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20 juin 2009 6 20 /06 /juin /2009 08:21

Considérons que le premier film qui a imposé les monstres géants au cinéma se nomme King Kong, en 1933. Même si le monde perdu l’a précédé en 1925, même si King Kong apparaît davantage comme un personnage développant une dramaturgie qu’un monstre géant basique, les dés sont jetés. Le sujet du film se doit d’être géant, l’explication de cette anomalie doit constituer un point intéressant du film et sa destruction doit représenter un moment fort du film.

Aussi, j’ai choisi un film qui me semble assez réussi et à la fois peu connue : the deadly mantis !

 

The deadly mantis est une grosse production U.S des années 50.

Période où le thème la peur de l’atome et de l’ennemi à nos portes, rouge de préférence, constituent des éléments que le cinéma exploite.

Il y a bien d’autres films majeurs dans ce créneau et chacun aurait pu être traité ici. Je pense à l’excellent Them, les monstres attaquent la ville, et l’efficace Tarentula. Tous les deux retiennent l’attention du spectateur (quoique plus on est jeune, mieux c’est), ils sont de grande qualité mais The deadly mantis demeure plus inconnu dans nos contrées.

 

The deadly mantis était en effet sorti au cinéma sous le titre la chose surgit des ténèbres et, depuis une récente diffusion télévisée sur le câble, il était resté inédit sur les canaux de diffusion alors que Tarentula et Them furent passés très tard, dans les années 80 à la télévision.

 

The deadly mantis montre donc une mante religieuse géante, plus de trente mètres, qui sort du bloc de glace dans lequel elle était conservée.

Elle s’attaque en premier à une station d’écoute et d’observation dans l’Arctique.

Les autorités américaines retrouvent donc la base avec le toit arraché et plus aucune trace des autorités. Nul ne sait quoi penser exactement puisque l’attaque ne semble pas être faite par des soldats ennemis. Les seuls éléments qu’on trouve sont une sorte de griffe géante ainsi et une trace d’atterrissage qui ne correspond à aucun format d’avion connu jusqu’alors.

 

Pendant que les autorités cherchent, un avion est attaqué en plein vol et nul ne survit.

L’aviation américaine tente donc de sécuriser cette zone mais une question se pose : que cherche-t-on exactement ?

Un des nombreux savant mis sur l’affaire, le scientifique Jackson spécialisé dans les insectes, doit analyser la mystérieuse griffe pour rendre un avis. Aidé de son assistante, la très belle et désirable Alix Talton, il élimine rationnellement toutes les autres possibilités pour conclure que cette griffe serait en fait un cartilage d’un insecte.

 

Il part avec son assistante en Arctique pour rencontrer ce qu’il convient de nommer le monstre, qui se fait plus audacieux et qui attaque une colonie d’esquimaux. Une bien belle séquence très efficace où le gigantisme du monstre le rend vraiment effrayant.

Le docteur et son assistante se replient donc sur la plus importante base militaire où ils communiquent au Pentagone que la menace est en fait une mante religieuse géante.

Le soir même, ils sont justement attaqué par la Mante qui est difficilement repoussée au lance-flammes.

La bête change de territoire, pour atteindre le nord des USA (le Canada peut donc souffler !) et provoquer des destructions et des morts de plus en plus importants.

La grande chance des autorités demeure qu’elle se réfugie dans un abri, comme une grotte pour elle, qui est en fait un tunnel !

Il n’y a qu’une chance pour les autorités de l’abattre, et il ne faut pas la laisser passer !

 

Ainsi, The deadly mantis est un des films les plus réussis de ce genre, peut-être même le meilleur d’un trio qui comprendrait justement Them et Tarentula.

Les apparitions de la mante sont saisissantes, les acteurs sont excellents, les effets spéciaux sont convaincants, bref tout demeure de haut niveau dans ce film.

Le mérite en revient sûrement à l’excellent réalisateur Nathan Juran. Il a d’ailleurs donné à Simbad son meilleur opus, le 7ème voyage, et The deadly mantis bénéficie de son talent de conteur et de metteur en scène.

Un bon sujet qui, bien que limité, permet de passer un bon moment presque 50 ans après sa réalisation !

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Published by Bastien Ayala
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