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2 février 2009 1 02 /02 /février /2009 08:00

3ème partie


L’ère Archie Goodwin est finie, un nouveau venu prend le poste. Il se nomme Jim

Shooter et il a déjà un parcours étonnant, mais il va marquer son emprunte dans l’entreprise

pour des bons aspects, mais aussi d’autres qui seront plus contestés.


Jim Shooter a eu un parcours absolument incroyable dans le monde des comics.

Il envoie de lui-même des dessins et des scénarios à l’éditeur qui avait le titre en charge de la légion des super-héros chez DC.

Le dessinateur nommé Curt Swan, le vétéran sur le titre Superman de DC pendant plus de vingt ans, va être séduit et étonné par la qualité des dessins. Stimulé, l’éditeur accepte de collaborer avec ce nouveau dessinateur, mais les échanges ne se passent que par courriers.

L’artiste tarde à se dévoiler, et pour cause, il a juste 14 ans ! Jim Shooter parvient à bluffer les professionnels de DC. Non seulement il réussit à rester sur le titre mais il va laisser des épisodes fort appréciés qui constituent une période de référence sur le titre.


Des années plus tard, il est reconverti dans l’éditorial et, quand Archie Goodwin jette l’éponge, il apparaît comme le candidat naturel. Mais que se passe t-il chez Marvel à cette période, en terme créatif ? Et bien les avis ou les témoignages relatent un certain laisser-aller

où chacun fait un peu ce qu’il veut. Bref, même si ce n’est pas une ambiance 68’, Marvel ne produit pas de grands titres et n’a plus l’éclat créatif de la décennie précédente.

Jim Shooter n’est pas un tendre. Il a dû lutter très tôt, s’imposer et affronter les luttes de pouvoirs propres aux entreprises.

Il devra justement gérer ces luttes à un niveau élevé. Il met peu à peu en place une surveillance éditoriale (du point de vue créatif) et il donne son avis aux créateurs directement.

Il se permet même de renvoyer des scripts aux scénaristes pour qu’ils soient améliorés, ce qui n’était pas arrivé depuis longtemps. Il convoque même certains scénaristes pour leur expliquer de manière didactique ce qu’il attend au minimum d’un scénario : une intrigue claire, une caractérisation des personnages et un sens basique de la péripétie.

Cela ne plaît pas la plupart du temps, les habitudes sont bousculées, mais la boîte reprend une direction guidée par un chef qui a une vision globale.

Sur le plan de la structure, Jim Shooter et ses supérieurs rationalisent la boîte avec des éditeurs qui structurent la firme : un responsable pour la famille X-men, un autre pour les titres Spider-man, et ainsi de suite pour avoir une vision structurée de tous les personnages Marvel en « gammes ».


Les succès sont-ils dus à un hasard ou à une vision de génie ?

Voilà un débat intéressant, mais les grands succès créatifs deviennent presque toujours des succès commerciaux. En revanche, le contraire est une anomalie.

Donc Dardevil explose avec Frank Miller, les X-Men connaissent leur heure de gloire avec Claremont/Byrne, les Fantastic Four  connaîtront un long run mémorable de Byrne.

Bref, certains résultats doivent se retrouver en bonne place sur vos étagères…

Mais si on prend l’exemple de Dardevil, Frank Miller était sur le titre et comme il n’y avait pas de scénariste en vue, on lui a laissé une certaine latitude, sachant que le titre connaissait des ventes faibles.

Jim Shooter a aussi exigé que Jean Grey soit tuée parce qu’ elle a annihilé une planète Shia’r.

Byrne a même du refaire des planches car le chef avait tranché, et on lui obéit. Pour anecdote, Byrne lui garderait quelque rancœur…


Maintenant les impairs, ils sont nombreux et laissent des regrets manifestent.

Jim Shooter annule le crossover Avengers/Jla dont le scénario était réellement prometteur.
En tout cas bien meilleur que la version de Kurt Busiek qui est une redite de son Avengers forever. Il se fâche définitivement avec certains artistes, et la « belle ambiance » de jadis est un lointain souvenir.

Il se fâche également, vers la moitié des années 80’ avec les exécutifs de Marvel, ceux qui tiennent les cordons de la bourse, et le conseil d’administratif.

Il aurait essayé d’instituer des meilleurs droits d’auteurs, le cas de Jack Kirby est une honte, et DC a déjà fait cela pour pouvoir attirer et garder de meilleurs talents. Cela ne plaît pas aux dirigeant de la firme, la boîte de cinéma New World Pictures, qui est là pour faire des bénéfices et rien d’autre. Quant à la loi américaine, et bien les politiques sont quand même plus à droite que chez nous et c’est un problème qui ne semble pas les concerner. Pour illustrer mes propos, veuillez vous documenter sur la grève des scénaristes à Hollywood qui est assez édifiant.


Bref, Jim Shooter a mis la pression d’entrée aux créatifs, mais il a structuré la société dans une forme rationalisée. Mais ce job appelle une réelle pression et il quitte à son tour la place, ou plutôt, il y est aidé !

Donc adieu Jim Shooter qui saura rebondir en créant Vaillant, qui va vraiment fonctionner un temps, puis Défiant, et enfin Brodway  pour revenir plus récemment dans la légion des super-h éros chez DC. La boucle est bouclée !

Son successeur sera un de ses bras droits, le nommé Tom De Falco qui va profiter d’une des meilleure période en terme de vente de la société, où la firme paraît se développer pour une croissance interrompue, presque sans limites…


Bibliogaphie :

Edition française de Wizard, article sur Jim Shooter.

Scarce no 47 et 48 avec une interview des plus savoureuses sur Jim Shooter, un must.



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Published by Bastien AYALA
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28 janvier 2009 3 28 /01 /janvier /2009 08:08

2ème partie


Lilli Carati disparaît quelque peu du circuit pendant quelque temps.

Pour aller où ? Mystère !

Il aurait été alors salvateur qu’elle épousa un riche producteur ou industriel et qu’elle se range. Hélas, ce ne fut pas le cas et son éclipse finit en 1984 où elle reprit le chemin des plateaux de cinéma, souvent exsangues à cause de la crise du cinéma dont des pans entiers furent arrachés à cause de la politique qui soutient la télé style Berlusconni et non plus le cinéma.


