en faisant une apparition clin d’œil dans Heroes, histoire de bien vassaliser cette série qui capitalise sur les super pouvoirs. Puis plus récemment, puisqu’il faut rester actif et de combattre la vieillesse, Stan s’en va écrire du manga pour le titre Ultimo. J’imagine avec bonheur les artistes nippons qui doivent bien se demander où est l’autre partie du script que ce sacré Stan aurait dû leur envoyer ! Plus récemment encore,  Stan Lee a signé avec Virgin comics pour créer les super-héros du prochain siècle (& du millénaire, d’une pierre deux coups) pour l’été 2009. Sacré Stan !

 

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Notons encore, les choses ont fluctués depuis l'écriture de cet article -tant Stan est dynamique- une création de trois titres chez BOOM ! studios où Stan Lee, cette fois, ne fait qu'avancer les concepts des personnages, leurs histoires tout en supervisant éditorialement leurs écritures par des artistes de comics chevronnés ! Décidément, Stan Lee ne cesse d'aller de projets en projets...

 

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Toutefois, je suis curieux de savoir si le nom de Stan Lee va enfin s’imposer dans l’esprit collectif au même tire, par exemple, que Andy Warhol. Certes, je suis dans l’hypothèse et Warhol était reconnu de son vivant mais les adaptations se bousculent à un tel rythme et le grand public se familiarise de plus en plus avec la culture « geek », ne serait-ce que par les bonus Dvd ou par des articles des journaux à grand tirage.

 

Stan Lee pourrait avoir sa reconnaissance et vous devenir reconnu par les prochaines générations des amateurs d’art. Notez bien que, dans ce cas, vous seriez alors des amateurs d’art et non plus des Geeks (des allumés, donc). Certes, il faudra se hâter car cela risque d’être somme toute posthume (ce que je ne souhaite pas). Mais ceci n’est qu’un postulat et  vous pouvez ne pas y souscrire !

 

 

 

Merci à Francis Saint Martin pour sa précieuse aide !

Je recommande à chacun de se procurer  son fabuleux ouvrage. Il s’agit de l’ouvrage de référence sur Stan Lee en France et il contient tellement plus d’informations 

! Pour le commander, envoyer 8 euros et 1.5 pour le port aux éditions de l’hydre, 1 avenue du docteur Dhers, 64300 Orthez.

 

Merci aussi à Comic Box pour ces quelques éclairages sur le style de Stan Lee. Je vous renvoie à eux, ainsi qu’à une interview dans Scarce 43 de Stan Lee.

 

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3 janvier 2011 1 03 /01 /janvier /2011 07:57

5 Stan Lee, flame on !

 

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La  Marvel va mal  à cause du désastre éditorial des années 90 et elle renégocie ses appointements annuels. Stan Lee, qui touche des fortes sommes, se voit réduire ces droits de suite et on peut imaginer quelque turpitude. Aussi Stan lee fait un coup éditorial en passant chez DC pour « Stan Lee just imagine » en 2001. Le résultat ? Le style de Stan est bien présent et ses dialogues sont fort agréables (de toute façon, il en aura tant et tant écrit, davantage que des découpages) et des artistes de choix qui illustrent ses scénarios, ce qui relève la sauce. Une série de sub-plots appuyés qui concernent le révérend Dark (bof !) et qui culminent dans un Crisis !

 

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A vous de vous faire votre idée !

Ces plus récentes historiettes légères dans Marvel sont davantage sympathique mais Olivier Copel parlait lui aussi de quelques instructions sommaires sur lesquelles il a bâti une histoire qui fut, à son tour dialoguée par Stan. Un peu léger quand même au niveau de l’implication…

 

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Stan Lee s’est jeté sur la création de site de super héros sur le net (il doit en être à trois ou quatre maintenant). Mais il s’est fait arnaqué par son avocat pour le premier et il est ruiné en 1998. Toutefois, la chance lui sourit puisque le film Spider-man prend enfin forme en 2002 pour devenir un hit mondial. Il touche quelques subsides mais il veut plus, beaucoup plus et se rappelle d'agiter une notion qui demeure assez étrangère pour Marvel, les droits d’auteurs.

Les adaptations à succès s’enchaînent et il fait sa promotion dans des interviews et des caméos.

 

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En mars de 2007, il entame une procédure sur les droits de ses co-créations au cinéma, notamment sur le film Spider-Man dont il semblerait qu'il fut un peu oublié dans la redistribution des dividendes... S’il touche le pactole tant mieux mais son aura serait une fois pour toute grandie si il se servait de ce jackpot pour rétrocéder des sommes à la famille de Jack Kirby.

 

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Notons enfin qu’il fut parodié dans le comics de Mister Miracle en bonimenteur coriace sous le nom de Funky Flashman. Il s’agit d’une acerbe parodie avec un haut degré de méchanceté (mais tellement savoureuse) où Stan Lee, pardon Funky, est montré comme un roublard absolu, prêt à sacrifier les gens qui l’ont bien servi pour son propre intérêt. Cela eut lieu dans un épisode de Mister Miracle, quand Jack Kirby était chez DC au début des années 70. Et force de convenir qu'il y ait allé franchement !!!

Etonnant coup de griffes de la part de Jack qui demeure, de l’avis de tous, un modèle de droiture et de respect.

 

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Aux dernières nouvelles, merci Comic Box no 63, Stan Lee a encore fait très fort dans ces affaires sur le net. Enfin, pour être totalement honnête, il s'agit quand même de la première fois que l'un de ses sites soit une véritable affaire.
Marvel/Disney a en effet racheté 10% de  POW! entertainement pour une somme de 2,5 millions de $ !
Excellsior, enfin !
Mais peut-être s'agit-il d'une mise d'une faveur déguisée de la firme géante du divertissement envers Stan Lee ? Après tout, il serait quand même malvenu que S.Lee se mette à intenter un procés, comme les autres créateurs après tout, afin de récupérer les droits de ses créations (70 % de Marvel). Lee s'est toujours déclaré hostile à cette mesure mais Marvel peut légitiment craindre cette éventualité, d'autant plus qu'il a une fille unique qui, un jour peut-être, sera d'un avis différent et demandera le dû de son père ?
Wait & see...

