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4 juin 2009 4 04 /06 /juin /2009 08:07

Si le grand requin blanc détient le record de visibilité et de popularité au box-office, son ancêtre le mégalodon a lui aussi était porté assez souvent à l’écran ces dernières années.

Le requin blanc des Dents de la mer mesurait, je crois, 8 mètres et il était considéré comme une exception de la nature. Le Mégalodon était justement son prédateur lors de l’ère jurassik mais il ne lui a pas survécu car la température de son corps devait rester constante. Une chance pour nous ! Voyons maintenant les adaptations off et directs de ce Megalodon, qui n’a toujours pas connu la grosse production qui aurait dû l’imposer durablement sur les écrans et dans l’esprit du grand public.

 

Le premier Megalodon est plus ou moins celui de la Mort au large d’Enzo Castellari.

La mort au large est un succédané des Dents de la mer. Il a été tourné entre les épisodes 2 et 3 et le chiffre 3 sur la planche de surf de la fille est là pour entretenir la confusion, volontaire.

L’idée du Megalodon demeure rapidement évoquée lors d’une séquence où les deux héros découvrent la planche de la première victime. Mais un tournage trop rapide a obligé le réalisateur de laisser de côté cette idée.

Toujours est-il que le succès de la Mort au large, bien meilleur que les dents de la mer 3 par ailleurs, a enrichi pas mal de distributeur à travers le monde, dont le distributeur thaïlandais qui a adressé un télégramme de remerciements à Enzo Castellari !

 

La seconde transposition du Megalodon demeure officieuse, voire même involontaire.

Les Dentes de la mer 3, film manqué et ridicule par moments, braque donc une mère requin qui venge la mort de son petit dans un grand parc d’attraction nautique.

Mais, seuls les mammifères seraient à l’extrême limite capable d’un tel comportement et le requin n’est pas un mammifère ?

La séquence finale montre un requin gigantesque, bien plus gros qu’un requin blanc de 8 mètres et c’est ainsi que le Megalodon fait officieusement son apparition à l’écran, à cause d’une erreur manifeste d’un film qui en comporte tant. Et dire que Richard Matheson a contribué au scénario !

 

Le roman de Steven Alten est un succès en librairie. Meg impose donc l’idée d’un mégalodon mais…dans les libraires ! Meg est typiquement le genre de projet maudit qui approche de la concrétisation pour être finalement repoussé à la dernière minute. Or, nous n’avons plus de nouvelles du projet de Jan De Bont bien qu’il faille quand même se méfier du talent du réalisateur de Speed 2, un énorme n’importe quoi mal fichu.

C’est donc au tour de petites firmes d’exploiter allégrement le concept du Megalodon, et elles vont s’en donner à chœur joie. Après tout, l’effet spécial requis demeure un agrandissement de la taille du requin sur ce qui est déjà filmé ! Une surimpression banale donc.


Ce fut Shark Hunter qui dégaina le premier en 2001 et, ma foi, ce ne fut pas le pire bien qu’il faille être nécessairement indulgent.

Le héros est sur un yacht au début du film qu’attaque un Megalodon. Seul survivant de sa famille, il devient un émient biologiste qui est appelé lorsqu’un Megalodon se trouve être la source d’importants dégats lors de forages sous-marins. Le Megalodon sera donc chassé à coup de harpons lancés par un sous-marin. Ni plus ni moins !

 

C’est au tour de la redoutable firme Nu-image d’exploiter le concept.

La Nu-iamge est une petite firme qui a commencé en 1992 avec des films visant le créneau d’action à la Jean-Claude Van Damme. Un des tous premiers films se nomme Cyborg Cop !

 

Curieusement, la firme grossit de plus en plus pour rencontrer quelques succès, mais surtout la Nu-image vend ses titres partout dans le monde, ce qui demeure une performance. Moins fameuse que la défunte firme PM entertainement, qui a davantage excellé dans le même créneau, la Nu-Image n’a cessé de grossir ce qui à mes yeux reste suspect (pourquoi cette firme et pas une autre ?). Toujours est-il que la Nu Image a récupérer dans son escarcelle Chuck Norris, Steven Seagal et Jean-Claude Van Damme ; impressionnant !

 

La Nu Image a aussi pour particularité de ne pas vouloir se soucier réellement de la qualité des films qu’elle produit. Ainsi, la série des Shark Attack est d’une belle indigence et les derniers fleurons en date, Shark Zone, Ragging Shark ou Shark in Venice sont d’une rare indigence et des parties élémentaires d’un scénario sont manquantes. A mon sens, c’est plutôt la Nu(lle) Image !

Toujours est-il que la seconde branche de la firme, plus prestigieuse, se nomme Millenium film et qu’elle produit les derniers Stallone (Rambo 4 et Rocky Balboa) et d’autres productions de gros calibres avec des stars hollywoodiennes.

Les productions de Millenium n’ont jamais été de francs succès mais la firme continue toujours son activité, ses films sont vendus partout malgré leur médiocrité manifeste, vraiment intrigant…

 

Shark Attack 3 est donc débile et un simple câble sous-marin pour les télécommunications suffit à attirer les Mégalodons qui doivent tout bêtement errer dans les bas-fonds des abysses !

Les Sfx sont limites, voire le bas du bas, les tournages ont lieu en Bulgarie et le scénario est sommaire. A la limite, le seul élément intéressant demeure la présence en tant que héros de John Borrowman, le héros de Torchwoood qui est également un des rares acteurs à avouer ouvertement qu’il est gay (mais l’essentiel demeure qu’il est charismatique et un solide acteur).

 

Enfin, un film tout bêtement titré Mégalodon vient clore le bal de ces mauvaises adaptations.

Ce Mégalodon là n’est cependant pas le plus mauvais et l’alibi scientifique, en ce qui concerne la présence d’un Mégalodon, tient un peu prés la route.

Lors d’un forage sous-marin, une sorte de mer intérieur est réouverte et un gros Mégalodon en sort. Il explore donc un nouveau terrain de chasse qui le mène face à des travailleurs d’une plate forme arctique qui devra tout mettre en œuvre pour lui survivre.

Le réalisateur de ce Mégaldon, Pat Corbitt, a fait de son mieux mais il a lui-même avoué que les producteurs lui ont diminué son budget ainsi que son temps de tournage et il n’a pu que sauver les meubles. Dommage, le casting est assez intéressant et quelques efforts ont été apportés en ce qui concerne le scénario.

 

Ainsi, les films de Mégalodon sont pour l’instant des petites séries B, voire pire.

C’est d’ailleurs une des rares fois où un courant est crée hors d’un gros film porteur qui aurait dû marquer de son empreinte le box-office. Ce film, Meg, est toujours au stade de projet, voire même dans les cartons de la New Line. Nous n’aurons donc que des images de production pour nous faire saliver, rien de plus.

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Published by Bastien Ayala
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