Le genre qui fonctionne alors, pour un temps seulement, demeure le film érotique classieux.

Joe D’Amato s’y essaye le temps de quelques productions et Lilli Carati s’y essaye le temps de que 4 films, mais plus en tête d’affiche. Pour l’un de ces films, Lilli Carati s’adonne au nu.


Certes, elle avait déjà posé pour Playboy, comme ses consœurs, mais un seuil est franchi.

Le filon de ces films s’épuise aussi vite qu’il est apparu et la grande crise frappe le cinéma d’exploitation ou populaire. Toute les petites productions non subventionnées s’écroulent car les circuits de diffusion et les salles s’effondrent.


Aussi, en 1987, l’impensable se produit : Lilli Carati tourne dans des productions pornographiques !

Un choc et un coup de tonnerre car c’est la première fois que le grand écart entre les deux mondes est franchi. Certes, une autre actrice qui a également tourné dans les sexy comédies franchira aussi le cap, mais quand même ! Lilli Carati était populaire auprès du grand public italien et son aura en prend un coup. En revanche, la population mâle est plus qu’intriguée et ses films sont un succès même si leur nombre ne dépasse pas 6 titres et qu’elle n’apparaît que dans une scène ou deux grands maximum. Elle aurait  croisé Rocco Siffredi  et Christopher  Clark.


C’est hélas la spirale infernale qui continue pour notre si belle Lilli Carati qui se perd à la fois de manière professionnelle mais aussi dans sa vie privée. Lilli demeure plus dépendante que jamais à la drogue, sa consommation était alors plus élevée et sa vie est alors chaotique.

Mais en 1989, un événement a marqué et bouleversé son existence.

Lors d’un banal contrôle routier, le policier est intrigué par cette si belle demoiselle au volant d’une belle voiture de sport et il pousse un peu plus en avant les investigations, histoire de bien faire son travail mais aussi de profiter du plastique toujours aussi exceptionnelle de la demoiselle. Il découvre alors 4 grammes de drogues et Lilli Carati est arrêtée puis conduite au poste de police. De retour le lendemain chez ses parents alors que la presse à scandale se déchaîne, elle saute du balcon lors d’une tentative de suicide.

Elle s’en ressortira malgré quelques vertèbres fracturées et, elle le dit elle-même, ce choc fut salvateur puisqu’elle arrêta du jour au lendemain la drogues et ses mauvaises relations d’alors.


Lilli Carati se reconstruisit péniblement, elle changea de vie et elle disparut du cyclone médiatique. Assez récemment, elle réapparut lors de l’émission italienne StarCult pour relater sa vie et cet épisode. Si les Italiens n’ont pas inventé la real tv (ils l’auraient de toute manière trouvé tout seuls tôt ou tard), ils ont pleinement adopté ce format et l’émission eut un certain retentissement. On vit donc le retour d’une femme de cinquante ans, toujours aussi belle malgré les années passées, qui expliqua alors qu’elle était hyper sensibles et qu’elle avait du mal à affronter la réalité de ce milieu qui était alors si dur, d’où sa fuite en avant dans la drogue.


Ce fut un grand plaisir, pour ma part, de revoir cette si belle femme qui incarne le mythe de la rédemption. Elle était magnifique, elle est toujours aussi belle. Elle s’est brûlée les ailes tel Icare à la lumière du cinéma mais sa beauté reste, pour toujours, évanescente. Je rends donc hommage à la si belle Lilli Carati qui, comme la plupart des femmes, dissimulait sous sa beauté captivante une grande fragilité qui l’a hélas consumée.

Incarnation vivante de vieux mythes tragiques, Lilli Carati reste donc un exemple édifiant de la cruauté de ce monde du spectacle qui produit parfois des destinées tragiques et contrariées. Lilli Carati était l’un d’entre eux.


Voici l'image de Lilli Carati que je préfère : souriante, pleine de promesses, Lilli irradie de sa candeur et de sa beauté d’alors. Comme si le meilleur lui était alors permis.




Note : Je rend hommage et je tire un coup de chapeau à Eric Draven du site Version 1 de Zone bis. Ses articles et ses chroniques bio étaient excellentes et sans équivalents. Je les regrette beaucoup. Merci à lui.
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26 janvier 2009 1 26 /01 /janvier /2009 07:52

1ère partie


S’il y a bien une actrice dont la plastique m’apparaît toujours comme la plus belle, que je ne me lasse jamais de regarder, c’est bien celle de Lilli Carati.


Lilli Carati ?

Il s’agit d’une des reines des sexy comédies italiennes. Un courant italien qui a donné la part belle à de splendides actrices, enfin d’abord de superbes femmes puis après des actrices, confrontées à des mâles assez hétéroclites même, souvent, vulgaires.

Si le genre s’est éteint subitement en 1983, ces « reines » se sont mariées au choix avec des producteurs, un chanteur ou se sont reconvertis dans l’immobiliers et même en femmes au foyer.

Hélas, pas Lilli Carati.


Lilli Carati est née en 1956  à Varese, en Italy.

Très belle adolescente, elle est inscrite pour le concours de Miss Italie en 1975.

Il paraît que, cette année-là, ce fut un grand cru. Effectivement, vu que Lilli Carati est arrivée la numéro 2, j’aurais bien aimé voir la numéro 1 pour comparer !

Toujours est-il qu’un célèbre agent la prend en main, et sa carrière est lancée quasiment du jour au lendemain. En effet, cet agent très influent la fait rentrer presque immédiatement dans des rôles de premier plan, puisque son second film se nomme la Prof du Bahut.


Film lourdingue en diable, la Prof du bahut est typique de ce type de cinéma qui ne compte que des navets, encore que ceux-ci soient rances. La prof du bahut voit donc une belle jeune femme arriver dans une petite ville portuaire où elle remplace la vieille prof acariâtre.

La classe, enfin la partie mâle, est ravie puisqu’on passe d’une prof rance à une prof canon.

D’ailleurs, il n’y a pas que les élèves qui saluent comme il se doit la beauté de la jeune prof, tous les mâles du coin rêvent d’échanger leurs épouses contre cette bombe.

L’un d’eux, le bellâtre un rien suranné, a d’ailleurs une longueur d’avance sur les autres, mais un rivale plus  malin attend dans l’ombre et marque des points : un lycéen plus malin que les autres.