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29 décembre 2010 3 29 /12 /décembre /2010 07:04


doctor-who-logo4ème partie

L’épisode 6, LE DALEK, permet donc de réintroduire les ennemis les plus populaires de la série, ceux qui permirent d’ailleurs en novembre 1963 à la série d'attendre les britanniques pour en faire une série diablement suivie.
Créées par Terry Nation, décédé en 1997, les Daleks faillirent ne pas être dans cette version du Docteur who car ses héritiers voulurent un arrangement financier que la B.B.C refusa dans un premier temps puis les deux parties s’accordèrent finalement.

Personnages emblèmatiques de la série, ils contribuèrent d'ailleurs au succès de la toute première saison du show, en 1963, les Daleks restent indissocialbes de Dr Who.

 

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Les deux parties s’accordèrent, alors que Russel T.Davies songea à un épisode nommé l’ABSENCE DES DALEKS qui devait montrer les Seigneurs du temps, ainsi que les Daleks, supplantés par une troisième race qui extermina les deux premières…
Ainsi, Rose et le Docteur explorent dans cet épisode une forteresse sous la terre, un véritable musée des aliens échoués sur terre, dont le propriétaire, un magnat surpuissant, possède le dernier Dalek qui soit.

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Cela permet de faire un point sur la série.
Il est dit que le Docteur sort juste d’un énorme conflit nommé la guerre du temps où les Seigneurs du temps ainsi que les Daleks se sont affrontés jusqu’à l’anéantissement final des deux parties. Acteur à part entière de ce conflit, le Docteur a donc survécu pour finalement trouver l’ultime survivant de l’autre camp. Un Dalek affaibli et donc moins meurtrier qu’auparavant.

 

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Cet arc narratif dévoile cependant l’erreur principale de Russel Davies, une des anomalies ou  contradictions qui peuplent la série. Il est fortement suggéré que le neuvième docteur vient juste de se régenerer dans le premier épisode, puisqu’il se regarde dans le miroir chez Rose et qu’il commente sa nouvelle apparence. Or, toujours dans ce premier épisode, Rose enquête au lendemain de l’explosion de son magasin et elle rencontre un homme curieux qui lui montre des photographies prises juste avant les grandes catastrophes de l’ère moderne où l’on reconnait justement le visage de ce Docteur-ci…Une erreur de continuité assez flagrante pour quiconque aime recouper les faits !

 

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Un autre point important se révèle tout le long de cette série et qui s’avère, elle, remarquable : ces treize épisodes forment un tout et de petits indices disséminés ici où là, plus ou moins discrètement, mènent vers un grand final. Cette sous-intrigue, très astucieuse, tourne autour du terme Bad Wolf qui devient récurrent tout au long de la série. Cela peut être un tag sur le tardis fait par un adolescent où encore le lieu d’une aventure…Mais toutes ces coïncidences ont forcément un sens !
Cette mise en place de set-up est indiscutablement la marque de fabrique, géniale, de Russel T. Davies et tous les fils se dénouent avec brio pour le grand final.
Encore une technique de narration que Russel T. Davies emprunte aux comics et qui est un effet de structure assez époustouflant de l’écriture de Russel T. Davies  !

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Les épisodes se succèdent, que ce soient UN JEU INTERMINABLE qui montre les dérives du journalisme dans le futur, au sein d’une base spatiale où l’enquête et l’investigation sont ôtées de toute leur substance (subtile condamnation de notre ère actuelle ?) puis la FÊTE DES PERES qui réunit Rose et son père décédé peu après sa naissance. Une belle histoire sur les dangers de changer les points fixes dans le temps et les conséquences sur la fragilité du temps.
Une seconde histoire en deux parties, UNE DRÔLE DE MORT et LE DOCTEUR DANSE, plonge nos personnages dans la seconde guerre mondiale et sert à introduite un nouveau personnage, le Capitaine Jack Harness qui restera jusqu’au terme de la série, Russel T. Davies lui réservant TORCHWOOD, la première série dérivée mature de la série à destination des adultes.

 

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Après un retour d’un Slithteen survivant du cinquième épisode, nos trois héros reviennent à la base spatiale d’un JEU INTERMINABLE, 100 ans plus tard, où le Docteur se rend compte que la situation qu’il pensait avoir réglé lors de cet épisode a n'a cessé de dégénérer !

 

Toutes les sous-intrigues astucieusement mises en place et égrainées tout au long de ces onze premiers épisodes prennent place. LE GRAND MECHANT LOUP et A LA CROISEE DES CHEMINS viennent sceller, dans l’excellence cette remarquable première nouvelle saison du Doctor Who.

 

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Mais cet épisode final voit des changements drastiques pour l’équilibre de la série.
Le Docteur est appelé à se régénérer afin d’échapper à la mort et le Capitaine Harkness est laissé en plant à la station spatiale, dans un nouvel état causée par Rose, un temps surpuissante. Au final, Rose se trouve donc seule, hébétée, devant une nouvelle forme du Docteur dont elle ne sait pas très bien s’il s’agit d’un Slithteen, d'une nouvelle menace ou véritablement du Docteur.

 

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Le départ de Christopher Eccleston fut donc un choc tant il excella dans son interprétation du rôle. Si ce relaunch du Doctor Who est un triomphe en ce qui concerne à la fois la qualité du programme tant que l’adhésion entière du public, le programme est désormais en péril en se voyant priver soudainement, en tout cas bien trop tôt, de sa tête d’affiche…

 

Cela va-t-il être nuisible pour la suite de ce relaunch, qui avait pourtant si bien redébuté ?...

