Dimanche 5 juillet 2009

Après 16 mois et quelques 200 articles, que ce soit ici ou sur d’autres supports amicaux (France Comics, Scarce, Marvel World, Kirby…), je suis fatigué, presque épuisé et j’ai beaucoup de mal à tenir le timing !

 

Toutefois, j’ai deux bons motifs de satisfaction en ce qui concerne cette aventure :

 

-Tout d’abord, je traite souvent de sujets que très peu abordent, que ce soit dans les films ou dans les comics, et j’espère ne pas avoir trop démérité sur ce point.

L’article le plus pourri, à mon sens, demeure ce Superman vs Spider-Man qui demeure gavé de fautes à ra bord. Ce qui reste étrange à propos de cet article, c’est que j’avais tenté de la corriger mais j’ai toujours eu un blocage du site de maintenance…A peine croyable !

Ensuite, j’espère toujours avoir livré une analyse en dehors des sentiers battus (par exemple, nombreux sont ceux qui ont traité de John Byrne) et que ce blog entretient sa propre spécificité. J’en suis assez satisfait et cela l’emporte souvent sur des efforts fastidieux pour pondre des articles à la dernière minute, voire même en retard comme la semaine dernière…

 

-J’apprécie également la relation avec les internautes, vous, qui venez me lire.

En 16 mois, je n’ai pas eu un commentaire déplacé mais bien des remarques assez pertinentes ou plaisantes à lire. Ce qui est, à mon avis, assez intéressant et toujours enrichissant.

Ce fut d’ailleurs le sens du nom de ce blog, le royaume des avis : chacun est libre de ses opinions et ceux-ci doivent s’additionner pour s’enrichir mutuellement, afin que chacun apprenne quelque chose de l’autre.

Je ne sais pas exactement, cela reste pour moi un mystère, quel est exactement le lectorat de comics, quel est celui des films et si les deux parties trouvent quelque intérêt dans l’autre partie proposée. Je me pose souvent la question mais il est vrai que l’on ne peut sonder les lecteurs qui viennent vous lire.

 

Aussi je mets le blog en vacances, ne serait-ce que pour arrêter un peu d’écrire avec cet automatisme mais également pour trouver d’autres sujets ainsi que le temps de les écrire.

Le programme à venir devrait être chargé en comics, mais j’avoue volontiers avoir du mal à me renouveler pour le volet films.

Je préfèrerais attirer votre attention sur des sujets qui sortent des sentiers battus que sur les grosses productions du moment, Terminator étant l’exception et il y en aura d’autres.

 

Bien que le blog soit suspendu, probablement jusqu’au 1er octobre, je vous recommande d’aller consulter d’autres sites confrère de qualité, et il y en a !

 

Pour le volet comics, outre Buzz, Superpouvoir, je vous recommande particulièrement Comics from Mars (il est dans les liens) qui est parfaitement complémentaire de ce que vous pouvez lire ici et qui demeure toujours de qualité.

La blogosphère recèle toujours de bons blogs ou sites, et moi-même je ne les connais pas tous !

 


En ce qui concerne vos lectures, je ne peux qu’attirer votre attention sur l’ouvrage sur Steranko, un des plus fabuleux artistes des comics, que j’ai traité ici même.

Non seulement Steranko est parvenu à atteindre le sommet de son art, mais en plus cet ouvrage a été conçu par une pointure du monde des comics, Guillaume Laborie.


Guillaume Laborie fait parti, à mon sens, des tous meilleurs analystes critiques du fanzinat, il passe pro et c’est tant mieux. G.Laborie s’est déjà distingué dans d’excellents articles parus dans Scarce et Back-up, l’ambitieux fanzine d’une autre pointure qui portent à l’excellence ce type d’exercice, Tristan Lapoussière.

Hautement recommandé, donc.

 

Maintenant, un petit message personnel à Paul, qui adore Edwige Fenech.

Paul, tu pourras trouver dans la boutique BD Ciné, 6 rue Pierre Sémard, un volumineux fanzine fait par la référence du fanzinat, le distingué Norbert Moutier.

Ne t’en prive pas, c’est désormais l’ouvrage de référence relatif à la belle Edwige, en France.



Aussi au revoir, bonnes vacances ou à défaut bons mois de Juillet, d’Août et de Septembre (ouch !) et rendez-vous à Octobre, pour une seconde saison, mais probablement ultime, que j’espère aussi animée !

 

Par Le Royaume des Avis
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Jeudi 2 juillet 2009

On peut toujours légitimement se méfier des séquelles à rallonge, de ces suites où les créateurs d’origine sont partis depuis bien longtemps, chassés par des producteurs ineptes qui ne comprennent rien au matériau d’origine.

T4 bénéficia d’un gros buzz, on y a greffé Christian Bale, alors que le rôle de John ConnOr ne cesse de changer d’acteur, le réalisateur Mc G n’a pas laissé de bons souvenirs en termes de films à histoires, bref où allions-nous ?

Vers une suite sans âme conçue aux forceps ou au contraire, vers un prolongement intéressant de la saga ?

 

Tout d’abord, le principal atout de T4 demeure la présence des scénaristes du troisième opus, dont John D.Brancato. Il a apporté une dimension inédite à T3 avec un développement intéressant de la saga, une richesse accrue du mythe, et une réelle profondeur des personnages. Au terme de ce T3, la saga a finalement évolué puisque le jour du jugement dernier a éclaté, en dépit des prévisions.

Un vrai travail de scénaristes, des sous-intrigues parfaitement résolues, des événements annoncés de manière sibyllin dans le premier et le second opus qui se concrétisent habilement, le script de ce T3 fait preuve d’une rare maîtrise dans le cinéma contemporain et encore plus dans les blockbuster. Une qualité rare !

 

L’histoire de ce T4 ne pouvait pas décevoir : à quoi ressemble finalement ce futur de l’après jour du jugement dernier ? Dans quel état se trouve l’humanité ? Que reste-il des autorités militaires et civiles après qu’une pluie de missile ait presque tout rasé ?

Les attentes étaient, pour ma part, vastes et le résultat m’a intéressé quoique un peu déçu, mais très légèrement.

 

Contre toute attente, le film débute par un condamné à mort, Marcus, à qui une ingénieur en robotique propose une utilisation quasiment post mortem de son corps. Ce dernier accepte tandis que la créatrice lui confie ses espoirs d’aider l’humanité dans son ensemble pour un meilleur avenir. Une parenthèse qui semble alogique eu égard à ce que nous attendons.