Résultat de ce marivaudage ?

Stefania  épouse le trentenaire qui sera, il n’y aucun doute là-dessus, cocu dès la première semaine de noces !

Un film que seule la présence de Lilli Carati rend attractif. D’ailleurs, je l’ai vu en VF mais je ne me souviens que de la trame, comme si je l’avais vu en vo.


Lilli Carati est remarquée, son charisme est évident pour les voyants mâles et elle enchaîne les films avec un rythme de tournage assez évident. Elle tourne ce que l’on pourrait considérer comme une grosse production du cinéma populaire avec le second volet de la longue série des Nico Giraldi. Il s’agit d’une série de 14 films avec le génial acteur Thomas Milian, hélas reconnu en Italie mais seulement populaire en France que d’amateurs éclairés.

Il s’agit d’un rôle de premier plan, et on peut dire que sa carrière démarre bien, même s’il ne s’agit clairement pas de cinéma de catégorie A.



Lilli Carati continue sa carrière avec des films plus ou moins intéressants, mais certains présentent encore de nos jours un intérêt cinématographique certain.

Il y a certes les comédies, retenons la Copine de Fac ou encore

Lilli Carati tourne quelques policiers italiens, un genre fameux alors où elle va côtoyer la superstar de l’époque Maurizio Merli.



Qui est Maurizio Merli ?

M.Merli était la star de ce genre, une sorte d’héritier naturel du Western où la lutte contre la mafia, les gangsters étaient le pain quotidien des héros de ces films. Il faut également prendre en compte que la population italienne était sous pression de la criminalité qui explosait, de la mafia qui avait accès au pouvoir et sous le feu des brigades rouges. Comme réponse, le gouvernement italien, dépassé et incapable, voulait se débarrasser d’une partie des problèmes en dépénalisant le vol : voler aurait alors été légal !


Ces films ont servi d’exutoire au peuple alors révolté devant l’incurie des pouvoirs publics, et le héros, le roi d’alors était Maurizio Merli. Pour décrie l’impact de ses premiers films, il faut savoir que les spectateurs se levaient pour applaudir quand son personnage de flic intègre exécutait le méchant à la fin.

Du jamais vu, sauf pour Stallone dans Rambo 2 !

Mais hélas le genre s’est vite essoufflé, presque 3 années seulement, mais Merli resta lié à cette image d’intégrité vertueuse. Il mourut d’un accident cardiaque lors d’une partie de tennis en 1986…


La carrière de Lilli continue avec un seul film en 1978 puis deux en 1979 qui seront remarqués. Il s’agit de Violez les otages, une sombre histoire criminelle comme le cinéma italien avait tendance à produire durant ces années-là. Le cinéma populaire était en effet déjà en perte de vitesse, la télévision s’implantait partout, et des genres ou des tentatives de films choquants étaient souvent tentées afin que ces films se remarquent et surtout s’exportent.


Mais le second titre se nomme Avere vent’anni du très grand réalisateur italien Fernando Di Leo. Le film réunit deux icônes du genre de la sexy comédies pour un film qui traite de la jeunesse dont les héroïnes profitent de manière débridée, comme si ce précieux âge allait s’épuiser comme une chandelle.

Avere vent’anni demeure plus ou moins une sorte de satire sociale jusqu’à la scène finale qui voit nos deux héroïnes se faire violer puis tuer de manière abrupte par une bande de ploucs qui ne se contrôle plus. Une fin abrupte, digne de la dernière maison sur la gauche, qui radicalise le film tout comme son propos. Ni Gloria Guida ni Lilli Carati ne sont à la hauteur de leur rôle, mais les deux demoiselles sont décidément bien charmantes…

Avere vent’anni fut un flop à sa sortie mais il est réhabilité depuis bien qu’il demeure un grand inédit en VF.


Lilli enchaîne les rôles jusqu’en 1981 dans des comédies sexy assez saugrenues et, pour tout dire, franchement oubliables. Certes, sa plastique irradie dans ces films mais ceux-ci sont franchement oubliables…

Mais cette année confirme ce qui se préssentait déjà en coulisse, dans les milieux initiés. Lilli Carati se drogue depuis un petit moment déjà, un passage à une émission télé la montre complètement stone et on murmure que les producteurs obtiennent d’elle qu’elle couche pour accéder à la tête d’affiche. Une trajectoire bancale, qui mille fois hélas va se confirmer dans une spirale des moins réjouissantes…

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Published by Bastien AYALA
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25 janvier 2009 7 25 /01 /janvier /2009 08:11

Bonjour à tous et bienvenue pour cette nouvelle année !

J’ai été quelque peu absent, mais je l’avais annoncé voire même anticipé grâce à l’édition des articles sur la Marvel Way. Il s’agit d’un cycle de 6 articles qui s’interroge sur la finesse et la pertinence de l’éditorial de Marvel Comics. A vous de juger au terme de ce cycle…

Pour le reste, j’attire votre attention sur deux événements qui, je l’espère, fera date autant en 2009 qu’en 2010.

Tout d’abord le Dr Who.

J’ai perdu un loong article sur le Dr Who qui devait présenter de façon claire les 8 premiers docteurs et leur saga. La perte de cet article, qui suivit d’ailleurs sa non publication sur un ancien site sur lequel j’ai exercé reste un gros regret.

Maintenant que deux excellents sites, bean on a toast et XXX, ont pris le relais et effectuent un excellent travail de fond. Sortir enfin ce dossier est comme arriver à la fin d’une bataille…

Si vous aimez les comics, vous vous passionnerez sans mal pour le Dr Who, dont le visuel un rien austère demeure peu engageant. Mais quand vous êtes dedans, alors c’est le summum.

A mon sens, Russel T. Davies effectue des prouesses scénaristiques dignes d’Alan Moore ou de Grant Morrison. Bien sûr, si cette série passait à M6, vous la connaîtriez et je ne serais pas en train de ma fatiguer à regretter sa relative confidentialité, en France.

Toujours est-il que le 10ème Docteur, le talentueux et inspiré David Tennant va passer la main à un jeune acteur du nom de Matt Smith. Ce qui m’a choqué en voyant pour la première fois le visage de Matt Smith, outre le fait qu’il ne me semble pour l’instant ne pas correspondre, c’est sa relative ressemblance avec un kickboxer de légende : Benny « the jet » Urquidez. A vous de voir !