 

 

Bonus : Un extrait en version sous-titrée dans notre langue du programme charitatif CHILDREN IN NEED à laquelle la production de la série participe chaque année.
Il s'agit de la première apparition du 10ème Docteur !

Attention toutefois pour ceux qui n'ont pas encore vu la série, cette séquence dévoile énormement de choses...
Bravo à ceux qui ont mis cet extrait en ligne !

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27 décembre 2010 1 27 /12 /décembre /2010 06:15

doctor-who-logo3ème partie

La première saison de cette nouvelle ère du Docteur who nouvelle version est tournée en 2004 pour une diffusion au début de l’année 2005. Beaucoup de choses vont changer, à commencer par un casting tout nouveau, des liens vers le passé qui sont pour l’instant mis entre parenthèses et une nouvelle dynamique…Bref, ce que les américains nomment un reboot.

Le trailer, qui n'explique rien, ne ment pourtant pas : la série va s’avérer époustouflante !

 

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Le premier épisode nommé ROSE voit une jeune fille moderne, âgée de 19 ans, qui travaille dans un grand magasin de prêt à porter de Londres. Un soir, lors de la fermeture, elle se rend dans les sous-sols pour remettre les gains du loto à un collègue. Elle ne trouve personne mais elle est agressée par des mannequins venant juste de s’animer. Acculée, elle est sauvée in extremis par le nouveau docteur qui lui prend la main et lui demande de courir pour vivre !

Il l’a remet dehors puis retourne à l’intérieur. Très peu de temps après, un étage entier du magasin explose et Rose Taylor se demande si elle a rêvé…

Alors qu’elle a juste gardé un bras en plastique, que son magasin est ruiné et qu’elle se demande ce qui a bien pu se passer, le Docteur sonne chez elle. Elle lui demande des explications mais lui ne veut que récupérer ce bras redevenu soudainement agressif !

Après l’avoir désactivé, le Docteur part mais Rose veut savoir, elle le suit alors que lui élude ses questions comme un savant qui ne perdrait pas de temps à expliquer à un aborigène le fonctionnement élémentaire des choses les plus simples.

 

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Le Docteur finit par s’évanouir non loin d’une boite de police bleue.
Mais Rose sera traquée à son tour par l’entité qui téléguide ces mannequins de plastique et, après avoir finalement sauvé son petit ami et donné un coup de main décisif au Docteur, ce dernier lui demande si elle veut le suivre dans des aventures et des explorations qu’il promet trépidantes.

Rose réfléchit mais, alors que son petit ami Mickey est à ses pieds apeurés, elle préfère rester et continuer normalement sa vie. Alors que le Tardis part, elle commence à regretter son choix. Puis le Docteur revient pour lui préciser que sa machine spatiale voyage également dans le temp. Il n'en fallait pas plus pour que Rose plante littéralement Mickey, son petit ami, afin de suivre le Docteur dans ses aventures…

Ce premier épisode, bien que posant les bases de la série, reste imparfait.
Certes, il est bien écrit, certes il possède un excellent moment (quand le docteur prend la main de Rose et lui décrit qu’il sent la terre se mouvoir dans l’espace et même sa vitesse de rotation), mais les effets spéciaux, la menace des Automatons (l’entité qui règne sur le plastique) ne convainquent pas entièrement.
Il s’agit d’un épisode d’introduction, ce qui est toujours un exercice difficile mais la suite n’en sera que meilleur.

 

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En effet, dés l’épisode 2, le grandiose apparait avec  LA FIN DU MONDE.
Le Docteur emmène Rose à un moment clef de notre planète. Ils vont sur une station spatiale où se réunissent plusieurs espèces extra-terrestre pour assister au moment où le soleil implose finalement…dans 5 milliards d’années !

 

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Le début de cet épisode est en tout point excellent.

Il présage en effet de ce que sera le ton de la série. Une série et un personnage qui ne privilégient pas la résolution d’une intrigue par la violence ou la force mais bien par la connaissance, la raison ou encore la découverte qui permettent à chacun de s’élever.
Le personnage de Rose Tyler permet astucieusement à chacun de s’identifier à elle, c'est à dire de rester au niveau de l'être humain, dans ces voyages hautement imaginatifs.

 

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Après un voyage dans le passé qui voit des morts vivants se mettre à marcher à nouveau, sur un ton horrifique, les troisièmes et quatrièmes épisodes narrent l’invasion de Slithteen. Prédateurs hautement dangereux et agressifs, ils choisissent un mode d’invasion audacieux et intelligent qui plonge la fin de l’épisode 4 dans un beau cliffhanger, preuve encore une fois que Russel Davies maitrise bien à la fois une écriture exigeante, une imagination qui refuse les poncifs, une caractérisation adroite mais aussi les ressorts des comics modernes !

 

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Arrivée au cinquième épisode, le constat est sans appel : cette mouture-ci du Docteur who possède bel et bien ses propres qualités, son souffle et l’attachement aux personnages est total ! Le génie de Russel T.Davies est indiscutable, Christopher Eccleston excelle dans son interprétation du docteur, un être incroyablement amusant au quotidien, un rien bouffon, mais qui sait se fâcher et montrer à la hauteur de sa tâche quand la situation l’exige.

A noter qu’il est fort bien servi par l’actrice Billie Piper qui était avant cela une jeune pop star qui a connu un rapide succès à la fin des années 90. Lassée par son succès trop rapide, elle a décidé de se reconvertir en tant que comédienne.

Alors que, avec ce parcours, on n’attendait pas de miracle, force est de constater que Billie Piper s’est avérée être un excellente comédienne, crédible, qui force l’identification. Rares sont les personnages féminins aussi intéressants dans les séries de science fiction, et Billie Piper incarne merveilleusement bien une jeune adulte, sensible, aux raisonnements sensées et humains.

