Samedi 5 mai 2012 6 05 /05 /Mai /2012 00:11

Né en 1945, « enfant » de la génération atomique post Hiroshima et Nagasaki, Go Nagai est un mangaka dont les adaptations de ses œuvres ont connu un succès foudroyant, dans les années 70, que ce soit à la télévision puis immédiatement après dans les produits dérivés. Si Osamu Tezuka est le père des mangas modernes, l’influence et l’héritage de Go Nagai se font toujours sentir, que ce soit dans les concepts dérivés de ses œuvres originales ou encore dans le culte que lui vouent ses fans dans le monde entier. Son œuvre originale est généralement beaucoup plus adulte, mature, sombre, apocalyptique que ses adaptations destinées à une audience jeunesse et donc forcement édulcorées. Si la démonologie occupe manifestement une place importante dans les préoccupations et les chimères de notre auteur, cela ne transpire que de manière cryptée dans ses œuvres.

 

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Go Nagai, après avoir échoué à ses examens d’université et avoir contracté une grave maladie, décide de devenir mangaka au grand dam de sa famille. Après être devenu assistant d’un auteur réputé à 20 ans, puis avoir fait publier quelques uns de ses héros, il a l’excellente idée de fonder sa propre maison d’édition à 25 ans et, durant la décennie qui en suivra, de publier des personnages qui deviendront des méga hits de l’audiovisuel et des droits dérivés. En effet, en 1972, Go Nagai crée le robot géant et lutteur Mazinger Z qui se trouve presque immédiatement adapté par la Toei. Si ce robot géant est piloté par le petit-fils de son créateur, Koji Kabuto alias Alcor  en version française (cela commence à se savoir…), son grand-père le met en garde lors de la remise de ce monstre d’acier : « Avec le Mazinger Z, tu pourras devenir l’égal d’un dieu ou un démon ».

 

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Prolongé avec Great Mazinger, qui combat contre des créatures nommées Mykene, une race parfois humanoïde venue du centre de la terre (comprendre l’enfer), Goldorak poursuit cette trilogie avec un robot aux cornes de démon… Si Goldorak a connu dés 1978 une levée de boucliers de la part des médias, intellectuels ou encore psychologues, il est amusant qu’ils furent tous passé à côté de ce sous-texte démoniaque qui leur aurait, pour le moins, donné un argument plus valable que leurs fadaises !

 

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L’autre saga mécanique se nomme le Getter robo, co-crée avec son propre assistant Ken Ishikawa, et le résultat en termes d’action, de dynamisme, d’héroïsme et de délires monstrueux génère chez le spectateur de tout âge une sensation assez proche que celle que pouvait procurer Goldorak jadis ou…maintenant !

 

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L’histoire raconte un professeur qui crée pour l’exploration spatiale à la fois une énergie nouvelle, l’énergie Getter, mais aussi trois vaisseaux qui, selon l’ordre dans lesquels ils s’emboitent, forment trois robots distincts qui peuvent ainsi aller dans les airs, sous la mer ou encore sous la terre. Mais cette mise au point coïncide avec l’émergence de l’empire des dinosaures qui désire – air connu- conquérir la terre ! Si le premier module de vaisseaux/robot ou prototype se faire immédiatement anéantir par les forces de l’empire dinosaure, un second équipage doit être trouvé d’urgence pour piloter un robot, armé cette fois, afin de stopper les attaques de l’envahisseur qui combine des dinosaures à des mécha…

 

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Grand succès, à l’instar de Mazinger Z qui fut d’ailleurs diffusé au Japon à la même époque, Getter robo se vit aussi affubler d’une suite, Getter robo G, qui vit un nouvel empire maléfique, l’empire des cents démons cette fois, prendre la relève pour défaire et anéantir la terre (enfin…le Japon en premier lieu, que tout le monde se rassure !). Plus percutante encore, toujours aussi satisfaisante en terme de dynamisme, de couleurs kitsh, de caractérisation, cette série n’était diffusée à ma connaissance en Italie uniquement où elle demeure encore de nos jours ultra populaire et réputée comme étant la meilleure série de notre auteur après Goldorak (qui bénéficia, il est vrai, d’une certaine dimension tragique chez son personnage principale). Après tant d’années d’attente, pour les fans avertis, un bienfaiteur de cette culture mécha, Koneko, a décidé de prendre les choses en mains pour traduire d’abord Getter robo, l’intégralité des 51 épisodes ont été traduits, et pour l’instant deux des 39 épisodes de Getter robo G. Une série dont les jouets ont été diffusés en France en même temps que Goldorak et que tous les enfants de l’époque ont pris pour des Golgoth !

 

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 (la vague des robots des années 70 ! Combien de robots postérieurs à Mazinger          Z doivent leur création grâce au succès de ce dernier ?)

 


Durant les années 70, Go Nagai devenu un golden boy de cette industrie ludique, le jouet de son robot Go Nagai institua le merchandising des héros de programmes télévisés, tant et si bien qu’il fut solliciter pour participer à d’autres créations. Citons Groiser-X, Bomber-X ou encore Jeeg Jaguar. Ses sagas Mazinger, de même que les Getter robo, se voient encore actuellement prolonger par des nouvelles séries, opus, mangas, remake, sans que toutefois la notion de continuité soit toujours de mise… Ce fut néanmoins un succès majeur, foudroyant et dont l’influence et l’attrait se font encore sentir et ce internationalement.

 

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Le succès de ces animés a donc permis à Go Nagaï d’accéder, assez jeune, à une certaine fortune matérielle qui lui a permis de travailler…pour le plaisir en creusant ses thèmes de prédilections. Nous avons donc eu le droit à des œuvres ultra-violentes, citons les œuvres ultra gore de Violent Jack ou encore du manga de Devil Man, dont la somme de gore, de sexe, de destins broyés, d’outrages graphiques ou encore de sadisme contrastent fortement avec l’innocuité apparente des adaptations à priori innocentes de notre homme, charmant et extrêmement courtois au demeurant, mais dont le versant sombre exprimé dans ses œuvres nous font froid dans le dos.

 

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A titre personnel, je recommande la lecture des mangas de Devil Man qui, en 5 tomes seulement, propose une vision dense, adulte, captivante et pessimiste au sujet proche du comics X-men (qui ne cesse de tourner en rond depuis vingt ans !).

Il y a donc une extrême dichotomie entre le créateur de genres qui ont bouleversé l’industrie de divertissement, de la jeunesse, avec le genre mécha (qui existait toutefois dans une forme moins définitive chez Tezuka), les super héroïnes pour filles (Cuttie honey) et l’artiste aux versants sombres, morbides et apocalyptique !

 

Ne serait-ce pas là d’ailleurs une dualité toute japonaise ?

 

Par Le Royaume des Avis
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Mercredi 14 mars 2012 3 14 /03 /Mars /2012 14:15

Personnage apparu une unique fois lors du Golden âge dans The Marvel Family 1, Black Adam est un personnage qui n’a cessé de revenir, de frapper les esprits et, à chaque fois, avec une redéfinition toujours plus inspirée. A croire que les scénaristes ont été plus inspirés par ce personnage, juste une version noire du personnage principal, pour affiner une version intéressante et relativement indépendante de ce personnage, qui eut lui aussi sa famille.

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Black Adam était juste la première version de Captain Marvel et premier successeur du sorcier Shazam. Ayant pris goût au pouvoir et succombé à l’attrait obscur de celui-ci, il fut simplement défait lors de la première rencontre en  prononçant stupidement le nom du sorcier Shazam, qui l’avait pourtant envoyé dans un exil cosmique dont notre noir personnage avait mis plusieurs centaines d’années pour revenir. Redevenu humain, l’enveloppe physique du personnage est alors tombée en morceaux… Sa réapparition dans les années 70 délivre pratiquement la même histoire. Pourtant, ce personnage a un potentiel qui marque durablement les esprits, qui retient l’attention de tous. De personnage assez uniforme dans les années 70, il ne cesse de revenir pour un rôle d’abord important dans l’origine du héros, et ce dans la mini-série des années 80 Shazam ! par Roy Thomas et Tom Mandrake, puis à apparaitre comme un ennemi de poids, quasiment invincible et ce parmi les très gros calibre des années 80. Bref, le potentiel était bien là, il ne restait plus qu’à l’exploiter comme il convient…

 

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On peut quasiment dater ce renouveau dans l’approche du potentiel de Black Adam dans JSA, le titre de David Goyer et James Robinson. Deux créateurs qui ont travaillé d’abord dans les comics puis au cinéma avec des fortunes diverses (élevées pour David Goyer, moins chanceuses pour James Robinson et la pauvre adaptation de la Ligue des gentlemen extraordinaires dont il signa le scénario).

