Andy Capp ne vous est peut-être pas
connu.
Peut-être avez-vous aperçu la silhouette de ce personnage mais vous n’avez lu aucune de ses aventures. Pourtant, il s’agit à mon sens d’un des meilleurs personnage de ce genre, le Comics
strip, en tout cas mon préféré.
Il demeure donc grand temps de revenir sur ce grand personnage dont les aventures sont pourtant si quotidiennes !
Andy Capp demeure une création britannique de Reg Smithe, qui brocarde avec méchanceté les travers de ces concitoyens anglais. Andy Capp demeure une caricature de ce qui se fait de pire dans la
classe populaire britannique. Il est faignant, violent, d’une éternelle mauvaise foi et il est un très mauvais mari pour son épouse Flo, qui se demande jour après jour pourquoi elle reste avec
lui.
Andy Capp pousse l’ironie de la situation jusqu’au paroxysme. Ainsi il demeure brutal avec ses voisins, ses amis (piliers de bar) mais aussi avec sa femme Flo. Ertes, la violence conjugal ne
demeure pas un problème anodin, loin de là, mais la situation demeure abordée avec distance et toujours au détriment d’ Andy Capp.
Les ressorts du strips sont parfaitement maîtrisés par Reg Smithe. Vous avez une situation simple qui demeure développée et conclue en 4 case, parfois 3 avec une chute convaincante et amusante.
Les personnages sont formidablement bien caractérisés dans leurs travers quotidien, leurs petits vices, leurs contradictions. Le strips demeure quand même un art de narration clos, il n’y a pas
la place pour de longues sagas et le terme de ces mini-histoires ont parfois, quand elles sont réussies, des petites perles de réflexion à usage personnel. L’ironie faite art, donc.
Andy Capp se perçoit donc le prolo britannique, dans une triste banlieue close et terriblement anonyme. Andy demeure le mauvais exemple de la working class, il n’est plus
âpre au travail, il ne fait plus d’effort, va au bar (très souvent), il va au sport (source de défouloir), et il élude au maximum ses obligations maritales (qui échoient en revanche à Flo).
Malgré ce condensé de défauts, Andy Capp suscite la sympathie chez le lecteur.
Son look demeure assez formidable puisqu’on ne voit jamais son visage, qu’il porte éternellement le même costume et que l’intelligence la moins conventionnelle perle sous ses abords frustes et
ses manières abrasives. Reg Smithe parvient toujours à se renouveler pour les petites péripéties de Andy & Flo et son dessin demeure très convaincant. Les personnages sont croqués à
merveilles, surtout les personnages secondaires et Andy Capp peut prétendre sans problème à s’installer sur le podium des meilleures strips avec Galfried et les Peanuts.
Reg Smithe est mort en 1998. Mais son œuvre demeure encore connue et populaire pour les initiés, dont vous faîtes maintenant parti et aux USA des copies circuleraient encore sous le manteau. Pour lui rendre hommage, une superbe statue de bronze lui a été décernée en 2007, plus précisément de son personnage phare. L’influence d’Andy Capp demeure évidente, il a en quelque sorte engendré une descendance de anti-héros perclus de défauts, citons bien sûr Homer Simpson.
La traduction française de Andy Capp fut sporadique. Mais divers éditeurs ont toutefois tenté l’aventure comme le premier en le mensuel Charlie, puis Dargaud, aux éditions du Square, ou
encore Sagédition. Ce ne fut peut-être pas un grand succès mais encore une fois, Andy Capp demeure un grand plaisir de lecture pour gens initiés et, au pire, il ne vous en coûtera qu’un bon
moment de lecture !
Les histoires de Superman avant Crisis sont
rarement intéressantes. Il y a le sempiternel suo Cary Bates et aux commandes du titres et rien de bien de folichon ne se passe vraiment. Sur un total de près de 45 Superman poches &
géants que j’ai achetés, il n’y a guère qu’une seule histoire qui soit réellement excitante. C’est infime ! Il convient donc de vous présenter une histoire réellement de premier plan, qui
puisse se célébrer telle quelle !
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