Mercredi 18 janvier 2012 3 18 /01 /Jan /2012 06:39

Film datant de 1979, Le Trou noir est une production de Walt Disney qui, sous l’impulsion de STAR WARS et comme nombre de ses confrères américains ou même italiens, se met subitement à la science fiction.
Production ambitieuse, qui s’adresse en premier lieu au public des enfants, Le trou noir traine une mauvaise réputation de film qui ne convainc pas malgré un casting convainquant, un budget élevé et un sous-texte assez intéressant quoiqu’un peu crypté. C’est toujours un plaisir, ici au Royaume des avis, que d’aller défendre un film qui traine une faible réputation ou qui a été mésestimé. J’espère donc que cette critique du Trou noir saura vous convaincre de réévaluer ou alors de découvrir ce film au propos pourtant ambitieux.



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En 2130, le vaisseau spatial USS Palomino revient d’une mission intersidérale qui avait pour objet de découvrir des mondes habitables à coloniser. Avec à son bord cinq humains, dont un journaliste, et un robot mutli-fonction du nom de Vincent, le vaisseau croise le chemin d’un trou noir aux proportions fantastiques, peut-être même le plus gigantesque jamais répertorié.

 

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En outre, les systèmes de l’USS Palomino détecte un autre objet tout aussi improbable, le vaisseau spatial Cygnus qui a disparu quelques vingt années auparavant.
Le Cygnus, alors le plus gros et le plus couteux vaisseau d’exploration, avait alors reçu l’ordre de revenir sur terre mais il aurait inexplicablement disparu, probablement détruit par une cause inconnue.
Mais le Cygnus se tient bien là, devant eux, et il défie de manière inexplicable la gigantesque force d’attraction du trou noir. Aussi le Palomino se doit d’aller sonder le Cygnus, qui semble effectivement et à premier abord vide et désert. Mais le Palomino est soumis à la force du trou noir et il manque de très peu d’être aspiré par ce phénomène stellaire hors norme.

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Subitement, le Cygnus s’illumine et notre petit vaisseau, un nain à côté de ce monstre de métal, s’arrime à lui. L’équipage rencontre donc l’illustre professeur Hans Reinhardt, seul survivant de l’équipage du Cygnus qui vivrait seul accompagné de ses robots. Le professeur leur explique que son équipage était reparti vers la terre mais que celui-ci a dû hélas se perdre. Il explique à ses nouveaux invités qu’il était resté pour accomplir une mission supérieure : défier la force incommensurable du trou noir en l’explorant au nom de la science qu’il s’apprête à révolutionner.

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Le Capitaine de l’USS Palomino, joué par Anthony Perkins, est fasciné par les avancées révolutionnaire du professeur et il est magnifié par le périple qui consiste à explorer le trou noir. Mais son second, joué par Robert Foster, est plus dubitatif.
Où est réellement passé l’ancien équipage du Cygnus ?
Pourquoi y-a-t-il des robots soldats et surtout, à quoi sert le robot rouge extrêmement menaçant nommé Maximilian ?

 

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C’est donc en fouillant un peu et en trompant la vigilance des robots que le Capitaine et La Doctoresse MacKae, justement la fille d’un des anciens membres de l’équipage, découvrent que l’ancien équipage est bien là, réduit à l’état de serviteurs sans âmes qui s’occupent des commandes du vaisseau aux côtés du professeur.
Réalisant l’ampleur du piège et la folie de Reinhardt, l’équipage se doit donc de partir en toute hâte, sans éveiller les soupçons du professeur illuminé, d’autant plus qu’il s’apprête justement à plonger dans le trou noir avec le Cygnus…

 

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Le Trou noir est un film qui a sévèrement déçu les fans de S.F.
C’est un film qui n’est que faiblement considéré, certains de ses effets spéciaux, ceux qui touchent aux robots, sont dans l’ensemble raillés et l’histoire est considérée comme un rien enfantine, assez faible.
Pourtant, Le trou noir était une grosse production de la firme dédiée aux enfants, qui a d’ailleurs inauguré le studio Buena vista, et qui s’était offert un casting ambitieux avec Anthony Perkins, Ernest Borgnine ou encore Robert Forster (acteur à la carrière intéressante que Tarantino a remis au premier plan avec JACKIE BROWN).

N'oublions pas aussi la fabuleuse musique de John Barry qui composa pour trois films "spatiaux" pendant une courte période : MOONRAKER, LE TROU NOIR et STARCRASH !
Le trou noir, qui visait les recettes de STAR WARS ou alors du film STAR STEK,  rapporta aux U.S.A 35 millions de dollars pour un budget de 20. Il est vrai que la bande annonce américaine est une des plus faibles et des moins engageantes que j’ai pu voir, surtout en comparaison du film !
Pourtant, à y regarder de plus prés, Le trou noir présente une histoire qui est très ambitieuse par certains aspects.

 

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Tout d’abord le trou noir !
Elément du décor, monstre stellaire qui menace à tout instant de tout engloutir, ou encore passage vers un inconnu plein de promesses qu’il faut avoir la folie de franchir, notre trou noir est bien là, en permanence, et il représente un abîme effrayant qui place spatialement tous les protagonistes dans le plus grand péril.
Certes, il y a bien quelques grosses anomalies (dont un météor rentre dans le Cygnus, faisant face à nos héros se trouvant sur une passerelle sans les consumer) mais les effets spéciaux du trou noir sont, quand à eux, splendides et ils immérgent sans problème le spectateur dans une vision somme toute assez rare de l’espace, du lointain, qui conjugue une certaine splendeur teintée de frayeur.

 

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L’autre élément assez intéressant, pour le peu que l’on se donne la peine d’analyser Le trou noir avec un effort assez fourni, demeure le second niveau de l’histoire qui demeure teintée de sous-textes et d‘éléments ayant trait à la religion chrétienne.
En effet, le Cygnus, vaisseau de toute beauté, n'est-il pas autre chose qu’une cathédrale dans l’espace ? Regardez-le sous cet angle, et vous verrez que nombre d’éléments dans Le trou noir fonctionnent avec un second degré de lecture.

 

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Notre Professeur Reinhardt porte un costume rouge, celui du diable, tandis que les membres de notre équipage du Palomino porte, pour la plupart, des costumes blancs. Heureux hasard, ce sont ceux qui ne succombent pas à la tentation et qui pourront, peut-être, survivre à cette grande épreuve.
Revenons à peu à ce robot à la présence assez forte et aux pulsions homicides, Maximilien…Non seulement il est de couleur rouge ocre, mais il a un plus un faisceau rouge lumineux à la place des yeux qui pourrait quelque peu rappeler... le diable ?!

 

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Beaucoup de chose, dans Le trou noir, fonctionnent ainsi et la fin, la plongée accidentelle dans le trou noir vient confirmer ce second degré de lecture.
Je suspecte très fortement que le script initial du film allait dans cette direction mais que les producteurs du film ont édulcoré l’ensemble pour inclure des éléments rappelant le film de George Lucas à destination des enfants. A ce stade d'analyse, on peut parier que le script initital était réellement à destination des adultes, peut-être dans la même veine que 2001 de S.Kubrick, et qu'il fut expurgé de son propos initial afin de greffer cette lutte de robots alors considérée comme si populaire et si lucrative. Ainsi, Le trou noir serait passé de script adultes à film pour enfants !

 

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Film binaire recalibré à l'intention d'une jeune audience, Le trou noir demeure quand même à reconsidérer afin d’oublier quelque peu les séquences un peu simpliste afin de considérer le film sous son angle le plus sérieux, et le plus captivant.


Certes, des séquences entières sont dédiées à l’action, guère déplaisantes, afin de remplir le cahier des charges et mais, au final, Le trou noir renoue avec les grandes ambitions de la Science Fiction : projeter l’homme dans le futur, proposer une vision de l’espace et s’interroger sur les choses inconnues qu’il devra affronter.

