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30 mars 2008 7 30 /03 /mars /2008 08:00

Voici un film typique du cinéma bis qui mérite votre indulgence sinon votre intérêt. La mort au large ou l’ultime squale (en vo) est un produit  typique du cinéma de genre italien. Il a été produit pour surfer sur le créneau des
Fflms de requins, ouvert avec les dents de la mer et, même s’il a quelques défauts dus à son budget réduit, il fait jeu égal avec les dents de la mer 2. Retour sur un petit film ô combien sympathique !    

Poduit par deux producteurs indépendants, la mort au large s’inscrit dans le schéma des dents de la mer avec son histoire simple, un requin sème la terreur, ses personnages au profil connu, et ses séquences chocs. La réalisation est confié à un artisan expérimenté nommé Enzo Castellari, dont le père et l’oncle sont des réalisateurs confirmés. Castellari est un réalisateur typique du cinéma italien, il sait tout faire que ce soit le western, le polar (sa spécialité), le giallo… Aussi, on pense à lui pour emballer ce métrage.  

    Mais il faut se rappeler que Steven Spielberg a eu des problèmes énormes pour boucler son budget. Son requin mécanique nommé Bruce ne fonctionnait pas, se cassait et le tournage s’éternisait malgré les commodités d’un bon budget. Alors comment Castellari allait-il s’en tirait, lui qui avait moins d’argent et de jours de tournage ?

Ma foi assez bien ! Il y a bien sûr quelques plans où on voit un mannequin par ici, une maquette par là, le requin lui-même fut construit par un mécanicien de jeux télé mais l’illusion fait office et là est l’essentiel. 

  

L’histoire traite donc d’un requin qui s’aventure prés d’une petite ville portuaire où il trouve des proies. D’abord un surfer, puis un pêcheur, un écrivain et un marin confirmé se doutent que seul un gros squale comme un requin blanc a pu commettre de telles attaques. L’histoire est simple, déjà vue, mais elle vise à l’efficacité. Sur ce plan-là, la mort au large tient ses promesses car le film est rapide, vif et les séquences s’enchaînent sans temps mort jusqu’au final. Le film fait même bien mieux que le piteux Dents de la mer 3 avec sa maman requin qui vient venger son petit (énorme scorie). Ce requin est si grosse que, dans le plan de l’attaque finale, on a l’impression de voir un megalodon !    

Un des atouts de la mort au large demeure la musique des frères Guido & Maurizio De Angelis, des prodiges de la musiques qui ont su pour ce film adapté voire copier le score de John Williams mais le rendu reste formidable. De plus, la musique dynamise les attaques ou accroissent la tension du film et demeure mémorable.  

 

La mort au large a connu une très bonne carrière dans le circuit de cinéma bis, ou grindhouse, aux USA. Il aurait même fait un meilleur démarrage que les dents de la mer 3 ! Universal a menacé d’un procès aussi toutes les références au requin ont disparues de la promotion, et l’exploitation fut sabrée. Il faut dire que l’esprit margoulin des Italiens est judicieux, en Italie le film se nomme le dernier requin (sous entendu, les dents de la mer 3). Ailleurs, un numéro 3 était sur les affiches où les surfeurs concourraient, pour bien entretenir une astucieuse confusion. Ce qui est triste, c’est qu’il s’agit d’un des derniers succès de ce type de production qui a rendu l’âme dans les années 80. Le cinéma de genre italien, après de glorieuses années, a donc sombrer à cause d’un manque de structure, de moyens mais aussi parce que la télévision de type Berlusconni, pire que les plus fédérateurs programmes de TF1, ont capté l’audience et les moyens.

 

Ce qu’il y a de regrettable avec la mort au large, c’est que les critiques l’ont toutes descendu alors qu’un film de studio comme les dents de la mer 4, qui est un ratage inexcusable, demeure mieux considéré ! La musique n’est toujours pas publiée à l’heure actuelle et cela est injuste. Autre anecdote, il est suggéré dans une des premières scènes que le requin pourrait être préhistorique, en somme un megalodon ! Mais comme le tournage était effréné, cet aspect du scénario a été oublié dans la foulée !

Pour varier les avis, je vous renvoie sur deux critiques, la première est celle d’un fin connaisseur (qui a tout mon respect) nommé Carcaroth, du site de référence agressions animales, celle plus détendue de Nanarland, puis enfin celle de Psychovision qui est également de grand intérêt. Là encore, les avis divergent quand au film… Enfin, voici un rapide trailer, hélas de mauvaise qualité !

En France, c’est Mad Movies qui a sorti le film avec son exemplaire en kiosque, aussi il demeure relativement accessible en le commandant dans le magazine, histoire de regarder cette œuvre d’un œil indulgent, peut-être même de le réhabiliter ou plus encore, de l’adorer !


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Published by Bastien AYALA
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