 Mais cet élément greffé, Marcus, demeure plutôt une idée heureuse qui enrichit le mythe plutôt qu’il ne l’obère.


L’histoire commence donc en pleine guerre.

Ce n’est pas la guerre totale telle que T1 et T2 nous l’ont décrite. Les deux camps, Skynet et les rebelles contrôlent chacun une zone et ils se font face sans véritablement s’opposer frontalement.

Après une opération où John ConnOr est le seul survivant, Marcus revient à la vie et il découvre une terre désolée, sans âme qui vive et son premier contact se fait avec un T-600 qui garde un carrefour dans Los Angeles. Déstabilisé, Marcus est aidé par Kyle Reese, encore adolescent et une fillette muette nommée Star. Après quelques péripéties et la prise de conscience de Marcus, tous les 3 décident de rejoindre la zone rebelle pour aller rejoindre le mythique chef de guerre, John Connor.

Ils sont séparés, Marcus se retrouvent face à John Connor mais la vérité éclate : Marcus est en vérité un prototype mi-humain mi-terminator qui est en quelque sorte téléguidé par Skynet  qui vise à écraser simultanément toutes les forces de résistance humaines en une seule fois, grâce à un signal qui pourrait annihiler le contrôle sur les machines.

Marché de dupes ou plan retors ?

 

Je ne peux en dire plus, le film est encore en salles et, à mon sens, il vaut le coup, surtout en grand écran.

Même si ces éléments de l’histoire ont l’air un peu forcé, ils s’harmonisent fort bien pour enrichir la saga et la prolonger habilement.

Les excellentes idées ne manquent pas, à commencer par le personnage de Marcus, splendidement interprété par l’acteur australien Sam Worthington, qui n’est pas loin de supplanter Christian Bale et de devenir l’élément mémorable de cet opus.

 

Skynet demeure également un élément, un adversaire intéressant.

Le programme est perfide, malin et dangereux car il sait composer avec les émotions humaines. Son plan demeure intéressant quoique qu’il aurait pu tuer John Connor dés le début du film…

Les nouveaux types de machines sont assez dingues, comme ce Terminator géant, qui fait penser au robot du film Crash & burn de Charles Band, et qui contient des motos terminator dans ses pieds !

Mais la grande vedette du film demeure le T-800. Fini les T-1000, les T-million ou les Terminatrix puisque le film revient aux fondamentaux.

Le T-800 redevient ce puissant tueur qu’il était dans le premier opus et, malgré le fait qu’il balance dans tous les coins de la pièce John Connor alors qu’il devrait simplement lui briser la nuque, son aura en sort renforcé.

 

Alors quels sont les défauts de ce Terminator salvation ?

Outre le fait qu’il manque la vision d’un James Cameron, bien que ces plans aient été respectés de manière assez inspirée, ma principale déception vient de cette retranscription du futur qui n’est pas à la hauteur de celle qui fut décrite dans les deux premiers.

Certes, il manque quelques années avant cette fameuse guerre totale, mais quand même, elle m’avait fait froid dans le dos gamin, voire presque traumatisé émotionnellement, alors que je n’avais pas dix ans, et je m’en souviens toujours avec la même force.

Par Bastien Ayala
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Lundi 29 juin 2009

Terminator reste pour moi un excellent souvenir de cinéphile.

N’ayant pas encore 10 ans, j’ai pu voir le premier dont j’avais juste vu la bande annonce, qui m’avait déjà laissé un souvenir marquant.

Mais le film lui-même fut un autre choc. Bien que jeune, j’avais compris que ce premier opus était bâti sur une histoire d’amour, et que le reste, bien que de qualité, proposait une habile variation de ce thème.


Je fus également très surpris de voir le squelette de Schwarzenegger se relever, après l’explosion du canon. Les 2 visions du futur très pessimistes m’ont également très marqué. Elles sont à la fois puissantes et mémorables. Bref, Terminator premier du nom constitue bien un film en avance sur son temps, qui n’a rien perdu de sa puissance et qui transcende sans problème son matériel de base. Une réussite totale, qui permit à ses deux principaux fondateurs, Arnold et James Cameron d’enchaîner sur une carrière de premier plan.

Qu’en est-il du reste ?

 

Terminator 2 est arrivé en 1991 avec un grand renfort de publicité et une grande attente.

Alors que le premier film constitua une excellente surprise, le second s’annonçait comme un blockbuster. Cameron et Schwarzenegger étaient tous les deux fort réticents à se compromettre dans des suites ineptes, aussi l’attente était réelle. Pas l’attente de voir un spectacle mais bien un solide film, à la hauteur du premier.

 

En fait, T2 s’était surtout vendu sur ses nouveaux effets spéciaux, le morphing, acclamés comme révolutionnaires à l’époque. Mais l’histoire ?

Elle est en fait assez simple : une tentative, la seconde, de tuer John Connor avant qu’il ne devienne le chef rebelle est effectuée par un modèle avancé tandis que le T-800 revient pour protéger cette fois John Connor.

Une fois John Connor repéré et sauvé une première fois du T-1000, John et sa mère veulent supprimer tous les composants de Skynet puis ils sont pris en chasse par le T-1000 jusqu’à la bataille finale…


Le schéma de T2 est simple, efficace mais le génie de metteur en scène de James Cameron, un cinéaste visionnaire, permet quelque peu de transposer le film sur un autre plan : les séquences d’action sont puissantes, détonantes, et elles projettent le film dans un spectacle de grande dimension.

Si une impressionnante séquence du futur nous est proposée, l’histoire d’amour du premier ne retrouve pas son équivalent dans cette suite qui en fait un film fort intéressant, mais moins abouti et malicieux que le premier. Une suite qui n’est pas à la hauteur du point de vue dramaturgique, en somme.

 

Avant Terminator 3, il y a cette attraction d’Universal nommée Terminator 2 3-D qui projette John Connor, notre T-800 dans le futur pour arrêter Skynet dans cette vision du futur qui est si puissante. Les menaces se succèdent (allant du T-800 jusqu’au T 1 million !) et le tout est conçu pour en mettre plein la vue. Objectif atteint selon un ami.

Schwarzenegger a rempilé pour 15 millions de $ et le budget s’élevait à 60 millions de $ !