 

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L’épisode suivant, LE DALEK, fait enfin référence aux ennemis principaux de la série.
Après avoir innové et fait de la nouvelle série un programme excitant et phare de la télévision britannique, Russel T.Davies s’accapare enfin des anciennes gloires de la série afin de mettre en place sa propre mythologie…

Je vous propose de cliquer ici pour voir des très rares extraits de cette série en vf qui, en l'occurrence, est très fun !

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22 décembre 2010 3 22 /12 /décembre /2010 08:12

4 Stan Lee défie Hollywood !

 

 

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Stan Lee devint moins actif sur le plan créatif et il desserra progressivement sa surveillance éditoriale (Gerry Conway nous raconta le vaste et béat foutoir qu’était devenu la Marvel dans une interview de Comic Box !). Durant les années 70, Marvel connut comme un flottement dans l’histoire qui produisit néanmoins de belles pépites (Captain Marvel et Adam Warlock par exemple).

Stan Lee ira à Los Angeles sur la côte ouest pour essayer de placer ses créations et  participer honorifiquement au développement de Marvel West ! Stan Lee portait hauts les espoirs de Marvel, et c’était certain, cet homme de communication et de relations va pouvoir faire des merveilles !

 

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Mais le moins que l’on puisse dire, c’est qu’une nullité tenace fut associée à la Marvel pour les adaptations ! A part Hulk, tout fut médiocre, amusant ou franchement hilarant.

Capitain America joue avec un bouclier freesbe, pilote une moto et fait des sauts à la Steve Austen . Spider-Man connaît les pires trucages qu’on ai pu concevoir, deux téléfilms et une série de 13 épisodes qui semble interprétée, comble de l’outrage, par le sosie américain de Bernard Menez !

Pour finir avec ce quator de la mort, Docteur Strange est un faible téléfilm statique, à l’histoire qui implique Morgane, pourtant absente du comics. Cette oeuvre resta même invisible en salles dans notre doux pays (pourtant si accueillant et si peu regardent dans ces années là !).

 

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Le Surfer d’Argent connut même un développement en vue d’une adaptation, mais rien de concret ne vînt malgré une participation de Jack Kirby pour la partie artistique.

Alors que DC bénéficia d’un sublime Superman de haute facture en 1978 (le terme blockbuster date de cette époque), Marvel était dans le bas du bas de la production télé de troisième ordre ! Un violent revers pour les talents de communicant de Stan Lee.

 

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Le seul succès cinématographique incontestable issu des publications Marvel est Conan, mais Marvel n’a fait que louer les droits d’adaptation du personnage, calamitas !

Il est suivi par l’adaptation de Howard le canard en 1986 mais Steve Gerber a fait depuis longtemps un procès à Marvel sur les droits de ce personnage et le film est honteux (ce fut commercialement, par ailleurs, un sacré revers pour George Lucas).

 

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Stan Lee a bien sûr fait des scénarios jamais portés sur écran dont un, de mémoire, qui oppose dans un Bloodsport futuriste, des commandos venus de tout continent pour s’affronter dans une arène.

 

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Bref, c’est peu, famélique même et on remettra ça avec un dessin animé avec Spider-man, Iceberg et Firestar, un second sur les FF où le robot herbie remplace la Torche. Une adaptation du Punisher avec Dolph Lundgren demeure sympa (en 1989), mais elle s’écarte des éléments caractéristiques du personnage qui triomphe alors sous les scripts inspirés de Mike Baron

 

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. A noter que Jack Kirby travaille lui aussi pour les cartoons américains pour la boite Ruby Spears avec Arok le barbare, Rambo (pas de commentaires) entre autres.

 

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Stan Lee reviendra un temps aux comics avec la rénovation « créative » que fut la ligne 2099 pour son personnage de Ravage qu’il fit avec l’affreux Paul Ryan.  Le comics bénéficia certes de son talent pour les dialogues mais le personnage étant médiocre, son environnement mille fois lu ou vu et il quitta le titre vite. Mais des esprits avertis, ceux de Scarce notamment, firent le rapprochement avec un personnage nommé GrimJack de chez Comico (éditeur de Grendel ou encore Nexus qui sont à découvrir). Donc ce fut un retour embarrassant et qui entache sa belle image.

 

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Pour enfoncer le clou, ce radin de Roger Corman produit une adaptation hideuse des FF réalisé par Oley Sassone et elle touche aux tréfonds de l’économie dans le cinéma. Les Sfx sont hilarantes même si les costumes de la chose et de Fatalis sont réussis. Encore une licence de grillée, Flame on ! Le premier vrai film de la Marvel, Blade en 1998 fut un gentil succès critique et public mais il est tiré d’un comics de Marv Wolfman et de Gene Colan. Ont-ils reçu des royalties ? Je ne crois pas puisqu’ils ont entamé un procès.

 

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Note : L'illustration sur le Surfer d'Argent a été prise sur le site Forgotten silver. Outre le fait qu'il soit dans mes liens depuis deux ans, je vous recommande d'aller le consulter très réguliérement tant ce site est excellent ! 

 

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20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 06:53

3 Stan tire son épingle du jeu !

 

 

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Vînt le gros  problème Jack Kirby. Jack Kirby est un monstre sacré qui a toujours érigé la modestie en vertu mais le talent de communicant de Stan Lee éclipsa Kirby dans un article et il en fut affecté.  Certes, le salaire de Kirby fut augmenté pour devenir un des meilleurs de la profession mais il n’avait pas de droit de suite sur ses co-créations malgré son rôle central et incontestable.  On subodore également qu’il faisait un peu ce qu’il voulait avec les FF et Thor en s’affranchissant doucement de la tutelle de Stan. Ainsi le surfer d’argent jaillit de sa propre initiative !