Le second événement qui me fait frétiller, hors de l’huile rassurez-vous, demeure la sortie cette année de Paris by Night of living-dead.


J’attends beaucoup de cette audacieuse production française. D’abord parce qu’elle nage à contre-courant, bravo, mais ensuite parce que le concept est séduisant.

Mais surtout, je l’avoue volontiers, j’ai littéralement flashé sur Karina Testa, qui a beaucoup de présence à l’écran et sur les photos de tournages. Je parie sur elle pour une future révélation cinéma.

Le film est produit par Olivier Bach.

Ceux qui ne le connaissent pas ont peut-être déjà croisé ces Bach films, ses DVD au prix très attractifs qui proposent des films fort intéressants dans l’histoire de la cinéphilie.

Il y en a tellement et dans tous les genres, tel le premier Casino Royale de 1956 (avant Sean Connery et Dr No) ou les Rogers Corman, entre tellement d’autres choses.

Olivier Bach est parti de pas grand chose mais il avait une vision d’avenir, un solide projet et une compétence en cinéphilie des plus pointues. Bravo à lui, et longue vie à son entreprise.

 Paris by Night of living-dead s’annonce trop beau pour décevoir, et j’attends avec impatience les premières bandes-annonces et sa date de diffusion.

Si vous aimez le genre, ou Walking-dead par exemple, allez le soutenir en voyant le film au cinéma car il est très difficile pour une production indépendante de sortir un film hors des réseaux normaux, c’est même une prouesse.

Enfin, la partie comics est toujours alternée avec le cinéma.

La première à inaugurer le nouveau cycle demeure la sublissime Lilli Carati, une reine de la comédie sexy italienne qui a connu un destin fort tragique. Vous lirez cela, j’espère, avec intérêt !

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22 janvier 2009 4 22 /01 /janvier /2009 08:00

2ème partie

Donc en 1972, Roy Thomas est éditeur en chef. Il est à la fois éditeur et scénariste, il a écrit de fort bonnes histoires que ce soit le genre super-héros (les Vengeurs) ou de l’adaptation littéraire tel Conan. Stan Lee demeure le publisher, son supérieur direct, lui-même est supervisé par le directeur qui rend des comptes aux dirigeants de Cadence Industries.

 Mais Roy Thomas va-t-il rester aussi longtemps à ce poste et marquer l’histoire de la firme de manière aussi définitive que Stan Lee ?

La réponse est non, Roy Thomas ne restera que deux ans à ce poste et Marvel demeure nettement moins intéressant que pendant la décennie précédente. L’apport de Roy Thomas aura été la révolution nommée ultérieurement « Midnight Sons ». Des personnages d’horreur ou maléfiques (Ghost Rider, le fils de Satan, Man Thing…) sont crées et demeurent  voués une tendance éphémère dans les comics. Elle fut accompagnée d’une vague de comics d’arts martiaux qui sera éphémère, due à l’importance posthume de Bruce Lee, mais qui nous léguera Iron Fist !


A noter que tous les éditeurs ont eu peur en 1954 pendant l’inquisition des pouvoirs publics envers les comics. La plupart ont rasé le mur et certains ont jeté l’éponge, dont Joe Simon et Jack Kirby. Seul Bill Gaines de la firme EC comics a eu le courage d’aller dans la fosse aux lions, c’est à dire le Sénat américain.

Ainsi, il demeure ironique que la mouvance horrifique aille sur ce créneau qui a subit les foudres des pouvoirs publics et qui a nécessité l’institutionnalisation du comic code. Mais les modes passent, et vers 1975 une nouvelle vague de SF point pour s’imposer en 1977 avec l’adaptation de Star Wars.


Mais dans l’intervalle, Roy Thomas quitte la firme en 1974, essentiellement car la charge de travail devient trop importante, il n’y a plus 8 titres comme dans les premières années du silver age mais beaucoup plus. Il va redevenir free-lance. Il sera remplacé par d’autres créateurs/scénaristes qui prennent le flambeau, ce sera une grande période d’instabilité qui en verra plusieurs se succéder.

Donc se succèdent Len Wein, Marv Wolfman, Gerry Conway et Archie Goodman.

Comic Box nous a offert une fort belle interview de Gerry Conway, qui est assez savoureuse.

Il raconte que Marvel à cette époque est fort peu cohérent, que le poste est très exigeant et usant, et que le quitter demeure un soulagement. Son affaire avec une secrétaire qui fait partie d’un cercle satanique est des plus amusantes !


Que remarquons-nous ?

Marvel est une société qui se débrouille avec des moyens assez pauvres : il règne un certain flottement, il y a des luttes de pouvoir, l’éditeur en chef a du mal à lire les scripts avant le dessinateur (ce fut alors une grande liberté pour les scénaristes) mais surtout, les droits ou royalties ne sont pas au goût du jour.

En voilà un problème majeur chez Marvel, le grand Kirby n’a jamais reçu ses justes rétributions alors qu’il a crée 70 % des personnages de la firme. Martin Goodman le lui avait promis, mais c’est bien gardé de tenir cet engagement. Len Wein doit bien se mordre les doigts d’avoir créer Serval/Wolverine. Il n’y a guère que Stan Lee qui n’ait eu qu’un contrat convenable qu’il a lui-même négocié.

Le principal intérêt de la firme en terme créatif demeure ces nouveaux X-men, qui représentera pour la firme une manne incroyable, essentiellement due au talent d’un homme majeur pour la firme, Chris Claremont.


Tous se plaignent sensiblement de la même chose : charge de travail immense, il faut composer avec les financiers, juger et trancher des litiges avec des créateurs, l’éditorial lui même n’en fait qu’à a tête, les auteurs sont en pilotage automatique.

Pour en revenir à nos éditeurs en chef, le très respectable Archie Goodwin clôt le bal en 1978.