 

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S’adressant d’abord aux enfants mais également aux esprits curieux des adultes, Le trou noir mérite à mon sens une réhabilitation. Cela pourrait d'ailleurs se produire dans un proche avenir puisque, après le succès du remake de Tron, on parle donc d’un remake du trou noir.

 

Est-ce que cette version gardera le sous-texte de l’œuvre originale, même y puiser au script initial ou elle ne sera qu’un spectacle pour enfants et adolescents ? A voir…

 

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Par Bastien Ayala
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Mardi 21 juin 2011 2 21 /06 /Juin /2011 12:46

C’est assez fatigué que je prends cette pause, qui n’était pas prévue, et qui décale la fin des articles du Prisonnier et de Captain Marvel/Shazam ! Le blog doit bel et bien prendre fin cette année, j’avais dans un premier temps justement prévu la fin du mois de juin pour poser un point définitif à une parution aussi régulière, mais j’ai un peu de mal à stopper l’aventure… 

Je reprendrai donc pour quelques mois en septembre, en espérant que l’envie sera toujours là, mais je ne pense pas dépasser la fin de l’année. 

Il y a cependant et hélas toujours des thèmes intéressants à traiter, à partager, et je pense pas mal à la série des Panthères roses de Black Edwards/Peter Sellers ou encore la JLA de Grant Morrison…

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En attendant, je vous suggère de fréquenter d’autres sites de contenu tels que Comics from Mars (des critiques toujours exigentes sur les comics modernes, ce que je ne fais quasiment jamais)  ou Ici, je suis ailleurs (des thèmes ou sujets traités par Artémus Dada, l'une des plumes les plus attrayantes du net ! Mais qui se cache derrière ce pseudo ?), qui sont chacun très intéressant dans leur partie respective, d’ailleurs bien différentes de ce que vous pouvez trouver ici, mais encore d’autres sites/blog que je ne connais pas et qui font la richesse de la toile !

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J’en profite également pour saluer la mémoire du très grand compositeur John Barry, qui nous a quittés le 30 janvier de cette année.

Compositeur d’exception, John Barry est né en Angleterre où il a appris la musique très tôt grâce à son entourage familial qui a décelé et encouragé son don. Au terme de son armée, John Barry a fondé le John Barry seven, premier groupe musical résolument tourné vers le jazz, sa grande passion d’alors et influence principale. 

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John Barry n’a jamais cessé d’apprendre, que ce soit dans des domaines musicaux variés tels que le jazz, des tubes musicaux de l’époque bien qu’il ait « manqué » la vague pop et beat des années 60 qui ont tout ravagé sur leur passage et quelque peu ringardisé instantanément les musiciens de la décennie précédente…

Mais John Barry, au sein de la BBC, s’est surtout initié dés la fin des années 50 à l’arrangement musical, surtout en ce qui concerne les images, et c’est là qu’il rentra dans la légende.

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Un nouveau créneau s’ouvrit alors à lui, celui d’arrangeur mais surtout compositeur de musiques de films. Il signa donc en 1960 la bande originale de Beat girl puis, au terme de seulement quelques compositions, il fut repéré puis appelé par les producteurs, Harry Saltzman et Albert Broccoli, qui s’étaient associés afin de produire sur grand écran le personnage de James Bond d’après les romans de Ian Fleming qui étaient alors des succès littéraires.

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Associés au sein de Danjaq, Harry Slatzman et Albert Broccoli bénéficiaient d’un savoir-faire assez élevé grâce au talent de producteur du second. Pour la mise en chantier de James Bond contre Dr No, Danjaq bénéficia des solides décorateurs que Broccoli, au paravent associé avec Irwin Allen, collaborait souvent au sein de sa société de production Warwick films. 

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Quand la production de James Bond contre Dr No débuta, ce furent les talents efficaces et déjà rodés de Warwick films qui donnèrent à ce film un déjà très grand professionnalisme, dont le fameux et très efficace Richard Maibaum au scénario et le raffiné Terence Young à la réalisation, dont il fut dit qu’il codifia le personnage de l’agent secret raffiné avec Sean Connery qu’il sut adapter au rôle.

 

Mais en ce qui concerne la musique, cela n’allait tout simplement pas !

Le compositeur alors engagé se nomme Monty Norman, alors connu pour la composition de musiques diverses dont des comédies musicales et, également, des musiques exotiques. Justement, le score musicale de James Bond contre Dr No concerne la Jamaïque, lieu de l’action.

La bande originale du film est tout simplement fade, peu percutante, et elle épouse mal certaines scènes alors qu’elle est vouée à les dynamiser !

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Les producteurs appellent donc en urgence John Barry qui est chargé d’une mission de sauvetage. C’est donc dans l’urgence que John Barry réarrange le thème de James Bond, qui est depuis devenu un succès mondial tant il est percutant et peut s’apprécier comme l’un des très grands succès de la musique de films, tout simplement.

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A noter que c’est bel et bien Monty Norman qui touche les royalties de ce James Bond score qui est pourtant très, très, très éloigné de la composition originale de Monty Norman tant il est rehaussé à tous les niveaux. Malgré des procès, et à cause de seulement quelques notes qui se trouvent ici ou là, c’est Monty Norman qui conserve la paternité de ce morceau si fameux…

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Toutefois, John Barry n’a pas tout perdu en effectuant cette opération de sauvetage. Les producteurs, le public, les critiques, tout le monde reconnut alors son si grand talent et il devient alors le compositeur attitré des musiques de James Bond. Cette série cinématographique, rappelons-le, connut un succès inouï au cours des années 60 et façonna pour longtemps les films d’action modernes. John Barry fut alors au fait de sa gloire. Il collabora à moult autres musiques de films, parfois même à la télévision avec Amicalement vôtre (un très beau score), gagna deux oscars, et connut un succès immense jusqu’au début des années 90 où il se retira doucement, puisque son dernier James Bond fut Tuer n’est pas jouer, en 1987.

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Le style John Barry se résume par une mélodie orchestrale héritée d’un répertoire classique, certes, qui allie majestueusité et symphonie à un très haut niveau. Les films auxquels John Barry laissa son emprunte furent très importants, citons Zulu, Le trou noir, StarCrash, Danse avec les loups, Midnight cow-boys, King-Kong, Cotton Club…

A mon sens, John Barry n’était ni plus ni moins que le plus important musicien travaillant pour les musiques de films, derrière Ennio Moriconne. Je reste hélas étonné que les médias ne lui aient pas davantage rendu hommage lors de son décès, en début d’année, et surtout salué son immense talent, que seuls une poignée de personne atteignent chaque siècle…

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Jane Birkin, sa seconde épouse, expliqua souvent que si Serge Gainsbourg était très connu et apprécié en France, cela était aussi le cas avec John Barry, son premier mari ! 

 

Retour du Royaume des avis, donc, fin septembre/début octobre avec encore quelques nouveaux sujets du même acabit !

En attendant, excellent été à tous !

Par Bastien Ayala
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Mercredi 15 juin 2011 3 15 /06 /Juin /2011 07:01

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Le Prisonnier fut donc diffusé en 1968 en Grande Bretagne. L’ouverture de la série, un modèle de concision, voit un agent secret qui se rend dans un organisme de renseignements officiels pour, après avoir eu une discussion orageuse avec son supérieur, lui claquer sa démission au nez. Alors que notre homme est rentré chez lui pour préparer ses affaires en toute hâte, un majordome l’endort grâce à une poudre subtilement glissée dans la serrure.

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Notre espion se réveille, se remet doucement. Il est bel et bien dans son appartement mais, quand il ouvre la fenêtre, il se trouve en réalité dans un endroit assez rétro. Alors qu’il tente de savoir pourquoi il se trouve là et quel est cet étrange endroit, on lui remet un badge no 6 et l’on exige de lui des informations. Il doit révéler pourquoi il a démissionné…

Tentant de s’échapper, refusant de répondre, notre homme dont l’identité n’avait pas été divulguée est rattrapé par une bulle blanche qui l’absorbe. On se rend alors compte qu’il n’aura de cesse de fuir de ce village, de cette prison pour espions.