Jack Kirby se rendit compte avec les refus qu’il subissait sur les royalties (tiens, comme en 1942 avec Joe Simon !) que Marvel ne lui exprimait pas sa juste et moindre reconnaissance.

 

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(une des rares photos de Martin Goodman)

 

Lors de la première vente de Marvel de Goodman à Cadence industries en 1968, les prétentions de Kirby ne venaient pas à point nommé et la nouvelle direction ne voulait pas plomber ses comptes avec cette question. Aussi Kirby en fit moins et se ménagea. Il était capable de créer encore bien des folies mais pour son crédit, mais pas pour un éditeur qui avait en partie bâti sa fortune sur son dos. Malgré la distance entre les deux hommes, de fait puis géographique, Stan Lee insista pour continuer à dialoguer les histories de Jack, ainsi il continuerait à être associer de fait à la légende et à conserver pour tous son rôle supposé de démiurge (ce qu’il refit avec Steranko). Mais Jack Kirby partit chez DC et l’aventure de 5 ans fut contrastée.

 

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A noter plusieures choses qui méritent d’être éclaircies, la loi américaine n’est pas aussi avantageuse que la loi européenne sur les droits d’auteurs. Aux Usa, tout est régit par contrat tandis qu’en France, les droits sont attachés aux auteurs même s’il peut les céder.

Jack Kirby n’a jamais travaillé dans une latitude qui lui permit de revendiquer un meilleur contrat, on lui concéda juste un salaire pour son travail.

 

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Rêvons un peu : imaginons qu’un éditeur français, au hasard Métal Hurlant, soit allé chercher Jack Kirby aux USA avec un salaire et la propriété de ses œuvres, quel chef-d’œuvre supplémentaire nous aurais laissé Jack pour la postérité ? Aurait-il encore une fois repoussé les limites de l’imaginaire et de la fantasy cosmique pour créer une saga qui défie l’imagination humaine aux intonations shakespeariennes  ? Je n’ose l’espérer.

 

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Les artistes dessinateurs constatèrent dans les années 70’ l’apparition d’ un marché d’art basé sur leurs planches originales qui n’avaient auparavant pas de valeur vénale. Leur sort était aléatoire : il se pouvait qu’elles soient offertes à des lecteurs, brûlées avec des vieux papiers encombrants ou stockées. Neal Adams fit énormément pour que les planches des dessinateurs soient considérés comme un élément de leur travail qui n’appartiennent qu’à eux et aux encreurs.  Aussi tous les dessinateurs demandèrent leurs planches et on leur donna, à tous sauf à Jack Kirby !

 

Kirby avait une double démarche envers Marvel, récupérer ses planches et des droits d’auteurs pour assurer une retraite et un legs à ses quatre enfants. Le terme du contrat resta secret par une clause de confidentialité, il fut sans doute « dédommagé » mais jamais assez. Quand ce roublard de producteur Avi Arad gagne des dizaines de millions pour les adaptations de Marvel au cinéma alors qu’il a très mal fait son travail sur Hulk (quelle purge mal filmée), Elektra, et Ghost Rider. On lui a demandé quelle somme toucherait la famille de Jack Kirby pour les FF, il a répondu rien car Jack était juste un employé. Le pire de l’Amérique…

 

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Stan Lee ne s’est pas mêlé de cette histoire mais il a su en tirer un meilleur profit que J.Kirby (un contrat lui assure des dividendes annuelles) et il s’éloigne progressivement de l’écriture vers 1968 pour assurer le poste de manager. Certes, il avait déjà commencé recruter Roy Thomas en 1965 et il devait déléguer, mais il semble qu’il se désintéressait pour l’écriture. Il est vrai que Stan Lee avait beaucoup fait, quasiment tout et qu’il était passablement harassé. Ainsi, il se lia un temps avec Alain Resnais.

A.Resnais demeure un grand réalisateur qui tourne encore, malgré son âge avancé, mais il demeure surtout en France lié aux fondateurs d’un des premiers cercles d’amateurs de Bd (nos très respectables prédécesseurs, en quelque sorte). Il avait un projet de film avec Stan Lee et les deux hommes se fréquentaient assidûment durant l’année 1965. Toutefois, le projet ne se concrétisa pas mais Stan Lee aspira sûrement à autre chose.

 

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Stan Lee sortit gagnant du rachat de Marvel par Cadence Industrie. Il négocia en secret, derrière le dos de Martin Goodman pour avoir le poste de manager. Ce fut une franche trahison pour son supposé parent qui avait insisté pour mettre à ce poste son fils, Chip. La conséquence de cette affaire fut la création d’Atlas pour une durée de dix mois et une multitude de personnages qui sont à découvrir et qui s’inspirent, pour la plupart, des succès de Marvel. En tout cas, Stan Lee a fait preuve d’un certain talent, sinon sens de l’intrigue, qui a cruellement manqué à Jack Kirby.

 

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Le grand problème de Marvel demeure que ses personnages sont moins présents dans le cinéma ou la télévision. Ainsi, DC a quand même bénéficié des serials de Batman, Superman, Spy Smasher (mais ce personnage est aujourd'hui oublié) puis des cartoons des frères Fleischer dans les années 40. Superman incarné par George Reeves a connu un succès retentissant chez les jeunes spectateurs durant les années 50. L’énorme succès des années 60 était la série Batman, qui participa à la reconnaissance du personnage par le grand public.

 

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A noter un fait très intéressant qui est souvent occulté en France, en 1967 une première adaptation cheap fut produite pour la télévision américaine. Quand j’écris cheap et adaptation, je ne mens nullement car il s’agit d’aventure de Thor, Hulk, les F.F ou encore Namor qui reprenaient servilement les cases, dialogues de même que les dessins de Jack Kirby et les autres qui, une fois encore, ne devaient pas être intéressés financièrement par les profits !