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A l’époque, ces deux créateurs avaient déjà une certaine côte, David Goyer venant de porter la première adaptation vraiment convaincante d’une bd Marvel à l’écran, avec le premier Blade, tandis que James Robinson a ébloui les lecteurs exigeants et la critique avec le très personnel et inspiré Starman. On pouvait donc se demander pourquoi ils choisirent une équipe datée dont aucun bon épisode n’a vraiment vu le jour ces trente dernières années !

 

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Contre toute attente, la JSA reprend de belles couleurs, avec des personnages presque renouvelés en termes d’intérêt, des intrigues intéressantes et un traitement graphique plus qu’inspiré. La JSA, composée de membres d’origine puis de nouvelles incarnations des membres décédés de la première équipe, s’allie pour contrer la menace d’un sorcier maléfique. La JSA opère sur deux tableaux qui sont les aventures de nos héros d’une part, puis une caractérisation habile des personnages d’autre part. Ainsi, petit à petit, la série récolte attention du public puis louanges des critiques.

Si David Goyer part au numéro 25, c’est le remarquablement doué Geoff Johns qui prend sa place pour écrire, d’abord à quatre mains puis seul, le titre qui voit des anicroches ou carrément des anomalies de l’univers DC enfin résolues. Cela commence donc avec le cas Hawkman, très faiblement géré par les éditeurs de DC qui ont superposé des histoires puis des origines contradictoires, puis pas mal de personnages secondaires qui ont chacun bénéficié d’attentions particulières. A ce jeu, Black Adam a particulièrement été bien gâté.

 

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L’origine du personnage a été enrichie, à l’instar des héros de Marvel où un élément tragique et psychologique vient rationnaliser le côté obscur du vilain afin de lui donner une réelle dimension. Adam, héritier un temps méritant du sorcier shazam, est revenu de longues missions pour voir son fils et sa femme morte, alors qu’il aurait dû les aider. Rendu fou par ce coup du sort (prévisible par la magie ?), il s’est alors rebeller contre le sorcier pour exercer les pleins pouvoirs comme il l’entendait. En outre, Black Adam subit un procès pour les homicides des parents de Billy Baston. La justice a déduit qu’il s’agissait de la personnalité de son incarnation mortelle et il en sortit blanchi, acquitté…

 

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Ultérieurement, à partir de JSA 45, Black Adam et une petite poignée de héros entreprenne de délivrer son pays d’origine, aujourd’hui nommé Hahndaq dont le méchant Kobra assure la gouvernance. Les autres héros, ritournelle habituelle, ne veulent le faire puisque la souveraineté du pays empêche toute intervention à moins qu’il y ait un mandat des Nations Unies. Black Adam, aidé d’AtomSmasher ou du nouvel hôte d’Eclipso, se rend là-bas puis renverse le régime en tuant Kobra…Black Reign est une bonne histoire, solide, typique du talent de Geoff Johns, qui place la JSA dans une situation de division puisque la majorité des héros désapprouve les méthodes de Black Adam.L'affrontement idéologique se transformera en affrontement mortel qui laisseraient des personnages sur le carreau qui en marqua d'autres durablement...

 

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Ce dernier devient pour l’heure un héros capable de motiver des équipiers autour de lui, ce qui est une grande première pour ce personnage un rien égoïste et individuel, et le leader d’un état souverain, l’imaginaire Kahndaq qui deviendra son fief. Ce point de départ sera utilisé pour la saga qui offrira un rôle de premier plan à Black Adam, surpassant en intérêt Captain Marvel lui-même, dans l’excellente série 52 écrite à 8 mains…

 

 

Par Bastien Ayala
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Lundi 12 mars 2012 1 12 /03 /Mars /2012 07:42

Si la série continue Power of Shazam ! n’aura en définitif que permit à réinsérer efficacement le personnage et sa ménagerie dans l’univers de DC, ce n’est pas tant la série continue de plus de quarante numéros qui aura servi le personnage mais bien l’utilisation de celui-ci dans différents événements ou séries ponctuelles de l’éditeur durant ces quelques quinze dernières années. Si le personnage de Captain Marvel n’apparait pas dans un rôle de premier plan dans ces événements créatifs, les différents créateurs et scénaristes ont rendu hommage à son statut de personnage d’exception.


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Si le personnage de Captain Marvel apparut historiquement dans la mini-série Legends, ce second cross-over eut le redoutable honneur de succéder à l’excellent Crisis d’une part mais aussi de réintroduire les personnages principaux de DC pour les intégrer dans la nouvelle Justice League tout en leur rendant leur quintessence. Mini-série en 6 partie nommée Legends, avec John Ostrander au concept, Len Wein aux dialogues et un John Byrne en grande forme aux dessins, offre un traitement assez intéressant à ces personnages dont notre Captain Marvel qui a un rôle central bien que relégué à la périphérie de l’intrigue.

 

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L’autre participation intéressante de Captain Marvel, dans les premières années post-Crisis, fut son amusante intégration aux premiers numéros de la Justice League. Mal intégré, notre personnage aurait la personnalité de Billy Baston et ne serait donc pas à même de subir certaines brimades de ses coéquipiers mordants tel que le pseudo fasciste Guy Gardner…Au bout de sept numéros où Captain Marvel fit en quelque sorte office de Superman de service, le personnage quitta son poste.

 

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C’est assez faible comme participations notables au sein de l’univers DC, comme si les éditeurs, tout comme les scénaristes ne savaient pas quoi faire au juste avec ce personnage…Pourtant, il y avait déjà un projet magique qui aurait dû réinstaller le personnage et sa fratrie dans un rôle de premier plan. Twilight était un excellent projet d’Alan Moore, avec David Gibbons prévu aux dessins, dont il n’existe plus aujourd’hui qu’un sysnopsis détaillé... Dans un futur proche, la civilisation a échoué et les super-héros, réunis en familles ou en groupes, ont pris la place des états au sein du monde pour tenter de guider, ou plutôt permettre de survivre, les humains.

Le monde est donc divisé en fiefs, avec ceux de la Justice League, des Titans, des Magiciens ou encore des vilains. Mais les deux fiefs les plus puissants, ceux qui sont les forces incontestablement plus puissantes que toutes les autres sont celles du fief de l’Acier, Superman ayant épousé Wonder Woman avec leur fils Superboy ainsi que leur fille Supergirl, face au fief du Tonnerre, Captain Marvel ayant épousé Mary Marvel et Captain Marvel Jr aujourd’hui plus puissant que Captain Marvel.

 

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Ces deux fiefs dominent le monde de manière non agressive, dans une métaphore géopolitique assez habile du temps de l’opposition entre l’U.R.S.S et les U.S.A avec les autres états au milieu…Cet équilibre présupposé semble empêcher l’être humain de reprendre son destin en main. Aussi les autres fiefs complotent entre eux contre les deux clans dominants, ainsi que les extra-terrestres inquiets d'un tel pouvoir concentré sur terre avec, en sous-main, Batman qui complote en secret avec d’autres grandes icônes de la pulp culture telles que Doc Savage, the Shadow ou même, si cela lui avait été permis, Tarzan ! Cette idée, qui date donc des années 80, permit à Alan Moore de la remanier pour devenir ultérieurement La league des Gentlemen extraordinaires…

 

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Le terme de Twilight voyait ce bel équilibre volait en éclats avec une résolution habile des destinées individuelles dont John Constantine aurait été le personnage clé ! Pourquoi Twilight ne s’est jamais concrétisé, malgré la promesse un peu prés certaine de lire le tout meilleur cross over que DC n’aurait jamais eu ? Parce que DC comics a retenu les droits de Watchmen, qui aurait dû revenir à ses créateurs 6 mois après la parution du dernier numéro.  Mais Watchmen fut le premier vrai Trade Paper Back a être publié de manière permanente dans le catalogue de la firme, inaugurant de manière durable ce marché et ce mode de diffusion alternatif de vente des comics !