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Ce premier épisode titré l’arrivée est diablement captivant.

Notre personnage, en même temps que nous, spectateurs, est pris dans une spirale qui le mène dans un endroit, hautement improbable, dont nous découvrons toutes les bizarreries en même temps que lui. Tout parait artificiel dans ce Village, à commencer par le comportement de ces semblables qui paraissent soumis et résolus à suivre les règles qui régissent le Village. Car gare à ceux qui s’écartent du code de conduite, car le rôdeur, notre fameuse bulle blanche, l’enserra impitoyablement.

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Ce premier épisode, qui pose avec une grande efficacité les bases de la série, a été réalisé par le très efficace réalisateur Don Chaffey, le réalisateur de Jason et les argonautes ou Peter et le Dragon. La mise en scène est sèche, sans fioriture puisque les bases et les enjeux de la série, bien que celle-ci conserve plein de mystères qui font la richesse de l’intrigue, sont clairement posés.

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L’étrangeté du lieu, du fonctionnement, de l’organisation ainsi que son appartenance réelle – quelle puissance tire les ficelles ? Quel camp au juste – permet au spectateur de prendre part à l’énigme. Et elle ne fera que s’amplifier…

Le second épisode, Le carillon de Big Ben, permet également à l’intrigue de progresser.

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Alors que le Prisonnier, ou no 6, se perd en conjectures pour situer géographiquement le Village, il tente parvient à s’échapper au terme d’un jeu complexe. Il voyage dans une malle en se déplaçant pendant des jours et des nuits, ce qui vérifie son hypothèse initiale où il pensait être en Roumanie. Cela lui avait d’ailleurs permis d’estimer son fuseau horaire sur la Roumanie.  Arrivé finalement dans sa destination finale, toujours dans sa malle, il se trouve donc dans son bureau d’espionnage, où ses supérieurs s’inquiétaient justement de sa disparition. Alors que notre Prisonnier s’apprête à tout leur révéler, notamment le fameux motif de sa démission, il entend Big Ben sonner. Toutefois, en regardant brièvement et par réflexe sa montre, il se rend compte que l’heure de Big Ben indique exactement son heure initiale. Il réalise vite que le bureau de ses supérieurs, par ailleurs absents, est une supercherie. A nouveau, le piège se referme sur lui…

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Episode aux rouages complexes, Le carillon de Big ben met en évidence l’ingéniosité du scénario. Tous les moyens sont bons pour tromper la vigilance du no 6, notamment les coups les plus tordus. Notre héros ne peut se fier à pas grand monde, il manque de repères tangibles et l’ennemi a entamé une partie d’échecs incroyablement complexe…Tout ça pour apprendre pourquoi il a démissioné.

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Passons quelques épisodes, tous intéressants par ailleurs, notamment ce fameux Liberté pour tous qui met en scène des élections au Village qui seront de toute manière vides de sens, truquées, et sans effet aucun (une belle parodie de nos propres élections), ou encore de l’épisode nommé Double personnalité qui confronte le Prisonnier et son double, afin de lui ôter la parcelle de raison qui anime sa farouche résolution à ne pas se plier aux règles du Village, l’intrigue suit son cours avec toujours de nouvelles questions, avec un mystère renouvelé.

L’un de mes épisodes préférés est le septième, Le retour.

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Inexplicablement, no 6 voit le Village désert, sans habitant ni gardien. Il décide donc de vérifier ce qui se passe et, miraculeusement, il parvient à partir par la mer. Après un très pénible périple qui le fait dériver en bateau, il est recueilli par un petit navire et il parvient à regagner l’Angleterre. Il trouve cette fois ses vrais employeurs, leur déballe tout mais le problème de la localisation du Village, qui servirait à crédibiliser son récit, reste introuvable.

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En faisant des survols par avion, il parvient à le repérer mais le pilote, un anonyme par ailleurs, en profite pour l’éjecter. No 6 atterrit donc sur le sol et une habitante l’accueille avec un gâteau, agrémenté de bougies, en lui souhaitant un : « bon retour no 6 ! ».

Il s’agit certainement du plus perfide piège jamais élaboré !

Les épisodes se succèdent, ils sont au nombre de 17, et la volonté du no 6 de faiblit pas. Il est toujours à deux doigts, puis un, de s’évader, mais il est relégué vers l’échec. On sait juste que la clef de l’énigme se situe chez le fameux no 1, qui semble tirer toutes les ficelles, que l’enjeu reste toujours son secret, c’est-à-dire pourquoi le no 6 a démissionné et que la partie est toujours en cours.

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L’épisode final, le Dénouement, montre donc le Prisonnier vaincre le système. Il parvient à s’introduire chez le no 1. Ce dernier, qui porte un masque, s’enfuit dans une fusée ( !). Notre héros s’évade sans plus trouver de résistance, avec l’un des no 2 et un majordome nain. La route le mène dans une  nationale anglaise,  nous réalisons en même temps que lui que le Village se trouve contre toute attente en Angleterre et notre no 6 rentre à Londres sans que l’épisode ne délivre une explication, ne résolve le mystère…

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Lors de la diffusion de la série, en Grande Bretagne, l’attente fut telle que cet épisode fut perçu comme un véritable camouflet par le public. Non seulement le Dénouement ne propose aucune explication logique, mais en outre il finit pas un non-sens, par une absence de résolution. La réaction du public fut telle que Patrick McGoohan dut quitter en vitesse l’Angleterre tant il était menacé physiquement.

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Ainsi cet ovni télévisuel s’est clôt sans apporter des réponses, car mystères il y a. C’est d’ailleurs la très grande force de la série qui lui permet de transcender son support télévisuel pour s’apprécier en tant qu’œuvre…

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Par Bastien Ayala
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Lundi 13 juin 2011 1 13 /06 /Juin /2011 06:58

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Je ne pouvais décemment pas omettre de traiter de la série télévisée Le Prisonnier dans le Royaume des avis. Œuvre culte, c'est-à-dire qui bénéficie encore et toujours d’une solide base de fans longtemps après sa réalisation, dont je ne doute absolument pas que de nouvelles générations présentes et futures viendront enrichir, Le Prisonnier est une œuvre à la fois puissante, fascinante tant le spectateur ne peut s’empêcher de deviser, longtemps après l’avoir vue, sur son sens et sa portée, sans avoir de réponse définitive. C’est aussi l’occasion de rendre hommage à son homme orchestre, l’acteur créateur Patrick McGoohan, qui nous a quitté le 13 janvier 2009.

Patrick McGoohan était donc un acteur britannique né le 19 mars 1928 à New-York.

 

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Sa famille retourna peu de temps après sa naissance en Irlande. Après des emplois aussi divers que variés, tels que travailleur dans un élevage de poulets, employé de banque ou encore chauffeur de camion, Patrick McGoohan obtint un emploi de régisseur dans un théâtre où le métier d’acteur l’intéressa fortement. C’est en remplaçant au pied levé un acteur malade que McGoohan fit ses débuts d’acteur, se prit de passion pour cette discipline. Patrick McGoohan. Sa carrière semble s’amorcer réellement en 1955. L’une des prestations fut d’ailleurs vue par Orson Welles qui fut très impressionné, si bien qu’il l’engagea dans sa pièce de théâtre en cours. Au cinéma, Patrick McGoohan décrocha des engagements avec une importante société cinématographique de l’époque, la Ranks. Mais ce fut bien à la télévision qu’il acquit une notoriété. Après une distinction en 1959, il fut approché par le célèbre producteur et dirigeant d’ITC, Sir Lewis Grade, pour le rôle d’un espion dans Destination danger.

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Destination danger anticipe de très peu d’années la grande mouvance des années 60 à l’écran, que ce soit le petit ou le grand. En effet, James Bond fut presque le plus grand succès de la décennie et une cohorte d’espions envahit tous les médias de distraction populaire. Ironiquement, Destination danger commença en 1960.

John Drake est un espion au service de l’OTAN.