En tout cas, la seule certitude est qu’une nouvelle vague de lecteurs devait rejoindre les rangs de la Marvel. Ce fut la première conquête de Marvel vers le  média télé ou cinéma (seul le dessin animé de Ralph Bakshi de 1967 Spider-man  fut une réussite) et la suite fut douloureuse !

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19 décembre 2010 7 19 /12 /décembre /2010 10:22

Cette année 2010 fut une vraie farandole de disparitions en terme de gens du cinéma.
Que ce soit Ingrid Pitt, David Carradine, Claude Chabrol, Blake Edwards, Leslie Nielsen, de nombreux artistes nés après 1920 nous ont quittés… S’il y a bien une disparition  qui m’a particulièrement émue, cette semaine, c’est bien celle de Jean Rollin. Cinéaste, écrivain prolifique, mémoire vivante du cinéma, auteur d’un courant, d’une sensibilité cinématographique animé par lui seul, Jean Rollin a réalisé des films qui, parfois, m’ont quelque peu laissé pantois mais qui ont eu le mérite d’exister. Retour sur un grand monsieur du cinéma qui n’a pu, hélas, réaliser que de petits films…

 

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Né en 1938 à Neuilly Sur Seine, Jean Rollin était un petit garçon qui s’évadait d’un  morne quotidien grâce aux romans et au cinéma, qu’il fréquentait assidûment et autant qu’il le pouvait. Petit, Jean Rollin était enchanté par les sérails (nous en reparlerons ici même) et les films divers qui captivaient le jeune public et le jeune Jean en particulier.
Le film qui lui fit le plus d’effet se nomme LE CAPITAINE FRACASSE, version Abel Gance, qui lui donna peut-être l’envie de faire du cinéma.

 

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Après son service militaire, où il travaille à la fabrication de films militaires, il tente d’intégrer le monde du cinéma en suivant la voie logique, c’est-à-dire en devenant assistant réalisateur afin d’intégrer le circuit.
Assez curieusement (manque d’entregent ?), il n’intégra pas le circuit avec un grand A mais il évolua dans des circuits parallèles où le manque d’argent et la fréquentation de producteurs très indépendant furent son lot quotidien. Jean Rollin n’intégra jamais les grands studios cinématographiques français, c’est dommage pour lui, mais cela lui permit de développer sa propre voie artistique, celle que nous célébrons aujourd’hui avec son très récent décès.

 

 

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Toujours est-il que ses efforts en direction du cinéma portèrent ses fruits lors de la seconde moitié des années 60. LE VIOL DU VAMPIRE fut un film élaboré avec difficultés, de faibles moyens, un tournage saccadé mais il demeure assez caractéristique des films de Jean Rollin : une certaine poésie, une construction éthérée de scènes au détriment du scénario, une belle image et un souffle qui semble retranscrire et privilégier un ton littéraire.
Ironiquement, LE VIOL DU VAMPIRE, titre choc s’il en est, est sorti en mai 1968 et il ne connut pas de succès ! De plus, les jeunes spectateurs s’attendaient à une œuvre qui aurait transcender le sexe et l’horreur, ce qui ne fut pas du tout le cas ! On peut donc parler de quiproquo, d'incompréhension entre le public jeune et l’auteur. Ce dernier fut d'ailleurs ébranlé par des réactions parfois violentes envers son film. Mais Jean Rollin, ce fut d’ailleurs là l’un de ses traits de caractère les plus méritant, s’accrocha encore et encore.

 

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Jean Rollin continua malgré tout avec LA VAMPIRE NUE, LE FRISSON DES VAMPIRES et REQUIEM POUR UN VAMPIRE qui, si ils sont plus accessibles pour le grand public, ne furent pas pour autant des succès.
Pourtant, il y a de vraies qualités pour ces films qui retranscrivent l’air du temps d'alors, une certaine poésie, un esthétisme recherché et, toujours, une approche assez personnelle du thème traité et une vision propre à son réalisateur.
A titre personnel, je garde un très bon souvenir du FRISSON DES VAMPIRES qui demeure l’une des œuvres les plus accessibles de Jean Rollin.


Ces succès parfois relatifs voire faibles obligent Jean Rollin, pour continuer à tourner, à parfois réaliser des films X qui, dans une courte période qui date du début des années 70 jusqu’à la moitié de cette décennie.

 

Je rappelle que ces films rencontraient un succès monstrueux en salles dans notre pays. Ce succès fut d’ailleurs sanctionné, étouffé par le gouvernement de Giscard qui lui accola une taxe spéciale, une T.V.A plus élevée que les films dit « traditionnels » qui tua cette mode peu à peu. Mais l’ampleur des chiffres fut telle que l’on estime que les films pornographiques de l’époque servirent à financer des films traditionnels et d’auteurs de l’époque…Le paradoxe français en quelque sorte !

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Jean Rollin s’est toujours exprimé avec une très grande honnêteté sur cette période, ce qui lui fait honneur, et jamais le titre de cinéma alimentaire n’avait mieux porté ce qualificatif…
Avec l’argent et les cachets de réalisateurs accumulés pour ces films X, pour lesquels il n’éprouve aucun intérêt, Jean Rollin parvient à réaliser LES DEMONIAQUES et LEVRES DE SANG, le très beau LA ROSE DE FER  aux succès toujours aussi faibles, ce qui eut pour effet cantonner encore son auteur dans les films pornographiques qui le lassèrent de plus en plus…

 

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Aussi Jean Rollin consent à tourner des films qui portent moins sa griffe, qui sont davantage des œuvres de commande, mais qui l’éloigneront du genre X qui risquent d’être un ghetto en ce qui le concerne.