 

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Etrangement, des éléments de ce concept ô combien brillant réapparut dans un autre projet phare de DC nommé Kingdom Come. Apporté par Alex Ross, épaulé par Mark Waid au scénario définitif, Kingdom Come voit aussi les héros ayant pris peu à peu le pouvoir après le retrait de Superman, suite à un attentant au gaz du Joker de Daily Planet et la mort de Loïs Lane. Entretemps, les super héros ont pris un pouvoir démesuré  et une catastrophe gigantesque, un incident nucléaire dans l’état du Texas, fut l'élément déclencheur qui voit les différentes factions des super héros, mais aussi des vilains qui complotaient dans l’ombre, s’affronter pour une résolution finale afin que l’humanité reprenne son destin en mains.

 

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Et dans Kingdom Come, qui peut s’opposer avec efficacité et contrer dans la terreur Superman ? Seulement le seul et unique Captain Marvel qui voit enfin son aura respecté et son potentiel fort bien mis en valeur…Le combat dans le numéro final de la série voit une utilisation assez intéressante de l’éclair qui deviendra une figure incontournable de l’éventail des capacités du héros. Captain Marvel n’a qu’à prononcer son nom magique pour que son éclair vienne frapper et foudroyer son ennemi.

 

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Si cette idée avait déjà été utilisée dans Legends, elle sera dorénavant employé dans les grands pugilats à venir du héros. Kingdom Come, en plus d’être une œuvre presque définitive sur les héros de la firme DC, permet enfin à notre personnage de l’âge d’or de retrouver son lustre et son importance de premier plan dont il n’aura jamais dû être amoindri.

Kingdom Come est donc en quelque sorte le point de départ d'un traitement et d'une vision rénovée de notre héros. Jadis personnage fantaisiste aux aventures débridées, Captain Marvel accède enfin à un nouveau nouveau, celui d'un personnage majeur qui demeure incontestablement un poids louds de l'écurie si on se donne la peine de l'employer convenablement.

 

Pour anecdote, Kigdom Come, dû aux talents de deux fortes personnalités créatives Alex Ross et Mark Waid, qui se sont d’ailleurs écharpés dés la sortie de la mini-série, pour s'attribuer la paterinité de tel ou tel traitement...  Mais ce retour en grâce de Captain Marvel sera suivi par d’autres moments  mémorables à venir, toujours hors de sa série, que ce soit pour ce personnage mais également pour sa famille et son univers…

 

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Par Bastien Ayala
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Samedi 10 mars 2012 6 10 /03 /Mars /2012 18:23

Jerry Ordway a obtenu quelque chose de la part du staff de DC qui avait été refusé jusque là : les pleins pouvoirs créatifs sur l’utilisation de tous les personnages ayant trait avec l’univers venant du catalogue Fawcett de l’éditeur historique de Captain Marvel. A charge pour notre artiste, seul maître à bord du titre, d’orchestrer avec inspiration et cohérence notre personnage principale, accompagné bien sûr de ses déclinaisons que sont sa sœur Mary Marvel ainsi que Captain Marvel Jr. Si ses personnages font donc leur première apparition « officielle » dans la « continuité » post-Crisis, nous les avons cependant déjà vus ici ou là dans les grands crossovers de la firme. Tant pis, une fois de plus, si le serpent de la continuité se mord la queue chez cet éditeur. Les personnages secondaires, tout comme les ennemis, sont aussi appelés à être redéfinis, revamper et rebooter, ce qui constitue définitivement une entreprise de taille !


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Le premier numéro de janvier 1995 débute avec une superbe couverture et cette immanquable phrase de lancement : « Say the world, feel the power ! ». Sous cet ornement de prestige, l’histoire voit donc Billy intégrer l’univers de Fawcett, sa ville comme reporter de la radio. A ce titre, il enquête dans une étrange affaire qui le mène à une party où le danger va se manifester très tôt. Bien que ce résumé soit succinct, il vous permet de juger que ce premier numéro de Power of Shazam est loin d’être trépident, surtout après l’acmé que représentait le graphic novel sortit l’année dernière. Les personnages, Billy Baston comme son alter ego sont de faible consistance et il ne se passe grand-chose, des aventures presque ordinaires pour celui qui doit jouer dans la cour des très grands.

 

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Toutefois, l’intrigue se poursuit et permet au héros de faire revenir sa sœur, Mary, dont l’incarnation dans la famille Marvel est l'enveloppe physique de sa mère (et oui !). Nous avons également le droit aux retours d’ennemis comme ce Captain Nazi (n’aurait-il pas été préférable de laisser ce personnage là où il était tant le nazisme est hélas quelque chose de trop sérieux ?), qui handicape gravement le personnage de Freddy Freeman. Afin de tenter de réparer partiellement cela, Captain Marvel fera don d’une partie de ses pouvoirs à Freddy pour qu’il puisse se transformer en Captain Marvel Jr…

 

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La famille Marvel est donc au complet et elle peut se mesurer à sa cohorte d’ennemis qui commence à reprendre forme jusqu’à inclure un sorcier Satanus, ennemi de Superman qui priva ce dernier, grâce à l’inspiration de Marv Wolfman au début des années 80, d’une partie de ses pouvoirs. Cet ennemi est désormais lié à l’histoire des Marvel puisque sa sœur Blaze eut une liaison avec le sorcier Shazam ! Une bonne idée, tout comme celle d’intégrer à nouveau les personnages de l’âge d’or Bulletman & Bulletgirl, ceux de la Fawcett, tout comme des apparitions de Minute man ou encore Spysmasher, personnage oublié dont on dit que le serial fut particulièrement nerveux !

 

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L’interaction du titre avec à la fois les personnages phares de la firme est donc scellée dans le titre. Nous voyons donc Batman, Superman pour une énième figure imposée de confrontation, la JLA qui avait repris du poil de la bête grâce à Grant Morrison et Howard Porter. Mentionnons également les habituels crossovers de la firme qui englobait alors tous les titres de la frime comme Final Night ou encore DC one million. Notre Captain était partout et, enfin, fort bien intégré ! Bref, la direction du titre présentait des idées mais…est-ce que celles-ci étaient en définitif convaincantes ?

 

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Il convient d’être honnête, même pour un fan, la lecture du titre Power of Shazam ! n’est ni trépidante, ni palpitante ! Les numéros se succèdent dans un ton bien gentillet qui ne fait pas du titre l’un des plus indispensables du moment. Il manque une réelle énergie, un sens du rythme et des coups de théâtre nécessaires pour donner une vision, une ampleur à ce titre. Et bien que brillant cover artist, Jerry Ordway échoue à retranscrire une vision suffisamment haletante, comme le ferait volontiers un Geoff Johns par exemple.

 

 

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Si les numéros de Power of Shazam ! se succèdent, il convient de statuer que les histoires sont molles, bien que des bonnes idées émaillent ici ou là le titre (Sivana et ses vers, le retour de Mr Mind, un ton délicieusement rétro) mais cela n’est pas assez et entraîne un tassement des ventes du titre. En plus, si les couvertures furent parmi les meilleures de ces années-là, l’intérieur dû à Peter Krause et à l’encreur Mike Manley est là encore assez peu enthousiasment, surtout par rapport aux cadors de la professions qu’étaient à l’époque George Perez, Jim Lee ou encore John Byrne bien que ce dernier était déjà moins convaincant que dans les années 80. Bref, le titre Power of Shazam ! ronronne, et on sent la volonté de DC de sauver le titre d’une lente mais inéluctable annulation.

 

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  (l'amusant retour de Hoppy, le super animal qui, comme Super-souris  ou encore Atomic mouse eut son propre titre en 1945 !)

 


Ce fut donc le retour de Jerry Ordway comme artiste à tous les postes créatifs du titre, au numéro 42 de la série. Si cela a sur le moment de quoi faire saliver le lecteur attentif du titre, il faut quand même garder en mémoire que l’artiste a mis plusieurs mois pour réaliser les intérieurs du graphic novel éponyme de la série…Il ne pourra donc que faire au mieux, c’est-à-dire du standard puisque la cadence mensuelle n’est pas assez pour un artiste à sa mesure.