 

 

La suite, Terminator 3, se joua donc sans James Cameron, qui essaye pour sa part de mettre sur rail et de réussir des projets avant-gardistes tel que Titanic (pas exactement du cinéma pour hommes) et actuellement Avatar.


Ce fut donc Johnathan Mostow qui réalisa le T3, qui comporte des défauts comme des qualités.

Les défauts demeurent que le sens du spectacle et de la puissance de James Cameron manquent à l’appel. Ce qui faisait la puissance de T2 fait quelque peu défaut dans cet opus.

La terminatrice demeure également une redite du T-1000 incarné avec brio par Robert Patrick, qui jouait dans le second opus un robot qui vous regarde comme un insecte avant de vous « terminer ».


De ce point de vue, et malgré des scènes d’action assez fournies, le film déçoit quelque peu, et ce après la vision du film.

En revanche, la grande qualité du film demeure son scénario, qui est original et assez inspiré.

Alors que finalement T2 n’apportait pas grand chose au mythe, T3 développe le personnage de John Connor, et surtout sa femme qu’il rencontre par ailleurs ainsi que ses futurs Lieutenants, qui sont les cibles secondaires de la Terminatrice.

Skynet lui-même prend de l’ampleur et se révèle comme un programme intelligent et hautement retors, ce qui est en soit une excellente idée.

Le jour du jugement dernier se met habilement en place, et le final fait tout péter.

Ainsi, l’intérêt de T3 n’est pas l’action, contrairement à T2, mais bien la dramaturgie qu’il met en place ainsi que la mythologie de l’histoire qui se poursuit, avantageusement.

L’avènement des machines a eu lieu, et T4 nous attend avec sa guerre totale des humains contre les robots. Cela tombe bien, on l’attendait justement depuis le premier Terminator.

Est-elle à la hauteur de l’attente et que vaut T4 ?

 

 

Bonus : Terminator 2 3-D ! Cliquez ici.

Par Bastien Ayala
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Vendredi 26 juin 2009

Une bonne série sur 4, c’est peu. Mais nous devions nous contenter de cela, que de cela.

Spider-man dura deux saisons et deux téléfilms, Captain America 2 téléfilms et DR Strange 1 unique téléfilm. Hulk fit bien mieux avec ses 5 saisons et ses 3 téléfilms, tous acceptables bien qu’ils aient des qualités et des défauts. Voyons lesquels.

 

Tout d’abord, le projet fut confié à Kenneth Johnson, un grand talent du petit écran puisque, après avoir réussi l’homme qui valait 3 milliards (6 seulement  millions au USA, passons ), puis avoir lancé Superjamie, Kenneth Johnson hérite finalement de Hulk.

A première vue, il n’en voit pas très bien le potentiel, si ce n’est que comme un succédané de Dr Jekyll & Mr Hyde, avec toutes les implications d’ordre dramaturgique  que cela comporte.

 

Il se lance donc dans l’élaboration de cette série, dont les premiers épisodes seront diffusés en salles chez nous sous les titres Hulk et Hulk revient. Pour anecdote, ces téléfilms furent activement soutenus par Artima, qui mit, dans la mesure de ses moyens, le paquet pour soutenir cet événement qui aurait pu lui ramener des lecteurs. Mais contrairement à ce que j’ai pu lire ici ou là, ils ne rencontrèrent pas un grand succès, loin de là !

 

Hulk voit donc un acteur accompli de la télévision américaine, Bill Bixby procède donc à la fameuse expérience qui le change en monstre sous l’effet de la colère. Il sera donc obligé de fuir et sa némésis sera un journaliste qui s’investit corps et âme dans la traque de Hulk.

L’échec multiple de Banner, David plutôt que Bruce pour éviter de faire gay ( !?) selon les studios, renforce son humanité. Il s’intéresse et s’investit à chaque épisode dans des relations humaines qui sont fatalement condamnées à court terme.

Banner sera donc ce reclus qui, alors qu’il a tourné le dos à son passé avec douleur, est devenu un paria qui doit à tout prix éviter toute contrariété.

 

Voilà le ressort de la série, qui est à la fois intéressant mais déjà vu.

Kenneth Johnson se réfère à Jean Valjean mais, pas de bol, la série télé le fugitif a déjà exploité les mêmes ressorts près de 10 ans au paravant avec un grand succès. Si cette série lui a permis de vendre son pitch aux producteurs, elle réduit de fait son potentiel d’originalité…

 

Le formatage, règle nécessaire à l’époque pour produire une série télé aux USA, réduit aussi le potentiel de ces 81 épisodes.

En effet, Hulk aura le droit au sempiternel schéma suivant : Banner arrive dans une ville ou dans un endroit particulier, il y rencontre des gens et découvre une crise, se trouve confronté aux antagonistes qui sont la source de ce conflit, 1ère transformation, le journaliste se pointe, l’intensité du conflit augmente, Hulk intervient une seconde fois pour tout remettre en ordre et Banner est obligé de partir, à regret.

Certes, il s’agit d’un bon schéma narratif (K 2000 s’en souviendra !) mais répété sur 81 épisodes, c’est quand même un peu long !

 

L’autre point négatif demeure à mon sens le manque d’ennemis à sa taille.

En effet, Hulk ne fait guère que taper sur des bandits sans foi ni loi, et là encore sur 81 épisodes, cela fait répétitif. Il n’y a guère qu’un autre monstre et encore un homme déguisé en monstre de la forêt qui ont donné quelque relief avantageux à la série.

C’est trop peu !

 

Enfin, il y a Lou Ferrigno, qui y gagna son titre de gloire.

L’acteur prévu, et qui a entamé le tournage, était Richard  Kiel (le requin dans l’espion qui m’aimait et Moonraker). Jugé trop peu costaud, Kenneth Johnson demanda d’urgence un culturiste. Schwarzenegger refusa, estimant ce rôle trop réducteur, et il proposa Lou Ferrigno.

Les producteurs furent conquis par la gentillesse de ce colosse, atteint enfant de surdité et dont le body building lui a permis de s’élever. Lou y trouva donc le rôle de sa vie, il s’entendait fort bien avec Bill Bixby qu’il décrit volontiers comme un mec génial (mais qui mille fois hélas, a connu de grands malheurs dans sa vie personnelle) et qui eut une carrière dans le cinéma bis que j’estime intéressante, quoique hélas limitée.