Archie Goodwin est quelqu’un qui jouissait d’une réputation excellente dans le monde des comics. Tous parlent de quelqu’un de humble, de fort respectueux et qui donnait sa chance en conseillant au mieux les jeunes. Il débuta chez la firme Warren (Vampirella) où il fut à la fois éditeur et scénariste. Il finit sa carrière chez Dc où il était infiniment apprécié grâce à sa loyauté envers les créatifs. Mais il mourut d’un cancer en 1998, et nombreux sont ceux qui lui doivent le coup de pouce déterminant au début de leur carrière. Pour cette période de deux ans, Goodwin n’était là que de manière provisoire en attendant que soit trouver l’homme providentiel, qu’il vienne de l’extérieur des comics ou qu’il soit déjà dans les rangs.

Mais il est notoire que la firme souffre d’un certain flottement en terme d’organisation, que les décisions créatives se font au hasard dans le coin d’un bureau, parfois au hasard d’une rencontre et que le bateau avance,  davantage porté par le vent plus que par une vision ambitieuse d’un visionnaire.

Celui-ci va venir en 1978, et il va bouleverser pas mal d’habitudes, il se nomme Jim Shooter et il laissera son emprunte.

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Published by Bastien AYALA
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19 janvier 2009 1 19 /01 /janvier /2009 08:00

1ère  partie.

Marvel est de nos jours une firme de comics majeur. C’est même la firme américaine qui est leader depuis la fin des années 60’ et dont les personnages sont en passe d’être reconnus par le grand public mondial.

Aussi, il convient de se poser une question naturelle : est-ce le fruit d’une direction éditoriale sans failles, qui a su prévoir et anticiper le marché ?

En outre, une fois la place de numéro 1 acquise de haute lutte face à DC, est-ce que la direction a su mettre en avant les atouts pour maximiser sa position de numéro 1 ?

Bref, est-ce que le hasard a eu sa place dans une firme qui a de beaux jours devant elle et qui va devenir, dans ce siècle, un géant de l’entertainment ?

Au commencement, dans la seconde moitié des années 30’, l ‘« entrepreneur » Martin Goodman se lançait dans tout ce qui pouvait bien rencontrer du succès dans l’édition populaire. Ce domaine concernait essentiellement les pulps, mais depuis 1935, un nouveau support avait fait son apparition, nos fameux comics !

Un succès retentissant dans un genre particulier secoua le milieu des éditeurs et aiguisa des appétits : le succès de Superman qui fut un coup de tonnerre !

Goodman lâcha donc ses associés pour devenir son éditeur à part entière. Il « eut » finalement les droits de Humain Torch et Namor, par un procédé tout en finesse*.

Puis vint son meilleur coup éditorial, à savoir l’embauche de grands talents que sont Joe Simon et Jack Kirby. Ainsi, les deux hommes devinrent l’essentiel de la rédaction et créèrent un personnage dont on parle encore : Captain America !


Mais Goodman fut fort indélicat sur les royalties de Captain America*, et les deux hommes claquèrent la porte, bien que celle-ci leur fut montrée par le jeune auxiliaire nommé Stan Lee, dont le lien de parenté exacte avec Goodman reste depuis toujours incertain.

Ce fut donc le tout jeune Stan qui prit la direction éditoriale, sauf durant son service dans l’armée de 1942 à 1945 où Vincent Fago assura l’intérim. Il continua pendant de longues années mais la firme faillit s’imposer et devenir bon numéro 3 pendant un moment, mais cette affaire capota de manière assez risible*.

Il s’ensuit donc un vrai marasme, avec une firme au bord de l’agonie qui ne survit que parce que Stan Lee est à la fois rédacteur en chef, principale scénariste et que les bureaux sont réduits au plus stricte minimum !

Le premier coup de chance de la firme fut le retour de Jack Kirby. Bien que dégoûté par son séjour en 1942, il revint néanmoins à la suite d’un différent avec un éditeur de DC (qui perdit là un joyaux inestimable).

Il y eut donc cette légende non avérée, quoique probable, qui postule que Martin Goodman soumis à Stan Lee l’idée de refaire du super-héros parce que la JLA était le sucès majeur du moment.

Stan s’exécuta, et un tourbillon créatif permit à la firme de s’imposer dans le chœur des lecteurs, ce qui permit à Marvel de sortir de l’obscure condition dans laquelle elle se trouvait, pour venir talonner plus tard la vénérable DC.


Sachez quand même que le « script » ou plot détaillé tient en une page et peut être interprété de multiples façons. Mais Jack Kirby adopta la meilleure et il conféra aux FF personnalités et rebondissements de haute tenue.

Une fois la compagnie lancée après la grande vague de 1963 (Thor, X-men, Dardevil…), Stan Lee se lassa un peu de tout mener de front. Aussi il se reposa sur une jeune recrue nommée Roy Thomas dès 1965, dont les fonctions devinrent plus importantes à mesure que Stan se détacha de la firme pour une position plus confortable.

En 1968, Goodman vend à Cadence industries sa firme mais exige que son fils Chip en soit le patron*. Ce qui est amusant, c’est que Cadence et Stan Lee eurent une entente secrète pour que, une fois la vente conclue, que Stan prenne de fait la place réservée à son parent.


Ceci provoqua l’ire de Goodman, qui pour se venger, tenta de torpiller Marvel en créant une firme concurrente qui adopta certaines caractéristiques de ses personnages, ou alors les thèmes porteurs du moment*. Ce fut bien sûr Atlas comics qui fut quand généra une intéressante générations de personnages et de concepts!

Pour en revenir à Roy Thomas, cet homme vient du fanzinat, alors qu’il était en parallèle professeur, et c’est surtout un fin connaisseur des comics et de leur évolution. Aussi, il se dit que les super-héros, c’est bien, mais que leur temps peut s’achever pour une autre mode. Alors, il décide de prospecter d’autres horizons possibles et il s’attache notamment à une de ses lectures favorites : Conan de Robert E. Howard !

Sauf que la direction financière ne croyait pas dans l’aventure, alors il proposa aux ayant-droits d’Howard une somme fort maigre, bien inférieure à la location d’un autre barbare qui s’inspirait de Conan et que le créateur refusa !

Aussi, le budget pour le lancement fut faible, et Thomas ne put avoir John Buscema.

Il dut se contenter d’un jeune anglais nommé Barry Smith, qui accepta un salaire moindre.

Contre-toute attente, ce fut un succès modeste qui s’amplifia jusqu’à devenir un hit.