 

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De toute façon, cela est trop tard puisque l’attrait initial des lecteurs sur la série a fondu comme neige au soleil et le titre s’éteint au début de l’année 1999, au numéro 47, dans une polie indifférence…

 

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Si l’apport de Jerry Ordway sur ce grand personnage reste indéniable, il n’aura cependant pas su faire briller l’aura de Captain Marvel au-delà du superbe graphic novel, ce qui constitue quand même une grande occasion ratée. Ordway est un des meilleurs artistes des comics, certes, quoique reconnu par la majorité du public des comics, mais il n’a pas su égaler la performance de dessinateurs, citons Frank Miller, John Byrne ou encore George Perez, qui se sont également révélés talentueux et performant aux scénarii de leurs séries. Mais d’autres scénaristes ont remarqué cette nouvelle impulsion dédiée au personnage et, étrangement, Captain Marvel bénéficiera d’un traitement spécial hors des pages de sa série principale. Ses moments de gloire vont raisonner tels des éclairs dans le ciel !

 

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Par Bastien Ayala
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Jeudi 8 mars 2012 4 08 /03 /Mars /2012 15:10

Si pratiquement tous les héros les plus importants de DC comics connurent un moment de grâce après Crisis en 1986, au grès de redéfinitions souvent heureuses, seul Captain Marvel a connu une mini-série assez médiocre qui, en plus de repartir sur des bases faiblement inspirées, n’a pas permis au personnage de redevenir attractif ni même d’avoir à nouveau sa série…Une malédiction pour ce grand personnage un temps plus vendeur que Superman lui-même ? Peut-être. Mais il suffit parfois d’un grand auteur avec une vision pour que cet état de fait cesse enfin. Et cet auteur se nomme Jerry Ordway.

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Dessinateur qui intégra DC comics au début dés années 80, Jerry Ordway s’imposa assez rapidement comme un dessinateur au trait sûr et remarqué qui monta progressivement en importance et en influence. Si bien que pour la relance de Superman après Crisis, on pensa à lui à lui comme dessinateur régulier d’Adventures of Superman, l’autre artiste du titre Superman était alors la super star John Byrne, qui était indiscutablement une très grande et une des meilleurs stars des comics. Associé à l’écriture avec Marv Wolfman, Jerry Ordway finit par obtenir le poste de scénariste d’Adventures of Superman, quoiqu’il fut écrit ici ou là qu’il finit par se lasser du titre comme du personnage. Il semblerait d’ailleurs que ce soit lui qui, lors d’une des réunions annuelles de planification des histoires à venir sur les titres de Superman, qui ait proposé de le tuer. Cette suggestion fit certes rire, un temps, puis elle fut sérieusement envisager pour proposer à ce jour sans doute la saga la plus sensationnelle de Superman, à savoir sa mort, ses funérailles, ses successeurs puis son retour.

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Après cela, Jerry Ordway quitta un temps DC comics, sans doute lassé des méthodes de travail un rien figées tout comme du personnage phare de la firme. Il se lança alors avec son collègue Allen Milgrom chez Image comics, éditeur alors en plein boom fantastique de l’édition, pour proposer un  personnage dans l’air du temps d’alors, c'est-à-dire Wildstar. Wildstar était un super héros alors moderne, comprenez violent et sans concession, destiné à des aventures tonitruantes et très visuelles. Malgré le quota gore du titre, WildStar ne connut pas de véritable succès et Jerry Ordway fut accueilli par le staff de DC, qui était sans doute content de le revoir dans un marché d’alors où les talents de cette firme connaissent une véritable hémorragie vers d’autres éditeurs, Image comme Vaillant, afin de trouver des titres plus sensationnels.

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Il fut alors proposé à Jerry Ordway un challenge assez intéressant : reprendre en main Captain Marvel, le rebooter afin de lui offrir une origine réellement convaincante.  Jerry Ordway accepta le challenge, dessins et scénario pour sans doute ce qui restera le moment incontournable du personnage. La gestion de ce dur labeur prit pas mal de temps à notre artiste. Non seulement ce graphic novel était long de 96 pages, mais en plus, Jerry Ordway améliora considérablement le rendu de son travail pour se hisser graphiquement à un niveau graphique époustouflant. L’audience du personnage, qui était dans l’attente de la sortie du livre, n’eut le droit qu’à des posters promotionnels pour patienter avant la sortie définitive qui se fit alors attendre…

 

 

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Power of Shazam sortit enfin et nul ne peut dire qu’il fût déçu !

Le nouveau traitement du personnage reprend donc les fondamentaux du personnage tels qu’il fut conçu en 1940. Les Baston et leur fille Mary explorent une tombe égyptienne avec l’aide de leur guide Thet-Adam. Arrivé à terme de leur entreprise, les parents Baston et Thet-Adam découvre une tombe avec un collier bleu en forme de scarabée. Thet-Adam, travaillant en fait pour le Dr Sivana, tue alors Mr Baston, puis sa femme, avant de redevenir Black Adam. Quelques temps plus tard, le jeune Billy Baston, vendeur de journaux à la criée et orphelin, est abordé par un mystérieux inconnu qui l’intime de le suivre dans le métro. Monté dans une rame de métro magique, il arrive dans la caverne d’un vieux magicien, Shazam, qui lui offre ses pouvoirs ainsi qu’une mission : devenir le champion du bien pour défaire Black Adam.

 

 

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Une histoire simple et efficace, qui penche pas mal du côté des contes de notre enfance, emprunt d’une grande majestuosité graphique, c’est cela que nous propose ce Power of Shazam. L’histoire est convaincante, nous avons enfin un auteur qui s’est attaché à rendre justice à la fois à la candeur du personnage mais aussi à l’âme de l’œuvre originale pour nous proposer une modernisation qui n’en est pas vraiment une. Il s’agirait en effet davantage d’un remake mais, si l’action est bien sensée se dérouler dans les années 90, l’environnement graphique ne cesse de rendre hommage à la décoration, l’environnement, à la mode des années 40. Anecdote savoureuse, quand Captain Marvel et Black Adam s’affrontent, ils traversent brièvement l’étage d’un immeuble de part en part où l’incarnation de…Bettie Page pose pour une séance de photographies coquines ! Un clin d’œil parmi d’autres mais pas la moins savoureuse !

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La fin de l’histoire de Power of Shazam permet de faire progresser le mythe, d’expliquer pourquoi notre héros a l’apparence du père de Billy Batson. La conclusion offre également une belle explication en ce qui concerne l’inconnu du début que suit Billy dans le métro et qui permet définitivement à Power of Shazam de basculer vers le conte teinté de poésie. En définitif, si l’attente fut longue en ce qui concerne la parution de ce graphic novel, certainement l’un des tous meilleurs de DC comics, on peut sans se tromper conclure que Captain Marvel a eu, enfin, son moment de grâce par un auteur qui s’est révéler tant au point de vue graphique que scénaristique.En effet, Jerry Ordway s'est mis à la peinture et le résultat, un rien annonciateur de l'arrivée d'Alex Ross, demeure somptueux tout le long de ces 96 pages...

 

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L’échec de sa première reprise post Crisis a été soldé et le personnage repart enfin sur des bases solides. Justement, le staff de DC comics a bien prévu les choses puisque une série régulière, enfin et après plus de 20 ans, est enfin prévue avec Jerry Ordway aux couvertures et aux scénarii. Elle se nomme tout naturellement Power of Shazam ! Mais est-ce que Jerry Ordway fera aussi bien que cet essai si concluant ?...

 


Par Bastien Ayala
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Dimanche 12 février 2012 7 12 /02 /Fév /2012 14:32

Aquaman souffre d’un vrai paradoxe depuis sa création en 1941 : le personnage est incontestablement une des 7 plus grandes icônes de Dc mais son titre mensuel n’a que rarement été intéressant et sa série n’a guère marqué les esprits.

 

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Comme décrit dans un précèdent article, un des tous premiers du blog, ses aventures furent pendant longtemps d’aimables bluettes qui baignent dans une douce innocuité et un conformité qui ne sont que guère trépidantes.

Le personnage paraît sortir d’un conte : une sirène vient troubler la vie d’ermite de John Curry, un gardien de phare. Ils ont un enfant qui a tous les dons, Arthur qui deviendra plus tard  le roi d’un royaume sous-marin !

S’en suivront péripéties dignes d’un Hanna Barbera qui iront remplir sa revue le temps de 17 pages, mais tout redeviendra normal pour le sourire final d’usage.