Toujours en excellente forme physique, Lou serait désormais auxiliaire de police.

 

Ce qui s’avère intéressant avec cette version de Hulk, ce sont les deux téléfilms de la fin des années 80 qui introduisirent Thor (résultat assez faible) et Daredevil.

Pour Daredevil, outre le fait qu’il fut interprété par l’acteur du tonnerre mécanique, Rex Smith, la vision de DD fut une bonne trouvaille bien qu’on ait déjà vu ce procédé dans un autre film, Blind Date. Les origines sont intéressantes, de même que son entraînement et le tout m’a laissé un souvenir potable, eu égard aux précédentes adaptations racontées dans cette série d' articles.

 

Bill Bixby décéda hélas en 1993, alors qu’il travaillait sur un quatrième téléfilm faisant suite à la mort de Hulk, ce qui mit un terme définitif à cette série.

La version de 2003 au cinéma de Ang Lee permit à Lou de faire un caméo, mais aussi de proposer un des pires films à gros budget jamais vu à l’écran !

La scène avec les caniches, l’utilisation malheureuse de la division de l’écran, les effets spéciaux pas terribles de Hulk (bof), tout concourt à la vilaine face, au plantage magistrale rarement rencontré dans de telles proportions.

Heureusement, Louis Leterrier rattrapa le coup avec sa fort bonne adaptation.

 

Pour en finir avec cette série télé, elle fit quand même de Hulk le personnage le plus connu de la firme auprès du grand public, après Spider-Man, ce qui était quand même un exploit.

Une grande vague de merchandising envahit donc le monde, les gamins aimèrent le personnage et la série, bien qu’elle ait fortement vieillie, est toujours vendue en coffrets.

Ceci dit, à bien y regarder de plus près, elle ressemble quand même à la version de Len Wein et de Herb Trempe, où Banner/Hulk se cognait un monstre très puissant chaque mois…

Par Bastien Ayala
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Mardi 23 juin 2009

Seconde livraison des éditions d’Univers Comics de Fred Tréglia, après le réjouissant Weird Monster Tales, voici cette toute première version/adaptation du roman de Bram Stoker en comics qui est décidément un classique.

Est-ce que cette version apporte quelque chose d’intéressant ?

A-t-elle votre place dans votre bibliothèque ?

La réponse se trouve dans les lignes à venir.

 

Personnellement, je ne voyais pas beaucoup quel était l’intérêt de cette édition.

D’abord tout le monde ou presque connaît le roman de Bram Stoker, maintes fois adaptés en 1931 avec la version qu’incarne Bela Lugosi, puis la version de Jesus Franco en 1969 avec Christopher Lee (plus fidèle que celles de la Hammer), puis il y eut celle de John Badham en 1979 avec Franck Langella puis enfin la dernière en date, celle de Francis Ford Coppola qui demeure à la fois très esthétique et fort fidèle.

Bref, beaucoup ont puisé dans l’œuvre de Stocker qui se trouve donc, de fait, ancré dans l’inconscient collectif.

 

Aussi, la version éditée par Golden Comics nous permet de retourner à la source du roman puisque, à part quelques raccourcis pour tenir les 25 pages de l’adaptation, cette version est extrêmement fidèle.

Une occasion idéale pour ceux qui ne la connaissent pas de découvrir cette oeuvre matricielle.

Et les autres, les aficionados du roman où les gens qui connaissent le mythe ?

Et bien il s’agit à mon sens du point fort de cette opus de Golden Comics, ce Dracula est vintage, splendidement vintage !

 

Quelle est pour moi l’acception du mot vintage ?

Tout d’abord, le terme vintage s’emploie pour un vin, normalement le porto, qui a plus de 10 ans d’age et qui présente alors un goût et une saveur raffiné.

La première fois que j’ai eu connaissance de l’emploi de ce mot vintage était à l’occasion des figurines de la Guerre des étoiles, par Kenner, qui étaient subitement vendues beaucoup plus cher vers 1991. L’acception de ce sens avait déjà varié.

De nos jours, on emploie le terme vintage pour tout et n’importe quoi, des bottes, une horloge datée, bref pour tout et n’importe quoi.

 

Mais cette excellente version de Dracula nous permet de redonner le sens premier du terme vintage.

Ces 25 pages de Dracula ont été faites par des artistes, il y a plus de 50 ans, qui avaient un style et une marque de fabrique qui ne se rencontre plus, plus du tout.

En 25 pages, on est immergé dans cette histoire, on a l’impression de la revivre à nouveau (alors qu’elle nous est familière) et on est happé par la qualité du récit. Une performance artistique !

Le style, le nombre de cases, les qualités techniques du dessinateur…tout fleure bon une maîtrise technique du dessin et de la narration qui ne se rencontrent plus dans le 9ème art actuel. Ces artistes font de cette version de Dracula une œuvre de premier plan, qui ne peut se comparer qu’avec les premiers épisodes de Steve Dikto et Jack Kirby pour les histoires d’Atlas comics (ex-Marvel).

Ce style est donc vintage : il fleure bon un passé révolu qui n’existe plus et qui vous permet de replonger dans une ère de qualité que l’on ne rencontrera plus jamais.

Un petit retour dans un passé dont on s’éloigne de plus en plus, des sensations de lecture uniques, une immersion dans le mythe de Dracula qui vous paraîtra frais et presque nouveau, voilà la performance de cette première adaptation de Dracula proposée par Golden comics, un must !

 

Comme toujours, Fred Tréglia a soigné la partie éditoriale de ses Golden Comics.

En plus du très érudit et doué Jean Depelley, Dominik Vallet est venu apporter son concours pour réviser le mythe de Dracula et des vampires dans les comics books.

Un excellent point pour Golden comics qui ajoute une valeur ajoutée remarquable à ses traductions grâce à une qualité éditoriale exigente.

 

Ajoutons que le dessinateur Chris Malgrain a  produit une couverture inspirée, qui a réussi à capter le ton lugubre et l’essence du mythe du seigneur des vampires, et que cette couverture n’est disponible qu’en VPC sur le site d’Univers Comics (limitée à 500 exemplaires), vous auriez décidément tort de vous priver de cette si belle adaptation qui, avec la version Tomb of Dracula de Marv Wolfman et du prodigieux Gene Colan, demeure une des pièces de choix de votre bibliothèque !

Top vintage, puisqu’on vous le dit !