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Il préfère utiliser son intelligence plutôt que les armes. Le personnage est volontiers charismatique, déterminé, inflexible et un rien misogyne. Déjà, Patrick McGoohan s’empare dans les coulisses du personnage de John Drake pour le façonner selon ses aspirations et, surtout, l’éloigner d’un stéréotype proche de James Bond dans lequel presque tous les émules puiseront. Notre personnage n’aime pas tuer, est sévère tout en restant concentré sur sa mission. Destination danger sera un succès, surtout en Grande Bretagne, si bien que l’on considère que Patrick McGoohan fût la super star du petit écran britannique durant les années 60.

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Une fois que la série arriva à terme au début de l’année 1968, Lewis Grade et Patrick McGoohan s’activaient déjà dans les coulisses depuis un bon moment pour produire une autre série. La volonté d’ITC était certainement de répliquer le succès d’Opération danger, les visées de Patrick McGoohan était à coup sûr d’élever la série au rang d’œuvre en proposant effectivement une série ayant une base d’espionnage, c’est indéniable, mais en y injectant des degrés de lecture assez élevés, le tout servi par une vision assez époustouflante.

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Ce fut donc grâce au crédit de notre acteur vedette que Sir Lewis Grade débloqua un gros budget, accorda un  poste de producteur délégué à travers sa société de production de Patrick McGoohan et de larges moyens grâce aux préventes mondiales. C’est ainsi que l’une des œuvres les plus fabuleuses de fiction naquit.

L’idée initiale vient de Patrick McGoohan, qui avait entendu par une anecdote relative aux espions : pendant la Seconde Guerre Mondiale, certains espions trop bien informés auraient été mis au repos sous surveillance dans des maisons assez confortables !

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Ce fut probablement le déclic mais Patrick McGoohan s’adjoint les services d’un homme clef pour sa série, le romancier George Markstein. Allemand né en 1929, la famille de George Markstein émigra dans les années 30 avec sa famille pour fuir le nazisme. George Markstein est devenu journaliste, notamment dans des journaux à scandales pour se diriger vers la télévision, tout en écrivant en parallèle des livres d’espionnage, il a rejoint le pool des scénaristes de Destination danger.

George Markstein a largement contribué à l’élaboration du Prisonnier. Lui-même décrit que son tâche était assez proche d’un showrunner, c'est-à-dire celui qui fixe créativement les bases de la série, son ton et son orientation. Il est aussi celui qui choisit les techniciens comme les créatifs. Le problème réside dans le fait que mais Patrick McGoohan est également à la tête de la série !

La direction artistique du Prisonnier est également un élément clef de la série.

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Outre le cachet, les costumes des figurants qui rendent assez flou l’époque exacte de la série, ou plutôt antidatée, le lieu de tournage est indissociable du cachet de la série. Ce fut donc la fameuse, grâce à la série, ville de Portmeirion qui servit de cadre pour la Village. Située au nord du Pays de Galles, Portmeirion est un petit port de plaisance dont l’architecte Sir Clough William-Ellis décida de façonner comme une expérience architecturale en y dédiant une bonne partie de son existence puisque les travaux commencèrent en 1925 pour s’achever…en 1973 !

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Portmeirion servit donc de cadre décalé, un rien irréel et intemporel pour les errements du Prisonnier. Les principales bases de la série étaient donc posées pour planter le décor d’un étrange endroit dont l’évasion serait absolument impossible…

 

Par Bastien Ayala
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Mercredi 8 juin 2011 3 08 /06 /Juin /2011 00:13

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Le relaunch de Captain Marvel en 1987 est, de l’avis de la critique et des fans, un échec.

La version de Roy Thomas, de même que les dessins de Tom Mandrake, ne convainc pas le moindre fan. Pourtant DC comics a enfin acheté le personnage et les droits de l’univers Shazam ! a Fawcett et il est plus que temps que de mettre fin à une situation erratique pour Captain Marvel. Si le personnage est bel et bien intégré à l’univers DC, il y a un flottement dans son origine de même que Miss Marvel et Captain Jr. Les personnages sont bien présents, ils interviennent de temps à autre, mais il ne faut pas trop regarder scrupuleusement la continuité des personnages et leur cohésion par rapport à DC comics. La firme historique se devait de reprendre la main. Elle se devait d’offrir enfin un traitement digne du troisième plus grand super héros de l’âge d’or.

Ce sera chose faite avec la participation active et passionné d’un nom du comics books qui laissera sa marque sur le personnage… Il s’agit de Jerry Ordway !

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Jerry Ordway était un enfant qui dévorait et adorait à la fois les comics mais aussi les super héros qui s’y débattaient. Jeune, il s’amusait à redessiner les personnages qu’il aimait tant, ceux de Marvel comics en l’occurrence et ironiquement. Après une formation de dessinateur classique dans sa ville de Milwaukee, il devint typographe mais l’envie de devenir dessinateur de comics, un grand pas restait quand même à franchir, le taraudait.

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Après quelques dessins publiés dans les fanzines, dont les premiers dataient de 1969, Jerry Ordway se rendit en 1980 à une recherche de nouveaux talents organisé par DC comics. Son trait plu, si bien qu’il eut une promesse de travail qui lui permit de poser un premier pied dans la firme alors en recul créatif et commercial par rapport à Marvel comics qui la devançait dans presque tous les domaines. Jerry Ordway alterna ses deux travails, mais il fut encreur à plein temps, ce fut la fonction qu’on lui assigna pour ses débuts, dés 1981.

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Puis, à travers des participations remarquées ici ou là et de plus en plus nombreuses, Jerry Ordway dessina L’ESCADRON DES ETOILES puis INFINITY INC, avec aux scenarii Roy Thomas, qui fut assez remarqué et dont un certain Todd MacFarlaine prit la relève. Jerry Ordway encra un temps John Byrne sur son excellent run des quatre fantastiques mais c’est surtout chez DC comics que notre artiste développa son talent.

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Jerry Ordway fut associé à George Perez pour le grandissime CRISIS ON INFINITE EARTH dont il encra les planches. Là-dessus, on lui confia la destiné graphique d’un des trois titres dédiés à Superman, sachant que John Byrne reprit à partir du numéro 1 le titre SUPERMAN et qu’il s’occupa aussi un temps d’ACTION COMICS. On peut donc convenir que la carrière de Jerry Ordway prit un essor assez rapide, sachant que la qualité de ses travaux fut saluée par ses pairs, qui le courtisaient en tant qu’encreur, mais aussi par les éditeurs qui le voyaient en tant que dessinateur très compétent !

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Outre sa participation à SECRET ORIGINS 1, qui reste l’un de ses travaux préférés, Jerry Ordway a aussi été retenu pour le graphic novel dédié au premier film de Batman, qui fut alors un méga carton  planétaire ! Mais Jerry Ordway, qui hérita à la fois des dessins mais aussi des scenarii suite au départ de Marv Wolfman, semblait quelque peu se lasser du personnage de Superman. On lui adjoint Tom Grummet, un nouveau au style prometteur et dynamique pour la partie graphique. Honnêtement, les titres Superman après le départ de John Byrne furent assez plats, tièdes et pour tout dire, médiocres…

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Le personnage était presque redevenu dans la situation qu’il avait connu avec CRISIS, c'est-à-dire terne et fastidieux à lire. Ce fut pourtant Jerry Ordway qui, au cours d’une des réunions annuelles mises en place par l’éditeur Mike Carlin qui cria à la cantonade après qu’on Carlin eut demandé si quelqu’un avait une grande idée pour secouer le titre, de le tuer.

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Tout le monde rigola un bon moment mais, quand les esprits furent enfin  apaisés, chacun réalisa que oui, c’était une très bonne idée de tuer Superman ! Il s’en suivit à la fois l’un des plus grands coups publicitaires de l’histoire des comics, dont l’exposition médiatique fut sensationnelle, mais aussi un record de vente  pour DC comics avec prés de 3 millions de comics vendus pour le fameux no 75 du titre Superman, que ce soit la version régulière ou l’assez intéressant et riche en gadget exemplaire noir de ce même numéro avec poster, brassard noir, carte, timbres…pour 2,50 $ seulement !