Aquaman, le roi Arthur donc (nouvel élément inspiré des légendes), aura quand même sa petite galerie d’ennemis dont se détachent Black Manta (un scientifique noir qui veut asservir le royaume sous-marin) et Orin.

Orin est le premier fils de John Curry qui jalouse les dons innés d’Arthur. Il devient par dépit criminel puis se confectionne une identité de super vilain pour devenir de plus en plus puissant et redoutable afin de solder sa rancune de toujours avec son demi-frère.

 

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Les décennies passent, de même que les auteurs. Je retiendrais quand même Steve Skeates et Jim Aparo vers la fin des 60’ qui ont livré de belles aventures mais l’ensemble ne rivalise pas avec de solides histoires de Marvel de la même époque.A noter quand même un double épisode qui fut un cross over avec le titre Deadman dont le dessinateur était alors...le grand Neal Adams.

Excellent double épisode, ce cross over un peu oublié par les critiques est quand même un modèle de continuité. Il est d'ailleurs paru en France dans le pocket d'Artima Aventures & fiction, le numéro 51.

 

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Le personnage est cependant familier au grand public, il demeure dans les adaptations de dessins animés (vers 1967 il me semble) type Superfrends et aura même un temps son propre

Cartoon. Il n’y aura donc rien de déviant ou de subversif dans ce personnage ultra boy-scout toujours prêt à aider les gardes côtes contre de méchants trafiquants, luttant contre ses ennemis, le tout sans de se départir d’une bonne petite leçon de morale finale (tiens, c’est le même ton que l’ignoble prestation de David Hasseloff dans Baywatch).

Aquaman aura même sa poupée Mego et sera représentatif des personnages les plus reconnus de DC, une vedette plutôt qu’une star en quelque sorte.

 

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Mais les années 70’ seront plus sombres pour notre héros, époux d’une superbe sirène nommée Mera et père de Arthur jr, petit bambin blondinet et Wasp comme papa.

Son fils est enlevé par Black Manta puis tué par celui-ci.

Le choc est brutal pour Aquaman, l’aspect gentillet de la prudente série vole en éclats et des problèmes psychologiques le minent. Qui a dit que les années 80’ étaient l’origine de la période sombre et réaliste ?


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Donc le personnage acquiert une réelle personnalité, se coupe de sa femme et devient moins parfait. Le temps d’une réelle caractérisation est prêt pour lui.


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En 1986, un jeune éditeur parvient à imposer une mini série en quatre parties sur Aquaman, il sera aidé au dessin d’un artiste qui me laissa depuis la première lecture une très forte impression : Craig Hamilton.

Aquaman vit avec ses problèmes psychologiques plus ou moins loin de son épouse Mera. Il subit l’attaque de son demi-frère Orin qui semble avoir décuplé ses pouvoirs et qui vaut absolument en finir avec lui, après l’avoir crucifié !

Orin a en fait trouvé les gemmes de pouvoir du sorcier atlante Orion et sa perpétuelle revanche va pouvoir s’exercer contre Arthur, qu’il jalouse depuis l’enfance.

Arthur va devoir trouver de nouvelles ressources puis affronter son frère dans un combat psychique.

Relaté tel quel, il ne semble rien se passé de très extraordinaire par rapport aux autres comics lambda, et bien je vous incite fortement à lire la série pour les talents de conteur de Pozner, qui conjuguent une adroite caractérisation et une approche psychologique des deux frères très émouvante.

De plus, les dessins de Craig Hamilton touchent  selon moi au sublime grâce à un trait et un style emplis de grâce. Il retranscrit avec grâce à nous livrer les écumes, des tourbillons par un style très poétique dont seul Larry Strotman pourrait s’approcher. Ses dessins sont poétiques, ils intiment à un souffle, une vision. J’aimerias bien lire une illustration de Craig Hamilton d’un poème de Rimbaud.

 

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On a eu la chance d’avoir ces aventures en France dans la revue Vengeurs chez Arédit (en fait , que du DC) et l’intégralité fut traduit dans les numéros 9 à 12.

On appelle également cette série la période « bleue » d’Aquaman qui ne gardera pas son costume marin.

 

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Curieusement, Hamilton n’aura pas la carrière d’un Mignola  (lui aussi aura aboutit à un style personnel et puissant) ou même à Mike Kaluta. Je n’ai retrouvé de traces de Craig Hamilton que dans l’encrage de la très bonne série de Vertigo Fables. Quel dommage !

 

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(A noter qu'Alan Davis, fan du personnage depuis ses jeunes années, devait et voulait dessiner initialement cette mini-série. Mais l'équipe éditoriale de DC comics, Denny O'Neil en tête, voulait absolument qu'il fût sur Batman year 2 ! Dégoûté, Alan Davis préféra alors la proposition de Chris Claremont pour lancer ensemble un nouveau titre X chez Marvel : Excalibur !).

 

 


Quand à Neal Pozner, le destin est bien plus triste. Neal était éditeur détaché à la prospection des jeunes talents. Il a ainsi révélé quelques talents dont vous avez peut-être entendu parler : Gen Ha, Travis Charest, Stuart Immonen et Phil Jimmenez. Qui dit mieux ?

Il s’agit d’un des rares cas où un éditeur ait de réelles qualités en tant que scénariste mais je ne lui connais que cet essai. Neal est mort du sida en 1994…

 

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Etrangement, cette mini série n’aura pas le succès critique ou public à laquelle elle était pourtant en droit de prétendre.  Pourquoi ? Je ne saurais l’expliquer mais c’est ainsi… Toutefois, elle a conquis une poignée de fans encore nostalgique de l'exceptionnelle qualité de cette mini-série.

Ce fut donc le coup d'éclat d'Aquaman et, après une autre tentative peu probante, un certain Peter David essaya de faire un travail de rénovation sur une longue série de plus de 75 numéros.

 

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Par Bastien
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Mercredi 18 janvier 2012 3 18 /01 /Jan /2012 06:39

Film datant de 1979, Le Trou noir est une production de Walt Disney qui, sous l’impulsion de STAR WARS et comme nombre de ses confrères américains ou même italiens, se met subitement à la science fiction.
Production ambitieuse, qui s’adresse en premier lieu au public des enfants, Le trou noir traine une mauvaise réputation de film qui ne convainc pas malgré un casting convainquant, un budget élevé et un sous-texte assez intéressant quoiqu’un peu crypté. C’est toujours un plaisir, ici au Royaume des avis, que d’aller défendre un film qui traine une faible réputation ou qui a été mésestimé. J’espère donc que cette critique du Trou noir saura vous convaincre de réévaluer ou alors de découvrir ce film au propos pourtant ambitieux.



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En 2130, le vaisseau spatial USS Palomino revient d’une mission intersidérale qui avait pour objet de découvrir des mondes habitables à coloniser. Avec à son bord cinq humains, dont un journaliste, et un robot mutli-fonction du nom de Vincent, le vaisseau croise le chemin d’un trou noir aux proportions fantastiques, peut-être même le plus gigantesque jamais répertorié.

 

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En outre, les systèmes de l’USS Palomino détecte un autre objet tout aussi improbable, le vaisseau spatial Cygnus qui a disparu quelques vingt années auparavant.
Le Cygnus, alors le plus gros et le plus couteux vaisseau d’exploration, avait alors reçu l’ordre de revenir sur terre mais il aurait inexplicablement disparu, probablement détruit par une cause inconnue.
Mais le Cygnus se tient bien là, devant eux, et il défie de manière inexplicable la gigantesque force d’attraction du trou noir. Aussi le Palomino se doit d’aller sonder le Cygnus, qui semble effectivement et à premier abord vide et désert. Mais le Palomino est soumis à la force du trou noir et il manque de très peu d’être aspiré par ce phénomène stellaire hors norme.

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Subitement, le Cygnus s’illumine et notre petit vaisseau, un nain à côté de ce monstre de métal, s’arrime à lui. L’équipage rencontre donc l’illustre professeur Hans Reinhardt, seul survivant de l’équipage du Cygnus qui vivrait seul accompagné de ses robots. Le professeur leur explique que son équipage était reparti vers la terre mais que celui-ci a dû hélas se perdre. Il explique à ses nouveaux invités qu’il était resté pour accomplir une mission supérieure : défier la force incommensurable du trou noir en l’explorant au nom de la science qu’il s’apprête à révolutionner.