 

 

 

 

Par Bastien Ayala
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Samedi 20 juin 2009

Considérons que le premier film qui a imposé les monstres géants au cinéma se nomme King Kong, en 1933. Même si le monde perdu l’a précédé en 1925, même si King Kong apparaît davantage comme un personnage développant une dramaturgie qu’un monstre géant basique, les dés sont jetés. Le sujet du film se doit d’être géant, l’explication de cette anomalie doit constituer un point intéressant du film et sa destruction doit représenter un moment fort du film.

Aussi, j’ai choisi un film qui me semble assez réussi et à la fois peu connue : the deadly mantis !

 

The deadly mantis est une grosse production U.S des années 50.

Période où le thème la peur de l’atome et de l’ennemi à nos portes, rouge de préférence, constituent des éléments que le cinéma exploite.

Il y a bien d’autres films majeurs dans ce créneau et chacun aurait pu être traité ici. Je pense à l’excellent Them, les monstres attaquent la ville, et l’efficace Tarentula. Tous les deux retiennent l’attention du spectateur (quoique plus on est jeune, mieux c’est), ils sont de grande qualité mais The deadly mantis demeure plus inconnu dans nos contrées.

 

The deadly mantis était en effet sorti au cinéma sous le titre la chose surgit des ténèbres et, depuis une récente diffusion télévisée sur le câble, il était resté inédit sur les canaux de diffusion alors que Tarentula et Them furent passés très tard, dans les années 80 à la télévision.

 

The deadly mantis montre donc une mante religieuse géante, plus de trente mètres, qui sort du bloc de glace dans lequel elle était conservée.

Elle s’attaque en premier à une station d’écoute et d’observation dans l’Arctique.

Les autorités américaines retrouvent donc la base avec le toit arraché et plus aucune trace des autorités. Nul ne sait quoi penser exactement puisque l’attaque ne semble pas être faite par des soldats ennemis. Les seuls éléments qu’on trouve sont une sorte de griffe géante ainsi et une trace d’atterrissage qui ne correspond à aucun format d’avion connu jusqu’alors.

 

Pendant que les autorités cherchent, un avion est attaqué en plein vol et nul ne survit.

L’aviation américaine tente donc de sécuriser cette zone mais une question se pose : que cherche-t-on exactement ?

Un des nombreux savant mis sur l’affaire, le scientifique Jackson spécialisé dans les insectes, doit analyser la mystérieuse griffe pour rendre un avis. Aidé de son assistante, la très belle et désirable Alix Talton, il élimine rationnellement toutes les autres possibilités pour conclure que cette griffe serait en fait un cartilage d’un insecte.

 

Il part avec son assistante en Arctique pour rencontrer ce qu’il convient de nommer le monstre, qui se fait plus audacieux et qui attaque une colonie d’esquimaux. Une bien belle séquence très efficace où le gigantisme du monstre le rend vraiment effrayant.

Le docteur et son assistante se replient donc sur la plus importante base militaire où ils communiquent au Pentagone que la menace est en fait une mante religieuse géante.

Le soir même, ils sont justement attaqué par la Mante qui est difficilement repoussée au lance-flammes.

La bête change de territoire, pour atteindre le nord des USA (le Canada peut donc souffler !) et provoquer des destructions et des morts de plus en plus importants.

La grande chance des autorités demeure qu’elle se réfugie dans un abri, comme une grotte pour elle, qui est en fait un tunnel !

Il n’y a qu’une chance pour les autorités de l’abattre, et il ne faut pas la laisser passer !

 

Ainsi, The deadly mantis est un des films les plus réussis de ce genre, peut-être même le meilleur d’un trio qui comprendrait justement Them et Tarentula.

Les apparitions de la mante sont saisissantes, les acteurs sont excellents, les effets spéciaux sont convaincants, bref tout demeure de haut niveau dans ce film.

Le mérite en revient sûrement à l’excellent réalisateur Nathan Juran. Il a d’ailleurs donné à Simbad son meilleur opus, le 7ème voyage, et The deadly mantis bénéficie de son talent de conteur et de metteur en scène.

Un bon sujet qui, bien que limité, permet de passer un bon moment presque 50 ans après sa réalisation !

Par Bastien Ayala
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Lundi 15 juin 2009

Le titanoboa représente un cas exceptionnel. Usuellement, ce sont les films qui inventent ou grossissent démesurément une espèce animale (insecte, requin, serpent, crocodile) pour déformer la fiction en provoquant la peur (mais ça arrive quand même rarement).

En ce qui concerne le titanoboa, c’est pour une fois la réalité qui rattrape ces films et l’anecdote demeure en soi assez amusante pour que je la signale ici.

Retour donc sur ce prédateur king-size !

 

Le titanoboa était donc un serpent de la famille des pythons mais en plus grand. Le titanoboa mesurait entre 10 et 15 mètres et il se nourrissait  lui-même de prédateurs ou d’animaux à sa mesure, un peu comme le Mégalodon se nourrissait de requins blancs.

 

Ce fut donc en février 2009 que des paléontologistes ont découvert une famille de 28 individus, dans une gigantesque mine à ciel ouvert de Colombie.

L’espèce du titanoboa fut donc mise à jour et répertorié en ce début d’année et il s’agit d’une découverte assez intéressant, du point de vue de l’imagination.

 

En effet, ces titanoboas se nourrissaient quand même de crocodiles ou même de tortues géantes et je n’imagine aucun autre prédateur qui ait pu raisonnablement lui disputer la première place des castes de prédateurs.

Il y eut bien ces faits étranges qui narrent que lorsque des ouvriers s’attaquaient à la jungle de l’équateur, pour tracer une route, des gigantesques serpents hostiles auraient fait preuve d’hostilité mais notre imagination a tendance à vite s’enflammer.

Or, le titanoboa est venu nous rappeler, alors qu’on pouvait penser les découvertes de ce type closes, que la fiction rejoint parfois la réalité.

 

La fiction, certains films assez distrayants l’ont abordée dans des productions où le serpent avait des tailles impressionnantes.

Cette mode demeure assez récente puisque ce fut Anaconda, qui en voulait aux fesses de Jennifer Lopez en 1998, qui a ouvert la voie.

 

Il s’en suivit une mode de petites productions de série C où le serpent est invariablement géant, mangeur d’humains, et qui vient assez souvent d’expériences de l’armée (américaines, soyez rassuré).