Ce fut donc le rare cas où un éditeur « sentit » le marché et put créer puis imposer du sang  neuf sur le marché. Aussi en 1972, Roy Thomas fut éditeur en chef et Stan Lee fut publisher de la firme.


 Ce fut quand même un progrès spectaculaire pour une boîte moribonde, avec le minimum en bureau et en personnel administratif, qui connut un sursaut inespéré et rattrapa en moins d’une dizaine d’années DC, le numéro 1. Ceci est dû à la créativité d’une poignée réduite de quelques hommes (Kirby, Dikto et Stan Lee). Hélas, nous verrons plus tard que les temps vont bien changer…

AYALA Bastien

*Je vous renvoie pour des explications détaillées et fort intéressantes au livre de Stan LEE

aux éditions de l’hydre. Un ouvrage absolument indispensable !

Je vous incite également à lire le guide Atlas comics aux mêmes éditions de l’hydre !

Il révèle bien des surprises sur des personnages qui sont des extrapolations des principales têtes d’affiches chez Marvel ! Pour le commander, veuillez adresser 8 euros + 1.5 pour le port à Mr Francis Saint Martin, 1 avenue du docteur Dehrs, 64300 Orthez.

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Published by Bastien AYALA
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8 janvier 2009 4 08 /01 /janvier /2009 08:00

 

A titre personnel, ma meilleure découverte cinématographique de l’année 2008 !

Un petit film, oui, mais avec de grandes idées et doté de scènes mémorables.

Pour ma part, l’héroïne du second extrait me paraît ressembler un petit peu à l’épouse de notre président. Ne vous privez pas de cliquer sur les liens qui mènent aux extraits.


Pour une fois, je vous montre le trailer , et je vous invite à reprendre après la lecture de cet article. Messiah of evil est une production indépendante de 1973, qui se nomme également Dead People. L’histoire ne se focalise pas essentiellement sur les zombies, mais bien sur une malédiction funeste.

Une jeune fille nommée Arletty recherche son père, un artiste peintre, qui réside dans une petite ville côtière nommée Dune, en Californie. Elle a reçu une série de lettres qui lui font craindre le pire. Arrivée sur place, son père a disparu, les habitants sont très, très inquiétants (en effet !). Elle rencontre Thorn, un jeune Texan, héritier d’une grosse fortune, qui lui propose de lui venir en aide. Il dit s’intéresser à l’histoire de Dune, qui demeure liée à la magie noire. Il s'est rendu à Dune avec ses deux petites amies, dont celle de l’extrait.

Justement, des événements plus qu’étranges se produisent régulièrement, une malédiction est en marche, les habitants en sont les premiers touchés, et des faits funestes vont en s’accélérant, comme si un crépuscule maléfique était en marche et que la puissance maléfique de Dune allait atteindre son zénith.





Messiah of evil  demeure ce que l’on nomme depuis peu un « grindhouse » movie : un film indépendant d’exploitation, c’est à dire fait pour un certain circuit de distribution pour un certain type de public. Toutefois, son cachet, le soin qu'il lui fut apporté lors de la mise en scéne, l'athmosphère ainsi que l'ambiance en font un film mémorable, qui a indiscutablement sa qualité et son intérêt. Certains des seconds rôles qui jouent les habitants de Dune sont mémorables, notamment un albinos qui fait froid dans le dos. On est parfois proche de la puissance de certaines visions du Nosterafu du début des années 20, dont l'image a elle-seule suffit à distiller la peur. L'histoire se permet quelques entorses avec la cohérence mais cela a pour effet de renforcer l'irréalité de l'histoire, le caractère dérangeant voire désespéré de Dead People. Les éléments chocs permettent de se souvenir longtemps de Messiah of evil après sa vision.

Le problème de ce film est qu’il fut mal vendu dans le monde entier, notre pays qui offre quand même un certain type de débouchés ne l’a pas programmé dans les salles, pas plus qu’en vidéo, et il semble qu’il soit libre de droit, donc tombé dans le domaine public ! Pour ma part, j’avais appris son existence dans un des premiers livres que j’avais acheté sur le cinéma d’épouvante, peut-être de Philippe Ross, mais je pensais que l’auteur avait fait une erreur. En effet, Réincarnations propose quelque peu le même type d’ambiance et de frissons. Je me suis donc rendu compte des années plus tard que l’auteur avait une connaissance des plus vastes, et il demeure l’un des seuls à nous avoir annoncé ce Messiah of evil, qu’un distributeur français (Free Dolphin, Mad Movies, Neo Publishing, Bach Film) serait bien avisé de nous proposer, enfin !

                                               (les zombies consommateurs !)

Alors un conseil : ne vous rendez pas à Dune !

Notes : Delta vidéo a bien sorti un film nommé le Messie du mal, mais ce n'est pas le même film.
Voici en bonus la seconde scène-choc qui voit la seconde petite amie Thorn, qui connait aussi quelques menues difficultés lors de sa visite à Arletty ! La jeune dame en question, très mignonne et élancée, ressemble quelque peu à...Carla Bruni !
Une histoire du détéctive Dylan Dog se déroule également dans une ville côtière peuplée de zombies, des vrais ceux-là...
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7 janvier 2009 3 07 /01 /janvier /2009 08:00

David Allen était un magicien des effets spéciaux qui n'a helas jamais eu la reconnaissance qu'il mérite amplement. Ses contributions aux films auxquels il a collaborés étaient tout simplement le clou du spectacle et l'homme avait un projet magique dans ses cartons, une petite merveille qui ne demandait qu'à nous éblouir...


S’il y a bien quelque chose dans le cinéma qui permet de susciter sans délais la poésie, le rêve et enflammer l’imagination, c’est bien l’animation ou plus exactement, la Stop-Motion. Qu’est-ce que la Stop-motion ? Il s’agit en fait de l’animation image par image qui permet d’incruster avec des prises de vue réelles monstres ou éléments fantastiques dans un film afin de donner l’illusion d’une interaction avec les acteurs. Plus exactement ? C’est la fabuleuse méthode qui a servi au premier King-Kong, aux films de Ray Harryhausen et, il est l’objet de cet article, David Allen !