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Le Capitaine de l’USS Palomino, joué par Anthony Perkins, est fasciné par les avancées révolutionnaire du professeur et il est magnifié par le périple qui consiste à explorer le trou noir. Mais son second, joué par Robert Foster, est plus dubitatif.
Où est réellement passé l’ancien équipage du Cygnus ?
Pourquoi y-a-t-il des robots soldats et surtout, à quoi sert le robot rouge extrêmement menaçant nommé Maximilian ?

 

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C’est donc en fouillant un peu et en trompant la vigilance des robots que le Capitaine et La Doctoresse MacKae, justement la fille d’un des anciens membres de l’équipage, découvrent que l’ancien équipage est bien là, réduit à l’état de serviteurs sans âmes qui s’occupent des commandes du vaisseau aux côtés du professeur.
Réalisant l’ampleur du piège et la folie de Reinhardt, l’équipage se doit donc de partir en toute hâte, sans éveiller les soupçons du professeur illuminé, d’autant plus qu’il s’apprête justement à plonger dans le trou noir avec le Cygnus…

 

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Le Trou noir est un film qui a sévèrement déçu les fans de S.F.
C’est un film qui n’est que faiblement considéré, certains de ses effets spéciaux, ceux qui touchent aux robots, sont dans l’ensemble raillés et l’histoire est considérée comme un rien enfantine, assez faible.
Pourtant, Le trou noir était une grosse production de la firme dédiée aux enfants, qui a d’ailleurs inauguré le studio Buena vista, et qui s’était offert un casting ambitieux avec Anthony Perkins, Ernest Borgnine ou encore Robert Forster (acteur à la carrière intéressante que Tarantino a remis au premier plan avec JACKIE BROWN).

N'oublions pas aussi la fabuleuse musique de John Barry qui composa pour trois films "spatiaux" pendant une courte période : MOONRAKER, LE TROU NOIR et STARCRASH !
Le trou noir, qui visait les recettes de STAR WARS ou alors du film STAR STEK,  rapporta aux U.S.A 35 millions de dollars pour un budget de 20. Il est vrai que la bande annonce américaine est une des plus faibles et des moins engageantes que j’ai pu voir, surtout en comparaison du film !
Pourtant, à y regarder de plus prés, Le trou noir présente une histoire qui est très ambitieuse par certains aspects.

 

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Tout d’abord le trou noir !
Elément du décor, monstre stellaire qui menace à tout instant de tout engloutir, ou encore passage vers un inconnu plein de promesses qu’il faut avoir la folie de franchir, notre trou noir est bien là, en permanence, et il représente un abîme effrayant qui place spatialement tous les protagonistes dans le plus grand péril.
Certes, il y a bien quelques grosses anomalies (dont un météor rentre dans le Cygnus, faisant face à nos héros se trouvant sur une passerelle sans les consumer) mais les effets spéciaux du trou noir sont, quand à eux, splendides et ils immérgent sans problème le spectateur dans une vision somme toute assez rare de l’espace, du lointain, qui conjugue une certaine splendeur teintée de frayeur.

 

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L’autre élément assez intéressant, pour le peu que l’on se donne la peine d’analyser Le trou noir avec un effort assez fourni, demeure le second niveau de l’histoire qui demeure teintée de sous-textes et d‘éléments ayant trait à la religion chrétienne.
En effet, le Cygnus, vaisseau de toute beauté, n'est-il pas autre chose qu’une cathédrale dans l’espace ? Regardez-le sous cet angle, et vous verrez que nombre d’éléments dans Le trou noir fonctionnent avec un second degré de lecture.

 

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Notre Professeur Reinhardt porte un costume rouge, celui du diable, tandis que les membres de notre équipage du Palomino porte, pour la plupart, des costumes blancs. Heureux hasard, ce sont ceux qui ne succombent pas à la tentation et qui pourront, peut-être, survivre à cette grande épreuve.
Revenons à peu à ce robot à la présence assez forte et aux pulsions homicides, Maximilien…Non seulement il est de couleur rouge ocre, mais il a un plus un faisceau rouge lumineux à la place des yeux qui pourrait quelque peu rappeler... le diable ?!

 

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Beaucoup de chose, dans Le trou noir, fonctionnent ainsi et la fin, la plongée accidentelle dans le trou noir vient confirmer ce second degré de lecture.
Je suspecte très fortement que le script initial du film allait dans cette direction mais que les producteurs du film ont édulcoré l’ensemble pour inclure des éléments rappelant le film de George Lucas à destination des enfants. A ce stade d'analyse, on peut parier que le script initital était réellement à destination des adultes, peut-être dans la même veine que 2001 de S.Kubrick, et qu'il fut expurgé de son propos initial afin de greffer cette lutte de robots alors considérée comme si populaire et si lucrative. Ainsi, Le trou noir serait passé de script adultes à film pour enfants !

 

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Film binaire recalibré à l'intention d'une jeune audience, Le trou noir demeure quand même à reconsidérer afin d’oublier quelque peu les séquences un peu simpliste afin de considérer le film sous son angle le plus sérieux, et le plus captivant.


Certes, des séquences entières sont dédiées à l’action, guère déplaisantes, afin de remplir le cahier des charges et mais, au final, Le trou noir renoue avec les grandes ambitions de la Science Fiction : projeter l’homme dans le futur, proposer une vision de l’espace et s’interroger sur les choses inconnues qu’il devra affronter.

 

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S’adressant d’abord aux enfants mais également aux esprits curieux des adultes, Le trou noir mérite à mon sens une réhabilitation. Cela pourrait d'ailleurs se produire dans un proche avenir puisque, après le succès du remake de Tron, on parle donc d’un remake du trou noir.

 

Est-ce que cette version gardera le sous-texte de l’œuvre originale, même y puiser au script initial ou elle ne sera qu’un spectacle pour enfants et adolescents ? A voir…

 

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Par Bastien Ayala
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Mardi 21 juin 2011 2 21 /06 /Juin /2011 12:46

C’est assez fatigué que je prends cette pause, qui n’était pas prévue, et qui décale la fin des articles du Prisonnier et de Captain Marvel/Shazam ! Le blog doit bel et bien prendre fin cette année, j’avais dans un premier temps justement prévu la fin du mois de juin pour poser un point définitif à une parution aussi régulière, mais j’ai un peu de mal à stopper l’aventure… 

Je reprendrai donc pour quelques mois en septembre, en espérant que l’envie sera toujours là, mais je ne pense pas dépasser la fin de l’année. 

Il y a cependant et hélas toujours des thèmes intéressants à traiter, à partager, et je pense pas mal à la série des Panthères roses de Black Edwards/Peter Sellers ou encore la JLA de Grant Morrison…

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En attendant, je vous suggère de fréquenter d’autres sites de contenu tels que Comics from Mars (des critiques toujours exigentes sur les comics modernes, ce que je ne fais quasiment jamais)  ou Ici, je suis ailleurs (des thèmes ou sujets traités par Artémus Dada, l'une des plumes les plus attrayantes du net ! Mais qui se cache derrière ce pseudo ?), qui sont chacun très intéressant dans leur partie respective, d’ailleurs bien différentes de ce que vous pouvez trouver ici, mais encore d’autres sites/blog que je ne connais pas et qui font la richesse de la toile !

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J’en profite également pour saluer la mémoire du très grand compositeur John Barry, qui nous a quittés le 30 janvier de cette année.

Compositeur d’exception, John Barry est né en Angleterre où il a appris la musique très tôt grâce à son entourage familial qui a décelé et encouragé son don. Au terme de son armée, John Barry a fondé le John Barry seven, premier groupe musical résolument tourné vers le jazz, sa grande passion d’alors et influence principale. 

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John Barry n’a jamais cessé d’apprendre, que ce soit dans des domaines musicaux variés tels que le jazz, des tubes musicaux de l’époque bien qu’il ait « manqué » la vague pop et beat des années 60 qui ont tout ravagé sur leur passage et quelque peu ringardisé instantanément les musiciens de la décennie précédente…

Mais John Barry, au sein de la BBC, s’est surtout initié dés la fin des années 50 à l’arrangement musical, surtout en ce qui concerne les images, et c’est là qu’il rentra dans la légende.