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Le retour de Superman, également très bien mené dans l’arc REIGN OF THE SUPERMEN, fut un succès commercial qui permit à Superman de, situation très exceptionnelle, de devenir un hit du moment, un titre hot ! Cela ne durera pas une fois son retour amorcé… Le gimmick de la mort d’un personnage, inventée à l’encan par Jerry Ordway est devenu un cliché des comics, mais il fut alors un coup de tonnerre dans le monde des comics qui éclaboussa les médias allant même jusqu’à devenir un article dans le très sérieux TIME MAGAZINE ! Qui dit mieux ?

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Pendant ce temps-là, Jerry Ordway était parti tenter sa chance avec son compère Al Gordon pour tenter de surfer sur la vague Image Comics avec un nouveau personnage « In your face » violent et graphiquement attrayant afin de profiter des fruits de cette nouvelle tendance. Ce fut donc le titre WILDSTAR qui ne dépassa pas quelques numéros tant le résultat fut bancal…Comment expliquer cet insuccès relatif alors que les titres infectes de Rob Liefeld se vendaient en centaines de milliers d’exemplaires ? Jerry Ordway n’était tout simplement pas une star…

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Mais notre artiste revint chez DC comics, un éditeur fidèle avec ses artistes, qui lui réservait un joker en la personne de Captain Marvel… Justement, Jerry Ordway allait proposer son plus beau travail !

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Par Le Royaume des Avis
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Lundi 6 juin 2011 1 06 /06 /Juin /2011 07:07

Parmi les incongruités qui ont concerné Captain Marvel, il y a aussi du très bon, en l'espèce un de nos meilleurs artistes/dessinateurs français : le vénérable Alberto Uderzo ! Albert Uderzo souffre à mon avis d'un manque de reconnaissance critique manifeste depuis la mort du très estimable René Goscinny (sorcier suprême en malice et en situations savoureuses), mais à mon sens, il a poursuivi avec adresse et élégance  les aventures d' Astérix sur des albums que j’ai aimés tel que La rose et le glaive.  Mais revenons sur les prémisses de la trés grande carrière de Mr Uderzo.

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Il s'agit d'un talent inné qui s'est présenté très tôt à des maisons d’éditions françaises où tout travail était bon à prendre. Parmi ceux-ci, une commande pour le magazineBravo en 1950 :Captain Marvel Jr !  

Le personnage a donc été loué par ce magazine francophone et le résultat est fort sympathique .Uderzo n'aimait pas cet engagement ,il raconta que les aventures furent entreprises par une femme qui n'avait pas encore écrit et que ce n'était pas d'un grand intérêt.

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 Pour ma part, je serais plus clément .Tout d’abord, Uderzo est un grand monsieur de la Bd, il sait TOUT  dessiner et ça, on l'a oublié depuis ses Astérix. Il est capable de dessiner de manière réaliste, comme sa contribution à France-soir ne laisse aucun doute.

Il a fait du dessin semi réaliste avec des avions et autres décors réalistes  très précis et fort crédibles, les chevaliers du ciel.

Son Astérix comporte de grands moments graphiques, témoin cette fabuleuse représentation de Rome qu'il nous livra jadis ou encore une caractérisation  très habile de TOUS les personnages secondaires Astérix .De plus, alors que certains dessinateurs américains voient leur art s'émousser au fil des années, Uderzo n'a jamais faiblit sur ce plan-là.

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Anecdote amusante, comme certains très grands de la Bd comme John Buscema, Albert Uderzo a le sentiment que sa formation de dessinateur, notemment pour l’anatomie, reste toujours inachevée .C' est encore une fois à mon avis un trait de caractère des très grands qui veulent encore et  toujours s'améliorer alors que leur style demeure très, très accompli .Mais si on vise la perfection, on ne peut jamais l'atteindre !

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En ce qui concerne Captain Marvel jr, en noir et blanc, son trait à la précision et la puissance d'Alan Davis en plus précis, c’est peu dire !

Les histoires sont légères mais nous entraînent volontiers dans une candide féerie si on veut bien s'y prêter. J'opine personnellement que ces aventures sont beaucoup plus intéressantes que le Superman des années 50 et 60 ! A l'heure où ce qui attrait à ces grands de la Bd se publie sans problèmes, quel éditeur audacieux   va nous proposer à nouveau ces aventures ?

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Pour finir sur Mr Uderzo ,80 ans cet hiver, son dernier album "le ciel lui tombe sur la têtea pris une volée de bois vert du point de vue critique. A mon sens, ce grand Monsieur n'a plus rien à prouver depuis longtemps mais il a quand même voulu nous  livrer cet avant-dernier opus d'Asterix.

Ce qui m'a étonné à premier abord, ce sont ces deux références très explicites  aux Comics et aux Manga .C'est sûrement benoît de ma part, mais j’ai toujours considéré que Astérix était une BD majeure et riche pour faire abstraction de ces deux autres médiums.

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J’avais tort !

Uderzo, tout comme Goscinny, ont toujours crié leur amour et admiration à Walt Disney. Il est vrai que voir les premiers Disney  enfant, alors que finalement les distractions  audiovisuelles étaient peu nombreuses, ça devait être quelque chose de magique.

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Certes, l'opposition à peine dissimulée  entre Manga et Comics est très appuyée, et on ne voit pas très distinctement la finalité de son propos ou de  son thème, mais l'ensemble reste plaisant et l'effort demeure infiniment appréciable.

 

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Le trente quatrième opus d'Asterix, L'anniversaire d'Asterix et d'Obelix, permet à Albert Uderzo de délivrer un album nostalgie qui promène Albert Uderzo, mais aussi René Goscinny, dans l'univers fabuleux que nos deux hommes ont édifiés. Un bel album sous le signe de la nostalgie, avec de trés belles fulgurances graphiques du maître, qui peut aussi se percevoir comme un album testament.

 

Merci Mr Uderzo !

 

 

 

Par Bastien Ayala
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Mercredi 1 juin 2011 3 01 /06 /Juin /2011 06:34

Olivier Bach est un cinéphile qui a très astucieusement combiné sa passion et son activité professionnelle. Avec une excellente  idée, une position dans un créneau ou un secteur de niche délaissé par les autres éditeurs, Olivier Bach a débuté de manière très judicieuse son activité afin de proposer, voire même de faire découvrir des pans entiers du cinéma américain, russe ou mexicain. Retour sur cet éditeur hors normes qui nous a permis de découvrir les sérials, enfin, en France.

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Olivier Bach a monté son entreprise d’une manière très intelligente. Il a gagé un prêt sur une voiture afin de s’acheter du matériel de duplication et de traitement des films qu’il s’est mis à éditer. Avec une première vague de cinq films, qui ont rapporté assez pour pouvoir poursuivre et amplifier l’aventure, Olivier Bach a donc continué son aventure en défrichant, important des courants cinématographiques qui n’étaient guère visible que dans les cinémathèques et connus par des érudits.

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        (Les proies du vampire, une excellente ressortie d'un film de grande               qualité qui était resté invisible depuis sa sortie en salle depuis les                 années 60 !)

 

L’autre astuce diabolique d’Olivier Bach consiste à éditer des DVD à des prix très bas pour la plupart de ses films. Chacun peut donc se risquer à acheter un DVD sans dépenser un prix élevé pour un film qui, c’est à peu prés certain, ne passera pas d’ici un an ou deux sur Canal +. La distribution fut également un élément clef du développement de Bach Films puisque ses éditions se trouvaient facilement dans le réseau Disk King puis, progressivement, dans d’autres réseaux tels que la FNAC, toujours à petit prix.

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La politique éditorial de Bach Films peut se résumer en deux mots : éclectisme et variété !

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(La cité des morts ! Excellent petit film du cinéma fantastique britannique rarement cité dans les ouvrages spécialisés car...presque invisible ! Une injustice réparée grâce à Bach Films !)

