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Vai Gorilla est un petit film policier italien nerveux dont le thème sera repris par une grosse production américaine, bodyguard, qui connaîtra en 1991 un succès mondial. Pour notre vai gorilla, il s’agit d’un honnête film de policier italien, le politcheiszo, dont je vous présente les qualités.
Vai Gorilla se passe en 1978, le film présente un entrepreneur de travaux, Renzo Palmer, qui subit des menaces puis se retrouve bastonné pour qu’il cède, mais celui-ci a de la volonté. Un jeune homme passe par hasard et il intervient de manière héroïque puisqu’il parvient à mettre en déroute les racketteurs. L’entrepreneur y voit la providence et il l’engage comme garde du corps. Le personnage joué par Fabio Testi, un acteur assez incroyable, se retrouve donc à jouer le gorille, ce qui permet au film de nous narrer quelques moments fort amusants : il accompagne le patron pour voir sa maîtresse, puis l’épouse du patron pour ses propres « distractions », il se fait huer comme un gorille par les ouvriers du chantier…
Vai Gorilla demeure un film sympathique, une solide série B qui est notamment due au talent de réalisateur de Tonino Valeri. Une drôle de carrière ce Tonino Valeri, ancien assistant du grand Sergio Leone, que l’on dit dirigiste et maniaque du détail, il a eu l’opportunité de diriger le culte « mon nom est personne » mais Sergio Leone lui a saboté la chance qu’il lui a donné en tournant en douce des scènes peu fameuses. Les critiques ont retenu ce couac et la paternité du long métrage lui demeure encore contesté, alors qu’il est établi que Tonino Valeri a réalisé le film dans son ensemble. Sa carrière en a pâtit (on dit le milieu du cinéma redoutable) mais il démontre de vraies qualité de metteur en scène pour Vai Gorilla : le ton du film est sec et solide, les péripéties sont nerveuses et une scène demeure haletante, le piége de l’ascenseur où Fabio Testi se retrouve dans le vide. Bref, vai gorilla lui doit beaucoup en terme de dynamisme.
Vai Gorilla se finit bien, le héros d’origine modeste part finalement avec la fille de l’entrepreneur, sous sa taçite approbation. Une petite note de tendresse pour un film hautement recommandable bien que, hélas, il ne soit jamais sorti en France et qu’il n’ait pas connu de succès en Italie. Mais son relatif descendant, bodyguard (hi ; hi ; hi), lui, a explosé des records mondiaux, quelle injustice...
Note : Je vous propose également de consulter la critique de Psychovision qui diffère de la mienne, histoire de varier les avis !