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Le triangle du diable est un téléfilm qui fait figure de légende dans le landernau des amateurs de films d’horreurs. Il s’agit en effet d’un modeste téléfilm qui fut diffusé en 1979 à la télévision et qui a marqué bien des esprits.
En effet, nombreux furent ceux qui restèrent marqués par le potentiel horrifique de ce petit téléfilm et ce pendant longtemps.
Or, le triangle du diable a curieusement ressurgi et il confirme pleinement sa réputation : il s’agit bien d’une perle horrifique.
Tout d’abord, les films traitant du triangle des bermudes sont assez rares, certainement plus rares que les documentaires sur le dit triangle. Aussi chacun d’eux constituent une curiosité et se doit d’être vu.
Or, le triangle du diable vient de la télévision américaine, ce qui sous-entend un budget assez limité et des ambitions modestes. Toutefois, le résultat demeure très efficace.
L’histoire commence par une alerte qui déclenche l’envoi de secours, deux hélicoptères des gardes côtes américains. Les deux hélicoptères se rendent sur le lieu de l’appel, situé dans notre fameux triangle des bermudes. Le héros, joué par Doug Mc Clure, se plaint de devoir se rendre sur cette zone si bizarre, où de trop nombreux accidents se sont déroulés, des accidents inexpliqués. En se rendant sur zone, ils passent devant un phare où son occupant a lui aussi disparu. Le second hélicoptère est appelé sur une autre zone, notre héros et son copilote se retrouve seul.
Ils arrivent sur le lieu de l’accident où un voilier semble en perdition, un voilier qui ressemble d’ailleurs à un bateau fantôme. De visu, ils ne trouvent aucun signe de vie mais ils distinguent un petit mieux en se rapprochant et ils voient qu’un homme est pendu par les pieds, qu’un autre semble mort à l’avant. Ambiance…
Notre héros se rend donc à bord, à l’aide d’un panier métallique et ce qu’il trouve vaut plutôt le coup. Il découvre un homme qui semble flotter dans une cabine puis il découvre une survivante, plutôt mutine, comme traumatisée.
Alors qu’il procède à son évacuation, le filin du panier cède et les voilà obligés de revenir sur ce bateau, que la raison et le bon sens obligeaient alors à quitter au plus vite.
L’hélicoptère devant repartir, notre couple d’infortunés doit donc attendre les secours toute la nuit. Une question cruciale se pose : que s’est-il vraiment passé ?
Scénario intelligent, réalisation à la hauteur, le triangle du diable repose sur une diabolique intensité puisque les enjeux sont rapidement bien balisés : qui voudrait rester sur ce bateau toute une nuit malgré tout ce qui s’est déroulé ? Quelle est la signification de ce diable dont on parle tant et qui paraît avoir recraché ce bateau ?
le triangle du diable fonctionne donc en trois temps avec d’abord la découverte du bateau puis un développement du mystère, la nuit sur le bateau et le comportement rationnel du sauveteur et enfin la résolution du mystère, celle qui est restée dans toutes les mémoires.
Car le triangle du diable, œuvre des plus réussies et abouties a en effet marqué de nombreux esprits. Nombreux sont ceux qui s’en souviennent avec délice près de 30 ans après et pour qui cette œuvre est synonyme de frissons et d’angoisse. Il est vrai que ce téléfilm est diablement efficace, qu’il est très efficacement réalisé et que son scénario est fort bien construit.
Aussi je reproduis les propos éloquents du site retro still alive, qui a ouvert un post à propos du triangle du diable. Un de ses participants, Arven, en a fait un éloge intéressant.
Aussi je reproduis ici ses propos : « Je rejoins sur ce forum le liste des traumatisés de ce funeste dimanche de 1979. J'avais 8 ans. Je viens de revoir le film.
Je le cherchais depuis deux ans pour une raison précise : il y a deux ans j'ai fait un cauchemar, presque exactement les deux dernières minutes du film (lorsque le diable passe du corps d'un noyé à l'autre). Dans mon cauchemar, la scène était encore plus terrifiante : il y avait quatre ou cinq corps qui flottaient, dont celui d'une femme ; le diable s'amusait à passer de l'un à l'autre ; un sourire diabolique apparaissait aux lèvres d'un noyé, puis il se mettait à nager ; ensuite il redevenait inerte et un autre corps s'animait de la même façon.
Incroyable ce que l'inconscient peut garder dans l'ombre pendant 30 ans ; car j'avais oublié ce film et n'en avais reparlé avec personne. Je pensais m'être souvenu du titre et j'ai cherché un film s'appelant "le triangle des Bermudes". Il existe, il date de la même époque, il y ait aussi question du diable et d'un bateau en perdition, mais le diable se manifeste à travers une poupée retrouvée dans une chaloupe, une poupée au visage terrifiant. J'étais persuadé avoir vu le bon film et j'en ai conclu que j'avais imaginé une autre fin dans mon cauchemar.
Il y a quelques jour, je discute de ce film avec un ami. Il me dit avoir aussi été traumatisé, mais que dans son souvenir, le diable avait pris le corps d'un prêtre. Des images me sont revenues aussitôt. Il m'a donné le titre exact... et voilà. La confusion entre les deux films est troublante. Suis-je le seul à les avoir confondu ? »
Merci à Arven pour ce brillant hommage.
J’ajouterai pour ma part le mot de la fin : connaissez-vous beaucoup d’autres œuvres qui ont laissé une telle emprunte ?