David Allen est né en 1944 aux USA. Il a vu très tôt, lors d’une des multiples rediffusions qui permirent au film de consolider sa postérité, King-Kong. Tout comme Ray Harryhausen, Dennis Muren ou encore Jim Danforth, il fut à la fois soufflé et enflammé par le déluge de magie que seule cette technique permet. Et sa vocation est trouvée : il va lui consacrer sa vie.

Comme tous les apprentis magiciens des effets spéciaux, le jeune David bricole dans son garage avec des moyens rudimentaires mais il aspire à plus, tellement plus. La stop motion constituent à mon sens le pinacle des effets spéciaux : le gigantisme au cinéma n’a été bien servi que grâce à cette méthode, uniquement. La plupart des films qui ont employé cette méthode ont réellement tenu les promesses que leur affiches montraient, des héros humains aux prises avec des monstres improbables, sortis des meilleurs contes pour enfants ou issus de la Sf ou encore de la mythologie grecque.

Hélas, par rapport à l’affaire King-Kong, où les salaires des cadres vinrent se greffer au budget alloué à Willis O’Brien, la Stop-Motion a mauvaise réputation alors qu’en réalité, elle concerne son animateur, un atelier, un solide dispositif d’éclairage et énormément de patience ! Plusieurs animateurs se distinguèrent du lot, surtout par le talent et par les productions auxquels ils participèrent. David Allen n’a hélas pas eu droit aux fastes de Ray Harryhausen, il a surtout côtoyé Charles Band. Pour voir l’amour que David Allen portait à King-Kong, cliquez ici !
David Allen a commencé par de petites productions locales américaines. Des films aux budgets et aux circuits de distributions limités, mais qui peuvent servir en quelque sorte de carte de visite (ce qui est toujours mieux que les courts métrage). 

Il se fit donc la main, après de l’assistanat auprès de ses aînés accomplis, sur des productions mineures, ce fut donc ce monstre du lac au cratère qui demeure quelque peu sympathique, soyons indulgent, car il bénéficie de son apport en Stop-motion. David Allen travaille dans diverses productions, retenons Epouvante sur New-York et son monstre ailé (pourquoi pas après tout) puis des contributions plus prestigieuses à des films avec ILM comme Le secret de la pyramide. Pour ce film, des vitraux d’une église s’animent pour attaquer un malheureux, il s’agit d’une hallucination. Réussi, l’effet sera nominé pour un oscar. Mais ce que je vais retenir sera sa collaboration avec Charles Band.

Pour une chronique assez honnête sur Charles Band, je vous renvoie à Nanarland. Band produit vite, quelques fois beaucoup, mais il n’a hélas pas l’envergure du Roger Corman des meilleurs jours. Si David Allen travaillait pour lui, c’est certainement pour la latitude que lui laissait Band pour réaliser son travail : il n’avait pas à partager l’animation et il concevait puis signer les effets, en étant même parfois réalisateur. David Allen apporta beaucoup à Charles Band, il parvenait de fait à dynamiser une production quelconque pour la rendre mémorable, en regards des moyens financiers et créatifs investis.

David Allen parvient donc à rendre intéressant ce film (produit ?) nommé Dongeonmaster où un adolescent doit aller sauver sa fiancé détenu par un sorcier maléfique. David Allen parvient à sauver le film dans le segment où le héros doit faire face à un géant de pierre. Ses seules armes sont celles que lui fournit son ordinateur, qui lui permet de défier la magie. David Allen sauve réellement le film, puisqu’il réalise ce segment. Il est vrai que la Stop motion nécessite une étroite collaboration entre le réalisateur et l’animateur, réellement une connexion. Encore une fois chez Charles Band, il y a bien une étincelle de génie dans la conception, mais le résultat fait toujours défaut.



Aussi David Allen resta quand même lié à Charles Band. Il donnait vie à des monstres divers, en quelque sorte la seule promesse tenue parmi une foule d'autres que présentaient les affiches de ces films, souvent décevants voire miteux. On le trouve donc aux effets de Puppetmaster (le premier est bon). Il a d’ailleurs réaliser le second qui bénéficie d’une critique convenable. Mais il a surtout épaulé Charles Band, dans sa chute avec des films de plus en plus indigents, voire même des remontages des anciennes séquences déjà réalisées pour des soucis budgétaires (très faible budgets donc). Nous pouvons quand même apprécier son art dans Subspecies, RobotWars ou Crash & Burn (qui se partagent le même robot !) ou autre Oblivion. C’est peu pour un tel artiste mais Charles Band lui faisait pleinement confiance pour la réussite des effets spéciaux. C’est à la fois peu et beaucoup, puisque les ordinateurs CGI ont remisé, définitivement, la stop-motion sans jamais avoir proposé un fragment de la poésie inhérente à cet art.

Et David Allen ?  Il travaillait toujours à  la concrétisation de son Primieval jusqu’à sa mort, en 1999.  Il nous a laissé avec une promesse non tenue hélas qui reste un songe, ce film qui aurait dû receler mystères, poésies, fantastique et émerveillements… Vous en avez vu beaucoup vous des films qui proposaient une telle odyssée ?

Note : J’ai eu la grande surprise de constater, pour la réalisation de cet article/hommage, que le livre de référence dans le domaine de la Stop-motion est français, et qu’il a été réalisé par Gilles Penso ! Allez tous consulter son blog, je vous l’ai déjà proposé.

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5 janvier 2009 1 05 /01 /janvier /2009 18:00

 

Robotjox ! Voilà bien un film qui n’a eu aucune postérité ou reconnaissance, même de nos jours. Pourtant, Charles Band avait osé, bravo à lui, mais la grande vague virtuelle de Robotech ou, pourquoi pas, un jour une adaptation de Goldorak, pourrait lui rendre la place qui est la sienne : celle de pionnier.

Il est vrai que Robotjox souffre de faiblesses : de rythme, de budget, d’ampleur.

Mais les combats entre robots sont là et la stop-motion s’avère bien efficace…

 



 

Robotjox demeure un projet de Chalres Band, un entrepreneur de films qui a connu une forte ascension de sa firme Empire, dans les années 80, mais qui a subit une faillite spectaculaire. Entre les deux, Charles Band se distingue par une certaine aspiration à rivaliser avec les majors et, pour cela, il lui fallait des projets porteurs, du point de vue commercial. Ainsi ce producteur prudent, voire pingre, a mis quelques unes de ses billes dans ce « gros » film de robots géants qui s’affrontent en préfigurant quand même un certain Transformers de Michael Bay !

