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1 OMAC
Omac est l’abrégé de One Man Army Corps. Il raconte dans un futur particulièrement périlleux le destin de Buddy Balnks, un homme simple et tranquille, qui est choisi par un satellite/ordinateur nommé Big Brother afin d’être l’arme ultime des forces de la paix dans ce futur où les pires excès sont légions et où la morale a bien reculé.
Buddy Blank fait figure d'exception dans le monde d'Omac, qui a une thématique intéressante.Les gangsters et autres mafias sont en train de supplanter l’ordre établi qui semble vaciller. Les forces de l’ordre n’ont pas de visage pour être le plus anonyme possible. Elles concentrent leur ressource en un seul dispositif : Omac. Il doit venir à bout d’innombrables périls. Lutter seul contre une société qui bascule, voilà un thème de la revanche que j’interprète comme défouloir fantasmagorique de Jack Kirby. Buddy Blanks est un être simple, au sens où il n’est pas perverti et il reçoit le don ainsi de la puissance céleste incarné par un ordinateur protecteur, big brother, qui demeure son seul véritable soutien.
Le titre Omac va se clôre au terme de ses 8 petites aventures, très distrayantes, mais une fois de plus l’héritage de Jack sera bien employé par ses successeurs dont John Byrne pour une mini-série de 4 parties en 1988 puis dans Infinity Crisis qui reprend la technologie du Big Brother de manière astucieuse, une fois n’est pas coutume.
*Omac serait le grand-père de Kamandi. C’est lui qui se ferait tuer au début du titre, ce qui sous-entend qu’il a échoué dans sa mission ! Curieux lien souhaité par Jack Kirby qui demeure très pessimiste sur le destin de l'humanité !
2 Sandman
Sandman demeure un personnage crée par Jack Kirby avec son compère de jadis Joe Simon. Il s’agit d’un héros mystique qui lutte contre les démons qui menacent d’envahir notre monde grâce aux cauchemar (le péril est rarement mineure chez Jack Kirby). Il s’agit ici d’une nouvelle mouture de cinq numéros qui voit donc le Sandman comme un justicier bigarré et original qui lutte avec des armes assez pittoresques (dont un sifflet ultrasonique) allié à des créatures monstrueuses (la brute et Glob).
Ce qui demeure amusant dans ce titre au concept assez fou, c’est que Neil Gaiman livre un traitement du personnage assez sarcastique puisque le Sandman version Kirby est traité d’abruti fini qui ne se rend pas compte qu’il est manipulé, tout comme son successeur Hector Hall, par ses assistants monstrueux. Ces derniers sont des démons des rêves qui ont volé et se sont appropriés certains pouvoir de Morpheus car ce dernier fut capturé par un mortel. Le Sandman, l’endless, va devoir démêler cette imposture…
Note : Je ne peux que vous renvoyer avec enthousiasme vers l'excellent blog de Tony Larivière et de Daniel Tesmoingt, de grands fans de Jack Kirby mais dont la culture de la bande dessinée demeure tellement vaste. Je vous prèsenterai ultérieurement quelques unes de leurs oeuvres. En attendant, visitez le Jack Kirby Blog !