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22 janvier 2009 4 22 /01 /janvier /2009 08:00

2ème partie

Donc en 1972, Roy Thomas est éditeur en chef. Il est à la fois éditeur et scénariste, il a écrit de fort bonnes histoires que ce soit le genre super-héros (les Vengeurs) ou de l’adaptation littéraire tel Conan. Stan Lee demeure le publisher, son supérieur direct, lui-même est supervisé par le directeur qui rend des comptes aux dirigeants de Cadence Industries.

 Mais Roy Thomas va-t-il rester aussi longtemps à ce poste et marquer l’histoire de la firme de manière aussi définitive que Stan Lee ?

La réponse est non, Roy Thomas ne restera que deux ans à ce poste et Marvel demeure nettement moins intéressant que pendant la décennie précédente. L’apport de Roy Thomas aura été la révolution nommée ultérieurement « Midnight Sons ». Des personnages d’horreur ou maléfiques (Ghost Rider, le fils de Satan, Man Thing…) sont crées et demeurent  voués une tendance éphémère dans les comics. Elle fut accompagnée d’une vague de comics d’arts martiaux qui sera éphémère, due à l’importance posthume de Bruce Lee, mais qui nous léguera Iron Fist !


A noter que tous les éditeurs ont eu peur en 1954 pendant l’inquisition des pouvoirs publics envers les comics. La plupart ont rasé le mur et certains ont jeté l’éponge, dont Joe Simon et Jack Kirby. Seul Bill Gaines de la firme EC comics a eu le courage d’aller dans la fosse aux lions, c’est à dire le Sénat américain.

Ainsi, il demeure ironique que la mouvance horrifique aille sur ce créneau qui a subit les foudres des pouvoirs publics et qui a nécessité l’institutionnalisation du comic code. Mais les modes passent, et vers 1975 une nouvelle vague de SF point pour s’imposer en 1977 avec l’adaptation de Star Wars.


Mais dans l’intervalle, Roy Thomas quitte la firme en 1974, essentiellement car la charge de travail devient trop importante, il n’y a plus 8 titres comme dans les premières années du silver age mais beaucoup plus. Il va redevenir free-lance. Il sera remplacé par d’autres créateurs/scénaristes qui prennent le flambeau, ce sera une grande période d’instabilité qui en verra plusieurs se succéder.

Donc se succèdent Len Wein, Marv Wolfman, Gerry Conway et Archie Goodman.

Comic Box nous a offert une fort belle interview de Gerry Conway, qui est assez savoureuse.

Il raconte que Marvel à cette époque est fort peu cohérent, que le poste est très exigeant et usant, et que le quitter demeure un soulagement. Son affaire avec une secrétaire qui fait partie d’un cercle satanique est des plus amusantes !


Que remarquons-nous ?

Marvel est une société qui se débrouille avec des moyens assez pauvres : il règne un certain flottement, il y a des luttes de pouvoir, l’éditeur en chef a du mal à lire les scripts avant le dessinateur (ce fut alors une grande liberté pour les scénaristes) mais surtout, les droits ou royalties ne sont pas au goût du jour.

En voilà un problème majeur chez Marvel, le grand Kirby n’a jamais reçu ses justes rétributions alors qu’il a crée 70 % des personnages de la firme. Martin Goodman le lui avait promis, mais c’est bien gardé de tenir cet engagement. Len Wein doit bien se mordre les doigts d’avoir créer Serval/Wolverine. Il n’y a guère que Stan Lee qui n’ait eu qu’un contrat convenable qu’il a lui-même négocié.

Le principal intérêt de la firme en terme créatif demeure ces nouveaux X-men, qui représentera pour la firme une manne incroyable, essentiellement due au talent d’un homme majeur pour la firme, Chris Claremont.


Tous se plaignent sensiblement de la même chose : charge de travail immense, il faut composer avec les financiers, juger et trancher des litiges avec des créateurs, l’éditorial lui même n’en fait qu’à a tête, les auteurs sont en pilotage automatique.

Pour en revenir à nos éditeurs en chef, le très respectable Archie Goodwin clôt le bal en 1978.


Archie Goodwin est quelqu’un qui jouissait d’une réputation excellente dans le monde des comics. Tous parlent de quelqu’un de humble, de fort respectueux et qui donnait sa chance en conseillant au mieux les jeunes. Il débuta chez la firme Warren (Vampirella) où il fut à la fois éditeur et scénariste. Il finit sa carrière chez Dc où il était infiniment apprécié grâce à sa loyauté envers les créatifs. Mais il mourut d’un cancer en 1998, et nombreux sont ceux qui lui doivent le coup de pouce déterminant au début de leur carrière. Pour cette période de deux ans, Goodwin n’était là que de manière provisoire en attendant que soit trouver l’homme providentiel, qu’il vienne de l’extérieur des comics ou qu’il soit déjà dans les rangs.

Mais il est notoire que la firme souffre d’un certain flottement en terme d’organisation, que les décisions créatives se font au hasard dans le coin d’un bureau, parfois au hasard d’une rencontre et que le bateau avance,  davantage porté par le vent plus que par une vision ambitieuse d’un visionnaire.

Celui-ci va venir en 1978, et il va bouleverser pas mal d’habitudes, il se nomme Jim Shooter et il laissera son emprunte.

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Published by Bastien AYALA
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