Ce sera donc LES RAISINS DE LA MORT, rare film français de cette période qui confronte survivants d’une épidémie et des morts-vivants si ce n’étaient des contaminés. Plus accessible que ses autres œuvres, le film LES RAISINS DE LA MORT donne surtout la possibilité à la très belle Brigitte Lahaie (aussi très intelligente) de crever l’écran grâce à une apparition remarquée si ce n’est remarquable ainsi que l’un des frères Marquand. Avec ce film, l’horreur française gagne l’un de ses titres phares, et ils étaient alors très rares à cette époque !
Jean Rollin retrouva donc Brigitte Lahaie, avec qui il noua une vraie complicité pour ses films suivants, FASCINATIONS et LA NUIT DES TRAQUEES, chacun portant à l’autre une certaine estime…

 

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Mais Jean Rollin réalisa aussi des films pour la folle firme française EUROCINE, qui produisait de tout, avec toujours des budgets assez serrés, et assez souvent dans la grande maison du producteur principal, Marius Lesoeur, qui avait été conçu de manière telle qu’elle pouvait se transformer en studios de cinéma !

Firme familiale, casting de proches, EUROCINE offrait aussi une certaine conception du cinéma, aujourd’hui révolue, qui suivait les courants et les genres cinématographiques en apportant toujours son grain de sel. Parmi les films de cannibales autant que ceux de morts-vivants, Jean Rollin tourna pour eux MONDO CANNIBALE et LA MORTE VIVANTE. Si Jean Rollin eut semble-t-il du mal à reconnaitre le premier, le second porte en revanche toute sa patte avec cette ressuscité qui semble s’éloigner de plus en plus à ce qui était lié, jadis, à ses émotions, à son ancienne vie. Encore un film difficile qui s’inscrit à contre-courant des produits labélisés morts-vivants de l’époque mais que l'on peut sans problème classer dans l’œuvre de Jean Rollin.

 

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LE LAC DES MORTS VIVANTS, en revanche, semble un peu plus être un film de commande, made in EUROCINE... Le faible budget autorisé par la famille Lesoeur plombe quelque peu le sérieux du film, ne serait-ce déjà par son scénario, des soldats allemands  morts qui attendent leur heure dans un lac mais dont l’un d’eux est le père d’une petite fille (quid des dizaines d’années passées ?). Assez ironiquement, ce petit film sans guère d’envergure a assez bien fonctionné commercialement aussi bien en France (à l’échelle d’une production EUROCINE) qu’internationalement.
Mais, à cause de la disparition des cinémas dans les années 80 qui provoqua la disparition effective des films bis ou dit « de quartier », à cause des nouvelles chaines de télévision et des vidéo-club, les films se firent de plus en plus rares, de moins en moins orientés vers le fantastique et Jean Rollin raccroche quelque peu les gants, un temps, après PERDUES A NEW-YORK et KILLING CAR.
Il s’en suivit une autre  période créative assez intensive, celle d’auteur de roman qui fut assez prolifique et dont les livres sont encore assez accessibles.

 

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Toutefois, l’envie de faire encore des films n’a pas quitté Jean Rollin et, à force de ténacité et d’efforts, LES DEUX ORPHELINES VAMPIRES vit le jour en 1997.
Il s’agit d’un Jean Rollin pur jus, ce qui sous-entend que les DEUX ORPHELINES VAMPIRES développent les mêmes qualités que les films les plus marquants de son auteur : une certaine poésie, une narration qui lui est propre ainsi qu’un voyage dans son propre univers fantasmagorique qui lui est propre.


Je rapelle que Jean Rollin, dans l'écriture de ses scripts, mettait sur le papier deux scènes abscons issues de ses rêves et, après, il brodait un scénario qui devait relier cette écriture automatique. Autant dire que, parfois, un sentiment de confusion envahissait légitimement le spectateur...

Lors de sa sortie en salles, la dernière si je ne me trompe, Jean Rollin raconta qu’un distributeur cinématographique était d’accord pour sortir le film si Jean Rollin lui remettait par avance un confortable dessous de table…
LES DEUX ORPHELINES VAMPIRES connurent un certain écho, en France mais aussi à l’étranger où, phénomène étrange, les films de Jean Rollin ont acquis un certain statut avec une base de fans attentifs à ses films, à ses efforts. On ne peut toujours pas parler de succès mais le fait de se savoir reconnu à dû plaire à Jean Rollin, lui procurer quelque reconnaissance...

 

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Le long-métrage suivant, LA NUIT DES HORLOGES, date de 2007.
Il s’agit précisément d’une œuvre testamentaire où Jean Rollin envoie son héroïne, Olvidie, à la recherche de son oncle dans un  périple qui la plonge indiscutablement dans un glissement progressif de la réalité pour rentrer dans un onirisme propre à son auteur. Film composé avec des extraits de ses anciens films, LA NUIT DES HORLOGES s’apprécie une fois de plus comme un film de son auteur, un mélange très personnel de cinéma d’auteur et de vision d’un certain fantastique, qui lui est très personnel, assez poétique et parfois cruel.
LA NUIT DES HORLOGES est un film très atypique, parfois âpre à suivre, mais qui est incontestablement une plongée vertigineuse qui s’adresse davantage à nos sens qu’à la rationalité de notre esprit.

 

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Le dernier film de Jean Rollin, LE MASQUE DE LA MEDUSE, est sorti cette année d’abord dans la cinémathèque française qui a justement consacré Jean Rollin comme un artiste et un auteur en lui offrant un accueil, un espace d'expression, pour chacune de ses productions.
LE MASQUE DE LA MEDUSE rend donc hommage à la fois à cet être mythologique mais également à Mme Rollin, interprète en titre du rôle. Ce sera hélas le dernier film de Jean Rollin…

 

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Auteur parfois difficile à suivre, dépositaire d’un univers si particulier qui était à la fois un mélange entre un cinéma d’auteur français d’avant-garde et d'une imagerie fanstastique, refusant toutes les facilités commerciales, romancier, le parcours cinématographique de Jean Rollin fut assez difficile pour son auteur mais jamais il n’abandonna, luttant encore et encore pour insuffler sur nos écrans une vision unique, poétique, teintée de mystère et d’onirisme. Aujourd’hui disparu, le monde de Jean Rollin mérite d’être reconnu, apprécie, estimé avec une précaution toute particulière, voire même une célébration.
Après tout, il n’y avait que lui seul pour proposer un tel cinéma, un tel ton. Sa disparition est comme une étoile de plus qui disparait dans les cieux de la créativité…
Adieu poète !