Robotjox demeure issu d’une idée Charles Band. Sa manière de procéder était quand même proche des Italiens : il concevait un pitch sur lequel un dessinateur faisait une superbe affiche puis il prévendait le film sur les marchés du film qu’il tournait si les préventes étaient assez conséquentes. Charles Band a commencé modestement, son père Albert était lui-aussi réalisateur, mais il a bénéficié du boom de la vidéo lors des années 80. Sa firme a cru pour répondre aux besoins de ce marché qui semblait alors exponentiel. Sa grande réussite fut, heureux hasard, Réanimator de Stuart Gordon. Ce film demeure à la fois sérieux et réussi. La qualité qui faisait souvent défaut à la firme Empire jaillissait enfin, parmi du très très mauvais voire carrément ridicule ou indigent.

Charles Band se mit à voir les choses en grand, et Robotjox portait ses espoirs mais l’aventure tourna au naufrage. Une grosse somme fut, dit-on, investit sur l’écran mais la firme connut ses premiers problèmes de trésories et le tournage fut interrompu. Il reprit avec le concours d’autres investisseurs mais le film sortit alors que la mode des robots géants pour les enfants étaient passée ! De plus, Robotjox demeure un film loupé !

Pourtant, le pitch est bon. Dans le futur, notre monde bipolaire a connu tellement de guerres et hécatombes que les conflits entre blocs sont réglés lors de joutes avec des robots géants dotés d’armes stratégiques au nombres limitées. Chaque camps a ses champions, mais le Russe Alexander écrase victorieusement tous ses adversaires. Il est finalement opposé au grand champion du bloc de l’ouest, Achilles. Lors du conflit, le robot d’Achilles tombe sur une estrade du public et les morts sont nombreux. De plus, on découvre que le camp d’Achilles a un traître qui révèle les secrets des RobotJox à l’ennemi, le rendant de fait invincible…

Encore une fois, ce pitch demeure bon. Mais le film demeure quelque peu pesant à suivre. Les péripéties demeurent molles et Robotjox ennuie, ce qui est mauvais signe. Le fameux budget du film n’apparaît jamais à l’écran puisque les plans de foules demeurent chiches et les fameux robots n’impressionnent guère. Dieu merci, l’animation des robots demeure confiée à l’excellent David Allen, un collaborateur fidèle de Charles Band dont la technique d’animation d’image par image a souvent sauvé ses petits films en leur conférant un aspect spectaculaire et fabuleux, une denrée rare dans les productions de Charles Band !


Considérons quand même Robotjox comme un brouillon de Transformers, une tentative réellement en avance sur temps et, il est vrai, réellement hardie et couillon. Il nous reste alors une bande annonce dynamique, qui contraste avec la mollesse du film. Curieusement, RobotJox a eu une suite, qui reprend les mêmes personnages ( bon le héros est un rien fade). Il représente les espoirs de l’humanité après une invasion extra-terrestre ! Bizarre cette volonté de donner une suite à un film qui ne demeure pas auréolé de gloire, même très peu, et qui dénature le concept du premier film (en plus il arrive à la cheville de Robotjox). Cette suite se nomme Robo warrior, et il doit se regarder de manière distraite mais complaisante. Après tout, les robots géants constituent un genre cinématographique trop rare pour que l’on fasse la fine bouche !         

Charles Band, qui s’empresse d’épuiser un créneau quand il est certain d’en tenir un, à continuer avec ce concept de robots géants animé par David Allen. Il s’agit de Crash & burn, sous-titré parfois avec empressement Robotjox 2. Ce film demeure assez mauvais, pourtant Band demeure un cinéaste capable mais il se contente de moindres efforts… Robot wars se caractérise lui aussi par une mauvaise réputation, aussi je ne risqua pas mes ressources pour acquérir ce film réputé un brin très moyen, voire pénible. Ce qui demeure finalement ironique, c’est que RobotJox a davantage annoncé la mode des jeux vidéo type Gundam ou Crazy Ivan où les mechas se battent avec des armes optionnelles plutôt que les robots vivants types Transformers. C’est déjà un bel exploit !

Note : RobotJox n’a pas échappé à Nanarland qui démonte le film boulon par boulon. Il est vrai que Robotjox est une tache sur la filmographie de Stuart Gordon. Voici son trailer, puis les scènes de combats.
Augmentons les enjeux avec le trailer de Crash & burn, puis celui de Robot wars. Attention à l’indigestion !

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1 janvier 2009 4 01 /01 /janvier /2009 00:01

Je vous souhaite à tous une bonne année et la réalisation de tous vos projets.

Mais en ce qui concerne ce qui nous relie, les comics, je vous souhaite également d’accéder à la diversité et aussi à la qualité !

J’essaye d’élargir votre panorama et votre perception du vaste monde des comics à travers des articles qui ne sont que des grilles d’analyse. Ainsi pour DC, vous devriez normalement vous représentez schématiquement 40 ans de cet éditeur.

Certes, je vous incite à vous pencher sur telle œuvre plutôt que telle autre, mais le seul prescripteur c’est vous !

Je vous incite fortement à vous fabriquer une culture comics en vous informant à différentes sources (Comic box ou Scarce), à consulter les autres sites web qui ont chacun leur spécificité. Mais à de  vous laisser guider par vos coups de cœur que ce soit dans le comics, le manga et le franco-belge !

Je vous recommande également de vous faire des amis dans ce média et de vous prêter vos achats, de trouver le lecteur/collectionneur cinquantenaire qui pourra vous guider dans vos lectures (règle d’or : prendre un soin scrupuleux à ses lecteurs) et vous initier à une vaste culture .Bref, d’être alerte et de vous confectionner vous-même votre évolution dans vos lectures.

En revanche, je vous mets en garde contre l’attitude  « hype » qui consiste à mépriser les autres par ce qu’ils ne suivent pas les mêmes lectures que vous, de juger de manière péremptoire tels autre sous prétexte d’intégrité artistique ou de motifs abscons qui mènent à un élitisme illusoire.

Bref, nous formons une communauté encore trop petite et surtout trop éparpillée !

Encore une fois, bonne année !

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Published by Le Royaume des Avis
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