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15 mars 2008 6 15 /03 /mars /2008 13:42
DC comics : au commencement était le strip !

Le terme de comics tel que nous le connaissons vient de loin, de très très loin dans le temps.

Dc comics a une rôle historique dans son avènement et sa maturation.

Mais pour bien appréhender ce phénomène culturel que nous allons cantonner aux USA, il convient de remonter au début, très tôt mais aussi de replacer les comics dans un contexte culturel du divertissement populaire particulier.

Les premiers comics stips apparurent dans les journaux au 19éme siècle. Un journaliste/artiste a eu l’idée de passer quelques scènes fort amusantes, en quelque sorte un dérivé de la satyre politique dans un modeste journal, daily, dans l’Amérique rurale.

Pour l’anecdote, Nicolas Hamon de NCIS a joué dans un téléfilm romancé qui utilise le ressort de la création des daily. A noter encore que pour les fans, Hamon était l’interprète idéal pour incarner Red Richard !

Les dessins ont plu, l’expérience fut renouvelée et la mode se propagea pour finalement s’institutionnaliser. Aussi, à la fin de ce siècle, on trouvait les daily strip dans les grands quotidiens nationaux. L’art du daily strip consiste à présenter l’histoire rapidement, mettre en exergue la menace, puis à présenter un grand péril ou un rebondissement. Un des plus fameux demeure Flash Gordon, qui est une référence en terme de qualité absolue pour les dessinateurs de l’époque. Bien sûr, vous pouvez encore lire des strips de nos jours dans les journaux américains, le plus célèbre étant les Peanauts, suivi de Garlfield dans le domaine de l’humour.raymond-leaves.jpg

Pour ce qui est du daily d’action, ce sont des règles simples de narration, fondamentales, que l’on retrouve de temps à autres dans les comics et que Stan Lee a fort bien intégrées.

Le second média qui se rapproche de nos chers comics sont les pulps. Il s’agit d’aventures littéraires de grande qualité, parfois de mauvaise, mais qui ouvre la porte de la SF et d’une fabuleuse imagination. Des personnages, des concepts, et des approches futuristes qui permirent de concevoir la société telle que l’on imaginait dans le futur. Beaucoup de concepts délirants ont été mis au point à cette époque et il faut admettre que l’on peut difficilement aller plus loin. Il est amusant de constater qu’il était encrer dans l’imagination populaire que en l’an 2000, on aurait des voitures volantes et autres joyeusetés !

En se diffusant dans l’inconscient collectif puis en étant repris par d’autres médias, les pulps ont façonné notre conception de l’avenir, bel exploit !

Le pulps qui a traversé le temps et dont l’adaptation est fameux en France, c’est le Capitaine Flam d’Edmond Hamilton ! Si vous en regardez attentivement un module (les quatre aventures qui forment une histoire), vous retrouverez ces lois littéraires.Pulp.jpg

L’ouvrage de référence qui fait autorité en la matière demeure l’ouvrage « les pulps » de Francis Saint Martin aux éditions encrages. Un grand moment de lecture ainsi qu’un sujet traité de manière exhaustive que je ne saurais que trop vous conseiller !

Le troisième média a prendre en compte est la radio qui popularisait la culture populaire et les règles de suspens. Ce furent des feuilletons à séries avec des grands acteurs issus du théâtre qui trouvaient là un complément de revenus, Orson Wells fut un de ces talent.

Ils tenaient les auditeurs en haleine avec des feuilletons, pour les plus notables, de grande qualité où le talent des comédiens apportent beaucoup. Mais les scénaristes devaient également être à la hauteur, et dans certains cas, ce fut le cas. La famille était donc réunie pour écouter ces héros qui stimulaient l’imagination des enfants, mais aussi en stimulant leur imaginaire. De nombreux héros y furent joués, et ils marquèrent l’esprit et l’inconscient de leur éditeurs. Ainsi, si la littérature, en l’occurrence les pulps, marquent l’imagination par un certain mode, la puissance de la radio est également très forte .Les règles de suspens y sont observés à la lettre, et l’adaptation de Shadow fit une forte impression. Hélas on peut s’interroger, est-ce que ce pan de culture populaire est perdu pour les générations actuelles ? Ils semble que oui, pour la plupart…

shadow2.jpgLe quatrième média qui était une autre grand source de distraction viendra plus tard : les sérials qui auront un rapport certain avec les comics puisqu’ils sont nés en même temps !

Les sérials sont des petits films destinés aux kids qui ont pour gageure de les faire revenir la semaine suivante, généralement des séances du samedi matin et parfois en double programme (le fameux terme de série B !). Un bon sérial se doit d’être haletant et là aussi, on retrouve les règles du Whodount, du cliffanger, le repaire secret du méchant, de l’identité secrète de l’ennemi à découvrir puis enfin du héros que l’on pense bel et bien mort mais qui s’en est réchappé !

Les effets spéciaux feront peut-être hurler de rire les plus exigeant d’entre vous mais, en ce temps, nos homologues devaient y croire et y adhéraient fortement ! Là était l’essentiel.

Les personnages adaptés ? Et bien une bonne flopée qui accompagnèrent l’émergence des héros que tous connaissent dont Superman, Batman, Green Hornet, Captain Marvel et même Captain America qui connurent là leurs premières aventures débridées !258636.1010.A.jpg

Il faut aussi noter que d’autres héros ou personnages ont conquit leur premier public grâce à ce média comme Blondie, Flash Gordon ou Dick Tracy !

La firme la plus fameuse fut la Republic qui était très prolixe en matière de programme. Elle connut son boom en 1935 mais cessa toute activité en 1955. La concurrence de la télévision mit fin à la fois aux sérials et aux show radio ; mais quelle épopée !

Indiana Jons est un hommage aux sérials et il en puise certains de ses ressorts.

A noter que les éditeurs allaient louer les droits de leurs personnages pour maximiser leurs revenus, et leurs audiences ! Alors que actuellement certains films se peinent à monter (la version Marvel de Captain America), les sérails ont été très rapides à le faire !

 

 

Maintenant que je vous ai bien présenté le contexte de divertissement populaire, il paraît difficile qu’un nouveau média ait pu s’imposer. La concurrence était rude et elle devait captiver son audience.

Mais les comics, quand arrivent-ils dans ce bouillon de culture ?

Et quel est le rapport avec Dc comics ?

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Published by Bastien AYALA
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