Ainsi nous pouvons dénombrer King Cobra, assez sympa où Pat Morita joue un spécialiste de la capture des serpents qui se trouve au demeurant ravi de défier le plus grand spécimen de sa carrière. Une série C sympa et efficace qui demeure à voir, éventuellement.

 

D’autres suivront tels ce Boa, qui surgit dans une station militaire arctique défendue par Dean Cain. Boa est passable et il ne m’a pas laissé un souvenir impérissable.

J’ai en revanche gardé un souvenir sympathique de Python, où un vétécycliste parvient à déjouer une arme que l’armée à encore égarée, pas de chance !

Il remettra d’ailleurs le couvert pour Python qui double les enjeux puisqu’il y a en l’occurrence une paire de ces prédateurs, un peu comme Anaconda d’ailleurs.

 

Le film suivant, Python vs Boa, engage donc une créature contrôlée, le Boa, qui doit stopper un Python géant ramené de la jungle pour une chasse entre millionnaires. Mais le colis est perdu et il aligne les dégâts autant que les victimes. L’armée américaine, qui a retenu la leçon et qui réussit à contrôler au moins un de ses monstres, va donc lui opposer un Boa femelle qui va finalement se dresser face au Python après que ce dernier ait tenté une petite saillie sur elle !

 

Ainsi ces films aux scripts aussi léger seraient en un sens prophétiques ou finalement basés sur des faits réels ? On en vient presque à se tordre de rire si on se met à évaluer cette hypothèse. Désormais, le titanoboa est désormais là pour apporter un peu de piquant à cette théorie !

Par Bastien Ayala
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Jeudi 11 juin 2009

7ème partie

 

Les années 70, la dégringolade !

 

Les années 60 furent de bonnes années pour les adaptations Marvel. Ce ne fut pas excellent, seul le dessin animé de Spider-Man retient l’attention mais si Marvel dépasse amplement DC dans les ventes et dans le cœur des assidus des comics, la firme accuse un sérieux retard sur les adaptations de DC. Si 1978 demeure l’année de Superman au cinéma, des possibilités s’ouvrent du côté de la télévision. Voyons ce que cela a bien pu donner.

 

Tout d’abord, l’emblème de la firme est depuis toujours Spider-Man.

Si les 4 Fantastiques sont presque inadaptables au cinéma à l’époque, pour cause d’effets spéciaux qui ne seraient pas assez performants du point de vue de la technologie, il nous reste donc le sympathique homme araignée.

 

C’est le département télévision de la Colombia qui s’y colle.

A l’époque, qui dit télévision dit une recette simple basée sur un ressort qui sera rabâché à chaque épisode. Pour être clair, nommons cela le formatage.

En outre, les moyens déployés par la télévision sont notoirement faibles.

Si Buck  Rogers ou Galactica ont bénéficié de gros moyens, Spider-Man ne bénéficia pas de la même estime de la part des producteurs de la Colombia. Et cela est criant !

 

Les effets spéciaux sont d’un rudimentaire puisque le fil de l’Araignée est tendu puis remonté à l’envers pour faire croire à une projection de fil, notre Araignée s’aplatie sur un miroir pour simuler l’illusion qu’il escalade une paroi et n’attendez pas qu’il bondisse de toit en toit !

Les supervilains sont interdits pour cause de budget, voire même d’ambition même si le cast de la bd est respectée. Nous avions donc un Johnson ressemblant et même une belle Gloria Grant.

Mais le summum demeure à mon sens Nicolas Hammond, notre Peter Parker qui me paraît être, je n’en démordrai jamais, le sosie américain de notre Bernard Menez national.

 

Spider-Man a donc le droit à deux téléfilms pour introduire le personnage.

Ils furent exploités en salles en France sous le titre « l’Homme araignée » et « la riposte de l’homme araignée ». Produits mineurs à l’époque, ils eurent donc le doit à une diffusion rapide et, surtout, ils déçurent bien des fans.

Ainsi un lecteur dans un courrier de Strange, aux alentours du no 112, mit judicieusement en évidence que ce Spidey était décidément bien pâlichon, que le dynamisme de la bd était absent et qu’il était, finalement, bien ridicule ce pantin, dans sa combinaison de carnaval. Il n’y a pas d’âge pour être intelligent. LUG couvrit l’événement et les photos, effectivement, donnèrent l’impression d’une parade pour une fête foraine.

 

Ce Spider-Man là dura quand même deux années qui comptent nos deux téléfilms, exploités ultérieurement en vidéo. Ces deux K7 furent des raretés d’autant qu’ils répercutèrent la déception d’un résultat aussi risible pour les fans qui avaient manqué ces navets.


Il y eut en outre 14 épisodes scindés en 2 saisons, ce qui n’était alors pas beaucoup.

Le show fonctionna convenablement sur CBS, un grand network américain, mais la chaîne le stoppa parce qu’elle avait déjà pas mal de séries en cours (Hulk, WonderWoman…).

Les fans firent une avalanches de protestations pour cause de nullité tandis que Stan Lee lui-même, au détour d’une interview, se plaignit des scories de ce programme. Rappelons quand même que Stan Lee était chargé par Marvel de surveiller de prés l’élaboration de ce show !

 

Captain America eut un sort moins enviable.

Il eut le droit à deux téléfilms, le second comptait quand même Christopher Lee dans le rôle du méchant, et puis ce fut tout !


Le résultat est moyen, médiocre même. Il fait penser à une version teenager/beach boys du super héros à qui on a ôté toute portée historique.

Seul le second fut exploité en salles en France.

J’ai d’ailleurs fait un article au début du Royaume des avis, aussi je vous recommande d’aller le consulter. Il s’avère que ce Captain America-ci est le fils de l’original qui a donc su éviter la glace, au sens propre comme au sens figuré !
S'agit-il d'une suite du premier remake dans l'esprit des producteurs de la série ?
On aimerait bien le savoir tant leur incompétence et leur irrespect du personnage semble grande.

 

Docteur Strange fut là encore une déception à beaucoup de points de vue puisqu’il n’eut le droit qu’à un seul et unique téléfilm. Invisible en France, il n’est vendu que depuis peu sur le web et, franchement, c’est assez moyen.

Là aussi, j’en ai fait la critique amusée dans les premières pages du Royaume, aussi je vous y renvoie.