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Un nouveau créneau s’ouvrit alors à lui, celui d’arrangeur mais surtout compositeur de musiques de films. Il signa donc en 1960 la bande originale de Beat girl puis, au terme de seulement quelques compositions, il fut repéré puis appelé par les producteurs, Harry Saltzman et Albert Broccoli, qui s’étaient associés afin de produire sur grand écran le personnage de James Bond d’après les romans de Ian Fleming qui étaient alors des succès littéraires.

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Associés au sein de Danjaq, Harry Slatzman et Albert Broccoli bénéficiaient d’un savoir-faire assez élevé grâce au talent de producteur du second. Pour la mise en chantier de James Bond contre Dr No, Danjaq bénéficia des solides décorateurs que Broccoli, au paravent associé avec Irwin Allen, collaborait souvent au sein de sa société de production Warwick films. 

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Quand la production de James Bond contre Dr No débuta, ce furent les talents efficaces et déjà rodés de Warwick films qui donnèrent à ce film un déjà très grand professionnalisme, dont le fameux et très efficace Richard Maibaum au scénario et le raffiné Terence Young à la réalisation, dont il fut dit qu’il codifia le personnage de l’agent secret raffiné avec Sean Connery qu’il sut adapter au rôle.

 

Mais en ce qui concerne la musique, cela n’allait tout simplement pas !

Le compositeur alors engagé se nomme Monty Norman, alors connu pour la composition de musiques diverses dont des comédies musicales et, également, des musiques exotiques. Justement, le score musicale de James Bond contre Dr No concerne la Jamaïque, lieu de l’action.

La bande originale du film est tout simplement fade, peu percutante, et elle épouse mal certaines scènes alors qu’elle est vouée à les dynamiser !

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Les producteurs appellent donc en urgence John Barry qui est chargé d’une mission de sauvetage. C’est donc dans l’urgence que John Barry réarrange le thème de James Bond, qui est depuis devenu un succès mondial tant il est percutant et peut s’apprécier comme l’un des très grands succès de la musique de films, tout simplement.

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A noter que c’est bel et bien Monty Norman qui touche les royalties de ce James Bond score qui est pourtant très, très, très éloigné de la composition originale de Monty Norman tant il est rehaussé à tous les niveaux. Malgré des procès, et à cause de seulement quelques notes qui se trouvent ici ou là, c’est Monty Norman qui conserve la paternité de ce morceau si fameux…

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Toutefois, John Barry n’a pas tout perdu en effectuant cette opération de sauvetage. Les producteurs, le public, les critiques, tout le monde reconnut alors son si grand talent et il devient alors le compositeur attitré des musiques de James Bond. Cette série cinématographique, rappelons-le, connut un succès inouï au cours des années 60 et façonna pour longtemps les films d’action modernes. John Barry fut alors au fait de sa gloire. Il collabora à moult autres musiques de films, parfois même à la télévision avec Amicalement vôtre (un très beau score), gagna deux oscars, et connut un succès immense jusqu’au début des années 90 où il se retira doucement, puisque son dernier James Bond fut Tuer n’est pas jouer, en 1987.

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Le style John Barry se résume par une mélodie orchestrale héritée d’un répertoire classique, certes, qui allie majestueusité et symphonie à un très haut niveau. Les films auxquels John Barry laissa son emprunte furent très importants, citons Zulu, Le trou noir, StarCrash, Danse avec les loups, Midnight cow-boys, King-Kong, Cotton Club…

A mon sens, John Barry n’était ni plus ni moins que le plus important musicien travaillant pour les musiques de films, derrière Ennio Moriconne. Je reste hélas étonné que les médias ne lui aient pas davantage rendu hommage lors de son décès, en début d’année, et surtout salué son immense talent, que seuls une poignée de personne atteignent chaque siècle…

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Jane Birkin, sa seconde épouse, expliqua souvent que si Serge Gainsbourg était très connu et apprécié en France, cela était aussi le cas avec John Barry, son premier mari ! 

 

Retour du Royaume des avis, donc, fin septembre/début octobre avec encore quelques nouveaux sujets du même acabit !

En attendant, excellent été à tous !

Par Bastien Ayala
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Mercredi 15 juin 2011 3 15 /06 /Juin /2011 07:01

  banderole

Le Prisonnier fut donc diffusé en 1968 en Grande Bretagne. L’ouverture de la série, un modèle de concision, voit un agent secret qui se rend dans un organisme de renseignements officiels pour, après avoir eu une discussion orageuse avec son supérieur, lui claquer sa démission au nez. Alors que notre homme est rentré chez lui pour préparer ses affaires en toute hâte, un majordome l’endort grâce à une poudre subtilement glissée dans la serrure.

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Notre espion se réveille, se remet doucement. Il est bel et bien dans son appartement mais, quand il ouvre la fenêtre, il se trouve en réalité dans un endroit assez rétro. Alors qu’il tente de savoir pourquoi il se trouve là et quel est cet étrange endroit, on lui remet un badge no 6 et l’on exige de lui des informations. Il doit révéler pourquoi il a démissionné…

Tentant de s’échapper, refusant de répondre, notre homme dont l’identité n’avait pas été divulguée est rattrapé par une bulle blanche qui l’absorbe. On se rend alors compte qu’il n’aura de cesse de fuir de ce village, de cette prison pour espions.

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Ce premier épisode titré l’arrivée est diablement captivant.

Notre personnage, en même temps que nous, spectateurs, est pris dans une spirale qui le mène dans un endroit, hautement improbable, dont nous découvrons toutes les bizarreries en même temps que lui. Tout parait artificiel dans ce Village, à commencer par le comportement de ces semblables qui paraissent soumis et résolus à suivre les règles qui régissent le Village. Car gare à ceux qui s’écartent du code de conduite, car le rôdeur, notre fameuse bulle blanche, l’enserra impitoyablement.

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Ce premier épisode, qui pose avec une grande efficacité les bases de la série, a été réalisé par le très efficace réalisateur Don Chaffey, le réalisateur de Jason et les argonautes ou Peter et le Dragon. La mise en scène est sèche, sans fioriture puisque les bases et les enjeux de la série, bien que celle-ci conserve plein de mystères qui font la richesse de l’intrigue, sont clairement posés.

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L’étrangeté du lieu, du fonctionnement, de l’organisation ainsi que son appartenance réelle – quelle puissance tire les ficelles ? Quel camp au juste – permet au spectateur de prendre part à l’énigme. Et elle ne fera que s’amplifier…

Le second épisode, Le carillon de Big Ben, permet également à l’intrigue de progresser.

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Alors que le Prisonnier, ou no 6, se perd en conjectures pour situer géographiquement le Village, il tente parvient à s’échapper au terme d’un jeu complexe. Il voyage dans une malle en se déplaçant pendant des jours et des nuits, ce qui vérifie son hypothèse initiale où il pensait être en Roumanie. Cela lui avait d’ailleurs permis d’estimer son fuseau horaire sur la Roumanie.  Arrivé finalement dans sa destination finale, toujours dans sa malle, il se trouve donc dans son bureau d’espionnage, où ses supérieurs s’inquiétaient justement de sa disparition. Alors que notre Prisonnier s’apprête à tout leur révéler, notamment le fameux motif de sa démission, il entend Big Ben sonner. Toutefois, en regardant brièvement et par réflexe sa montre, il se rend compte que l’heure de Big Ben indique exactement son heure initiale. Il réalise vite que le bureau de ses supérieurs, par ailleurs absents, est une supercherie. A nouveau, le piège se referme sur lui…

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Episode aux rouages complexes, Le carillon de Big ben met en évidence l’ingéniosité du scénario. Tous les moyens sont bons pour tromper la vigilance du no 6, notamment les coups les plus tordus. Notre héros ne peut se fier à pas grand monde, il manque de repères tangibles et l’ennemi a entamé une partie d’échecs incroyablement complexe…Tout ça pour apprendre pourquoi il a démissioné.

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Passons quelques épisodes, tous intéressants par ailleurs, notamment ce fameux Liberté pour tous qui met en scène des élections au Village qui seront de toute manière vides de sens, truquées, et sans effet aucun (une belle parodie de nos propres élections), ou encore de l’épisode nommé Double personnalité qui confronte le Prisonnier et son double, afin de lui ôter la parcelle de raison qui anime sa farouche résolution à ne pas se plier aux règles du Village, l’intrigue suit son cours avec toujours de nouvelles questions, avec un mystère renouvelé.