 

En effet, des pans entiers du cinéma mondial ont été édités par Bach Films, non seulement dans l’horreur ou le fantastique, mais également le cinéma russe, mexicain, muet, jazz, des téléfilms rares (la première et jusque là inédite version de CASINO ROYALE de 1954), ou encore des acteurs, Rudolph Valentino, Lon Chaney…des personnages, Sherlock Holmes et enfin des courants.

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(le mythique Casino Royale ! Toute première adaptation de James Bond à l'écran qui n'avait jamais été diffusée jusque là en France !)

Pour ma part, je retiendrais de très belles découvertes comme les éditions en DVD de certains films de Roger Corman de très grand intérêt. Nous avons donc ATTACK OF THE CRABS MONSTERS, LE MONSTRE DES PROFONDEURS, LA PETITE BOUTIQUE DES HORREURS, LA FEMME GUÊPE qui n’avaient jamais été visibles jusque là, ni en salles (à ma connaissance), ni à la location ou à la télévision. Et, pour ma part, je pense que ce sont là des sacrés films !

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(la série des films de Roger Corman ! Inédits jusque là et pourtant tellement recommandables ! Encore une découverte made in Bach films !)

 

Outre quelques très bons films, retenons par exemple et autres LA CITE DES MORTS, je retiendrai surtout la découverte du cinéaste mexicain Fernando Mendez avec son cycle des vampires, LES PROIES DU VAMPIRE et le RETOUR DU VAMPIRE.

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(La momie aztéque ! Un pan entier du cinéma fantastique étranger ressurgit grâce à Bach films !)

 

Excellent film « classique » de vampire, beaucoup moins connus car presque jamais cités par les revues dédiées au cinéma fantastique en France, on peut légitimement considérer que Bach Films a fait un beau coup en nous ramenant ces films en France. Fort bien réalisés, LES PROIES DU VAMPIRE et LE RETOUR DU VAMPIRE sont un chainon manquant entre les Dracula de l’Universal et les versions de la Hammer, d’autant plus que l’interprétation de German Robles est en tout point intéressante !

Mais le courant qui nous intéresse est celui du serial.

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(le serial enfin réintroduit en France ! Une belle collection de films remastérisés proprement indispensable !)

 

Là encore, et comme toujours chez Bach Films, l’édition a bien été conçue. Une première salve de 12 titres, parmi les meilleurs qui soient, un livret des plus instructifs édité écrit par l’érudit Roland Lacourbe, des interventions de cinéphiles dans les bonus et même de cinéaste (Bertrand Tavernier) et surtout une remasterisation des serials !

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En effet, il est possible de voir quelques serials sur le net, ici ou là, mais d’une part la barrière de la langue est assez dissuasive, et d’autre part, la qualité du son et de l’image est particulièrement repoussante, navrante. Aussi, contrairement aux différents trailers sur le net qui ne donnent pas particulièrement envie de voir les serials, la remasterisation entreprise par Bach Films permet de voir ces films qui, avec un son et une image efficace, deviennent en effet dynamiques et agréables à regarder ! Encore une fois, du bon travail d’éditeur.

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Aussi, je ne saurais que trop recommander de vous rendre sur le site de l’éditeur et de commencer votre collection de serials, ou d’un autre film si votre envie est ailleurs. Et parmi la vague de serials, qui est toujours agrémenté d’autres éditions, je vous recommande d’arrêter votre choix sur Adventures of Captain Marvel et de passer un EXCELLENT moment !

 

 

 

Par Bastien Ayala
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Lundi 30 mai 2011 1 30 /05 /Mai /2011 07:38

Adventures of Captain Marvel fait l’objet d’un culte, aux USA.

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En effet, nombreux sont les gamins de l’époque qui ont vu et adoré ce serial ! Ils l’on d'ailleurs revu grâce aux nombreux passages à la télévision, terre d’accueil des serials une fois leur exploitation en salles finie.

C’est donc des générations de fans, avertis, qui connaissent et adoraient ce superbe serial qui est devenu culte au fil des années. Cela nous permet donc de relater la destinée des premiers rôles du casting d’ Adventures of Captain Marvel. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que celles-ci furent compliquées…

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Tom Tyler a donc joué le tout premier rôle de super héros au cinéma.

Acteur au physique athlétique, salué par les fans comme excellent dans le rôle de Captain Marvel, la carrière de Tom Tyler peut s’appréhender celle d’une comme une star d’action de l’époque, du circuit de la série B sous sa toute première ère.

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Tom Tyler est né en 1903. Issu d’une modeste famille immigrée polonaise, Vincent Markowski dut travailler assez tôt.

Il se lança alors tôt dans la vie active pour connaître une succession de boulots assez pénibles comme bucheron, mineur, marin ou encore boxeur. Doté d’un physique assez robuste, prédisposé pour les sports,  Vincent Markowski tenta sa chance dans l’industrie en 1924  encore balbutiant du cinéma.

Arrivé à Los Angeles, il débuta dans le circuit comme extra, figurant puis cascadeur. Son allure, ses traits lui permirent de décrocher un premier rôle dans une petite série de westerns en 1926.

Devenu par la magie du générique Tom Tyler, notre comédien travailla très fort pour se perfectionner en tant que comédien et, surtout, négocier le virage du cinéma parlant qui fut un véritable obstacle pour bon nombre de carrières !

Mais Tom Tyler y parvint et il travailla presque de manière ininterrompue…

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Tom Tyler fit, selon les critères de l’époque, une assez belle carrière puisqu’il fut une vedette de premier plan, dans des séries B.

Il tourna environ 90 western et une petite poignée de serials tout au long de sa carrière. A cette époque, aux USA, l’histoire récente de ce jeune pays ne cessait d’être mythifié puisque nombre de western retranscrivaient, dans l’inconscient collectif, l’épopée de la conquête du vieil ouest qui avait fini, officiellement, en 1890.

Hollywood et plus particulièrement le genre western se sont donc emparés de cette histoire très récente pour la réécrire de manière souvent…manichéenne !

Pour anecdote, dans les années 50, les cow-boys de l’écran comme Roy Rogers étaient vêtus d’habits aux couleurs criards qui leur donnaient l’air de cow-boy de foire !

C’est donc à cette époque qu’est nait le terme « cow-boy d’opérette » !

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Sa carrière s’essouffla, hélas, et Tom Tyler s’engage dans un cirque, certainement pour reproduire des tours de cow-boy !

Tom Tyler parviendra à retravailler à l’écran, mais hélas pour une série de rôles secondaires…

Mais la Republic Pictures le prend pour Adventures of Captain Marvel, son plus grand succès populaire, puis les Trois mousquetaires. Il connait là encore une courte période de succès, bien que son contrat ne soit pas renouvelé…

Il rebondit avec la Colombia pictures, studio qui existe toujours, pour l’adaptation du Phantom du Bengale qui demeure son dernier grand fait d’arme…

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Pire encore, Tom Tyler souffre précocement d’une polyarthrite rhumatoïde qui le fait souffrir et l’empêche d’utiliser son physique.

Ainsi, si notre acteur travailla encore et toujours, mais pour des rôles de plus en plus anecdotiques, son corps le lâche et une période de douleur commence pour lui.

Vers la dernière année de sa vie, probablement à bout de souffle et sans guère de ressource, Tom Tyler  retourne chez sa sœur en 1953, très souffrant, et il y décéda à l’âge de 50 ans le 1er mai 1954. Quelle triste carrière pour un tel homme !

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L’autre destin pour le moins incroyable de cette distribution est l’interprète de Billy Baston, Frank Coghlan Jr.

Né en 1916, Frank Coghlan Jr était le fils d’un employé des chemins de fer qui ont déménagé en Californie. Rapidement, il fut engagé pour un rôle d’enfant, puis d’autres suivirent rapidement, de même qu’une réelle notoriété ainsi qu’un grand succès.