 

 

 

 

 

 

 

Par Bastien Ayala
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Mardi 9 juin 2009

 6ème partie

 

Les adaptations des comics Marvel triomphent désormais sur nos écrans. Plus nombreuses de nos jours que celles de DC, elles semblent d’ailleurs inépuisables tant le programme à venir paraît chargé et ambitieux.

Mais cela n’a pas toujours été le cas, loin de là !

On peut même penser que Timely/Marvel sort d’un long marasme, presque une malédiction qui semblait ne pas vouloir prendre fin.

Aussi, un petit tour d’horizon des adaptations au cinéma et à la télévision s’impose, et croyez-moi, ce n’est pas triste !

 

La toute première adaptation au cinéma date de 1941 pour un personnage de la Marvel, alors Timely. Il s’agit du Captain America, le seul hit de la firme, crée par Joe Simon et Jack Kirby, qui est alors proposé en sérail.

Qu’est-ce que le sérail ?


Il s’agit d’une histoire vouée au suspens et aux coups de théâtre, auxquels les comics par exemple doivent beaucoup. Pétris par les règles de la culture populaire, dont les shows radiophoniques et les pulps, les sérials étaient découpés généralement en 12 segments qui étaient diffusés en première partie d’un film, ou alors exclusivement pour des séances pour les enfants.

 Indiana Johns demeure l’hommage par excellence aux sérials qui ont adaptés, crée, ou absorbés des thèmes populaires de l’époque. La liste est longue, mais citons Captain Marvel, Flash Gordon, Batman et notre Captain America.

 

Ce sérial, même s’il fut un gros budget pour la firme, qui proposa les meilleurs sérials de l’époque, prit quelques liberté avec le comics.

Le bouclier était absent, il fut remplacé par un pistolet, les ailettes du masques disparurent et le héros, un procureur, se nomma Grant Gardner. Il n’y eut pas non plus d’allusion à Bucky pas plus que de Nazis.


Production invisible en France, le sérial de ce Captain América avait pour acteur principal Dick Purcel. Le destin de cet acteur fut précisément lié à Captain América puisque Dick décéda au terme du tournage de Captain América.

Dick rendit l’âme suite à une crise cardiaque. On peut alors dire qu’il n’avait pas tout à fait le physique de l’emploi et que les efforts demandés furent trop…énergiques pour le pauvre Dick ! Pourtant, Dick Purcel fut doublé pour les séquences d’action !

 

Après une période de vacuité qui durera plus de 20 ans, le temps que Stan Lee et Jack Kirby redonnèrent une impulsion historique à la firme, de nouvelles adaptations toutes fraîches arrivèrent enfin sur les écrans…de télévision.


Jamais le terme adaptation n’a été aussi mérité puisque ces produits se content d’animer case par case, presque comme des marionnettes, les exploits de Namor, des Vengeurs, de Hulk et de Thor.


Un monument kitsch que vous vous devez de connaître, et surtout des perles d’infantilisme !

La reproduction des épisodes, voire même des cases, est si littérale que même les onomatopées y figurent !

On reconnaît bien sûr le style de John Buscema, Jack Kirby et peut-être même Don Heck sur les Vengeurs.

 

Ce fut donc la firme canadienne Grantray-Lawrence qui s’occupa donc de ces si peu fameuses adaptations. Spécialisées dans les productions à petits budgets, la firme débuta en 1954 et elle finit par connaître la faillite en 1967. Ses dessins animés étaient donc cheap et, malgré l’internationalisation de certains de ses cartoons, elle ne survit pas.

Notre cycle de super héros Marvel se nommait donc le Marvel super héros show.

Le pinacle de ces choses affreuses mais tellement savoureuses demeure les génériques plus enfantins et débiles les uns que les autres (mais j’ai quand même une préférence pour Hulk).


Bref, du lourd, du heavy en platinium qui permet d’immortaliser les efforts créatifs de la firme pour pérenniser ses personnages dans la postérité.

A découvrir de toute urgence !

 

Mais ces années 60 ne sont pas si sombres que cela pour Marvel, puisque Spider-Man est efficacement adapté à l’écran.

C’est le très grand Ralph Bakshi qui s’y colle et cela donne une série qui vint chez nous quelques 13 années plus tard.

Tous les ennemis de l’époque s’y retrouvent, avec même des créations et le grand public a encore le titre de la chanson qui traîne dans la tête. Pas mauvais mais quand même destiné aux enfants.

 

Les 4 Fantastiques sont également adaptés pour la télévision.

Là encore, c’est une adaptation littérale puisque les histoires sont remaniées au minimum.

Combien Jack Kirby a alors perçu pour l’adaptation de ses comics qui ont dû, comme Spider-Man, quand même ramené des jeunes lecteurs vers la firme ?

J’ai peur que ce ne soit pas grand chose, voire presque rien…


Les 4 Fantastiques furent diffusés en France et ils marquèrent là aussi quelques esprits de l’époque même si on se souvient davantage de la chanson interprété par Noam.

Beaucoup de sagas s’y retrouvent, citons Galactus, l’homme taupe, Diablo ou encore le Super-Skrull dans des adaptations incroyablement fidèles.

 

Cette fin des années 60, pour Marvel, marquent donc l’irruption de ses héros par la petite porte, dans des dessins animés aux budgets parfois indigents, mais qui touchent cependant un public enfantin. Le bénéfice dut à mon sens s’apprécier par un nouvel afflux de lecteurs, mais aussi de merchandising lucratif pour la firme.

Combien ont touché les auteurs et les dessinateurs pour l’adaptation presque sans retouche de leur travail et de leurs efforts ?


J’ai peur que la réponse se trouve dans les parties précédentes.

En tout cas, l’ère des années 70 s’annonce celui de tous les défis pour Marvel comics.

Ses personnages sont davantage in que ceux de DC, mais leurs auras ne passeront pas par le cinéma, où Superman triomphera en 1978, mais bien par le petit écran.

Un périple à hauts risques…

 

Par Bastien Ayala
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Jeudi 4 juin 2009

Si le grand requin blanc détient le record de visibilité et de popularité au box-office, son ancêtre le mégalodon a lui aussi était porté assez souvent à l’écran ces dernières années.

Le requin blanc des Dents de la mer mesurait, je crois, 8 mètres et il était considéré comme une exception de la nature. Le Mégalodon était justement son prédateur lors de l’ère jurassik mais il ne lui a pas survécu car la température de son corps devait rester constante. Une chance pour nous ! Voyons maintenant les adaptations off et directs de ce Megalodon, qui n’a toujours pas connu la grosse production qui aurait dû l’imposer durablement sur les écrans et dans l’esprit du grand public.