L’un de mes épisodes préférés est le septième, Le retour.

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Inexplicablement, no 6 voit le Village désert, sans habitant ni gardien. Il décide donc de vérifier ce qui se passe et, miraculeusement, il parvient à partir par la mer. Après un très pénible périple qui le fait dériver en bateau, il est recueilli par un petit navire et il parvient à regagner l’Angleterre. Il trouve cette fois ses vrais employeurs, leur déballe tout mais le problème de la localisation du Village, qui servirait à crédibiliser son récit, reste introuvable.

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En faisant des survols par avion, il parvient à le repérer mais le pilote, un anonyme par ailleurs, en profite pour l’éjecter. No 6 atterrit donc sur le sol et une habitante l’accueille avec un gâteau, agrémenté de bougies, en lui souhaitant un : « bon retour no 6 ! ».

Il s’agit certainement du plus perfide piège jamais élaboré !

Les épisodes se succèdent, ils sont au nombre de 17, et la volonté du no 6 de faiblit pas. Il est toujours à deux doigts, puis un, de s’évader, mais il est relégué vers l’échec. On sait juste que la clef de l’énigme se situe chez le fameux no 1, qui semble tirer toutes les ficelles, que l’enjeu reste toujours son secret, c’est-à-dire pourquoi le no 6 a démissionné et que la partie est toujours en cours.

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L’épisode final, le Dénouement, montre donc le Prisonnier vaincre le système. Il parvient à s’introduire chez le no 1. Ce dernier, qui porte un masque, s’enfuit dans une fusée ( !). Notre héros s’évade sans plus trouver de résistance, avec l’un des no 2 et un majordome nain. La route le mène dans une  nationale anglaise,  nous réalisons en même temps que lui que le Village se trouve contre toute attente en Angleterre et notre no 6 rentre à Londres sans que l’épisode ne délivre une explication, ne résolve le mystère…

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Lors de la diffusion de la série, en Grande Bretagne, l’attente fut telle que cet épisode fut perçu comme un véritable camouflet par le public. Non seulement le Dénouement ne propose aucune explication logique, mais en outre il finit pas un non-sens, par une absence de résolution. La réaction du public fut telle que Patrick McGoohan dut quitter en vitesse l’Angleterre tant il était menacé physiquement.

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Ainsi cet ovni télévisuel s’est clôt sans apporter des réponses, car mystères il y a. C’est d’ailleurs la très grande force de la série qui lui permet de transcender son support télévisuel pour s’apprécier en tant qu’œuvre…

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Par Bastien Ayala
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Lundi 13 juin 2011 1 13 /06 /Juin /2011 06:58

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Je ne pouvais décemment pas omettre de traiter de la série télévisée Le Prisonnier dans le Royaume des avis. Œuvre culte, c'est-à-dire qui bénéficie encore et toujours d’une solide base de fans longtemps après sa réalisation, dont je ne doute absolument pas que de nouvelles générations présentes et futures viendront enrichir, Le Prisonnier est une œuvre à la fois puissante, fascinante tant le spectateur ne peut s’empêcher de deviser, longtemps après l’avoir vue, sur son sens et sa portée, sans avoir de réponse définitive. C’est aussi l’occasion de rendre hommage à son homme orchestre, l’acteur créateur Patrick McGoohan, qui nous a quitté le 13 janvier 2009.

Patrick McGoohan était donc un acteur britannique né le 19 mars 1928 à New-York.

 

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Sa famille retourna peu de temps après sa naissance en Irlande. Après des emplois aussi divers que variés, tels que travailleur dans un élevage de poulets, employé de banque ou encore chauffeur de camion, Patrick McGoohan obtint un emploi de régisseur dans un théâtre où le métier d’acteur l’intéressa fortement. C’est en remplaçant au pied levé un acteur malade que McGoohan fit ses débuts d’acteur, se prit de passion pour cette discipline. Patrick McGoohan. Sa carrière semble s’amorcer réellement en 1955. L’une des prestations fut d’ailleurs vue par Orson Welles qui fut très impressionné, si bien qu’il l’engagea dans sa pièce de théâtre en cours. Au cinéma, Patrick McGoohan décrocha des engagements avec une importante société cinématographique de l’époque, la Ranks. Mais ce fut bien à la télévision qu’il acquit une notoriété. Après une distinction en 1959, il fut approché par le célèbre producteur et dirigeant d’ITC, Sir Lewis Grade, pour le rôle d’un espion dans Destination danger.

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Destination danger anticipe de très peu d’années la grande mouvance des années 60 à l’écran, que ce soit le petit ou le grand. En effet, James Bond fut presque le plus grand succès de la décennie et une cohorte d’espions envahit tous les médias de distraction populaire. Ironiquement, Destination danger commença en 1960.

John Drake est un espion au service de l’OTAN.

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Il préfère utiliser son intelligence plutôt que les armes. Le personnage est volontiers charismatique, déterminé, inflexible et un rien misogyne. Déjà, Patrick McGoohan s’empare dans les coulisses du personnage de John Drake pour le façonner selon ses aspirations et, surtout, l’éloigner d’un stéréotype proche de James Bond dans lequel presque tous les émules puiseront. Notre personnage n’aime pas tuer, est sévère tout en restant concentré sur sa mission. Destination danger sera un succès, surtout en Grande Bretagne, si bien que l’on considère que Patrick McGoohan fût la super star du petit écran britannique durant les années 60.

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Une fois que la série arriva à terme au début de l’année 1968, Lewis Grade et Patrick McGoohan s’activaient déjà dans les coulisses depuis un bon moment pour produire une autre série. La volonté d’ITC était certainement de répliquer le succès d’Opération danger, les visées de Patrick McGoohan était à coup sûr d’élever la série au rang d’œuvre en proposant effectivement une série ayant une base d’espionnage, c’est indéniable, mais en y injectant des degrés de lecture assez élevés, le tout servi par une vision assez époustouflante.

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Ce fut donc grâce au crédit de notre acteur vedette que Sir Lewis Grade débloqua un gros budget, accorda un  poste de producteur délégué à travers sa société de production de Patrick McGoohan et de larges moyens grâce aux préventes mondiales. C’est ainsi que l’une des œuvres les plus fabuleuses de fiction naquit.

L’idée initiale vient de Patrick McGoohan, qui avait entendu par une anecdote relative aux espions : pendant la Seconde Guerre Mondiale, certains espions trop bien informés auraient été mis au repos sous surveillance dans des maisons assez confortables !

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Ce fut probablement le déclic mais Patrick McGoohan s’adjoint les services d’un homme clef pour sa série, le romancier George Markstein. Allemand né en 1929, la famille de George Markstein émigra dans les années 30 avec sa famille pour fuir le nazisme. George Markstein est devenu journaliste, notamment dans des journaux à scandales pour se diriger vers la télévision, tout en écrivant en parallèle des livres d’espionnage, il a rejoint le pool des scénaristes de Destination danger.

George Markstein a largement contribué à l’élaboration du Prisonnier. Lui-même décrit que son tâche était assez proche d’un showrunner, c'est-à-dire celui qui fixe créativement les bases de la série, son ton et son orientation. Il est aussi celui qui choisit les techniciens comme les créatifs. Le problème réside dans le fait que mais Patrick McGoohan est également à la tête de la série !

La direction artistique du Prisonnier est également un élément clef de la série.

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Outre le cachet, les costumes des figurants qui rendent assez flou l’époque exacte de la série, ou plutôt antidatée, le lieu de tournage est indissociable du cachet de la série. Ce fut donc la fameuse, grâce à la série, ville de Portmeirion qui servit de cadre pour la Village. Située au nord du Pays de Galles, Portmeirion est un petit port de plaisance dont l’architecte Sir Clough William-Ellis décida de façonner comme une expérience architecturale en y dédiant une bonne partie de son existence puisque les travaux commencèrent en 1925 pour s’achever…en 1973 !

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Portmeirion servit donc de cadre décalé, un rien irréel et intemporel pour les errements du Prisonnier. Les principales bases de la série étaient donc posées pour planter le décor d’un étrange endroit dont l’évasion serait absolument impossible…

 

Par Bastien Ayala
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