Frank Coghlan Jr fit donc partie des enfants stars comme Elisabeth Taylor et Shirley Temple. Mais cette période faste ne dura qu’un temps et, bien que Frank Coghlan Jr continua à tourner, ce fut pour des rôles très secondaires de même que des apparitions non créditées.

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Son engagement au sein d’Adventures of Captain Marvel fut pour lui une excellente occasion de renouer avec le succès !

En effet, Frank Coghlan Jr était alors un acteur parfaitement chevronné, performant dans tous les registres et son interprétation de Billy Baston fut excellente !

Bien qu’âgé alors de 25 ans, Frank Coghlan Jr possédait en effet cet air juvénile propre à son équivalent de papier, pourtant enfant dans le comics ! 

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Bien qu’ayant renoué avec le succès, Frank Coghlan Jr ne tourna pas d’autres œuvres d’une telle importance et notre acteur décida de s’engager dans la marine où il passa le plus clair de son temps comme aviateur !

Il fut à la retraite en 1965 et notre homme, afin d’améliorer sa retraite et sans doute pour s’amuser, revint faire de la figuration ou des rôles secondaires dans des séries télévisées, certainement grâce à son aura d’ancien enfant star !

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Ironiquement, son tout dernier rôle en 1974 eut lieu dans le tout premier épisode de la série télévisée Shazam qui vit le retour de Captain Marvel, sur petit écran cette fois…

Frank Coghlan Jr écrit ses mémoires en 1992 et il nous quitta assez récemment, en 2009 à l’âge de 93 ans. Il resta ami toute sa vie avec les autres enfants stars avec lesquels il avait commencé sa carrière...

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Louise Currie joua le rôle de Betty Wallace dans Adventures of Captain Marvel.

Née en 1913, Louise Currie naquit dans l’Oklahoma.

Elle s’est prédestinée à l’interprétation. Après des études d’arts dramatiques, elle trouva vite des emplois dans des séries B, notamment des serials. Adventures of Captain Marvel arrive dés la seconde année de sa carrière, pour son sixième rôle.

La carrière de Louise Currie ne fut pas très longue puisqu’elle abandonna sa carrière en 1947.

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(Louise Currie, la vétérante du serial de Captain Marvel !)

 

Toutefois, Louise Currie est encore en vie, je lui souhaite par ailleurs une excellente santé, et elle a assurée, en 2010, la promotion de la restauration du serial d’Adventures of Captain Marvel dans la prestigieuse affaire de l’académie des arts et du cinéma.

Certainement l’ultime survivante de l’équipe qui participa à Adventures of Captain Marvel, il est très plaisant de constater que Louise Currie a eu une belle destinée, hors des plateaux de cinéma !

 

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Enfin, et pour finir, quelques petites lignes pour saluer un excellent acteur, John Davidson qui insuffle à son rôle de Tal mystère et ambiguïté.

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Cet excellent acteur, né en 1886 est un vétéran des serials, généralement dans le rôle des méchants où il excelle, il faut bien le reconnaître. Il participa à presque 150 films sans hélas avoir été toujours crédité au générique.  Pourtant, John Davidson avait une indéniable présence à l'esprit et son physique, ainsi que son attitude, font parfois penser à Yul Brunner. John Davidson tourna de 1915 à 1963, ce qui permet de se rendre compte de la trés longue carrière de cet excellent acteur qui donna indéniablement un certain cachet à son rôle de Tal dans Adventures of Captain Marvel...

 

 

 

 

Par Bastien Ayala
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Mercredi 25 mai 2011 3 25 /05 /Mai /2011 07:26

150px-Captain Marvel logoCapitain Marvel est donc une licence ou un personnage que DC n’a su convenablement exploiter depuis son rachat en 1972. Quelques apparitions sporadiques, des pugilats avec Superman afin de souligner le côté explosif des deux titans de l’écurie mais pas d’approche définitive qui rend justice à la splendeur du personnage. 

Toutefois, CRISIS ON INFINITE EARTH permet de remettre les compteurs à 0, et Captain Marvel doit être revampé. Superman, Wonder Woman, Batman, Aquaman ont tous eu un traitement maginifique grâce à Crisis !

Mais quand est-il de Captain Marvel ?

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C’est Roy Thomas qui est choisit, et ce n’est pas n’importe qui dans le monde des comics puisqu’il s’agit du successeur direct de Stan Lee aux scénarii puis le premier éditeur en chef à le remplacer à la tête de Marvel.

Pour l’anecdote, Thomas a été recruté par Mort Wessinger chez DC en 1965 en qualité de stagiaire mais ce dernier était une terreur envers les jeunes recrues qu’il vire à l’occasion. Aussi Roy Thomas rencontre par hasard Stan Lee qui lui propose un poste plus intéressant, autant dire que Mort Wessinger fut furieux ! Thomas a su prouver son talent à travers une kyrielle de titres dont les plus notables sont les Vengeurs (la guerre Kree-Skrull) mais surtout l’excellente reprise de Conan. 

RoyThomas a écrit de splendides histoires de Conan avec un style quasi littéraire. Si vous lisez ses histoires, vous serez absorbés par la qualité de narration et vous voyagerez en même temps que Conan, une réussite du comics book et une innovation de Marvel (due à Roy, soulignons-le).

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Il travaille dans les années 80’ chez DC où il reprend les héros de la terre 2, ceux du golden âge, dont les enfants de Wonder Woman et de ces héros dans une série, INFINITE INC, où un débutant peut expérimenter son style pour le personnaliser : Todd Mac Farlaine que vous connaissez probablement !

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Tom Mandrake fut formé dans la première école consacrée aux comics et à l’illustration, Joe Kubert’s School. Il y rencontrera sa femme, la dessinatrice Jan Duursema, qui travaille beaucoup sur Star Wars publié dans le magazine de Delcourt. Son style est en perpétuelle évolution et la phase qu’on lui connaît de plus intéressante demeure sa reprise du Spectre dans les années 90’avec John Ostrander, un éditeur/scénariste qui vient lui aussi de Comico.

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Le premier numéro de “Shazam, the new beginning” sort en 1987. Ce relaunch vient en retard puisque Captain a été intégré en 1986 dans la nouvelle Justice League où la personnalité du Captain est celle de Billy Baston ! Donc le titre demeure un peu en retard et Roy s’escrime comme il peut, à mon avis sans éclats. La série commence avec la mort des parents de Billy, il ne lui reste que son tuteur le Dr Sivana et l’oncle Dudley, un magicien fantaisiste.

Entre-temps, Billy rencontre le magicien Shazam qui lui confère ses pouvoirs et la lourde charge de héros. Sivana exploite Billy et fait revenir Black Adam qui est devenu vraiment redoutable et va bien donner du fil à retordre au Captain. Le dénouement viendra dans le quatrième et dernier épisode et le Captain ne s ‘en sortira que par une astuce et en prenant Black Adama au dépourvu.

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Alors que vaut cette série ? Est-elle digne des autres relaunch de DC qui se succèdent dans une grande qualité et qui posent de solides bases pour les personnages ? 

Dans le cas de cette mini-série, hélas non ! 

 Le scénario n’est pas transcendant, Thomas est obligé d’inscrire le Captain dans la réalité. Or l’essence de ce personnage est la fantasy et le rêve qui devient réalité. Il met en avant le Dr Sivana et Black Adam mais sans génie particulier, un peu comme un travail de commande auquel on se plie de bonne grâce.

Le dessin de Tom Mandrake n’est pas non plus intéressant et il fera mieux plus tard. On a l’impression que l’encrage bave sur les dessins et il s’éloigne d’une qualité que j’adore personnellement sur le dessin : le trait clair où la concision des contours qui soulignent la grâce, force ou la caractérisation des personnages.

Toutefois, un excellent artiste nommé Gene Colan maîtrise à merveille ce style graphique éthéré. T.Mandake s’approchera de ce niveau pour ses travaux futurs, comme le Spectre dans les 90’.

