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14 avril 2008 1 14 /04 /avril /2008 08:00

Les années 40 ont été créatives et florissantes pour le développement de cette industrie encore neuve. Elle a connu des tirages très importants avec des records en million d’exemplaires, ele a connu une grande créativité dans de nombreux genres comme la guerre, les funny animals (le premier créneau du comics), l’espionnage et le héros, dont les super-héros sont un prolongement naturel. Mais le contexte du divertissement a bien changé depuis les années 30, certains supports s’imposent tandis que d’autres déclinent. Qu’en est-il de nos comics ?

Tous d’abord, il convient de revenir quelque peu sur la société américaine. Elle est très patriotique, le concept de nation demeure très ancré dans les mentalités américaines. Notons que même dans notre pays, nos prédécesseurs l’étaient également, bien plus que maintenant. Or, ce nationalisme aux USA, s’il a de bons côtés, mène à une certaine uniformisation des pensées et des comportements, une sorte d’uniformisation qui crée une pression sociale importante. A noter que l’ère George W. Bush et le contexte du 11 septembre reproduit ce schéma qui demeure cyclique.

Donc, les Usa ont un puissant mode moralisateur. Ce sera l’ère du sénateur Mac Carthy, des listes noires dans le cinéma et d’une moralité qui fixe des normes contraignantes pour l

a société qui se retrouvent dans les comics. Justement, le psychiatre Frédéric Wertham rencontre un engouement pour son livre Séduction of innocent où il démontre le rôle nocif des comics envers la jeunesse et la mauvaise influence sur celle-ci.Ce discours moralisateur et uniformateur est dans l’air du temps, et il remonte jusqu’au Sénat américain. Imaginez l’importance et le buzz que les médias sont capables de susciteraujourd'hui, comme l’arche de zoé, et cela devait être bien plus fort lors de cette décennie. Je vous renvoie à Scarce no 34 ou à Comic box pour le traitement de cette croisade où l’excellente firme EC comics  fut dans l’œil du cyclone.

Le résultat fut que les revendeurs furent plus prudent pour la distribution de ces fascicules qui avaient une odeur de soufre et ils en retirèrent d’office à la vente. La commission du Comics Code fut instituée et les comics sont voués à obéir à certaines normes contraignantes. Il est amusant de noter que le cinéma américain avait connu le code Hays et que, en France, la loi de 1949 relative aux éditions destinée à la jeunesse produisirent également un carcan très fort.

Il est suivit certaines histoires au raz des pâquerettes, parfois très infantiles ou indolores dans les cas les moins intéressants. Dc appliqua ces histoires à la lettre et Superman fut pendant presque trente ans relativement respectueux de ce moule grâce aux histoires de Cary Bates et Curt Swan.

L’autre évènement qui demeure à prendre en compte demeure la télévision qui s’impose avec succès dans les foyers de la classe moyenne américaine. Elle tua de fait la concurrence qui étaient les shows radios et les sérials (la firme Républic produit son ultime sérial en 1955). Les épopées de western et les cartoon occupèrent gratuitement les kids de l’époque tandis que les comics peinaient à suivre. Pourtant, l’évènement de ces années-là fut le très populaire show télé Superman porté par George Reeves, dont les deux premières saisons furent en noir et blanc.

Le retentissement fut spectaculaire, et le show profita aux comics de Superman et au genre super-héros dans son ensemble. Certes  Superman vivait toujours des aventures peu intéressantes qui en firent un stéréotype, mais il était un le personnage majeur des comics.

Pour avoir une idée plus concrète de ce show et connaître George Reeves qui nous est totalement inconnu dans notre pays, je vous conseille le très bon Hollywoodland avec Ben Affleck qui se révèle être un solide acteur. Le film traite du suicide controversé de l’acteur et le show Superman est en toile de fond, mais il s’agit d’un des meilleurs biopics de ces dernières années.

Donc les ventes de Superman décollent grâce à ce show et le genre super-héros connaît un regain d’intérêt. Alors que ce passent-ils dans les têtes des dirigeants de Dc ? Et bien ils vont tenter de faire revenir doucement des personnages sous des nouvelles incarnations en faisant de prudents essais sporadiques. Le premier qui ouvrit le bal fut Barry Allen alias Flash dans Showcase no 4 !

Il eut un succès satisfaisant et on décida de créer de nouvelles moutures d’autres personnages passés qui sont en sommeil, ainsi naquit le silver age ! Le succès de ce rival réussi permit à d'autres héros relfiftés de réapparaître et d'obtenir un réel succès. Mais les patrons de Dc, qui avaient des contacts avec Martin Goodman, firent l'erreur de lui faire part de l'engouement pour le genre de super-héros avec les débuts de la Jla au début des années 60'. Mais il s'agit d'une autre épopée !

Sources : Scarce no 34, Comic box, Semic pour Flash dans spécial Dc no 23 qui est de tout premier ordre. Il nous est proposé le premier épisode de Flash avec Carmine aux crayons, et cet épisode a du charme et de l'intérêt.

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Published by Bastien AYALA
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commentaires

Bastien 16/04/2008 07:37

Bonjour Yann,je ne pense que du bien sur Gene Colan qui est un grand artiste. Son style demeure le contraire de la ligne claire puisqu'il s'agit de dégradés et de formes éthérées (en cela, il est absolument unique. Il a certes participé à de grandes séries (Dardevil, Captain America, Docteur Strange mais surtout Tomb of Dracula) mais bizarrement, aucune n'est de premier plan. Dans un futur article post-crisis (j'ai du matériel en réserve), je compare Tom Mandrake à G.Colan et la comparaison est favorable à G.Colan. Je n'ai pas d'article en vue, l'artiste qui sera traité de manière récurrente sera Neal Adams. Je te conseille d'aller consulter les fiches de Marvel World, elles sont excellentes et il devrait y avoir des renseignements intéressants. Le grand spécialiste de cette période se nomme Francis Saint Martin, je distille de temps à autres les ouvrages aux éditions de l'hydre qui sont tout simplement indispensables pour celui qui veut élargir sa culture mais les années 50' sont assez dures à traiter, du fait de la rareté du matériel disponible. Mais tu as raison, c'est un grand artiste que l'on a tendance à éluder.

Yann 16/04/2008 03:14

Bonjour je voudrais savoir ce que vous pensez de Gene Colan, qui à participé à des comics de western, de fantastique, d'horreur, et de super-héros entre autres... Avez vous en tête un article sur lui?
Félicitations pour celui-ci qui nous en apporte un lot sur cette période déjà un peu lointaine...