 

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  Bonus : Je vous renvoie à l'excellent site 1kult, à fréquenter absolument, pour un hommage de Norbert Moutier interviewé par Sylvain Perret pour un portrait juste et complet de la part d'un grand connaisseur de Jean Rollin...Immanquable !

En ce qui concerne Norbert Moutier et ses Monster bis, des dossiers très complets qui font référence sur les artistes, les acteurs ou les sujets traitès, voici le lien pour les commander.

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15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 07:21

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En 2003, la situation finit par se débloquer pour DOCTOR WHO.
L’équipe dirigeante de la B.B.C pensa en effet qu’il était plus que temps que de faire revenir leur série phare, avec laquelle des générations de britanniques ont grandi et qui était pour eux une référence culturelle populaire encore très forte !
Toutefois, contrairement au téléfilm malchanceux de 1996, il n’était cependant plus question de s’associer avec un diffuseur américain pour ressusciter la série mais bien de la faire en interne, avec les talents maisons pour qui la série représente énormément.
Aussi la direction choisit donc le talent le plus en vie pour cette série, celui qui avait exprimé publiquement son désir de reprendre les rênes de la série afin de  la revitaliser : Russel T.Davies !

 

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En  position de force, Russel T.Davies sait que le principe d’un relaunch implique différentes contraintes : le premier épisode doit être le bon, il doit s’adresser à ceux qui ne connaissent pas la série (un spectateur qui n’a jamais vu la série ou encore un adolescent trop jeune pour avoir suivi l’ancienne série), poser les bases des événements à venir, et…être convaincante tout en reprenant la continuité des 26 premières années !

 

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Il s’entoure toutefois, à la production, de personnes en qui il a confiance afin de gagner du temps, ne pas s’empêtrer dans des stupides divergences créatives qui peuvent ruiner un projet avant même sa réalisation. Aussi il réunit Julie Garner et Phil Colinson.

Doctor who est une licence qui n’a jamais arrêtée de se développer. Elle possède une grande base de fans, qui font des conventions, et des livres audio racontent les histoires inconnues, supposées, inédites ou possibles des différents acteurs tout en étant joués par les anciens acteurs du personnage !
Ces histoires, ces comics, ces livres constituent donc un vivier supplémentaire pour la série, une somme d’histoires assez débordantes d’où l’on peut puiser des histoires, des inspirations et des auteurs.

C'est donc tout un vivier de scénaristes, d'acteurs, de réalisateurs qui a à coeur de faire en sorte que cette nouvelle version soit un succès, une suite qui soutient la comparaison avec les très grands auteurs qui ont collaboré à la première mouture de la série et qui a raflé de nombreux prix !

 

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C’est donc après avoir choisi une liste d’auteurs que Russel T.Davies envisage à la direction de la série. Cette version de Doctor who n’ignore absolument pas les précédentes incarnations mais il s’agit d’une nouvelle série, nommée Doctor who 2005, et qui sera incarnée par un nouveau docteur !
Exit donc Paul MacGann, qui n’eut le droit qu’a une courte prestation en 1996, et dont il est bien dommage qu’il soit remisé quelque part.
Russel T.Davies cherche donc un nouvel acteur…Qui pourrait être ce brand new Docteur who ? Qui peut affronter le risque d’un échec qui, cette fois, plomberait pour de bon la licence ?

 

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Un acteur assez connu, qui fut justement formé à l’école de la B.B.C, et qui a connu quelques succès au cinéma se porte candidat pour le rôle. Christopher Eccleston est un acteur dramatique, pouvant jouer une quantité incroyable de rôles. Il collaboré avec Danny Boyle pour PETITS MEURTRES ENTRE AMIS  et 28 JOURS PLUS TARD mais aussi 60 SECONDES CHRONO, EXISTENZ ou encore LES AUTRES. Bref, un acteur de calibre international qui possède une solide formation.
Si Christopher Eccleston n’est pas un fan de Doctor Who, il a en revanche collaboré avec Russel T.Davies et il a sollicité ce dernier pour ce rôle.

 

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Russel T.Davies a donc choisi et adapté ce qui sera le nouveau format de la série : 13 épisodes de 52 minutes (au lieu de 26 auparavant) puis un spécial de Noël en décembre. Voilà ce qui sera le format d'une saison mais toute la mise en place repose sur le premier épisode qui consiste à introduire notre nouveau et neuvième Docteur, lui attribuer un compagnon et l’envoyer vers de nouvelles aventures avec un nouveau ressort dramatique afin de ressourcer la série.

 

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Autant dire que la tâche est grande et, cela s’est su postérieurement, la direction de la B.B.C s’attendait à un échec de cette nouvelle version. Elle ne pensait honnêtement pas que ce Doctor Who version 2005 ne durerait davantage que les 13 premiers épisodes qui ont reçu le feu vert.

Est-ce que cette nouvelle génération de créatifs, Russel Davies en tête, sera à la hauteur de la première série ?

Est-ce que les nouvelles histoires sauront redonner un nouveau souffle à la licence ou, mieux, leur donner de nouvelles heures de gloire ?

Nous verrons bientôt si la direction de la B.B.C a eu raison ou tort…

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Published by Bastien Ayala
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