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Ainsi le Captain ne me paraît pas si puissant et aucune page ne reste gravée dans mon esprit. Tom Mandrake fera mieux plus tard mais là, il déçoit. Je préfère le style un rien daté de la série des années 70’ qui rend hommage à C.C Beck, une forme épurée où le Captain qui est un homme d’allure puissante mais idéalisée de l’image virile de l’homme américain des années 30-40’. 

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Un impair pour DC qui montre clairement que des bons auteurs inspirés et motivés peuvent réellement conférer la splendeur à de telles icônes, à condition qu'ils soient motivés. Or, ce n’est pas le cas et la longue malédiction du Captain Marvel continue : arrêt brutal de la série dans les années 50’, retour qui le prive de son vrai nom piqué par Stan Lee, des ventes que DC pensait mauvaises pendant les années 70', une parution aléatoire et finalement un retour en demi-teinte !

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A noter que l’on peut retrouver le Dr Sivana, ainsi que le ver Mr Mind, dans la série publié par Panini nommée 52 qui caractérise fort bien ces personnages.

D’ailleurs, il est vrai que cette série reprend habilement les codes des histoires à suivre et rend intéressant des personnages secondaires ou des seconds couteaux du DC Universe. Je vous recommande d’y jeter un coup d’œil voire de l’acheter. 

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A noter que les meilleures histoires qui concernent finalement Captain Marvel sont celles où ils se castagne avec Superman (il est vrai que deux big guns qui se rencontrent, ça fait des étincelles !). Pour ma part, je dénombre au moins 8 jusqu’à cet acmé des comics qu’est Kindom Come.

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 Mais le véritable relaunch, la version définitive que vous vous devez de lire (ou plus exactement, que Panini serait inspiré de publier dans DC universe ou tout autre support) viendra de Jerry Ordway et son chef-d’oeuvre, Power of Shazam en 1994 !

S'agira-t-il de la version définitive du personnage que tous attendaient ?

Par Bastien Ayala
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Lundi 23 mai 2011 1 23 /05 /Mai /2011 06:23

3 Shazzan ? Vous avez bien lu Shazzan ? 

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Il est difficile de mesurer l’influence et le souvenir qu’à laissé Captain Marvel, premier du nom. On peut supposer que celle-ci est grande puisque une incongruité, une de plus, est apparue sur les écrans américains dès 1967. 

Je vous décris l’histoire et vous vous ferez votre propre opinion.

Deux jeunes adolescents se voient confier deux anneaux magiques qui, s’ils sont en danger, peuvent être réunis en criant « Shazzan ! » et alors un Djinn (magicien) apparaît pour sauver nos deux héros. 

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Shazzan est une création du studio Hanna & Barbera, qui a régné sur le petit écran américain quoique ses cartoons soient bien moins prestigieux que ceux de Walt Disney. Ainsi, à titre de comparaison, le cartoon de Dick Tracy est fort médiocre tant il recycle à l’infini les mêmes décors et mêle une animation des plus sommaires. Pour notre plus grande chance, Shazzan est d’assez bonne qualité et les aventures de nos 3 héros sont fort plaisantes. Le grand Alex Toth a collaboré aux designs des personnages et l’animation, les histoires ainsi que l’ensemble demeurent plaisants.

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Shazzan est arrivé en France bien plus tard, presque 10 après et il fut également apprécié des jeunes spectateurs qui assistaient à des aventures féeriques, sans violences excessives et qui permettaient, encore une fois, à des enfants de convoquer un être surpuissant si celui-ci était convoqué par un cri magique très très proche de celui de notre bon Capitain.

Peut-être que certains d'entre vous, disons les trentenaires, se souviennent subitement de ce vieux dessin animé et qu'ils ont soudainement un choc mémoriel !

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4 Captain Marvel, l’embûche tendu par Marvel Comics.

 

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Stan Lee est quelqu’un que l’on peut décrire comme avisé.

Son poste de rédacteur en chef l’a amené à bien connaître le secteur des comics, leurs courants ainsi que les personnages les plus populaires et ce dès le Golden age.

En 1967, il crée quasiment son dernier personnage mémorable pour Marvel. Ce sera un extra-terrestre venu espionner les terriens pour le compte des Krees, sa race. Si le premier épisode est de bonne facture, car est dessiné par Gene Colan, Stan Lee parvient à la fois à introduire un enjeu ainsi que des ressorts qui pourront être exploités de manière intéressante pour le futur. Pourtant, la suite du titre va être quelque peu chaotique !

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Stan Lee délaisse de plus en plus l’écriture pour devenir rédacteur en chef suite au rachat de Marvel par Cadence Industries et le nouveau Captain Marvel va être confier à ballotter vers des scénaristes moins rigoureux.

C’est ainsi que l’assez spécial et fantasque Arnold Drake va avoir les rênes du titre. Arnold Drake voyageait beaucoup et il avait pris coutume d’expédier ses scénarios là où il se trouvait. Ami de Stan Lee, il avait d’ailleurs repris le titre X-men pour en faire une série brouillonne, confuse où les aventures étaient moins trépidantes et même abscons. Une ère d'obscurité du titre qui allait d'ailleurs plonger celui-ci dans les bas fonds des ventes.

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Captain Marvel va subir sa patte et ses aventures vont être ténébreuses, comme ces races d’extra-terrestres qu’il va affronter et dont  l’une d’entre elle va même s’avérer être un leurre !

Si Arnold Drake a eu de bons échos sur Doom Patrol, sa prestation sur Captain Marvel est franchement fumeuse !

Roy Thomas lui reprend le titre des mains, dégage une situation claire pour le doter d’un nouveau costume et, lorsqu’il frappe ses anneaux, permuter avec l’adolescent Rick Johns. Cette fois, on s’inspire carrément du premier Captain Marvel ainsi que du dessin animé Shazzan !

Le titre s’arrête mais il sera réactivé avec le grand Jim Starlin au scénario pour en faire un des titres, avec Warlock, les plus appréciables des années 70. Sa version est à la fois grandiose dans le cosmique mais aussi, paradoxalement, touchant dans l’intimisme  et l’introspection du personnage.

Une grande réussite qui sera close en 1982 avec sa mort, à la fois simple et émouvante. Un grand artiste qui aura œuvré sur un personnage qu’il qualifie lui-même de mineur mais qui lui aura servi de receptacle pour ses thématiques…

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Bien que mort, le nom du personnage est voué à être exploité, envers et contre tout !

C'est donc une seconde Captain Marvel, seconde du nom, qui apparait dans AMAZING SPIDERMAN #12, à peine aprés quelques mois la mort de l'original...Enfin, celui de la firme !

Bien que personnage soit assez intéressant, cette Captain Marvel-ci est mise de côté, pour disparaître petit à petit.

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Elle sera remplacé par la plus improbable des moutures qu'il aurait été possible d'imaginer.

Non loin du concept la série SAGA DES CLONES de Spider-Man, c'est donc le fils "né" d'une cellule de son père dans SILVER SURFER #6 par Ron Marz et Ron Lim. Genis-Vell est vraiment un succédané terriblement improbable et malvenu.

Un concept que l'on étire envers et contre tout, boiteux dés le départ, qui n'a que pour unique justification de conserver le nom et le concept. Malgré le talent de Peter David qui anima sa série, aprés son intégration dans AVENGER FOREVER, cet enzime de personnage ne prit jamais malgré les efforts et l'innovation déployés dans son titre entre 1999 et 2002.

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Marvel comics a même eu la tentation de faire revenir l'original, peut-être même le seul personnage qui soit réellement resté "mort", ce qui constitue en définitif son seul acte de gloire, et ce grâce au talent de Jim Starlin qui a repris le titre aprés des débuts chaotiques, pour s'achever par un héritier particuliérement malvenu...

Décidément, notre Captain Marvel original a bien du mal a être reconnu, aprés cet avatar crée dans le but d'occuper légalement son nom et s'approprier sa gloire passée. Mais notre héroïque personnage n'a pas dit son dernier mot...

Par Bastien Ayala
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