 

Le premier Megalodon est plus ou moins celui de la Mort au large d’Enzo Castellari.

La mort au large est un succédané des Dents de la mer. Il a été tourné entre les épisodes 2 et 3 et le chiffre 3 sur la planche de surf de la fille est là pour entretenir la confusion, volontaire.

L’idée du Megalodon demeure rapidement évoquée lors d’une séquence où les deux héros découvrent la planche de la première victime. Mais un tournage trop rapide a obligé le réalisateur de laisser de côté cette idée.

Toujours est-il que le succès de la Mort au large, bien meilleur que les dents de la mer 3 par ailleurs, a enrichi pas mal de distributeur à travers le monde, dont le distributeur thaïlandais qui a adressé un télégramme de remerciements à Enzo Castellari !

 

La seconde transposition du Megalodon demeure officieuse, voire même involontaire.

Les Dentes de la mer 3, film manqué et ridicule par moments, braque donc une mère requin qui venge la mort de son petit dans un grand parc d’attraction nautique.

Mais, seuls les mammifères seraient à l’extrême limite capable d’un tel comportement et le requin n’est pas un mammifère ?

La séquence finale montre un requin gigantesque, bien plus gros qu’un requin blanc de 8 mètres et c’est ainsi que le Megalodon fait officieusement son apparition à l’écran, à cause d’une erreur manifeste d’un film qui en comporte tant. Et dire que Richard Matheson a contribué au scénario !

 

Le roman de Steven Alten est un succès en librairie. Meg impose donc l’idée d’un mégalodon mais…dans les libraires ! Meg est typiquement le genre de projet maudit qui approche de la concrétisation pour être finalement repoussé à la dernière minute. Or, nous n’avons plus de nouvelles du projet de Jan De Bont bien qu’il faille quand même se méfier du talent du réalisateur de Speed 2, un énorme n’importe quoi mal fichu.

C’est donc au tour de petites firmes d’exploiter allégrement le concept du Megalodon, et elles vont s’en donner à chœur joie. Après tout, l’effet spécial requis demeure un agrandissement de la taille du requin sur ce qui est déjà filmé ! Une surimpression banale donc.


Ce fut Shark Hunter qui dégaina le premier en 2001 et, ma foi, ce ne fut pas le pire bien qu’il faille être nécessairement indulgent.

Le héros est sur un yacht au début du film qu’attaque un Megalodon. Seul survivant de sa famille, il devient un émient biologiste qui est appelé lorsqu’un Megalodon se trouve être la source d’importants dégats lors de forages sous-marins. Le Megalodon sera donc chassé à coup de harpons lancés par un sous-marin. Ni plus ni moins !

 

C’est au tour de la redoutable firme Nu-image d’exploiter le concept.

La Nu-iamge est une petite firme qui a commencé en 1992 avec des films visant le créneau d’action à la Jean-Claude Van Damme. Un des tous premiers films se nomme Cyborg Cop !

 

Curieusement, la firme grossit de plus en plus pour rencontrer quelques succès, mais surtout la Nu-image vend ses titres partout dans le monde, ce qui demeure une performance. Moins fameuse que la défunte firme PM entertainement, qui a davantage excellé dans le même créneau, la Nu-Image n’a cessé de grossir ce qui à mes yeux reste suspect (pourquoi cette firme et pas une autre ?). Toujours est-il que la Nu Image a récupérer dans son escarcelle Chuck Norris, Steven Seagal et Jean-Claude Van Damme ; impressionnant !

 

La Nu Image a aussi pour particularité de ne pas vouloir se soucier réellement de la qualité des films qu’elle produit. Ainsi, la série des Shark Attack est d’une belle indigence et les derniers fleurons en date, Shark Zone, Ragging Shark ou Shark in Venice sont d’une rare indigence et des parties élémentaires d’un scénario sont manquantes. A mon sens, c’est plutôt la Nu(lle) Image !

Toujours est-il que la seconde branche de la firme, plus prestigieuse, se nomme Millenium film et qu’elle produit les derniers Stallone (Rambo 4 et Rocky Balboa) et d’autres productions de gros calibres avec des stars hollywoodiennes.

Les productions de Millenium n’ont jamais été de francs succès mais la firme continue toujours son activité, ses films sont vendus partout malgré leur médiocrité manifeste, vraiment intrigant…

 

Shark Attack 3 est donc débile et un simple câble sous-marin pour les télécommunications suffit à attirer les Mégalodons qui doivent tout bêtement errer dans les bas-fonds des abysses !

Les Sfx sont limites, voire le bas du bas, les tournages ont lieu en Bulgarie et le scénario est sommaire. A la limite, le seul élément intéressant demeure la présence en tant que héros de John Borrowman, le héros de Torchwoood qui est également un des rares acteurs à avouer ouvertement qu’il est gay (mais l’essentiel demeure qu’il est charismatique et un solide acteur).

 

Enfin, un film tout bêtement titré Mégalodon vient clore le bal de ces mauvaises adaptations.

Ce Mégalodon là n’est cependant pas le plus mauvais et l’alibi scientifique, en ce qui concerne la présence d’un Mégalodon, tient un peu prés la route.

Lors d’un forage sous-marin, une sorte de mer intérieur est réouverte et un gros Mégalodon en sort. Il explore donc un nouveau terrain de chasse qui le mène face à des travailleurs d’une plate forme arctique qui devra tout mettre en œuvre pour lui survivre.

Le réalisateur de ce Mégaldon, Pat Corbitt, a fait de son mieux mais il a lui-même avoué que les producteurs lui ont diminué son budget ainsi que son temps de tournage et il n’a pu que sauver les meubles. Dommage, le casting est assez intéressant et quelques efforts ont été apportés en ce qui concerne le scénario.

 

Ainsi, les films de Mégalodon sont pour l’instant des petites séries B, voire pire.

C’est d’ailleurs une des rares fois où un courant est crée hors d’un gros film porteur qui aurait dû marquer de son empreinte le box-office. Ce film, Meg, est toujours au stade de projet, voire même dans les cartons de la New Line. Nous n’aurons donc que des images de production pour nous faire saliver, rien de plus.
Par Bastien Ayala
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